mercredi 29 mai 2019

"La Peau des Hommes", Camille Lanvin


La Peau des Hommes
Auteure: Camille Lanvin
Éditeur: Harlequin
Nombre de pages: 321

Je remercie les éditions Harlequin et Babelio pour cette lecture,
lue dans le cadre d'une Masse Critique Privilégiée. 

* Quatrième de Couverture *
  
J'aimais les hommes. J'aimais leurs peaux, leurs yeux, leurs mains de bûcheron, d'intellectuel, de professeur, de collégien, de vieillard, de nomade... Chacun d'eux était une île à la dérive, un univers encore vierge de mes caresses, un coffre-fort dont je détenais la clé.

Estelle multiplie les rencontres. Qu'ils soient tendres, drôles, égoïstes ou spirituels, elle aime observer les hommes et les mettre à nu avec d'autant plus d'entrain qu'elle fuit sa propre histoire. Car l'avantage de tous ces hommes, c'est qu'ils ne sont pas lui: Ganaël, celui qu'elle a réussi à quitter dans un ultime réflexe de survie. L'amour de sa vie à qui elle avait tout donné. A Paris, elle tente désormais de tourner la page, et c'est à travers le regard des hommes qu'elle va chercher la femme en elle, celle dont elle a perdu la trace...
 
* Mon Avis *

Ce roman est tel que je l'attendais après avoir lu le résumé: intéressant mais assez typé pour diviser.

En se mariant à Ganaël, l'homme de sa vie, Estelle ne pensait pas qu'après quelques années, son amour ressemblerait à un combat quotidien; malheureusement, quand la passion du parachutisme de Ganaël devient assez envahissante pour qu'elle passe avant le reste, Estelle comprend qu'elle est empêtrée dans une relation destructrice. Se détacher de cet homme qu'elle adore va être l'une des choses les plus difficiles qu'elle ait eu à vivre, tellement qu'elle va enchaîner les relations avec de nombreux autres hommes, sans qu'aucun parvienne à lui faire oublier le premier.

Second roman de l'auteure, "La Peau des Hommes" est un récit audacieux et intime, il a la force de ces œuvres intérieures qui, sans vraiment le montrer, dissèquent la psychologie de leurs personnages.
C'est le cas ici avec Estelle, cette femme perdue qui ne trouve pas d'autre moyen que de creuser son propre gouffre pour pouvoir se comprendre, oublier, passer à autre chose, qui se teste de manière alarmante, va parfois jusqu'à réaliser des expériences qu'elle ne souhaite pourtant pas connaître, qui la rebutent. Il devient souvent complexe psychologiquement de suivre ses aventures, d'autant que, si l'envie est bien présente, Camille Lanvin ne parvient pourtant pas vraiment à nous attacher à son héroïne. En effet, si la construction du roman en permet une lecture plutôt rapide - les chapitres sont courts, chacun d'entre eux, quasiment, est consacré à une rencontre, un homme (ou une femme) avec lequel Estelle a une relation à long ou court terme -, le ton est souvent froid à conventionnel; j'ai peu ressenti la personnalité de l'héroïne dans ce dialogue à la première personne du singulier. Pourtant, elle a tout de même su attiser ma curiosité, j'avais envie de suivre son évolution, d'espérer avec elle, pour elle.
L'érotisme dans ces pages est totalement différent de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent (peut-être est-ce dû au ton particulier de l'intrigue mentionné un peu plus haut): les scènes érotiques ne sont pas démonstratives, leurs présences semblent nécessaires au récit comme l'acte en lui-même semble nécessaire à l'héroïne pour avancer, il y a même une certaine élégance dans ces descriptions. De là à dire que les lecteurs non avertis apprécieront... il y a un pas que je ne franchirai pas !

Ce roman divise déjà beaucoup et je trouve cela compréhensible. Cependant, j'ai personnellement trouvé ce récit intéressant; il ne va certainement pas me marquer à long terme, mais son discours sur les relations amoureuses, les attentes en matière d'amour comme les concessions que nous sommes prêts à faire pour faire durer une relation, tous ces questionnements ambitieux qui en découlent m'ont paru pertinents. La jolie plume de l'auteure est un plus non négligeable.
 
* Parlons Couverture *

Photographie en noir et blanc d'une femme assise à la terrasse d'un café... le contemporain de cette œuvre de Miguel Sobriera va bien à certaines parties du roman. La jeune femme a un air de Dakota Johnson, non ? Je me fais des idées ?


Citations:

* Il y a une constance, dans la séduction, qui enivre. Tout passe d'abord par le regard, un regard qui frôle, qui se pose sur celui de l'autre avant de se détourner furtivement, qui interpelle, qui caresse. Qui ose la question du possible. Puis les yeux qui se croisent, les pupilles bleues, vertes ou noires s'agitent, demandent confirmation. Enfin le reste du visage s'anime, comme une invitation à aller plus loin. Le sourire, bouche fine aux commissures dentelées, ou charnue à la mâchoire immense, lèvre inférieure veloutée, rose ou caramel, dents blanches ou jaunies par les années et une consommation effrénée de café, de cigarettes et d'alcool. Incisives écartées et discrètes, ou larges et tranchées.
Ce premier échange muet comme l'approche d'un continent inexploré, d'un être dont un cœur bat sous le masque.
Le premier regard, innocent. Le premier sourire, charmé. Puis le premier rire, complice. Et tout devient possible. Le corps n'est-il pas le prolongement de l'âme ? Pourquoi toujours imaginer plus loin quand tout est là, dès la première fois ?

* N'oubliez jamais cette citation de Mark Twain: "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait."

* Je me tenais au bord de la falaise. J'allais sauter, je le savais. C'était trop tard pour reculer. La question était: allais-je faire un magnifique plongeon ou me fracasser le crâne à l'arrivée ?

* Ce n'est pas l'amour qui diminue avec le temps. C'est le désir de vivre pour soi qui revient, après avoir tout sacrifié à l'autre.

* On aimerait toujours que les gens réagissent tel que nous réagirions. Et, quand ils dérogent à notre attente, nous sommes contrariés et leur en voulons.

* Posséder. Pourquoi les humains avaient-ils ce besoin viscéral de conquête en eux ?

* J'étais seule et je voulais me croire entourée d'amour.

* Il y a des vies où les morts prennent toute la place.

* - Vis, ressens, respire, hume, casse-toi la gueule, remets-toi debout, recommence.

* - Tu sais ce que je crois ? Que le premier amour est la matrice du véritable amour. Le premier amour est passion, possession, feu et débordements. Le véritable amour apaise. Il est patience, tempérance, douceur et compréhension. Il est le matin du printemps après les orages d'été.


Suzy Bess.

 

dimanche 26 mai 2019

"Magus of the Library, vol. 1", Mitsu Izumi


Magus of the Library,
vol. 1
Titre original: "Toshokan no Daimajutsushi, vol. 1"
Mangaka: Mitsu Izumi
Édition: Ki-oon
Traduit du japonais par: Géraldine Oudin
Nombre de pages: 240

Je remercie les éditions Ki-oon et Babelio pour cette lecture,
lue dans le cadre d'une Masse Critique.

* Quatrième de Couverture *

Protéger les livres, c'est protéger le monde !

"Le livre. Une source de savoir, une accumulation de signes chargés de sens, un précieux héritage qui relie passé et futur. C'est un mage qui me l'a dit un jour: protéger les livres, c'est tout simplement... protéger le monde !"

Pour le jeune Shio, qui passe son temps libre plongé dans les romans, les récits extraordinaires sont un refuge face à la brutalité du quotidien. Son rêve est de partir pour la capitale des livres, où sont rassemblées toutes les connaissances du monde. Un projet utopique pour un gamin sans ressources... jusqu'au jour où des envoyées de la fameuse bibliothèque centrale débarquent dans son village ! Le miracle qu'il appelle de ses vœux depuis si longtemps est-il sur le point de se réaliser ?

Magus of the Library est une ode à la lecture et un formidable appel à l'aventure. Au carrefour des Mille et Une Nuits, des récits de pirates et de l'heroic fantasy, c'est un terrain de jeu rêvé pour l'enfant qui sommeille en nous !

 
* Mon Avis *
! Coup de Cœur !

Énorme coup de cœur pour ce manga enchanteur: Shio est mon nouveau héros chouchou !


Rejeté par les habitants de son village à cause de la pâleur de sa peau, de ses oreilles pointues et de sa pauvreté qui suscite les moqueries, le jeune Shio, 6 ans, aime oublier son quotidien en s'imaginant vivre des aventures fabuleuses aux côtés de ses héros de romans préférés. Malheureusement, même le bibliothécaire refuse que le garçon s'approche des livres qu'il aime tant parcourir. Un jour, quatre kahunas arrivent au village: en quelque sorte "gardiennes" des livres, elles travaillent pour la grande bibliothèque centrale de Afshak, la capitale du pays, renfermant tous les ouvrages du continent. Maîtrisant certaines spécialités, telles que la restauration d'ouvrages, la recherche de textes rares ou encore expertes en protection, les kahunas sont en quête d'un vieux manuscrit qui pourrait se révéler dangereux. Shio fait la rencontre de l'une d'elles, Sedona, mage chargée de protéger les ouvrages et d'échanger avec les habitants; la jeune femme va être à l'origine de leçons importantes pour Shio et son futur.

Il est parfois des histoires qui non seulement vous font passer un bon moment, mais vous touchent aussi au cœur. C'est le cas de ce manga.
Cette histoire est un magnifique hommage aux livres et autres textes, à leur raisons d'existence et aux messages qu'ils peuvent transmettre, mais c'est également une ode à la confiance en soi.
On s'attache rapidement à Shio grâce à sa personnalité et sa passion des livres; sa différence physique moquée et sa situation précaire nous donnent envie de le protéger: c'est un adorable petit garçon que l'on souhaite couver, mais l'on ressent également le besoin de le voir s'affirmer et l'on comprend rapidement que sous cette apparence de faiblesse et de naïveté se cache un jeune héros dont rien ne pourra perturber les idéaux; il subit les brimades et les coups mais ne change pas son comportement pour autant, il refuse d'être quelqu'un d'autre pour satisfaire la société de son village. Et sa rencontre avec Sedona va lui permettre de voir son existence sous un œil nouveau, puis d'agir en conséquence.
Outre une histoire réfléchie évoquant la différence et où les adultes peuvent aussi apprendre des enfants, j'ai adoré ce manga grâce à son humour agréable, et à la part de fantastique et de magie que l'on y découvre: l'univers est prometteur et j'ai hâte de découvrir toutes ses facettes. De plus, la mangaka ne conte pas seulement son histoire mais relate également celle du livre, elle y développe, entre autres, la manière de réparer les ouvrages. C'est intéressant et instructif.
Le coup de crayon de Mitsu Izumi est sublime et la mise en scène m'a éblouie, comme ces scènes de souvenirs ou d'histoires dans l'histoire ou les personnages sont représentés par des marionnettes et des jeux d'ombres.

Pour tous les âges, ce premier volume est l'introduction a un univers riche fait pour les amoureux des livres et du fantastique, il nous promet des Aventures avec un grand A. La matière et les dessins sont captivants, je ressors émerveillée de cette lecture et il me tarde de découvrir la suite !
 
* Parlons Couverture *

Autre élément intelligent de ce manga: sa couverture ! En effet, elle ne représente pas Shio, le héros, tel qu'on va le découvrir dans ce premier tome... mais tel que lui-même se rêve: épanoui, car entouré de livres ! Une présentation que je trouve particulièrement touchante.
Sous la jaquette, nous trouvons quelques détails intéressants liés à l'univers de Mitsu Izumi, les petits trésors de mangas.



Citations:

* Un nouveau livre, c'est une porte sur l'inconnu. Derrière la couverture se cache un monde neuf. On jette un coup d’œil, on hésite à s'y plonger, car on sait que si on franchit le pas on pourra pas en sortir avant un moment, alors qu'on a des devoirs et du ménage à faire. Mais que le lecteur le veuille ou non, quand l'histoire est originale, c'est comme si une puissance mystérieuse l'y précipitait !

* "Un philosophe a notamment écrit que la nature de l'homme découlait avant tout de son comportement. D'après lui, la noblesse de caractère n'est pas un trait inné, on finit par l'acquérir à force de se comporter avec noblesse. Ce serait en multipliant les actes de bravoure qu'on deviendrait brave, et en se comportant comme le héros d'une histoire qu'on le deviendrait ! [...] Tout commence par la pensée: la pensée se mue en paroles, la parole en actions, les actions en habitudes, les habitudes en caractère, et le caractère en destinée !"

* "Il ne faut jamais négliger une rencontre, car même la plus insignifiante pourrait un jour changer le destin du monde."

* "Les récits ont parfois un grand impact sur la vie de leurs lecteurs, c'est un pouvoir extraordinaire !"

* "Le monde est tissé de livres, ou plutôt d'écrits. Beaucoup de gens y ont recours pour étudier la pensée de ceux qui nous ont précédés, parfois ils sont d'accord avec elle, parfois non ! Certains produisent de nouveaux textes et deviennent eux-mêmes des références. Même les analphabètes n'échappent pas à cette influence ! Les premières inscriptions ont été faites par l'homme mais la situation s'est vite inversée. Maintenant ce sont nos récits qui nous façonnent et qui modèlent le monde !
- Protéger les livres, c'est protéger le monde."

* "Le paysage qui se reflète dans tes yeux n'appartient qu'à toi, personne d'autre ne peut le voir..."


Suzy Bess.

 

vendredi 24 mai 2019

"Ça, tome 1", Stephen King


Ça,
tome 1
Titre original: "It"
Auteur: Stephen King
Édition: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais (États-Unis) par: William Desmond
Nombre de pages: 802

* Quatrième de Couverture *

Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du "Club des ratés", comme ils se désignaient, ont été confrontés à l'horreur absolue: ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans...
Vingt-sept ans plus tard, l'appel de l'un d'entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l'horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.
Entre le passé et le présent, l'enfance et l'âge adulte, l'auteur de Shinning nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.
 
* Mon Avis *

Excellent, ce roman nous tient en haleine et, à mesure que les pages se tournent, dans un état d'angoisse constant !

 Ils sont sept amis d'enfance, Bill, Ben, Richie, Beverly, Stan, Mike et Eddie, à avoir vécu l'horreur l'été de l'année 1958 dans la ville américaine de Derry, dans le Maine; ils sont sept amis d'enfance à s'être perdus de vue depuis, après s'être quittés sur une promesse solennelle qu'ils ont facilement oubliée, en même temps que leurs autres souvenirs de cette sombre période. Mais voilà que 27 ans plus tard, Mike, le seul à être resté vivre à Derry, les appelle les uns après les autres pour leur annoncer le pire: Ça, le monstre à l'aspect clownesque prenant l'apparence de la peur des gens et ayant tué de nombreux enfants il y a tant d'années sévit de nouveau dans l'inquiétante petite ville; la promesse doit être tenue: ils doivent tous revenir à Derry se confronter au pire.

Une fascination troublante s'empare du lecteur à la découverte de ce roman; aucune scène ne nous laisse de marbre, que ce soit celles, macabres, qui font grimacer (et nous donneraient presque envie de dormir avec une veilleuse, presque... ou du moins nous font vérifier à deux fois l'état de normalité de notre chambre avant d'éteindre la lumière), celles relatant les déboires de nos héros, qui nous font angoisser, ou encore celles, plus légères, montrant les petits plaisirs enfantins d'une drôle et attachante bande d'amis, qui nous font sourire avec tendresse. Je ne le dirai jamais assez: Stephen King n'a pas son pareil pour décrire ses personnages et chacun des détails qui font l'existence d'une personne; et encore une fois il nous comble en nous présentant un chapelet de protagonistes auxquels on s'intéresse rapidement. Cette histoire est si dense qu'elle en devient indescriptible en quelques mots; il se dégage une force de la manière qu'à l'auteur de raconter les évènements, entre l'admirable point de vue d'enfants confrontés à l'insupportable et cette redécouverte d'adultes sans doute bien plus troublés qu'ils l'étaient autrefois, qu'on ne peut qu'être absorbé par cette lecture. L'aspect psychologique de la peur y est traité avec minutie et une certaine intimité qui fait que nous nous retrouverons tous, à un certain moment, dans ces pages, à nous souvenir de nos anciennes terreurs nocturnes, nos cauchemars, nos phobies, toutes ces angoisses qui peuvent si facilement devenir véritable épouvante... car qui n'a jamais ressenti la peur au moins une fois dans sa vie ? C'est un roman qui parlera à tous.

Cela m'a fait du bien de retrouver la plume de l'auteur, surtout pour découvrir l'un de ses meilleurs romans ! Un premier volume qui ne nous laisse pas sur notre faim. J'ai adorée cette lecture !
 
* Parlons Couverture *

Les égouts et Ça, c'est une longue histoire... alors rien de tel que cette bouche d'égouts fumante pour représenter le roman et nous plonger dans l'ambiance. Mais attendez ! mon imagination s'emballe: des ballons gonflés à l'hélium, le titre inscrit dessus avec un aspect ensanglanté, auraient aussi pu avoir leur petit effet...
Entre toutes les éditions qui existent, l'une, américaine, me plaît pas mal: sur fond blanc (comparé au sombre de la majorité des autres) elle reprend le sourire carnassier et le nez de clown d'une des apparences de Ça.



Citations:

* Il est plus facile d'être courageux quand on est quelqu'un d'autre.

* C'est à ce moment-là qu'il ressentit son premier véritable accès de terreur, un accès qui n'avait rien de surnaturel. Ce n'était que la prise de conscience de la facilité avec laquelle on pouvait balancer sa vie à la poubelle. C'était ça, l'affolant. Il suffisait d'orienter le ventilateur sur tout ce que l'on avait mis des années à rassembler laborieusement et de le régler à fond. Facile. Tout brûler ou tout disperser aux quatre vents, puis prendre la poudre d'escampette.

* [...] dans ce monde, on paie toujours pour ce qui nous est donné. Peut-être est-ce pour ça que nous commençons par être des gosses. Dieu nous a faits près du sol, car il sait que nous sommes destinés à tomber souvent et à saigner beaucoup avant qu'on se soit rentré cette simple leçon dans la tête. On paie pour ce que l'on obtient, on possède ce pour quoi on a payé... et tôt ou tard, ce que l'on possède nous revient en pleine gueule.

* "Pourquoi une histoire devrait-elle être socio-quelque chose ? La politique... la culture... l'histoire... n'est-ce pas là les ingrédients naturels d'une histoire, si elle est bien racontée ? Je veux dire... [...] est-ce qu'on ne peut pas laisser une histoire être simplement une histoire ?"

* C'était le sourire amer d'un homme qui avait trouvé davantage de sujets d'étonnement que de raisons de se réjouir dans la condition humaine.

* Les évènements font parfois comme les dominos; le premier renverse le deuxième qui renverse le troisième - et c'est parti.

* Peut-être est-il vrai que dans l'univers le bien équilibre toujours le mal; mais le bien peut aussi avoir quelque chose de terrible.

* [...] il lui vint à l'esprit que les enfants étaient meilleurs pour ce qui était de manquer mourir de peu et pour incorporer l'inexplicable à leur vie. Les enfants croient implicitement au monde invisible.


Suzy Bess.

 

dimanche 19 mai 2019

PAL +3



... +3 !

Voici les nouveautés de la semaine:

Prêt

* Méto, tome 3: Le Monde, d'Yves Grevet.
Attention spoiler !
Résumé: De retour à la Maison, Méto doit se faire une raison. Considéré aux yeux de tous comme un traître, il est seul... Par chance, il parvient à entrer dans une grande demeure tenue secrète, un lieu réservé aux membres du groupe E, une élite chargée d'effectuer des missions sur le continent, loin de l'île...

Je vais enfin connaître le dénouement de cette intrigante histoire !
  
SP

* La Peau des Hommes, de Camille Lanvin.
Résumé: Estelle multiplie les rencontres. Qu'ils soient tendres, drôles, égoïstes ou spirituels, elle aime observer les hommes et les mettre à nu avec d'autant plus d'entrain qu'elle fuit sa propre histoire. Car l'avantage de tous ces hommes, c'est qu'ils ne sont pas lui: Ganaël, celui qu'elle a réussi à quitter dans un ultime réflexe de survie. L'amour de sa vie à qui elle avait tout donné. A Paris, elle tente désormais de tourner la page, et c'est à travers le regard des hommes qu'elle va chercher la femme en elle, celle dont elle a perdu la trace...

Babelio m'a proposé ce roman en Masse Critique privilégiée, et j'ai accepté car le résumé m'a rendu vraiment curieuse... Ce récit a l'air fort, il me tarde de découvrir ça. Je remercie les Éditions Harlequin pour l'envoi !

***

* Un Coin d'Azur pour Deux, d'Emma Sternberg.
Résumé: "Un été à Capri ? Recrute assistante pour travaux de documentation et de lecture." Lorsqu'elle tombe sur cette annonce, Isa saute sur l'occasion. Qu'a-t-elle à perdre ? Alex l'a quittée et son nouveau job lui fait amèrement regretter la librairie où elle travaillait. A son arrivée en Italie, Isa découvre qu'elle a été engagée par la célèbre romancière Mitzi Hauptmann qui, à plus de 70 ans, a besoin d'aide pour rédiger ses mémoires. En écoutant Mitzi lui raconter sa vie dans sa superbe villa surplombant l'azur, la jeune femme comprend bien vite qu'elle est hantée par un regret. Il y a bien longtemps, elle a laissé filer l'amour de sa vie. Et s'il n'était pas trop tard ?

Je remercie Mylène, des Éditions de l'Archipel, pour cet envoi; elle s'est souvenue que j'avais lu le premier roman de l'auteure, c'est donc tout naturellement qu'elle m'a proposé cette nouvelle parution. Et j'ai hâte de partir en voyage dans ce roman !



Et vous, du nouveau ?


Suzy B.

lundi 6 mai 2019

PAL +6




... +6 !

De nouvelles jolies lectures ont intégré la bibliothèque la semaine dernière.

SP

* Magus of the Library, vol.1, de Mitsu Izumi.
Résumé: Pour le jeune Shio, qui passe son temps libre plongé dans les romans, les récits extraordinaires sont un refuge face à la brutalité du quotidien. Son rêve est de partir pour la capitale des livres, où sont rassemblées toutes les connaissances du monde. Un projet utopique pour un gamin sans ressources... jusqu'au jour où des envoyés de la fameuse bibliothèque centrale débarquent dans son village ! Le miracle qu'il appelle de ses vœux depuis si longtemps est-il sur le point de se réaliser ?

J'ai reçu cet ouvrage grâce à la dernière Masse Critique de Babelio. J'ai grande hâte de découvrir ce manga envoyé avec une jolie feuille de presse imprimée.
 
Cadeaux

* Michel Strogoff, de Jules Verne.
Résumé: Traître à son pays, le colonel Ivan Ogareff s'est allié à Féofar-Khan, chef des Tartares, afin de s'emparer de la ville d'Irkoutsk où réside le grand-duc, frère du tsar. Muni d'une lettre du tsar, un courrier est dépêché auprès du grand-duc afin de l'avertir du terrible danger qui le menace. Ce courrier extraordinaire se nomme Michel Strogoff. 5 000 km de Moscou à Irkoutsk, telle sera la distance qu'il lui faudra parcourir pour mener à bien sa périlleuse mission.

***

* Autour de la Lune, de Jules Verne.
Résumé: Comme prévu (De la Terre à la Lune), le 1er décembre, à bord d'un énorme projectile d'aluminium lancé par un gigantesque canon de 900 pieds de long, s'embarquent pour la Lune: le solennel président du Gun-Club de Baltimore, Impey Barbicane, l'impétueux capitaine Nicholl et le français Michel Ardan, un parisien fantaisiste, un artiste aussi spirituel qu'audacieux, deux chiens: Diane et Satellite et quelques autres "passagers" amenés subrepticement par Michel Ardan... Les aéronautes ont survécu au terrible contrecoup du départ et, avec eux, nous voyageons dans le boulet-wagon, vivant les multiples péripéties d'une pareille entreprise. Mais pourront-ils revenir sur la Terre ?
 
Achats

* La Terrifiante Histoire de Prosper Redding, tome 1, d'Alexandra Bracken.
Résumé: Vivre avec un démon - un véritable démon ! - à l’intérieur de soi n'est pas chose facile... Surtout si votre famille, après l'avoir découvert, veut vous faire disparaître... Prosper Redding, pourtant, va devoir s'habituer. Alastor, le démon qui, progressivement, prend possession de lui, ne semble pas décidé à le laisser tranquille. Il a des comptes à régler avec la famille Redding et Prosper fait partie de son plan.

Au moment de passer ma commande France Loisirs de la saison, ce livre jeunesse a tout de suite retenu mon attention. Je ne le connaissais pas, mais le résumé et cette jolie couverture étaient bien trop tentants pour que je ne le prenne pas.
 
***

* Les Els, tome 1, de H. Roy.
Résumé: "Je cours. Plus vite que jamais. Mes pulsations cardiaques sont des percussions frénétiques qui rythment ma cavalcade. L'air me brûle les narines, m'enflamme la gorge. J'ai froid, j'ai peur, j'ignore où je vais. Fuir, c'est tout ce qui m'importe." Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille. Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelques temps pourraient bien devenir réalité...

Voilà un roman fantastique qu'il me tardait de découvrir, j'en ai beaucoup entendu parler !

***

* La Chambre des Merveilles, de Julien Sandrel.
Résumé: Dans l'espoir de guérir son fils Louis, plongé dans le coma suite à un accident, Thelma se lance un pari fou: réaliser à sa place sa liste de "merveilles", tous les voyages et expériences qu'il rêvait de faire, afin de les lui faire vivre par procuration. Mais pas facile de se mettre dans la peau d'un adolescent quand on a 40 ans...

Un autre roman qui a fait parler de lui ! Un moment que je voulais le lire d'ailleurs.



Suzy B.
  

Bilan Avril 2019


Bilan du mois d'Avril 2019

  
C'est parti pour le bilan !

D'intéressantes découvertes ce mois-ci, et une relecture coup de cœur; 6 ouvrages lus au total.

* Mes lectures *

* Streets of San Francisco, l'histoire du rock dans la Bay Area, d'Arnaud Devillard et Olivier Bousquet.
Sympathique dépaysement avec ce document qui peut servir de guide touristique pour les fans de rock des années 60/70.

* Méto, tome 1, d'Yves Grevet.
Le début prometteur d'une trilogie très mystérieuse !

* Sans mon ombre, d'Edmonde Permingeat.
Découverte d'un style atypique avec cette histoire sombre à l'humour caustique.

* Geisha, d'Arthur Golden.
Relecture que j'ai fait durer tant j'aime être transportée avec cette histoire coup de cœur !

* Entre les murs, François Bégaudeau.
Là aussi j'ai découvert un style atypique, tellement que je n'ai pas vraiment su que penser de cette lecture...

* Méto, tome 2, d'Yves Grevet.
Le mois s'est terminé avec le second tome de cette trilogie qui attise vraiment la curiosité.
  
* Évolution de la pal *


Je ne le dirai jamais assez: les vide-greniers sont les grands ennemis des Piles A Lire. ^^ La preuve: + 16 livres dans la bibliothèque...
Le pire, c'est que j'ai encore envie d'en acheter.

Cadeau: Cinq semaines en ballon, de Jules Verne.

Prêt: Méto, tome 2: l'île, d'Yves Grevet, lu dans le mois.

Achats: Iskari, tome 1: Asha, tueuse de dragons, de Kristen Ciccarelli, reçu dans la box Mille et un Livres d'avril; Alice au Pays des Merveilles, de Lewis Carroll; Les liaisons dangereuses, de Chanderlos de Laclos; Les pionniers du bout du monde, de Tamara McKinley; Wild, de Cheryl Strayed; Fleur de neige, de Lisa See; American psycho, de Bret Easton Ellis; La ballade de la balle élastique, de Stephen King; Tobie Lolness, tome 1: la vie suspendue, de Timothée de Fombelle; La drôle de vie de Zelda Zonk, de Laurence Peyrin; Divergente, tome 3, de Veronica Roth; Ici et maintenant, d'Ann Brashares; Les apparences, de Gillian Flynn; et Les visages, de Jesse Kellerman.

Vous pouvez retrouver les résumés de ces livres dans les articles suivants:
  
* Quoi d'autre ? *

Le roman Sur la Route, de Jack Kerouac, est mentionné dans Streets of San Francisco.
*
Et dans Sur mon ombre, c'est notre cher sorcier à lunettes, Harry Potter, qui fait son apparition.
*
Vous pouvez retrouver l'unboxing de la box d'avril de Mille et un Livres: ici. Je rappelle que le thème était "Dragons".
*
Côté films, j'ai vu ce mois-ci:
- Les figures de l'ombre, réalisé par Theodore Melfi d'après le livre Hidden figures, de Margot Lee Shetterly.
- Bridget Jones baby, de Sharon Maguire; rappelons que l'auteure de la saga Bridget Jones, Helen Fielding, a sorti l'ouvrage Bridget Jones baby: le journal après le film.
- Réparer les vivants, réalisé par Katell Quillévéré, d'après le roman du même nom de Maylis de Kerangal.
- Watchmen, les gardiens, de Zack Snyder, d'après les comics d'Alan Moore et Dave Gibbons.
- Hook, ou la revanche du capitaine Crochet, de Steven Spielberg, inspiré du Peter Pan de J.M. Barrie (je crois que je ne me lasserai jamais de visionner ce film).
- Captain America: civil war, de Joe et Anthony Russo, d'après la série de comics de Mark Millar.
- Amour, orgueil et préjugés, de David Winning, reprenant les personnages du roman Orgueil et Préjugé de Jane Austen et adaptation de l'austenerie Darcy, what else ? de Teri Wilson.
- Mariage, orgueil et préjugés, de Steven R. Monroe, suite du précédent film.
- Les 4 Fantastiques, de Josh Trank, d'après la série de comics Fantastic Four créée par Stan Lee et Jack Kirby.


Voilà tout, je vous souhaite un excellent mois de mai ! ;)


Suzy B.