mardi 9 janvier 2018

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son Anniversaire


Le Vieux qui ne voulait pas fêter son Anniversaire
Titre original: "Hundraåringen Som Klev Ut Genom Fönstret Och Försvann" (traduction approximative: "Le Centenaire qui est sorti par la Fenêtre et a disparu")
Auteur: Jonas Jonasson
Editeur: Pocket
Traduit du suédois par: Caroline Berg
Nombre de pages: 509

* Quatrième de Couverture *

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobées - presque par inadvertance - à un membre de gang. S'engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, une vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja...
 
* Mon Avis *

C'est un intéressant moment de lecture que nous propose ce roman où l'humour et la nonchalance se retrouvent à chaque chapitre.

Le jour de ses cent ans, Allan Karlsson s'enfuit de la maison de retraite où une fête en son honneur doit avoir lieu et file droit vers la gare de Malmköping, avec l'intention de partir le plus loin possible de l'aide-soignante Alice la Colère, qu'il déteste. Sur place, un jeune trafiquant cédant à un besoin pressant confie au centenaire, pour quelques minutes, une grosse valise. Mais entre-temps, le car qu'Allan veut prendre, avant d'être trouvé par le personnel de la maison de retraite sûrement déjà à sa recherche, arrive et est prêt à repartir; alors le vieil homme ne trouve pas mieux que d'embarquer, tout simplement. Avec la valise. Qui contient 50 millions de roubles. Une chasse à l'homme s'ensuit entre la police, ayant été avertie par la maison de retraite de la mystérieuse disparition de l'un de ses pensionnaires, les trafiquants du groupe Never Again, qui tiennent forcément beaucoup à leur argent, et cet étrange vieux au passé extraordinaire, qui ne voulait pas fêter son anniversaire mais va trouver des amis sur son passage et malencontreusement semer la mort dans son sillage.

Ce roman est vraiment particulier et ne plaira pas à tout le monde, personnellement j'ai passé un bon moment.
Tout en dérision, la plume de Jonas Jonasson intrigue et raconte d'une façon très drôle les péripéties d'un personnage atypique, qui prend tout avec nonchalance. Alternativement, nous découvrons le présent (c'est-à-dire 2005, dans le cadre de cette histoire) mais aussi le passé des plus incroyables du héros. Et si la plus grande partie de l'humour et du rythme se trouve dans la première catégorie, c'est au cours de la seconde que se révèle l'intelligence de l'auteur, car derrière la légèreté d'un protagoniste dont on doute parfois de la bonne santé mentale se cache toute l'Histoire politique mondiale du XXème siècle. Du général Franco à Winston Churchill, en passant pas Staline, Mao Tsé-Toung, Kim Il-Sung, les présidents américains Truman et Johnson, ou encore le français De Gaulle (et j'en passe), tous ont un jour croisé la route d'Allan, et celui qui n'aimait alors pas la politique - et ne l'aimera jamais d'ailleurs - s'est avéré être parmi les créateurs de la bombe atomique. Gaffeur, presque insolent dans sa naïveté, ayant connu le Goulag tout comme le statut d'espion, cet homme est vraiment original; je ne saurai dire si je me suis attachée à lui, mais il m'a bien fait rire en tout cas.
Bien qu'ils soient traités avec un peu plus de sérieux, les passages historiques n'en restent pas moins rocambolesques et le sarcasme n'est pas seulement sous-jacent. La légère différence de ton entre présent et passé est une bonne idée même si cela peut apporter un peu de lourdeur à la lecture. J'ai préféré les passages au présent, l'aventure et la suite de rebondissements sont vraiment savoureuses !
 
"Le Vieux qui ne voulait pas fêter son Anniversaire" vaut le coup d'oeil pour la plume de son auteur et le ton global, mais je vous conseille de le prendre au second degrés tout au long de votre découverte.
 
* Parlons Couverture *

Cette photographie de Stanislas Zygart colle parfaitement au héros, elle est aussi originale et loufoque que lui. J'adore le choix des couleurs mais je ne comprends pas la présence d'un tel costume de cochon, ça n'a pas de lien avec l'histoire (par contre le bâton de dynamite... ^^).
Cette photo a d'ailleurs inspiré les créateurs de l'affiche de l'adaptation ciné de 2014, avec cette fois un déguisement d'éléphant - un peu plus cohérent.
C'est un choix réussi en tout cas, cette couverture attire l'oeil.



Suzy B.

  

2 commentaires:

  1. J'avoue que j'aurais bien aimé voir le film à sa sortie et que l'histoire m'intrigue. Et puis bon, dans 97 ans tu auras le même âge !

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    1. 'Fini de te moquer, oui ?!
      Je ne sais pas ce que vaut le film, mais je suis curieuse aussi.

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