samedi 27 mai 2017

La Maison de l'Orchidée


La Maison de l'Orchidée
Titre original: "Hothouse Flower"
Auteure: Lucinda Riley
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais par: Jocelyne Barsse
Nombre de pages: 752

Quatrième de Couverture

Dans son enfance, Julia a passé des moments idylliques dans la serre de Wharton Park. Un immense et magnifique domaine où son grand-père était chargé de prendre soin des orchidées.
Des années plus tard, elle est devenue une pianiste de renommée mondiale. Alors qu'elle fait face à une tragédie personnelle, la jeune femme revient sur les traces de son enfance et renoue avec Christopher, l'héritier de Wharton Park.
Lors de travaux de rénovation, elle découvre un journal intime, écrit dans les années 1940 par son grand-père. Quels mystères renferment ces pages ? En se plongeant dans les méandres de l'histoire de deux familles ravagées par la guerre, Julia ignore que de sombres secrets sont sur le point de bouleverser sa vie.
 
Mon Avis

Quelle superbe fresque romanesque nous présente Lucinda Riley !

Julia vit dans le Norfolk, en Angleterre, où elle tente de surmonter le choc d'un drame survenu quelques mois plus tôt dans son existence. Alors que sa détresse et son désespoir ne semblent pas évoluer, sa soeur Alicia décide un jour de lui changer les idées en l'emmenant à une vente aux enchères se déroulant à Wharton Park, lieu où Julia a passé de nombreux moments, durant son enfance, aux côtés de son grand-père Bill. La demeure autrefois si splendide accuse aujourd'hui le poids du temps et se trouve dans un état d'abandon déplorable, fruit de dettes colossales que son héritier, Lord Christopher - Kit - Crawford, ne peut renflouer et qui l'oblige à vendre. Après avoir renoué des liens avec Julia, celui-ci lui donne un journal intime, trouvé dans l'une des dépendances, en pensant qu'il appartenait à Bill. Julia se renseigne auprès de sa grand-mère et n'est pas au bout de ses surprises: car la découverte de ce carnet va déterrer des secrets de famille profondément enfouis, concernant aussi bien la jeune femme que Kit.
A l'aube de la seconde Guerre Mondiale, alors qu'il doit bientôt mener son régiment à la bataille, Harry Crawford, unique héritier de Wharton Park, doit envisager de se marier afin d'assurer la succession du domaine familial. A la fin de la guerre, alors qu'il est soigné et se repose en Thaïlande, le jeune homme tombe profondément amoureux d'une habitante du pays, alors que sa femme l'attend en Angleterre. Entre l'envie de suivre son coeur et la nécessité d'assumer son devoir d'héritier, il doit prendre une décision lourde de conséquences.

J'ai beaucoup (beaucoup, beaucoup ^^) entendu parler de Lucinda Riley, cette auteure qui semble se faire aimer de chaque lectrice et lecteur qui la découvre... Eh bien, voilà que je fais partie de ces personnes qui sont indubitablement charmées par son talent !
Curieusement, je ne m'étais fait aucune idée sur ce qui m'attendait (comme cela peut souvent m'arriver), et j'ai été totalement séduite par cette impression de lire un roman historique alors que l'action se déroule entre les années 40 et notre présent. Et ces histoires qui nous sont contées ! Entre le destin d'une femme brisée qui n'imagine pas pouvoir se reconstruire (et on ne peut que la comprendre: le malheur qui la touche paraît tellement insurmontable), et celui d'un homme obligée de prendre une succession dont il ne veut pas tandis qu'il brûle d'un amour impossible, c'est tout un chapelet d'émotions qui attend le lecteur: la joie, la haine, la compassion, la tristesse surviennent donc et j'ai même versé quelques larmes.
Les deux époques traitées dans ce livre se succèdent de manière alternative et si, au début, j'ai eu besoin d'un certain temps afin d'identifier les personnages communs aux deux âges, ainsi que la généalogie, j'ai eu tout le loisir de savourer ensuite cette construction. Passer d'une date à l'autre n'est ni désagréable, ni fastidieux puisque les récits de chaque période sont longs et que nous avons donc le temps de nous (ré)habituer à chaque époque.
Les protagonistes ont tous un rôle à jouer et/ou un évènement à subir qui les troublent; observer la psychologie de chacun et le comportement qu'ils adoptent face aux épreuves de la vie qui se présentent à eux est vraiment intéressant, même passionnant. Et tout comme elle désoriente ses personnages, l'auteure se permet de nous surprendre nous aussi jusqu'au bout, avec des rebondissements parfois des plus inattendus: on ne s'ennuie pas une minute.
Les descriptions détaillées des situations, de l'ambiance et du cadre environnemental m'ont permis de me plonger très vite, pour ne pas dire immédiatement, dans l'univers de ce roman.

Ce fut donc une excellente découverte, que je recommande vivement (de plus, ce petit pavé se lit étonnamment vite), et je comprends désormais l'engouement que suscite Lucinda Riley. Ce roman est une épopée fascinante à travers plusieurs destins où tout n'est pas rose et grâce auxquels l'on comprend pleinement que la souffrance fait partie de la vie et qu'il vaut mieux l'accepter plutôt que lutter contre.

Parlons Couverture

Nouveau rendez-vous sur mes chroniques, j'aimerais parler des couvertures des livres que je lis (c'est un essai, on verra si ça fonctionne ou pas).

Je possède l'édition France Loisirs de "La Maison de l'Orchidée" et je crois que nous serons tous d'accord pour affirmer que cette photo de Jill Battaglia est absolument sublime ! Si elle fait plus penser à une histoire se déroulant durant l'époque de la Régence, je trouve néanmoins qu'elle sied bien à la plume de Lucinda Riley et à l'atmosphère globale que l'on retrouve dans le roman. En effet, les différences de manière de vivre entre les deux périodes relatées apparaissent flagrantes, on a deux visions du monde vraiment divergentes; et l'impression qu'il y a beaucoup plus que quelques soixante années qui les séparent est nettement ressentie.



Citations:

* - Aucun d'entre nous ne contrôle réellement sa vie, même s'il nous faut du temps pour nous en rendre compte, et c'est alors souvent dans la douleur. Mais, plus tôt on le réalise, plus vite on pourra essayer de profiter de chaque jour comme il vient et tirer le meilleur parti de la vie.

* - Je préfère supporter le silence de quelqu'un dont j'apprécie la compagnie que le bavardage incessant de quelqu'un qui me tape sur les nerfs.

* "Aujourd'hui, nous avons tendance à trop réfléchir, à tout analyser. Oubliez les pensées qui vous retiennent, écoutez votre coeur: c'est ce que j'ai fait et je n'ai jamais été aussi heureuse qu'en cet instant !"

* - [...] quand je ne crois plus en l'être humain, j'ai toujours foi en la nature.

* Il faut vivre l'instant présent, c'est tout ce que nous avons.



Suzy B.

jeudi 25 mai 2017

CHERUB, Mission 09: Crash


CHERUB, Mission 09: Crash
Titre original: "The Sleepwalker"
Auteur: Robert Muchamore
Editeur: Casterman
Traduit de l'anglais par: Antoine Pinchot
Nombre de pages: 343

Quatrième de Couverture

Un avion de la compagnie Anglo-Irish Airlines explose au-dessus de l'Atlantique, faisant 345 morts. Alors que les enquêteurs soupçonnent un acte terroriste, un garçon d'une douzaine d'années appelle la police et accuse son père d'être l'auteur de l'attentat. Deux agents de CHERUB sont aussitôt chargés de suivre la piste de ce mystérieux informateur...

CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans.

Pour raison d'Etat, ces agents n'existent pas.
   
Mon Avis

Nouveau tome captivant pour la saga !

Après qu'un avion se soit abîmé dans l'Océan Atlantique, ne laissant aucun survivant parmi ses 345 passagers, un garçon contacte le numéro d'urgence mis en place par les autorités en pensant que son père serait impliqué dans le crash. Mais, très vite, il coupe court à la conversation en faisant croire à un canular. Classé sans intérêt, ce témoignage enregistré va malgré tout éveiller la curiosité du docteur McAfferty; l'ancien directeur de CHERUB sort de sa retraite afin d'aider les enquêteurs alors qu'il est personnellement touché par le drame: en effet, sa femme, sa belle-fille, et deux de ses petits-enfants ont péri dans l'accident. Lauren Adams et le petit frère de sa meilleure amie Bethany, Jake Parker, sont alors envoyés en mission auprès du jeune garçon désoeuvré qu'est Fahim, dont la mère a récemment et mystérieusement disparu et qui est terrorisé par son père. Pendant ce temps, James doit effectuer un stage professionnel en compagnie de Kerry, son ex-petite-amie avec qui il entretient des relations tendues depuis leur rupture.

Dans ce volume, James laisse son rôle de personnage principal à sa petite soeur; et bien que j'apprécie le héros, je ne suis pas déçue de la place prépondérante que prend Lauren, dont la maturité et le professionnalisme me plaisent vraiment de plus en plus. Elle a de l'audace et de l'intelligence, tout en gardant sa jeunesse, c'est un savant mélange.
La mission est intéressante et j'ai adoré la morale pertinente de cette histoire ! Les autorités pensent fortement à un acte de terrorisme mais ne peuvent le confirmer; de leur côté, Mac et ses deux jeunes agents ne sont absolument pas certains de trouver la moindre preuve allant dans ce sens, et vont avoir beaucoup de difficulté à avancer dans leur enquête. Alors qu'habituellement les missions sont fondées sur des arguments sans failles, Lauren et Jake vont devoir, ici, se fier uniquement à l'intuition du directeur à la retraite. Cette construction ajoute du doute à notre lecture, tout comme le fait que l'on découvre Fahim, jeune garçon à l'origine de l'appel conduisant à cette mission, instable psychologiquement: on entre alors dans une phase de méfiance en se demandant s'il y a du faux dans les lignes que l'on a précédemment lues, ou pas, c'est captivant.
Relégué au second plan, il est distrayant de suivre James, dont l'espoir d'avoir un bon stage va quelque peu être mis à mal. Je vois enfin ce héros, qui fête ses 16 ans, évoluer et mûrir (même s'il reste tout de même l'adolescent qu'il a toujours été), son comportement prend du sérieux et le fait est qu'il s'en étonne lui-même; j'ai trouvé tout cela très agréable.

Neuvième opus de la série, l'auteur arrive toujours à nous surprendre sans que l'on soit lassé de l'univers qu'il a construit. Comme toujours, il nous apprend avec force détails de nouvelles choses relatif à des sujets sur lesquels on ne se serait jamais volontairement penchés, et il attise notre intérêt grâce à de l'action constante. Un régal, donc !



Suzy B.

 

mercredi 24 mai 2017

CHERUB, Mission 08 1/2: Soleil Noir


CHERUB, Mission 08 1/2: Soleil Noir
Titre original: "Dark Sun"
Auteur: Robert Muchamore
Editeur: Casterman
Traduit de l'anglais par: Antoine Pinchot
Nombre de pages: 98

Quatrième de Couverture

Pour célébrer la fin de l'année scolaire, George invite quelques copains chez lui pour jouer aux jeux vidéo tout le nuit. Mais il ignore que deux de ses invités sont des agents de CHERUB chargés d'enquêter sur son père. Ce dernier appartient à Soleil Noir, une organisation criminelle dont les agissements pourraient entraîner une guerre nucléaire...

CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans.

Pour raison d'Etat, ces agents n'existent pas.
 
Mon Avis

Intermède entre deux tomes principaux de la saga CHERUB, ce récit est tout aussi plaisant à lire que ses congénères.

Se concentrant sur la fin d'une mission, nous suivons Greg (membre de l'agence depuis la mission 05: "Les Survivants", nous le connaissons mieux sous le nom de Rat) et Andy, autre jeune agent de CHERUB, à l'oeuvre. Invités à passer la soirée chez George, fils de leur cible, avec qui ils ont réussi à se lier d'amitié, les deux jeunes agents doivent s'introduire dans l'atelier sécurisé du père ingénieur afin d'y modifier des documents en rapport avec la technologie nucléaire qu'il s'apprête à vendre à un ou plusieurs pays ne disposant pas de ce type d'arsenal.

Vite fait, bien fait ! Ce court récit ne dénote pas des opus plus épais qui l'ont précédé. N'oubliant pas les codes de sa série, Robert Muchamore alterne les chapitres concernant la mission à ceux se concentrant sur la vie du Campus, avec de l'action détaillée. Autre que le duo principal ici, nous retrouvons donc Lauren effectuant une punition collective et apercevons même rapidement James, toujours en train d'aider les instructeurs pour éviter d'avoir à faire certains devoirs (il ne changera jamais !).

Je n'ai pas grand-chose à en dire de plus, si ce n'est que je suis impressionnée par la facilité qu'à l'auteur de nous décrire l'armement nucléaire et ses spécificités de fabrication avec d'intéressants détails, mais de manière simple et compréhensible de tous, en si peu de pages !



Suzy B.

 

lundi 22 mai 2017

Les Demoiselles d'Arisaig, tome 1: Daphné


Les Demoiselles d'Arisaig, tome 1: Daphné
Auteure: Sarah M. Carr
Editeur: Editions Mots en Flots
Nombre de pages: 360

Quatrième de Couverture

Bienvenue à Arisaig, petit village de pêcheurs où réside la communauté d'âmes la plus farfelue d'Ecosse. Daphné, libraire de son état, y mène une vie paisible avec pour unique compagnon Angus, son chat, prince régent à ses heures. Partez avec elle à la rencontre de ses éclectiques amis: Fiona dont les tenues d'évadé d'hôpital psychiatrique n'ont d'égal que son sens de la répartie toxique, Jay le lubrique tenancier du pub fréquenté par nos demoiselles et Erin l'adorable propriétaire de L'Atelier du Cupcake.

Une vie paisible ? Pas tout à fait ! Le jour où les yeux de la jolie libraire se posent sur "Apollon", son existence bascule dans le plus hilarant, mais aussi le plus attendrissant et dramatique des chaos.

Tentatives de séduction ratées, beuverie aux conséquences imprévues, passion torride, trahisons... Tout cela ne cacherait-il pas simplement la destinée de la première demoiselle d'Arisaig ?
 
Mon Avis

Agréable romance, ce premier tome nous fait découvrir d'attachants personnages.

Après le décès prématuré de ses parents, Daphné a quitté Glasgow pour s'installer dans le petit village d'Arisaig. Deux ans plus tard, elle est entourée d'amis plus différents les uns que les autres et gère avec peine une petite librairie qui n'attire pas de nombreux clients mais résiste à la faillite grâce aux récurrentes aides financières de son frère Kenneth. Le soir où elle remarque la présence d'un inconnu dans le pub de Jay, la vie de Daphné bascule: l'homme, terriblement attirant, a un côté très mystérieux, et quand elle le rencontre à nouveau le lendemain, elle tombe irrémédiablement sous son charme. De son côté, Neil ressent lui-aussi de puissantes sensations au contact de la libraire qui, pourtant, ne ressemble en rien à ses conquêtes habituelles. Mais cet homme cache des secrets qu'il n'ose avouer à Daphné.

Nous la connaissions blogueuse et lectrice assidue de romances, c'est aujourd'hui sa plume d'auteure que nous dévoile Sarah M. Carr avec ce premier roman. Elle nous présente donc un panaché de personnages aux manières toutes diverses les unes des autres et bien souvent cocasses. Certains d'entre eux cachent des souffrances du passé, mais l'ambiance globale ressentie est celle d'une joie de vivre, et leurs différences, curieusement, font qu'ils s'accordent tous très bien ensemble, de façon cohérente.
Daphné, l'héroïne de ce tome, est une jeune femme qui a peu de confiance en elle, cela la rend touchante mais je dois avouer que je n'ai pas toujours bien su cerner son caractère. Son manque d'estime pour elle-même la pousse parfois à adopter un comportement fluctuant: elle peut tout aussi bien se montrer très forte quand, à la seconde suivante, ses faiblesses rejailliront. Cette attitude m'a parfois déroutée; c'est une passionnée et un côté excessif ressort donc logiquement de son comportement. Neil campe le type même de héros dont le poids des secrets et de la vie passée l'accable mais qui cherche malgré tout à changer. Ses erreurs au cours de cette aventure s'accumulent suite à sa peur de décevoir et d'être rejeté, cela en fait un personnage intéressant à suivre, je l'ai beaucoup aimé.
Néanmoins, les deux figures qui ressortent - involontairement, je pense - le plus dans ce roman sont Fiona et Kenneth, respectivement meilleure amie et frère de l'héroïne. Du moins, c'est ce duo qui m'a le plus marquée. Si le second n'a pas un caractère attrayant lorsqu'il est seul, il devient au contact de la première plus que distrayant. Mais qui ne le deviendrait pas alors ?! Fiona a cette disposition de savoir toujours nous donner le sourire. Le franc-parler de cette fantasque demoiselle devient mémorable à mesure que les pages défilent, et les joutes verbales échangées entre ces deux protagonistes sont un pur délice à lire ! Il me tarde de découvrir dans un prochain tome l'histoire personnelle de cette jeune femme et ce qu'elle cache derrière tant de désinvolture. J'ai tout aussi hâte d'apprendre à connaître la discrète Erin, que l'on voit peu ici.

Si les dialogues, en début de récit, m'ont paru un peu trop conventionnels, ce trait s'estompe par la suite (ou bien je m'y suis rapidement habituée) et ne m'a donc pas vraiment gênée.
 Il m'a manqué un petit quelque chose pour être totalement transportée dans le petit village où évoluent nos demoiselles, ceci dit j'ai vraiment apprécié de me promener en leur compagnie entre Arisaig et Glasgow et j'ai passé un bon moment. L'humour de l'auteure est vraiment rafraîchissant  tout au long du récit (je pense notamment à l'un des premiers fous rires que j'ai eu au cours de cette lecture: une scène se déroulant dans les toilettes du pub de Jay...), les références glissées ici et là m'ont beaucoup plu, et je ne serai pas contre la publication de ce "Code de Procédure Amoureuse" inventé par Daphné, ses règles de conduite me seraient sans doute d'un grand secours... !



Ma nouvelle expression favorite:

* Nom d'un cul d'highlander !
(il existe la variante "nom d'un cul d'écossais"... mais je trouve que la première a plus de panache ! ^^)



Suzy B.

  

mercredi 17 mai 2017

La Chambre de Mamie


La Chambre de Mamie
Auteure: Dany Boutigny
Editeur: Auto-édité avec Bookelis
Nombre de pages: 216

Je remercie l'auteure pour l'envoi de son livre !

Quatrième de Couverture

Ce récit vous embarque dans les souvenirs de la Nona.
Flora est une étudiante qui se retrouvera bientôt sans logement. Une seule solution s'offre à elle ! Celle de cohabiter avec Alice, une nonagénaire complètement délurée. Cette mamie pas comme les autres va l'entraîner dans une spirale infernale, mais lui donner aussi une magnifique leçon de vie.
Un secret, un destin.
Pourquoi Flora n'a jamais pu entrer dans cette pièce ? Pourquoi Alice y passe toutes ses soirées ? Pourquoi ferme-t-elle toujours à clé lorsqu'elle en sort ? Pourquoi entend-elle des chuchotements provenant de cette pièce ? Tant de mystère que Flora tentera d'élucider.

"Ne jamais se fier aux apparences".

Ne vous fiez pas au résumé, il est trompeur lui aussi.
 
Mon Avis

Sympathique, cette histoire originale est portée par ses personnages.

Flora, jeune étudiante cumulant études et emploi de caissière pour subvenir à ses besoins, n'a pas assez de revenus pour entretenir l'appartement qu'elle partageait avec une colocataire partie du jour au lendemain. Logeant chez son ami Valentin, dont les talents ménagers sont plus que douteux, la jeune femme cherche alors une solution un peu plus vivable. Elle la trouve dans une annonce: cohabiter avec une femme âgée tout en la surveillant. C'est avec une grande appréhension qu'elle s'engage donc à devenir la colocataire d'Alice, qui va sur ses quatre-vingt-dix ans. L'une et l'autre sont d'abord effrayées par l'expérience qu'elles vont devoir vivre, la différence d'âge et d'idées qui les séparent est un fossé à surmonter ! Mais Flora va découvrir une mamie active au comportement étonnant: dans l'air du temps, la vieille dame aime proclamer franchement ce qu'elle pense, rejette les préjugés et vit sa vie comme elle l'entend. Lorsqu'elle découvre qu'Alice cultive des plants de marijuana, la jeune femme tombe des nues car elle n'aurait jamais pensé qu'une nonagénaire s'adonnerait à une telle activité. Néanmoins, elle va finir par apprécier et apprendre à connaître la secrète vieille dame grâce à des carnets, journaux intimes relatant tout son existence depuis son adolescence, en passant par les affres de la guerre, jusqu'à nos jours.

Ce roman est un petit ovni, regroupant plusieurs styles. En mêlant les mémoires d'une femme ayant connu la guerre et une existence douloureuse, à une part de récit policier, ainsi qu'une once de romance, mais surtout la confrontation entre deux générations, Dany Boutigny nous livre une oeuvre intrigante et intéressante. Par chapitres et petits paragraphes, l'auteure nous dévoile le parcours trépidant d'une femme courageuse que les années et les épreuves ont rendue plus forte et qui inspire le respect. Revendiquant sa liberté, elle va sans le vouloir devenir une sorte de fascination pour Flora.

Ma lecture de ce roman s'est divisée en deux ressentis distincts:
- Dans la première moitié du livre, j'ai d'abord eu du mal à me familiariser avec la plume de l'auteure et aux changements de temps, et moi qui aime que les situations et les sentiments soient détaillés, j'ai parfois pensé que cela en manquait un peu, tout comme j'ai trouvé que le temps passait un chouïa trop vite.
- La seconde moitié du roman, quant à elle, m'a totalement séduite. J'ai apprécié de plonger, via les écrits d'Alice, dans le passé de cette femme et de découvrir ses sentiments enfouis. On la découvre alors drôle (ce qui était déjà le cas avant, ceci dit) et touchante, sa personnalité émancipée nous permet de l'apprécier sans retenue et de la comprendre vraiment. Les détails qui me manquaient en premier lieu sont ici assurés, les descriptions de caractères et historiques m'ont transportées à travers les années.

 Ayant toujours voulu lire un roman traitant de la cohabitation intergénérationnelle, j'ai apprécié de suivre la confrontation entre Flora et Alice qui ont, toutes deux, des caractères trempés, même si la première le laisse moins voir. Ce livre nous pousse aussi au questionnement des idées préconçues que l'on peut avoir concernant les personnes âgées, et je trouve ce sujet judicieux. Au final, j'ai passé un bon et curieux moment !



Citation:

* La liberté d'évoluer dans un monde libre et de faire des choix individuels dans une société saine et évoluée l'avait toujours animée. Par principe, elle se battait pour l'égalité de tous, pour tous.
Suzy B.

 

lundi 15 mai 2017

Le Journal d'une Grosse Nouille, tome 3: Une Pop Star très Pesto


Le Journal d'une Grosse Nouille, tome 3: Une Pop Star très Pesto
Titre original: "Dork Diaries 3: Tales from a Not-So Talented Pop Star"
Auteure: Rachel Renée Russel
Editeur: Milan
Traduit de l'américain par: Virginie Cantin
Nombre de pages: 320

Quatrième de Couverture

- Moi je suis née pour être une super-star, contrairement à toi Nikki.
Quand mes fans m'entendent chanter, ils crient comme des dingues !
- Quand on me casse les oreilles, je crie comme une dingue, moi aussi !

Pour devenir une pop star comme Nikki, il faut:
* Faire sa diva.
* Se fâcher avec ses MAV.
* Être bien entourée, genre VIP (Very Important Pop star !)
  
Mon Avis

J'ai beaucoup aimé ce troisième tome qui se concentre sur la harcèlement à l'école.

Après la fête d'Halloween, un nouvel évènement se profile au collège Westchester Country Day: un concours de talents parrainé par un ancien élève devenu aujourd'hui présentateur d'un télé-crochet populaire à travers tout le pays. Evidemment, Mackenzie a bien l'intention de devenir la vedette de l'école, et s'entoure donc des élèves les plus doués pour former un groupe de danse... y compris les meilleures amies de Nikki. Et pour ne pas que cette dernière lui fasse de l'ombre, Mackenzie la menace: elle lui interdit de se présenter au concours, auquel cas elle se promet de révéler au collège tout entier que le père de Nikki est désinsectiseur. La jeune fille tient à garder cette information secrète, de peur d'être jugée et rejetée par les autres, mais une circonstance va la faire changer d'avis et la forcer à participer malgré tout en espérant gagner la récompense.

Voilà que je me suis attachée à l'héroïne ! Nikki Maxwell vit toujours des situations rocambolesques, mais le sujet de ce tome m'a vraiment plu; les relations entre la jeune fille et Mackenzie ont toujours été tendues, mais ici l'accent est nettement mis sur le harcèlement de la seconde envers la première. Mue par une jalousie et une perfidie sans failles, la reine du collège est prête à tout pour garder son statut et que ceux qui l'entoure se plient à ses volontés. Nikki n'étant pas de ses élèves à suivre sans rien dire, elle en subit les conséquences et le vit forcément mal: elle se renferme sur elle-même et ne parle de ses problèmes à personne, et comme elle n'arrive pas à les régler seule, il y a accumulation, ce qui lui donne une pression de plus en plus grandissante et la plonge dans la détresse.
Le thème est traité avec beaucoup de franchise et d'humour mais sans légèreté pour autant, ce qui en fait une lecture agréable et facilement compréhensible pour les plus jeunes. Le lectorat ciblé - enfants entre 8 et 14 ans environ - identifiera donc aisément ce que peut ressentir l'héroïne et aidera peut-être des personnes qui pourraient être concernées par le harcèlement à se poser les bonnes questions et/ou à se confier.

C'est donc un tome captivant et qui, comme les précédents, se lit toujours très vite avec ses illustrations divertissantes !



Suzy B.

  

dimanche 14 mai 2017

PAL +1


Pile A Lire +1


Si vous suivez le blog sur Facebook...

...vous avez pu voir que j'ai reçu cette semaine un livre que j'attendais avec impatience ! Celui d'une blogueuse que j'adore suivre: Sanasan, du blog In Romance We Trust.

* Les Demoiselles d'Arisaig, tome 1: Daphné, de Sarah M. Carr.
Résumé: Bienvenue à Arisaig, petit village de pêcheur où vit la communauté d'âmes la plus farfelue d'Ecosse. Daphné, libraire de son état, mène une vie paisible avec pour unique compagnon Angus, son chat, prince régent à ses heures. Partez avec elle à la rencontre de ses éclectiques amis... Fiona, dont les tenues d'évadé d'hôpital psychiatrique n'ont d'égal que son sens de la répartie toxique, Jay le lubrique propriétaire du pub fréquenté par nos demoiselles et Erin l'adorable propriétaire de l'Atelier du cupcake. Une vie paisible ? Pas tout à fait ! Le jour où les yeux de la jolie libraire se posent sur "Apollon", son existence bascule dans le plus hilarant mais aussi attendrissant et dramatique des chaos. Tentatives de séduction ratées, beuverie aux conséquences imprévues... Passion torride et trahison. Tout cela ne cacherait-il pas simplement la destinée de la première demoiselle d'Arisaig ?

J'ai hâte de le commencer pour enfin découvrir la plume de l'auteure qui se cache derrière tant d'humour. :)


Et elle m'a écrit une jolie dédicace:




Suzy B.