vendredi 30 mars 2018

Une Bonne Âme


Une Bonne Âme
Auteure: Audrey Perri
Editeur: Auto-éditée avec Librinova
Nombre de pages: 187

* Résumé *

Londres, 1899.
Florence Jones, jeune mère célibataire, décide de faire adopter sa fille Sélina, faute de pouvoir la garder auprès d'elle. Elle se tourne alors vers Mrs Hewetson, l'une de ces fermières de bébés qui pullulent dans la capitale et qui affirme pouvoir s'occuper de son enfant. Mais Florence ignore encore que cette femme, loin d'être la bonne âme qu'elle prétend être, est déjà impliquée dans la disparition de nombreux enfants...
 
* Mon Avis *

Il me tardait de découvrir ce roman et je ne suis pas déçue, son sujet de fond est vraiment intéressant.

A la fin du XVIIe siècle, Florence tombe enceinte alors qu'elle n'est pas mariée et se retrouve bientôt abandonnée par son fiancé et honnie par sa famille qui ne tente rien pour lui venir en aide. Ayant besoin de travailler pour survivre, un terrible choix s'impose à elle: confier sa fille, Sélina, à une autre. Rencontrée grâce à une annonce, Mrs Ada Hewetson semble la personne tout indiquée: fermière de bébés, elle se charge de recueillir des enfants, contre rémunération, et de leur trouver ensuite une famille d'adoption. Seulement, éprouvée par la vie, Ada a depuis longtemps délaissé ses bonnes intentions et n'hésite désormais plus à mettre fin aux jours des nouveaux nés...

L'histoire de ce roman est intéressante en tout point: déjà parce qu'elle relate un fais divers réel. Ecrit dans le cadre d'un concours organisé par Librinova et qui lui a valu de remporter le second prix, ce récit témoigne d'une affaire véritable s'étant déroulée en Angleterre à l'ère Victorienne. L'authentique se mêle donc adroitement à la fiction imaginée par l'auteure.
Tout autant que l'évènement principal, et étroitement lié à celui-ci, le sujet, peu évoqué dans la littérature historique, est captivant, même si j'aurai apprécié qu'il soit plus étendue et approfondi. C'est d'ailleurs la première fois que je lis une histoire évoquant ces fermes de bébés. A une époque - très religieuse - où l'honneur valait plus que la vie des jeunes femmes, elles étaient nombreuses à préférer mourir plutôt que de subir les récriminations dues à leur état hors mariage; dans d'autres cas, les jeunes mères abandonnaient leurs enfants à des fermières de bébés, et c'est ce contexte qui est traité ici. Ada Hewetson fut l'une d'entre elles mais se fit connaître pour des actes épouvantables, le meurtre de nourrissons, subtilement racontés au cours de l'intrigue.
Le récit se fait à deux voix: le point de vue de Florence, celui d'Ada. Cette construction est bien choisie car elle apporte la tension, le suspens dont nous avons besoin pour vouloir aller plus loin. Sombre, je dirai même torturé, "Une Bonne Âme" retrace la psychologie de ces deux femmes avec patience et analyse, sans imposer d'opinion concernant leurs actes. La personnalité des héroïnes est intéressante dans le fait que les bonnes et les mauvaises intentions se rejoignent en elles le long d'une frontière bien mince. L'une va être habitée de remords, l'autre va vivre dans une abnégation totale et étonnante, c'est vraiment intrigant !

Si j'aurai aimé une étude plus détaillée des fermes à bébés à l'époque Victorienne, j'ai passé un bon moment avec ce roman, empli de fluctuations de sentiments.
 
* Parlons Couverture *

Cette illustration m'attire, je lui trouve un certain - et curieux - magnétisme. De plus, ses tons gris retransmettent bien la tristesse de l'histoire. J'aime l'effet inhabituel que cette couverture a sur moi !



Suzy Bess.

  

dimanche 25 mars 2018

PAL +5 - Cadeaux d'Anniversaire


Pile A Lire +5



Bonjour les Nomades !

Mardi, nous fêtions le printemps... et aussi le jour de ma naissance ! J'ai donc été gâtée cette semaine: livres, gourmandises, DVD et CD... C'est le moment pour moi de vous montrer tout ça !
 

* Indécent / Incandescent / Eblouissant, de Colleen Hoover.
Résumé: Encore profondément attristée par le brusque décès de son père, Layken, 18 ans, fait la connaissance de Will, son nouveau voisin. Il fait entrer douceur et poésie dans sa vie... Bientôt la réalité les rattrape: leur amour est impossible.

Je ne connais pas encore la plume de cette auteure dont j'ai, par contre, énormément entendu parler. J'ai hâte de découvrir cette trilogie, réunie dans un pétillant coffret.

*****

* Le Prestige, de Christopher Priest.
Résumé: Alfred Borden et Rupert Angier, deux prestidigitateurs hors du commun, s'affrontent dans un duel sans merci. Trois générations plus tard, au cours d'une enquête sur une secte, le journaliste Andrew Wesley fait la connaissance de Kate Angier. Elle lui révèle qu'il s'appelle en fait Andrew Borden et qu'une guerre oppose leur deux familles depuis la fin du XXe siècle. Quand Andrew découvre le rôle exact joué par le scientifique Tesla dans toute cette affaire, sa vie en est bouleversée à jamais...

Voilà un roman qui m'intrigue au plus haut point. Je n'ai pas vu son adaptation, mais le livre, comme le film, semblent vraiment passionnant !

*****

* Skeleton Creek, tome 1: Psychose, de Patrick Carman.
Résumé: Il se passe des choses étranges à Skeleton Creek. Des choses terrifiantes. Avec Sarah, ma meilleure amie, j'ai tenté de percer un sinistre secret. J'ai failli en mourir. A présent, je suis coincé chez moi, une jambe dans le plâtre. Je ne peux plus faire confiance à personne. C'est à peine si j'ose croire à ce que j'ai vu et entendu. Depuis que nos parents nous ont interdit de communiquer, Sarah et moi, je suis désespérément seul. Je m'efforce de mettre cette effrayante histoire par écrit pendant que Sarah, armée de sa caméra, poursuit notre enquête. A chacune de ses découvertes, elle m'envoie un mot de passe qui me permet de visionner la vidéo en cachette. Ainsi, ensemble, nous continuons à traquer le mystère prêts à tout pour exhumer la vérité. Mais nous le savons, rien n'est plus dangereux que de vouloir déterrer les fantômes du passé. Surtout dans une ville comme Skeleton Creek.

J'adore le concept de ce livre/journal qui nous propose d'enquêter en même temps que les héros, avec des vidéos à disposition sur internet pour une aventure encore plus immersive. Je suis pressée de tenter l'expérience !

*****

C'est terminé côté livres, voici donc le reste:

Le DVD de "Mary". Je suis tellement contente ! Je n'ai pas eu l'occasion de voir ce film - qui a l'air sublime - lorsqu'il est sorti au cinéma car il n'y avait pas de séance près de chez moi.



Des dragées surprises de Bertie Crochue !!!! Non mais là, c'est vraiment un rêve d'enfant qui vient de se réaliser ! Depuis la première fois que j'ai découvert "Harry Potter", je voulais y goûter. Et je peux vous dire que les goûts sont vraiment bien reproduits - et donc horribles... Vomi, crottes de nez, cérumen, vers de terre et j'en passe, c'est assez ignoble en bouche ! ^^ Il y a également de bonnes choses, mais je ne les ai pas encore piochées.



Le CD du film "La Belle et la Bête" ! J'adore, je retrouve tout l'univers de l'histoire (et comme il y a les paroles sur le livret, je chante à tout va ! ^^ ).



Je tiens à remercier ma Chère Maman, et également David, qui m' a vraiment gâtée. Ces présents m'ont comblée ! Merci !

Et vous, du nouveau ?



Suzy Bess.

  

mercredi 21 mars 2018

The Enfithing


The Enfithing
Auteur: Matthieu Elhacoumo
Editeur: Auto-édité
Nombre de pages: 141

Je remercie l'auteur pour cette lecture !

* Résumé *

C'est le plus beau cadeau d'anniversaire que l'on puisse me faire, cette puce de stockage, le plus magnifique. Depuis que je l'ai reçue de maman, je vole sur un petit nuage... Immédiatement après que son regard prévenant m'ait demandé ce que je voulais pour mes 17 ans, j'ai su qu'elle m'achèterait ce qui m'est le plus cher au monde. Le gadget dernier cri que même mes meilleures amies ont depuis belle lurette, une micro puce hyper sophistiquée, la mode du moment, la folie technologique que tout le monde se dispute et après laquelle courent tous les ados du monde entier.
 
* Mon Avis *

Etrange et captivante, cette novella m'a étonnée et rendue curieuse.

Pour son anniversaire, Alex reçoit le cadeau qu'elle espérait tant: une puce connectée, à s'implanter à la tempe. Avec elle, tout est possible: plus besoin de portable, tout se fait par la pensée, le contact avec ses amis se fait comme si l'on se trouvait face à eux; les rêves peuvent se contrôler et être partagés sur les réseaux sociaux, et l'on peut s'immiscer et voir ceux de personnes qui nous sont totalement inconnues; même les fantasmes peuvent être assouvis... ce sont des milliers d'applications qui sont à explorer. Après avoir été immergée dans son premier rêve en compagnie de sa meilleure amie Ashley et deux inconnus, dont Jess, qui a immédiatement séduit Alex, les jeunes gens se donnent rendez-vous et finissent par rejoindre Enficentre, un immeuble accessible uniquement aux porteurs de la puce et dans lequel tout est permis de faire: sexualité, drogues, alcools, envies de tout ordre peuvent être vécues par les adeptes. Mais la soirée va virer au cauchemar: une entité - le clown - va prendre le contrôle de chaque puce, et donc de chaque corps, et va obliger leurs possesseurs à relever des défis impitoyables s'ils veulent rester en vie.

Cette histoire a un potentiel incroyable, ceci dit son manque de développement m'a laissée sur ma faim. L'auteur a une plume agréable et entraînante, mais nous évoluons dans un univers futuriste - 2150 - duquel nous ne connaissons que quelques détails (le récit se déroule dans un New York divisé en plusieurs curies, les taxis semblent sans chauffeurs...). Or, j'aurai aimé avoir une connaissance étendue de ce monde, pour mieux comprendre la psychologie des personnages. En effet, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à ces derniers - et pour dire, j'avais oublié leurs prénoms au bout de deux jours... -, ce sont des adolescents aux réactions parfois exacerbées, et même les épreuves terribles qu'ils vont vivre n'ont pas réussies à me sensibiliser à leur sort.

Malgré ces quelques ombres, j'ai adoré le sujet ! Matthieu Elhacoumo exploite une idée extrêmement intéressante qui alarme sur les progrès de la technologie. L'Enfira est une puce qui se connecte au cerveau - et rien que cela la rend inquiétante à mes yeux - et au net, les porteurs de la puce peuvent vivre et partager de nombreuses expériences; le renoncement à la vie privée, dans ce futur qui nous est décrit, est ahurissant ! Nous découvrons rapidement l'ampleur dont est capable cette technologie.
L'idée du contrôle des rêves, de pouvoir le vivre avec d'autres personnes, le partager et que des "voyeurs" puisse s'en délecter m'a tout d'abord beaucoup emballé (dans le genre préoccupant, je trouvais ça parfait !), jusqu'à ce que je me rende compte que le rêve n'en était finalement pas un mais une sorte de compétition de survie à la "Hunger Games".

Ce récit court et rythmé se lit rapidement, et j'en redemande ! J'ai été très intriguée et charmée par son potentiel, cette histoire mériterait vraiment d'être réexploitée, détaillée et étendue. Elle aurait tout ce qu'il faut, ensuite, pour être passionnante.
 
* Parlons Couverture *

Il semble exister plusieurs couvertures de ce roman, mais j'aime beaucoup celle-ci, elle attire l'oeil, et puisque l'héroïne a les cheveux violets, nous sommes dans le thème !



Suzy Bess.

 

dimanche 18 mars 2018

Wootbox "Discovery" Mars 2018


Parlons box, parlons... WOOTBOX !



Cette box de mars m'a fait très plaisir.

Encore une fois, le design de la box est vraiment sympa. Ce sera un joli sac-à-dos pour "Discovery", le thème du mois qui nous a donc fait - comme il l'est si bien nommé - découvrir de beaux articles.
Les voici:
 

En premier, l'habituel livret aux couleurs d'une jolie carte au trésor accompagné du premier contenu: une figurine Titan de TARDIS, la célèbre machine à voyager dans le temps de la série Doctor Who !


Le pin's de mars représente le jeu Bioshock, que je ne connais absolument pas.

 
 
Vient ensuite un bien joli collier Assassin's Creed. Le cordon m'a paru un peu long, mais j'ai pu faire deux tours de mon cou avec et l'exhiber en ras-de-cou ! ^^ J'aime beaucoup le rendu.


Quatrième élément et pas des moindres: l'une des casquettes que porte Sacha, l'éleveur Pokémon ! Elle est franchement sympa et ça tombe bien: je devais m'en racheter une !


Enfin, Wootbox a réalisé l'une de mes envies de toujours: posséder un tee-shirt Jurassic Park ! Qu'il est beau, je suis fan de ce vêtement et tellement contente que l'équipe nous ait envoyé ça !



Cette box de mars est superbe, j'en suis très contente !
Et le thème d'Avril sera: Brutal ! Ouh...



Suzy Bess.

  

CHERUB, Mission 16


CHERUB,
Mission 16: Hors-la-loi
Titre original: "Lone Wolf"
Auteur: Robert Muchamore
Editeur: Casterman
Traduit de l'anglais par: Antoine Pinchot
Nombre de pages: 277

* Quatrième de Couverture *

Après dix-huit mois passés dans une prison pour mineurs, Fay n'a qu'un objectif: se venger de Hagar, le trafiquant de drogue qui a assassiné sa mère. Mais elle n'est pas la seule à viser ce criminel: elle ignore que Ning, sa seule alliée, est un agent de CHERUB chargé de la suivre à la trace. Fay joue un jeu dangereux. Elle s'est fait de nombreux ennemis, et sa soif de vengeance pourrait bien se retourner contre elle...

CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans.

Pour raison d'Etat, ces agents n'existent pas.
   
* Mon Avis *

J'ai passé un excellent moment avec ce seizième tome réunissant l'esprit de la saga tel que je l'apprécie.

Ning et Ryan sont envoyés en mission d'infiltration au coeur d'un réseau de trafiquants de drogue. La première doit se lier d'amitié avec Fay, une jeune fille désoeuvrée, venant de sortir d'une prison pour mineurs, ayant perdu ses plus proches parentes et s'étant juré de les venger en faisant tomber Hagar, un important chef de réseau que Ryan va devoir approcher.

Ce tome, très rythmé, est captivant et se lit rapidement. Le trafic de drogue est un sujet ayant déjà été traité par l'auteur, et c'est toujours un plaisir de découvrir les aventures qu'il réserve aux personnages. L'ambiance n'est pas aussi tendue qu'elle a pu l'être à certains moments de la saga, mais le suspens est bien présent et a agi sur moi avec efficacité - je me suis sentie inquiète pour le sort des protagonistes et ai grimacé sans retenue lors de blessures que certain.e.s subissaient -, le déroulé des évènements m'a intéressé et la fin ouverte n'en est que plus intrigante !
La complicité entre héros et héroïnes, agents de CHERUB et contrôleur de mission mélangés, fonctionne parfaitement bien; quant à la personnalité de Fay, je l'ai trouvée très intéressante: élevée dans un milieu à risque, elle est d'abord soumise au contact de sa tante, mais change du tout au tout une fois livrée à elle-même. Son ambition lui fait prendre des risques dont elle ne semble pas comprendre l'ampleur, et cet électron libre va se révéler plus dangereuse qu'elle n'y paraît.

Il me tarde de découvrir le dernier tome et, en même temps, je ne suis pas si pressée que cela. C'est une aventure de plusieurs années qui va prendre fin...
 
* Parlons Couverture *

Cette couverture ressemble beaucoup à celle du tome précédent, à ceci près qu'elle représente une figure féminine; en conséquence, je l'aime tout autant ! L'action est une nouvelle fois bien ressentie.



Suzy Bess.

    

PAL +1


Pile A Lire +1



Bonjour les Nomades !

Cette semaine, j'ai eu le plaisir de recevoir une nouvelle lecture, dans le cadre d'une Masse Critique privilégiée de Babelio.

* Le Monde Selon Britt-Marie, de Fredrik Backman.
Sortie le 28 Mars 2018.
Résumé: Britt-Marie, 63 ans, n'est absolument pas passive-agressive. C'est juste que la crasse, les griffures et les tiroirs à couverts rangés n'importe comment la font hurler intérieurement. Elle sort tout juste d'un mariage et d'une vie de femme au foyer qui ont duré quarante ans, et le seul travail qu'elle ait pu dégoter la conduit à Borg, un village frappé par la crise qui s'étire le long d'une route où tout est fermé, en dehors d'une pizzeria qui empeste la bière. Britt-Marie déteste le football, or il ne reste rien d'autre à Borg. Voilà qui ne présage pas grand-chose de bon. Mais quand les enfants de l'équipe du village ont si désespérément besoin d'un coach qu'ils sont prêts à confier le boulot à n'importe qui, que Britt-Marie ne soit ni compétente, ni volontaire n'empêche personne de la recruter ! Et quand, sur ces entrefaites, Britt-Marie accepte l'invitation à dîner d'un policier et se fracture la main dans un solarium, elle ne peut plus faire machine arrière. Le Monde selon Britt-Marie est une histoire et une déclaration d'amour. Sur une femme qui a attendu toute une vie que la sienne commence enfin, et sur les villages le long de routes, dans lesquels c'est au football et aux pizzerias que l'on renonce en dernier.

Quel résumé ! C'est le ton très humoristique de celui-ci qui m'a donné envie de découvrir ce roman et donc fait accepter avec plaisir la proposition de Babelio. J'ai hâte de m'y mettre ! Merci à Babelio et à Mazarine pour cet envoi.



Suzy Bess.

  

vendredi 9 mars 2018

CHERUB, Mission 15


CHERUB,
Mission 15: Black Friday
Titre original: "Black Friday"
Auteur: Robert Muchamore
Editeur: Casterman
Traduit de l'anglais par: Antoine Pinchot
Nombre de pages: 337

* Quatrième de Couverture *

! Attention, ce résumé peut révéler des informations sur l'évolution de l'intrigue !

Le clan Aramov est à l'agonie. Après trois ans de travail d'infiltration, la plus longue mission de l'histoire de CHERUB touche à sa fin. Ryan Sharma et Yosyp Kasakov sont à bord d'un avion-cargo à destination de l'Alabama. Leur mission: contrer la plus importante attaque terroriste jamais menée sur le territoire des Etats-Unis. Une opération à haut risque dont l'issue pourrait changer la face du monde...

CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans.

Pour raison d'Etat, ces agents n'existent pas.
   
* Mon Avis *

C'est avec ce tome que j'ai découvert, il y a quelques années maintenant, l'univers de "CHERUB" (ne me demandez pas la logique de la chose, il n'y en a aucune, cela s'est fait comme ça ! ^^), et c'est grâce à lui que j'ai eu envie de connaître la totalité de la saga. Je l'avais beaucoup aimé, à l'époque, mais maintenant que je connais mieux la série et les personnages, j'ai encore plus savouré ces lignes.

Une mission de longue durée prend fin, mais Ryan Sharma, s'étant attaché à une personne sur place, a bien du mal à se persuader qu'il va bientôt devoir passer à autre chose. De plus, il va être confronté à la perte d'un collègue. Au Campus, James est de retour et se voit proposé un poste de contrôleur de missions, mais rencontrant quelques soucis personnels aux Etats-Unis avec sa petite amie, il ne sait que décider...

Depuis les deux derniers tomes (les missions 13: Le Clan Aramov; et 14: L'Ange Gardien), j'avais senti une baisse d'intérêt dans ma lecture de la saga; le départ de James et des autres personnages principaux m'avait perturbé. A-t-il donc suffi que certains reparaissent pour que mon engouement se réveille ? Presque, mais pas seulement ! Oui, j'ai été plus que ravie de retrouver notre ancien héros (et c'est peu dire), mais j'ai également apprécié de suivre Ryan et ses doutes, voyager à plusieurs endroits du monde (Kirghizistan, Angleterre, Mexique, Etats-Unis...), et assister à l'évolution d'une mission que l'on a pu découvrir dès ses début, tout en constatant les répercussions politiques que peuvent avoir certaines décisions.

J'ai donc redécouvert d'un autre oeil mais avec autant de plaisir ce quinzième tome de la saga que je trouve bien réussi.
 
* Parlons Couverture *

Très belle couverture, autant dans le choix des couleurs (qui apportent un joli contraste) que dans l'action représentée par le personnage en mouvement et l'effet de bombe en arrière-plan. J'aime beaucoup !



Citation:

* - C'est bien beau, la démocratie, mais les politiciens gouvernent le nez collé aux sondages.



Suzy Bess.

    

dimanche 4 mars 2018

Rien de plus Grand


Rien de plus Grand
Titre original: "Störst Av Allt"
Auteure: Malin Persson Giolito
Editeur: Presses de la Cité
Traduit du suédois par: Laurence Mennerich
Nombre de pages: 491

Je remercie Babelio et les éditions Presses de la Cité pour l'envoi de ce livre,
lu dans le cadre de la Masse Critique. 

* Quatrième de Couverture *

La pièce empeste les oeufs pourris. L'air est lourd de la fumée des tirs. Tout le monde est transpercé de balles, sauf moi. Je n'ai même pas le moindre bleu.

Stockholm, sa banlieue chic. Dans un salle de classe, cinq personnes gisent sur le sol. Debout au milieu d'elles, Maja Norberg, dix-huit ans à peine, élève modèle et fille de bonne famille. Son petit copain, le fils de la plus grosse fortune de Suède, et sa meilleure ami, une jolie blonde soucieuse de la paix dans le monde, figurent parmi les victimes, ainsi que Samir, brillant fils d'immigrés décidé à s'affranchir de sa condition. Neuf mois plus tard, après un battage médiatique qui a dépassé les frontières suédoises, le procès se tient. Mais qui est Maja ? Qu'a-t-elle fait, et pourquoi ?

Nerveux comme un thriller, "Rien de plus grand" radiographie les hypocrisies des classes dirigeantes et l'extrême violence qui ressurgit sur leurs enfants. Déjà best-seller en Suède, ce portrait dérangeant et empathique d'une génération est en cours de publication dans 28 pays. Netflix vient d'en acheter les droits pour l'adapter en série.
 
* Mon Avis *

Ouh, voilà un young adult sombre et particulièrement intéressant.

Cela fait neuf mois que Maja est en maison d'arrêt quand son procès commence enfin; elle est accusée de meutres, perpétrés au cours de la fusillade s'étant produite dans sa classe du lycée de Djursholm. Mais la vérité n'est pas si simple, c'est ce que nous réalisons en prenant connaissance, au cours de la procédure, des deux versions de l'histoire: celle de la procureure Lena Pärsson, chargée de la défense, et celle avancée par Maja via son trio d'avocats, la vedette du barreau Peder Sander en tête. Durant les longues journées passées à attendre sur sa chaise du tribunal, Maja se souvient par flashbacks de sa vie passée et des évènements l'ayant conduite ici.

Comme indiqué sur la couverture du livre, ce roman a reçu le prix du meilleur thriller scandinave 2017, mais je trouve qu'il correspond moins à ce genre qu'à un sombre young adult, comme je le mentionne plus haut; c'est un mélange des deux, sans doute. L'ambiance de ce roman est assez spéciale: oppressante, elle est aussi emplie des sarcasmes lancés par l'héroïne, qui raconte l'histoire. Maja est une jeune fille intelligente vivant une période difficile de son existence: elle est rapidement devenue dépendante de son petit-ami qui l'entraîne dans une spirale destructrice sans qu'elle parvienne à arranger la situation. Elle fait de son mieux pour essayer d'aider Sebastian, mais il refuse la réalité et notre héroïne se retrouve rapidement abandonnée par des adultes qui auraient dû l'aider.
La majorité des personnages est issue de milieux favorisés, c'est l'un des éléments qui rendent cette histoire intéressante; cela nous change de ce que nous avons l'habitude de lire et c'est très bien comme ça: le malheur ne choisit pas ses victimes en fonction de leur compte en banque, il touche tout le monde. Ces personnages qui nous sont présentés ne m'ont pas forcément émue, je ne me suis pas vraiment attachée à eux, mais cela n'a eu aucune incidence sur ma lecture car j'ai grandement apprécié cette histoire; je me suis intéressée à eux et au sort de Maja, rien de plus, mais cela m'a suffit.
La construction du récit le rend captivant; en alternant les faits présents et ceux passés, l'auteure - ancienne avocate/juriste - ne nous révèle jamais immédiatement ce que nous voulons savoir mais nous permet de mieux comprendre les protagonistes. Au cours de l'intrigue, elle traite de sujets forts avec âpreté: drogues, sexe, racisme, violence, abandon familial, politique migratoire, ou encore - et surtout - dépendance affective, sont autant de problèmes mis en scène avec justesse et rendant ce roman psychologiquement percutant.

La force de ce roman est vraiment ce côté psychologique creusé, fouillé, disséqué, et sa critique sous-jacente de notre société actuelle. A découvrir !
 
* Parlons Couverture *

Pendant un long moment, durant ma lecture, j'ai été déconcertée par cette photographie de couverture de Lena Granefelt. Mais je la trouve finalement tout à fait adaptée: elle retransmet bien l'atmosphère particulière du roman, fait référence à une scène essentielle de l'intrigue, et je trouve le contraste des couleurs sublime. Je crois même que je la préfère à l'originale, que vous pouvez voir ci-dessous:



Citations:

* Une fin n'est tragique que si elle a été précédée d'une alternative, que si elle ressemble à une conclusion injuste. Pas quand elle est inévitable.

* Peut-être la chance ressemble-t-elle à la malchance en cela qu'il faut du temps pour l'assimiler. Au départ, on ne ressent rien. Les émotions viennent plus tard, peut-être seulement après la disparition de ce qui nous comblait.

* Il y a des mots que l'on ressent dans tout le corps. Qui éveillent un sentiment dans une partie du cerveau à laquelle on ne s'attendait pas. Les bons mots peuvent réchauffer le coeur.

* Il y a une limite aux inégalités qu'une société peut accepter tout en restant une démocratie stable.

* Les superstitions ne sont d'aucun secours contre la réalité.

* Pendant les heures sombres, il n'y a plus de mensonges.

* Les gens affirment que toutes les vies ont la même valeur. C'est ce qu'on dit quand on est poli, bien élevé et, peut-être, qu'on a un diplôme universitaire. En réalité, tout le monde sait que c'est faux. Car quand un avion s'échoue au large de l'Indonésie en faisant quatre cents victimes, les informations en parlent deux fois plus si un compatriote figure dans le sombre bilan. Un pitoyable Suédois empestant la sueur, parti faire du tourisme sexuel, vaut deux fois plus que quatre cents Indonésiens. Voilà pourquoi quand une jolie jeune femme pleine d'ambition meurt dans une avalanche, cela fait les gros titres (avec photo en une), tandis qu'une seule brève coincée entre le programme cinéma et une pub pour des implants mammaires est consacrée à un retraité incontinent, divorcé et sans enfants, assassiné après une tentative de vol dans le métro qui le ramenait chez lui.

* La nuit, je suis comme un jour sans vent, où tout est immobile, où rien n'arrive à voler.



Suzy Bess.

  

PAL +4


Pile A Lire +4



De la nouveauté, cette semaine !

J'ai reçu quatre nouvelles lectures, le mois de mars débute bien. ^^

Prêt

* Dead Zone, de Stephen King.
Résumé: Greg Stillson, candidat à la Maison-Blanche, est un fou criminel, grand admirateur de Hitler et d'autres maniaques de l'extermination. Quand il sera élu, ce sera l'Apocalypse. Un seul homme le sait, John Smith, car il est doué d'un étrange pouvoir qui lui attire pas mal d'ennuis, il devine l'avenir. Il n'y a rien de réjouissant à cela. Il peut prévoir les accidents, les catastrophes, les hécatombes. On ne le croit pas, ou alors on le croit trop. John Smith n'a encore rien dit de ses prémonitions. Pourtant, le candidat à la présidence des Etats-Unis est un dément. Que fera John Smith pour son pays ?

Voici le prochain roman de King que je vais devoir lire ! Et j'ai hâte, il a l'air intéressant. J'avais vu quelques épisodes de la série s'étant inspirée de cette oeuvre, à l'époque où elle passait à la télévision, et je crois ça m'avait bien plu (mais j'avoue que je ne m'en souviens plus tellement...). Avec ce roman, m'ont été envoyés les DVD de l'adaptation du "Fléau" ("The Stand"), que j'ai précédemment lu.

  
SP

* The Enfithing, de Matthieu Elhacoumo.
Résumé: C'est le plus beau cadeau d'anniversaire que l'on puisse me faire, cette puce de stockage, le plus magnifique. Depuis que je l'ai reçue de maman, je vole sur un petit nuage... Immédiatement après que son regard prévenant m'ait demandé ce que je voulais pour mes 17 ans, j'ai su qu'elle m'achèterai ce qui m'est le plus cher au monde. Le gadget dernier cri que même mes meilleures amies ont depuis belle lurette, une micro-puce hyper sophistiquée, la mode du moment, la folie technologique que tout le monde se dispute et après laquelle courent tous les ados du monde entier.

Je remercie l'auteur de m'avoir contacté pour me proposer la lecture de son histoire. Je suis curieuse de découvrir une nouvelle plume, avec ce résumé vraiment intrigant en plus !

  
Cadeau

* Emmett Llewelyn, tome 1: La Révélation des Enchanteurs, d'Angeline Sirba.
Résumé: Emmett est un jeune homme aussi discret que charismatique. Devenu espoir de la boxe grâce aux entraînements intensifs d'un vieux loup solitaire, il vit modestement avec sa mère, Gracie, depuis la disparition tragique de son père dans un accident de voiture il y a dix-sept ans. Pourtant, à l'occasion d'une simple rencontre avec une certaine Lana Taylor, sa vie va basculer. Un soir, lors d'un combat sauvage au beau milieu de la forêt, d'étranges phénomènes se font sentir. Et la colère d'Emmett semble en être à l'origine. Aux côtés de Lana, le jeune boxeur va se voir confronté à l'impossible. Et si son père n'avait pas connu la fin tragique qu'on avait raconté à son esprit cartésien ? Et si le monde qu'il avait toujours connu n'était qu'une illusion dissimulant une toute autre réalité empreinte de magie... et de danger ? Et si Emmett n'était déjà plus tout à fait lui-même...

Cette semaine, l'auteure a offert 100 ebooks de son roman (chiffre qui a été largement dépassé en l'espace de 24h, mais une prolongation a lieu jusqu'à aujourd'hui. Alors si cela vous intéresse, c'est par ici: https://www.emmettllewelyn.com/ebook-gratuit). J'en ai donc profité mais je vous avoue que ce genre de gestes généreux de la part d'auteur.e.s auto-édité.e.s me donne bien envie d'acheter le livre papier. ^^ 

  
Achat

* Victoria Hall, volume 2, de Lhattie Haniel.
Ne voulant pas me spoiler, je ne mets pas le résumé.

C'est cette semaine qu'est sorti le second volume de "Victoria Hall", dont j'avais acheté le premier tome fin février. Il était donc logique que je prenne cette suite, je pourrai enchaîner les deux lorsque je découvrirai cette histoire.



Voilà pour aujourd'hui. Ma PAL se remplit un petit peu, d'histoires très différentes les unes des autres, et elle en est contente ! ^^ 
Et vous, des nouveautés ?



Suzy Bess.