mercredi 29 août 2018

Dix Petits Nègres


Dix Petits Nègres
Titre original: "Ten Little Niggers"
Auteure: Agatha Christie
Editeur: Le Livre de Poche Jeunesse
Traduit de l'anglais par: Gérard de Chergé
Nombre de pages: 312

* Quatrième de Couverture *

Il se passe quelque chose d'anormal. Les dix personnes conviées sur l'île du Nègre en ont la certitude. Pourquoi leur hôte est-il absent ? Soudain, une voix s'élève, accusant chaque invité d'un crime. Commence alors une ronde mortelle, rythmée par les couplets d'une étrange comptine...
 
* Mon Avis *

En jouant sur le mystère, ce roman est aussi captivant qu'angoissant.

Dix personnes se rendent sur l'énigmatique île du Nègre, une étendue désolée sur laquelle chacun pense être convié pour de simples vacances ou un travail. Mais arrivés sur place, tous comprennent que personne ne les attend et, petit à petit, une idée affreuse les gagne, celle d'avoir été piégés. Une légère inquiétude se répand lorsqu'on accuse chaque membre de meurtre, mais c'est ensuite une véritable panique qui s'empare d'eux lorsque l'un des invités meurt subitement sous leurs yeux; une mort suivie d'une autre, et d'une autre, et d'une autre encore... Les survivants cherchent alors à connaître la vraie raison de leur présence sur l'île, bien qu'ils s'en doutent déjà tous puisqu'ils ne sont pas si innocents qu'ils veulent le faire croire, et souhaitent surtout savoir qui est le meurtrier - si c'est l'un des invités ou une personne introuvable - et s'ils vont tous y passer...

Avant de lire ce livre, j'en avais déjà vu l'adaptation en mini-série de 2015 - rien de tel pour gâcher la surprise ! En effet, j'ai regretté pendant une partie de ma lecture de connaître déjà les évènements; il va de soi que je vous déconseille d'opérer de la même manière si vous souhaitez pleinement apprécier cette lecture (mais regardez quand même ensuite l'adaptation évoquée, elle est excellente !). Ceci dit, et bien que je connaisse le fin mot de l'histoire donc, j'ai tout de même ressenti une agréable anxiété au cours de ma lecture; on se laisse facilement entraîner dans l'univers créé par Agatha Christie et par les nombreux retournements de situation qu'elle nous présente. J'ai d'ailleurs été surprise par l'accessibilité de la plume de l'auteure. Bien qu'ils soient nombreux, les personnages sont facilement différenciables de par leur caractère et il est intéressant de suivre chaque point de vue.

Ma découverte du style de la célèbre romancière anglaise, si elle n'a pas été surprenante, m'a donc paru tout à fait plaisante !
 
* Parlons Couverture *

Si j'aime bien cette illustration d'Aurélie Guillerey et Maryse Guittet, je n'aurais sans doute pas fait ce choix pour ce roman; mais étant une édition jeunesse, cette couverture correspond sans doute bien au public visé. J'aurais bien vu une représentation des dix statuettes présentes dans le récit - figurant les dix petits nègres -, fissurées et dont les ombres auraient représentées des silhouettes humaines - les dix invités.



Citation:

* - On a trop tendance à estimer que les choses vont de soi.



Suzy Bess.

   

dimanche 26 août 2018

PAL +2


Pile A Lire +2



Bonjour les Nomades !

Cette semaine, j'ai reçu une nouvelle King's Box de la part de Music is so Nice que je remercie ! :) A l'intérieur: deux ouvrages:

* L'Année du Loup-Garou, de Stephen King.
Résumé: Quand arrive la pleine lune, une peur sans nom s'empare des habitants de Tarker Mills, petite bourgade tranquille nichée au creux des profondes forêts du Maine. Tous entendent, derrière la plainte du vent, des grondements de fauve auxquels se mêlent encore les échos d'une voix humaine. Le monstre est là. Qui tuera-t-il ?

Court et illustré, j'ai hâte de lire ce que donne ce récit !

*****

* Simetierre, de Stephen King.
Résumé: Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s'installer avec sa famille à Ludlow, petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Crandall, les emmène visiter le pittoresque "simetierre" où des générations d'enfants ont enterré leurs animaux familiers. Mais, au-delà de ce "simetierre", tout au fond de la forêt, se trouvent les terres sacrées des Indiens, lieu interdit qui séduit pourtant par ses monstrueuses promesses.

Il semblerait qu'il soit assez effrayant, celui-ci... pressée également de découvrir ce roman !


Et vous, du nouveau ?


Suzy Bess.

   

samedi 25 août 2018

Christine


Christine
Titre original: "Christine"
Auteur: Stephen King
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'américain par: Marie Milpois
Nombre de pages: 412

* Quatrième de Couverture *

Christine est belle, racée, séduisante. Elle aime les sensations fortes, les virées nocturnes et le rock'n'roll des années héroïques. Depuis qu'elle connait Arnie, elle est amoureuse. Signe particulier: Christine est une plymouth "Fury", sortie en 1958 des ateliers automobiles de Detroit. Une seule rivale en travers de sa route: Leigh, la petite amie d'Arnie...
Ce roman légendaire de Stephen King, rythmé par la musique de Chuck Berry et de Janis Joplin, a pris place parmi les classiques de l'épouvante.
 
* Mon Avis *

Eh bien, si je m'attendais à apprécier autant une histoire de voiture démoniaque ! J'ai passé un très bon moment avec cette lecture.

Arnie Cunningham, jeune lycéen, a un véritable coup de coeur le jour où il aperçoit, garée au bord de la route, une Plymouth Fury de 1958. Au grand étonnement de son meilleur ami Dennis, qui l'accompagne et tente vainement de l'en dissuader, et bien que la voiture soit une vraie épave, Arnie s'engage sur le champ à l'acheter pour la restaurer. Mais cette voiture, pour une raison obscure, repousse tout le monde; tous sauf Arnie, qui se met inexplicablement à changer, autant physiquement qu'au niveau du caractère: le jeune homme s'emplit de haine et devient de plus en plus solitaire, délaissant sa famille, son meilleur ami, la fille qu'il aime, ses études... Sa seule source de réconfort, il l'a puise auprès de Christine, sa macabre voiture magnifiquement restaurée sans que son propriétaire ne se souvienne d'y avoir beaucoup travaillé, ce bolide traînant un lourd passé derrière lui et semblant posséder une emprise mystique sur le jeune homme...

 Prenez n'importe quel sujet et proposez-le à Stephen King: il vous livrera toujours une histoire étonnante; je ne savais pas à quoi m'attendre avec celle-ci mais je ne suis vraiment pas déçue du voyage.
Dès le début, on comprend l'ampleur du côté néfaste que va avoir Christine sur les protagonistes et l'on ressent d'abord de la gêne avant d'être pleinement angoissé - la gêne face à l'obsession d'un être humain pour une machine, une obsession malsaine. L'ambiance étrange de ce récit se pose dans les premières lignes pour ne plus nous lâcher jusqu'à la fin. La victime de Christine (car c'est bien plus elle qui a jeté son dévolu sur Arnie que le contraire) est un jeune homme attachant, touchant, et c'est d'autant plus dur et triste de le voir s'enfoncer dans ses problèmes sans qu'on ne puisse rien y faire. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Dennis, le meilleur ami d'Arnie, qui est le narrateur de deux tiers du roman; aider un ami qui n'arrive pas à accepter cette aide est une chose compliquée, mais il s'y essaie et il a une présence qui m'a plu.
En bonne lectrice qui aime avoir des réponses à tout, j'ai ressentie une frustration passagère lorsque j'ai compris que l'on ne connaîtrait que peu de choses sur l'origine de Christine et le pourquoi du comment, puis j'ai compris: comment expliquer la naissance d'un démon ? il est parfois préférable de passer certaines choses sous silence...

Quoi qu'il en soit, vous pouvez êtres sûrs d'une chose: le jour où je croiserai une Plymouth Fury de 1958, je la regarderai d'un drôle d'air avant de m'enfuir loin, très loin d'elle !
 En attendant, cette histoire très bien écrite, aux accents de probabilité inquiétants, m'a captivée de bout en bout, je vous la conseille !
 
* Parlons Couverture *

Jolie, cette photo - l'intérieur d'une Plymouth rouge et blanche, rien de plus logique. Mais que cette couverture paraît sage, une fois que l'on sait !



Citations:

* C'est peut-être à cela qu'on reconnaît les gens vraiment solitaires: ils trouvent toujours un truc chouette à faire les jours où il pleut.

* - T'es-tu jamais dit que les parents ne sont que des enfants qui ont grandi trop vite, jusqu'au jour où leurs propres enfants les forcent à se rendre compte qu'ils sont des adultes ?

* - [...] il arrive à de braves gens de s'aveugler complètement, et ce n'est pas toujours de leur faute.



Suzy Bess.

  

mercredi 22 août 2018

La Fiancée de Lammermoor


La Fiancée de Lammermoor
Titre original: "The Bride of  Lammermoor"
Auteur: Walter Scott
Editeur: Archipoche
Traduit de l'anglais par: Louis Labat
Préface de: Charles Chassé
Nombre de pages: 390

Je remercie les éditions de l'Archipel pour cette lecture !

* Quatrième de Couverture *

Sur la tombe de son père, l'impétueux Edgar Ravenswood a promis de venger son clan, dépossédé de son château et de ses terres par le garde des Sceaux d'Ecosse, sir William Ashton. Sur le point de châtier l'usurpateur, il tombe sous le charme d'une pure jeune femme aux tresses d'or. Il ignore que Lucie n'est autre que sa fille... Prudent et craintif, sir William encourage leur amour, pourvu que retombe la colère de son jeune rival. Guidé par l'intérêt politique, il multiplie les gestes de concorde. Mais l'irascible lady Ashton, au contraire, est décidée à empêcher cette union. Elle envoie auprès de Lucie une guérisseuse chargée de lui conter de vieilles légendes et de sinistres prophéties concernant la famille Ravenswood. La "fiancée de Lammermoor", douce et influençable, y perd peu à peu la santé et la raison. Hélas, le contrat de mariage est déjà signé...
Dans le décor sauvage des Highlands, au début du XVIIIe siècle, le plus shakespearien des romans de Walter Scott mêle la tragédie romantique aux croyances populaires de l'ancienne Ecosse. Parue en 1819, cette "histoire d'amour et de mort" inspira à Donizetti l'un de ses plus célèbres opéras.
 
* Mon Avis *

Cela faisait des années que je souhaitais découvrir la plume de Walter Scott et je suis ravie d'avoir commencé avec ce récit dramatique.

Son héritage dilapidé, il ne reste rien au jeune Edgar Ravenswood - dernier d'une ancestrale famille d'Ecosse - que sa haine pour sir William Ashton, désormais propriétaire du château des Ravenswood. Mais le jour où Edgar se rend au château pour s'expliquer ou se venger, il se retrouve dans une position contraire: à sauver la vie de sir William et de sa fille, Lucie. Quand les deux jeunes gens tombent sous le charme l'un de l'autre, sir William voit dans leur timide rapprochement l'occasion d'apaiser les tensions et d'endormir la colère et la méfiance de Ravenswood. Mais quand lady Ashton, la mère autoritaire de Lucie, apprend les rumeurs concernant sa fille et Edgar, elle est bien décidée et prête à tout risquer pour anéantir tout espoir de futur entre eux deux.

Malgré ses longueurs, j'ai trouvée cette tragédie plutôt captivante. Car oui, longueurs il y a, l'auteur se perd souvent en descriptions, scènes et dialogues pas toujours utiles; il est d'ailleurs intéressant de constater que Scott se reconnaît lui-même ce défaut lorsqu'il s'exprime, en début de roman, sous les traits du narrateur, l'écrivain Pierre Patieson, tout en persistant dans sa volonté d'écrire de la manière qu'il l'entend. Alors même si l'on peut, à certains moments, présenter quelques signes d'ennui, on ne peut que respecter cette écriture.
La lecture de ce roman se distingue par deux ressentis bien distincts: il y a d'abord l'ironie pleine de légèreté apportée par la présence de Caleb, le vieux serviteur d'Edgar Ravenswood - cet homme vaut le détour, il a un caractère atypique et est prêt à toutes les facéties pour conserver l'honneur de la famille qu'il sert depuis toujours -; et le sentiment constant de la tragédie sur le point d'arriver lorsque l'on est en présence de Ravenswood, sir William et Lucie Ashton.
Comme signalé sur la quatrième de couverture, cette oeuvre n'est pas sans rappeler les pièces de William Shakespeare, les mêmes codes sont ici utilisés: histoire d'amours contrariées par une farouche haine familiale ("Roméo et Juliette" vous vient en tête ? oui, il y a une certaine résonance...), une épouse impérieuse prête à tout pour atteindre ses objectifs ("Hamlet", vous dites ?), un clown pour faire rire le public, une politique mise en avant, etc. la tragédie est là. Et le ressenti est même très semblable à ce que l'on peux éprouver en lisant une pièce du célèbre dramaturge, ce qui ne peut qu'être agréable (selon moi).
Si Walter Scott s'intéresse aux sentiments du couple de héros, il ne les décrit cependant pas en profondeur (ce qui est dommageable), mais il présente avec force l'idée de fidélité tout comme l'intensité que peut atteindre la haine d'une personne ou même d'un nom, et cela est passionnant.
A noter que la préface de Charles Chassé est très intéressante également.
Enfin, quand on sait que l'auteur s'est inspiré de faits véritables, on est d'autant plus intrigué !

J'ai donc passé un bon moment avec cette oeuvre toute shakespearienne de Walter Scott. 
 
* Parlons Couverture *

Ce "Huguenot", de John Everett Millais, est superbe et un très bon choix pour représenter ce roman, j'adore !



Citations:

* C'était encore une idée du temps qu'une jeune fille n'avait à exprimer son sentiment sur aucun sujet d'importance.

* Il peut être dangereux en tout temps pour une jeune fille de laisser sa mémoire s'arrêter souvent et trop complaisamment sur un individu.

* Seules des circonstances désespérées conduisaient aux gestes du désespoir.

* La méfiance est le vice naturel d'une époque incertaine comme la nôtre, et [...] elle expose le meilleur de nous, le plus sage, à se laisser abuser par d'artificieux coquins.

* - La nécessité est une école sévère, mais excellente.



Suzy Bess.

  

mardi 14 août 2018

Pas Celle que tu Crois


Pas Celle que tu Crois
Titre original: "Who's That Girl ?"
Auteure: Mhairi McFarlane
Editeur: Harlequin / HarperCollins France
Traduit de l'anglais par: Nolwenn Guilloud
Nombre de pages: 482

* Quatrième de Couverture *

Lorsque, suite à un énorme malentendu, Edie est surprise en train d'embrasser le marié lors du mariage d'un de ses collègues, elle se laisse condamner sans réagir, incapable de se défendre. Aussitôt mise à l'écart au bureau et par tous ses contacts sur les réseaux sociaux, elle finit par accepter la proposition de son patron: quitter Londres pour la ville de son enfance, Nottingham, afin d'y suivre un acteur en vogue dont elle doit écrire la biographie. Sauf que, faute de moyens, elle doit s'installer chez son père et cohabiter avec sa soeur excentrique et définitivement insupportable. Comme si ce n'était pas suffisant, la première rencontre avec Elliot Owen, le fameux acteur, est catastrophique.
Quand le destin s'acharne à ce point, il ne reste plus que deux possibilités: subir ou réagir. Alors, Edie laissera-t-elle les autres décider à sa place ou bien choisira-t-elle de leur prouver à tous, ainsi qu'à elle-même, qu'elle n'est pas celle qu'ils croient ?
 
* Mon Avis *

Ce roman fut une excellente lecture, j'ai adoré !

Invitée au mariage d'un couple de collègues, Edie est prise de court lorsque Jack, le marié avec lequel elle partageait une intime complicité au bureau, l'embrasse soudainement... avant que la toute récente épouse ne les trouve dans cette situation embarrassante. Injustement calomniée par tous, Edie s'exile à Nottingham grâce à son patron compréhensif qui l'a chargée d'écrire la biographie d'un jeune et célèbre acteur. Mais retourner vivre chez son père, où elle va devoir supporter la compagnie de sa soeur, va être aussi difficile qu'elle le prévoyait; en effet, les relations tendues entre les deux jeunes femmes vont aller en s'empirant sous les remarques acerbes et incessantes qu'elles vont se faire. Heureusement, Edie va pouvoir se changer les idées grâce à ses deux meilleurs amis, également revenus vivre dans la ville, et se plonger dans son travail qui ne va pas être de tout repos; d'autant plus que cet Elliot Owen dont elle doit écrire les mémoires va faire tomber quelques idées préconçues qu'Edie avait à l'encontre des stars.

Bien plus qu'une comédie romantique, "Pas Celle que tu Crois" analyse la société actuelle et la propension des humains à préjuger de tout. L'auteure n'hésite donc pas à critiquer les excès des réseaux sociaux, ceux de la presse, et notre rapport face à la célébrité. C'est intéressant: l'on ne connaît que trop les dérives que permet d'Internet - les propos échangés y sont parfois tellement violents ! -, tout comme la manipulation subtile de certains médias pour nous faire croire tout et n'importe quoi... Mais plus que ces sujets, ce qui m'a vraiment captivé est la manière qu'à Mhairi McFarlane de nous les présenter: sans être dans une dénonciation ouverte, sans même revendiquer sa manière de voir les choses, elle expose les faits avec un naturel désarmant, une authenticité nous faisant penser que nous pourrions tout à fait être confronté à chaque instant (acteurs ou spectateurs) à ce genre de situations. C'est donc tout aussi logiquement que l'auteure met en avant les propres défauts de son héroïne. D'ailleurs, tout comme le récit, les personnages (principaux comme secondaires) sont intelligemment construits, et la mesquinerie - trait récurrent de la nature humaine - se retrouve joliment représentée. L'évolution des rapports entre Edie et Elliot est un délice à suivre, l'humour qu'ils partagent est savoureux, et bien que le romantisme arrive tardivement (et encore, on est surpris jusqu'à la fin), on ne l'apprécie que mieux.

Vous l'aurez compris, je ne suis pas très loin du coup de coeur avec ce roman, la plume de l'auteure m'a enchantée. Le récit est sérieux, tout en restant drôle; profond, tout en restant léger... c'est une excellente découverte que je vous recommande !
 
* Parlons Couverture *

Sans lien avec l'histoire, cette couverture a le mérite d'être jolie et attirante. Si je n'avais pas reçu ce livre dans une box, j'aurais été tentée de l'acheter en magasin.



Citations:

* - Pas étonnant que ce pays se casse la figure si faire l'étalage de sa médiocrité est désormais considéré comme une forme acceptable de divertissement.

* - D'expérience, je peux t'affirmer que l'espoir muet est une tactique VAE.
- "VAE ?"
- Voué à l'échec.

* Impressionnant, le temps que l'on perd avec des gens qui en ont si peu à faire de vous, et vice versa.

* - En ligne, tout le monde présente sa vie sous son meilleur jour. Ce ne sont que des mensonges par omission. Un énorme, énorme mensonge par omission. Ca ne fait que nourrir notre manque de confiance en nous, nos inquiétudes, nos jalousies. L'existence de chacun est un joyeux bordel, mais, sur Internet, on n'en voit qu'une pub bien ordonnée.

* - Je me demande ce qu'il se serait passé après le mariage, s'il n'y avait pas eu Facebook. Les gens auraient quand même parlé dans mon dos, mais je n'aurais jamais su ce qui se disait. Aujourd'hui, on voit des choses qu'on ne devrait jamais voir.
- Exactement ! C'est tellement dégradant. Le truc, je crois, c'est que nous en savons plus que jamais sur les autres, et pourtant nous nous comprenons de moins en moins.

* - On peut s'estimer aussi matures et indépendantes que l'on veut, il y a toujours cette petite voix qui nous répète depuis l'enfance qu'un prince finira par débarquer sur son cheval blanc pour régler tous nos problèmes. Et quand on ne le voit pas arriver, ou qu'il ne règle rien du tout, on croit que c'est parce qu'on a fait quelque chose de travers. Sauf que, cet homme-là, il se trouve qu'il n'existe pas.

* - La dignité finit toujours par avoir raison de l'infamie.

* - Tout le monde me hait. Je n'arrive même plus à me rappeler ce qu'était la vie avant qu'on me méprise. C'est une vraie torture.
- Et si tu arrêtais de t'en vouloir, un peu ? Ils te détestent. Ils font des remarques sordides sur ta mère. Et c'est toi qui te sens mal ? Ce sont eux qui auraient besoin d'une thérapie pour retrouver un semblant d'humanité. [...] Tu vois ça ? poursuivit Elliot en brandissant son téléphone entre le pouce et l'index, avant de le reposer sur la table devant eux. Ce n'est pas la vraie vie. La personne dont ils parlent, ce n'est pas toi. Il existe un autre toi. Plusieurs même. Chaque fois que quelqu'un se fait une idée de toi, c'est une autre version qui est lâchée dans la nature. Il faut l'accepter et ne plus y penser. Sinon tu risques de devenir folle, je t'assure. N'oublie jamais: ceux qui te connaissent vraiment savent ce qu'il en est.

* "L'une des pires choses qui pouvaient t'arriver t'est déjà arrivée. Et tu es toujours là, tu ne t'es pas écroulée. C'est la preuve que tu es forte."

* Les vraies amitiés, c'est comme une compil de tes chanson préférées. Parfois, tu appuies sur "pause", mais quand tu appuies sur "play", ça reprend pile là où tu t'étais arrêté. Tu connais les paroles par coeur et tu sais ce qui vient ensuite.

* Comment se faisait-il que l'on ait pas encore inventé un mot pour décrire l'angoisse sourde qui s'insinue en nous et nous donne les mains moites quand on nous ignore ostensiblement après un message incongru ?



Suzy Bess.

  

dimanche 12 août 2018

PAL +1


Pile A Lire +1



Bonsoir les Nomades !

Cette semaine, une seule entrée dans la pal avec un Service-Presse.

SP

* Cinq Ami(e)s au Soleil, d'Emma Sternberg.
Résumé: Quand Linn surprend son fiancé dans les bras de sa meilleure amie, elle est désespérée. Au même moment, elle apprend que sa lointaine tante Dorothy lui lègue une maison dans l'Etat de New York. Linn traverse aussitôt l'Atlantique pour découvrir, dans les Hamptons, la grande demeure au bord de la mer, pleine de charme et un brin délabrée, qui désormais lui appartient. Surprise ! Elle est encore habitée par les colocataires de tante Dorothy, cinq seniors complices qui aiment la vie et savourent chaque moment.

Je remercie Mylène et les éditions de l'Archipel pour cet envoi ! Ce roman a l'air idéal à lire en ce moment, j'ai hâte de le commencer.


Et vous, des nouveautés ?


Suzy Bess.

    

samedi 11 août 2018

Victoria Hall, vol.2


Victoria Hall
volume 2
Auteure: Lhattie Haniel
Editeur: Auto-éditée
Nombre de pages: 200

* Quatrième de Couverture *

1917 - Si leur voyage en Australie n'avait pas trouvé écho à leur rêve, leur venue à Saint Mary's Bay avait au moins offert à Rebecca et Sarah une merveilleuse famille. Sarah paraissait se remettre peu à peu de la mauvaise nouvelle du front qui lui était parvenue et pour laquelle elle avait attenté à sa vie. Si cela semblait être son cas, celui de Rebecca était tout autre. La jeune femme n'arrivait pas à oublier Charles Macquarie, le bel Australien qu'elle avait quitté sur le quai de Darwin. Le destin les avait frappées, chacune d'elles à sa façon, et l'espoir leur semblait aujourd'hui tout juste permis. Peut-être qu'un retour à Victoria Hall, la demeure de leurs ancêtres, leur permettrait de retrouver cette part de bonheur qu'elles aspiraient tant à avoir toutes les deux...
 
* Mon Avis *

Après un premier volume assez sombre, l'auteure nous livre une suite romantique qui m'a ravie.

Installées pour un temps à Saint Mary's Bay, les soeurs Wheeler, Rebecca et Sarah, se remettent doucement, en compagnie de leurs proches, de leurs précédentes aventures. Chacune ressent le manque de la personne qu'elles ont aimée en Australie, mais elles ignorent encore que l'avenir leur réserve de douces surprises. Et lorsque la possibilité de retourner vivre à Victoria Hall se présente, sautant sur l'occasion, elle s'apprêtent par là même et sans le savoir à bouleverser l'existence d'autres personnes.

Ce roman est un bonbon; une fois commencé, il m'a été impossible de le relâcher avant de l'avoir fini.
Fidèle à l'esprit de la romance, Lhattie Haniel nous présente, avec sa plume délicate, des amours savoureuses entrecoupées de quiproquos et de non-dits.
C'est un vrai plaisir que de savoir que le ciel de nos malheureuses héroïnes s'éclaircit enfin, et j'ai également apprécié suivre l'évolution de certains personnages de second plan, dans le premier tome, et à qui sont offertes ici des places de choix, une présence plus importante.
Le contraste avec le premier volume est flagrant, et si j'avais beaucoup aimé son côté sombre, j'ai tout autant apprécié le déploiement de douceur de cette suite. De toute manière, peu difficile à contenter, il suffit qu'il y ait un Mr Darcy dans l'histoire (comme c'est le cas ici...) et me voilà pleinement satisfaite !

Un diptyque qui aura été très sympathique, donc, et dont le mélange avec d'autres récits de la romancière m'aura bien plu ! 
 
* Parlons Couverture *

Comme précédemment, la composition de l'auteure me plaît toujours énormément. Les couleurs claires de cette couverture sont en totale harmonie avec la douceur de cette suite.



Suzy Bess.

   

vendredi 10 août 2018

Ophelia


Ophelia
Auteure: Ophélie Curado
Editeur: Auto-éditée
Nombre de pages: 300

* Quatrième de Couverture *

Ophelia est une communauté non-constituée en société, dans le comté de Northumberland, dans l'Etat de Virginie. Autrement dit, ici tout est différent.
Jack Anderson, quarantenaire et commercial itinérant dans la vente de brosses à dents l'apprendra à ses dépens. Alors qu'il cherchait son chemin, il se retrouve par hasard - rien n'est dû au hasard, tout n'est que l'oeuvre du Destin - dans la charmante petite communauté d'Ophelia. Très vite, il se laissera ensorceler par une prostituée qui aura tout de la créature à laquelle il est impossible de résister. Et pourtant, Ophelia est jalouse comme une femme et tout ce qu'elle prend, elle ne le rend jamais...
Joyce Sullivan est une jeune journaliste passionnée par son métier. Menacée de perdre son travail par un patron exigeant, elle est à la recherche du prochain gros titre qui pourra sauver sa carrière. Fouineuse et imprudente, elle arrivera à Ophelia où elle commencera à mener sa petite enquête. Joyce apprendra alors à ses dépens, qu'ici, de noirs secrets n'ont pas fini de faire couler autant d'encre, que de sang...
Dans la spectrale ville d'Ophelia, les apparences sont trompeuses et ceux qui en savent trop ne sont plus là pour en parler. Dans cette communauté, rien ne fonctionne comme il faut. Mais c'est ce qu'on essaye de nous faire passer pour normal, qui est le plus effrayant...
 
* Mon Avis *

Mystérieuse et entraînante, cette histoire m'a beaucoup plu.

Vendeur itinérant désabusé, Jack se perd un soir d'orage et finit par arriver dans la petite ville d'Ophelia. Il va vite se rendre compte qu'il éprouve, sans se l'expliquer, une vive répulsion pour la localité, et sa première rencontre avec l'un de ses habitants - un shérif au comportement étrange - va amplifier son malaise. N'ayant d'autre choix que de passer la nuit sur place, il prend une chambre au motel où il rencontre Chloey, une jeune prostituée avec laquelle il va passer la nuit et qui va lui faire des révélations incroyables. Quelques temps plus tard, c'est Joyce qui pénètre à Ophelia. Journaliste, elle vient enquêter sur un meurtre ayant eu lieu dans un motel de la ville voisine et dont la victime serait originaire d'Ophelia. La jeune femme a tout lieu de penser que l'accusé croupissant en prison est innocent et qu'il s'agit, en fait, d'un suicide. Neil, l'adjoint du sombre shérif, va alors lui apprendre la sordide légende entourant cette frissonnante bourgade qu'est Ophelia; mais pire encore, il va lui révéler que toutes ces choses qui paraissent si insensées sont pourtant bel et bien réelles.

Ophélie Curado nous offre un récit mêlant fantastique et angoisse, séparé en deux nouvelles (bien qu'il puisse très bien aussi être considéré comme un roman divisé en deux points de vue). Le style de l'auteure est toujours particulier: en s'épanchant en descriptions détaillées, elle peut apporter quelques longueurs et répétitions, tout comme son langage cru peut rapidement devenir dérangeant à qui n'est pas averti; mais ces caractéristiques font l'essence même de sa plume, et une fois qu'on y est habitué on prend un réel plaisir à suivre l'histoire ! Par exemple, quand j'ai mis un peu de temps à me faire au style d'Ophélie Curado en lisant son premier roman ("La Mort Devant Soi, tome 1"), j'ai ici tout de suite accroché. D'autant plus que les chapitres étant courts et composés de nombreux paragraphes, nous sommes face à un page turner - j'ai lu ces quelques 300 pages en deux jours.
Si j'ai, en général, toujours un peu de mal avec les relations formées très rapidement entre personnages, j'ai bien aimé suivre nos protagonistes. Et le sujet est intrigant: une ville semblant avoir une emprise sur ses habitants, dotée peut-être même d'une certaine conscience... on se pose de nombreuses questions au cours de la lecture; et la partie concernant la création d'Ophelia et les révélations faites concernant son influence sur les gens m'ont beaucoup plu.

Jolie découverte, donc, on en redemanderais presque (bien que ce récit puisse se suffire à lui-même, je me demande si une suite a été envisagée... je ne serais pas contre en tout cas) ! "Ophelia" (le livre ? la ville ? les deux ?) est plein d'une sauvagerie brute que j'ai trouvée intéressante.
 
* Parlons Couverture *

Habituée à l'ancienne couverture mise en place lors de la parution du livre, j'ai eu du mal à m'habituer à celle-ci. Et pourtant, il ne saurait y avoir mieux ! Désormais, plus je la regarde, plus je l'aime; c'est une composition vraiment sympa qui va très bien au récit.



Citations:

* Evidemment, il était facile de croire que tout ceci était dû au hasard, mais le hasard n'existait pas. Il n'y avait que des décisions que nous prenions, des choix que nous faisions, des directions que nous empruntions.

* La gentillesse, ça n'existe plus, ça se perd dans les rues. Ca tombe sur les trottoirs, ça coule, emporté par le torrent de la pluie jusqu'au caniveau et nous avons beau la chercher partout, elle est broyée dans le tourbillon des eaux usées; dans le tourbillon de la vie.



Suzy Bess.

    

dimanche 5 août 2018

PAL +5


Pile A Lire +5

Bonjour mes Nomades de la littérature !

Cette semaine, ma Chère Maman m'a demandé de l'accompagner à la boutique d'occasion du coin (vous savez, celle-là même où j'avais trouvé de jolies choses la semaine dernière). J'y suis allée pétrie de bonnes intentions (si, si, je vous assure !), et pour preuve: je n'avais même pas pris mon tote bag avec moi, persuadée que je n'achèterais RIEN. Seulement voilà... il y avait des choses intéressantes. ^^ C'est donc 5 livres de plus dans la pile à lire ce dimanche, dont un SP des éditions de l'Archipel.

* Achats *

* Autre-Monde, tome 2: Malronce, de Maxime Chattam.
(pour éviter les spoils, je ne présente pas de résumés)
"Autre-Monde" est une saga présente dans ma liste d'envies, je souhaite la découvrir depuis un moment, aussi j'ai sauté sur l'occasion d'acheter ces trois volumes d'occasion dans un excellent état ! Il ne me restera plus qu'à trouver les tomes qui me manquent. ;)

* Autre-Monde, tome 3: Le Coeur de la Terre.

* Autre-Monde, tome 6: Neverland.

 
* Cadeau *

* Jane Austen à Scargrave Manor, de Stéphanie Barron.
Résumé: La société du XIXe siècle ne laissait aux jeunes filles désargentées que bien peu d'alternatives: entrer en religion ou épouser un monsieur fortuné, généralement un gentleman, mais goutteux et d'un âge avancé. Isobel Payne, par son mariage avec Lord Scargrave a vu disparaître à la fois ses difficultés financières et ses plus douces illusions sur l'amour romantique. Du moins jusqu'à ce qu'elle rencontre le neveu de son mari. Le décès brutal du lord met donc la jeune épousée dans une situation délicate. Une si jolie veuve, voilà un sujet suffisant pour que les mauvaises langues se déchaînent. Jane Austen, en visite chez son amie Isobel, aura fort à faire pour la protéger des esprits malveillants, qui jugent la mort du riche lord un peu trop opportune.

Et dire que j'ai failli le manquer ! Evidemment, je me suis empêchée de regarder de trop près ce que la boutique d'occasions proposait... c'est ma Chère Maman qui, soudainement, m'a demandé si j'avais bien tout regardé. "Vaguement", ai-je répondu. Puis elle m'a fièrement montré ce livre et me l'a offert ! J'ai beaucoup entendu parler de cette série de Stéphanie Barron mettant en scène la romancière que j'admire tant, je suis donc pressée de la découvrir !
 
* SP *

* La Fiancée de Lammermoor, de Walter Scott.
Résumé: A la fin du XVIIe siècle. Alors que l'avenir de l'Ecosse, bientôt ralliée au royaume d'Angleterre, semble menacé, un autre drame se joue au coeur des Highlands. Lorsque Edgar, le jeune maître de Ravenswood, sauve la vie de la douce et timide Lucy, il ignore qu'il vient de tomber sous le charme de la fille de son pire ennemi, Sir William Ashton. Soumises aux rivalités ancestrales de leurs familles, les amours d'Edgar et de Lucy ne cesseront d'être contrariées par les machiavéliques tentatives de Lady Ashton, la despotique et arrogante mère de la jeune fille. Malédiction familiale, vengeance et accès de folie: Walter Scott signe ici son roman le plus sombre.

Mon premier Walter Scott, depuis le temps que je rêve de découvrir sa plume ! Je remercie vivement Mylène, des éditions de l'Archipel, pour ce Service-Presse. Ce roman aux allures shakespeariennes devrait me plaire !



Voilà donc pour les jolies entrées de la semaine !
Et vous, du nouveau ? 


Suzy Bess.