jeudi 31 août 2017

PAL +4


Pile A Lire +4

Du nouveau en ces derniers jours du mois.

J'ai reçu de jolies petites choses en cette fin Août.


Prêt

* Salem, de Stephen King
Résumé: Le Maine, 1970. Ben Mears revient à Salem s'installer à Marsten House, inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt-cinq ans auparavant. Mais très vite, il devra se rendre à l'évidence: il se passe des choses étranges dans cette petite bourgade. Un chien est immolé, un enfant disparaît, et l'horreur s'infiltre, s'étend, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem.

Ce roman va me faire découvrir le côté "pavés" de l'auteur et il se peut que je frissonne beaucoup aussi... J'ai hâte ! Et merci David de me l'avoir envoyé !


Services-Presses
 
* Protection Très Rapprochée, d'Alexandra Lanoix
A paraître le 02 Octobre 2017
Résumé: Jessy n'est pas une femme comme les autres, c'est ancien agent du MI-5. Après la mort de son mari, elle décide de se reconvertir en garde du corps avec l'aide de son amie, Susan, avec qui elle est associée. Pendant des vacances entres filles à Miami, elle va sauver un bel inconnu qui n'est autre que l'homme d'affaires passionné d'écologie, Callum Blake. Celui-ci lui demande son aide, car ce n'est pas la première fois qu'on essaye de l'éliminer à cause de son invention révolutionnaire qui peut bouleverser l'horizon économique. Jessy accepte, mais elle sait que sa mission ne sera pas de tout repos, car elle est indéniablement attirée par son client. Sa règle numéro un est de ne jamais fréquenter les personnes qu'elle protège. Pourtant...

Je remercie l'auteure qui me fait une fois de plus confiance et me permet de découvrir son prochain roman, le résumé me tente beaucoup et j'adore le fait que soit mise en avant une femme garde du corps, c'est rare !

*****

* Max et la Grande Illusion, d'Emanuel Bergmann
A paraître le 07 Septembre 2017
Résumé: Audacieux et original, un premier roman qui nous entraîne dans un voyage rocambolesque, du Prague des années 30 au Los Angeles de nos jours. Histoire d'une amitié improbable entre un enfant aux rêves plein la tête et un vieil homme perdu, une oeuvre lumineuse, pleine d'émotion, de drôlerie et d'une irrésistible tendresse.

J'ai reçu cet ouvrage grâce à une Masse Critique Privilégiée de Babelio, et ça m'a l'air vraiment sympa !

Achat

* La Fille du Train, de Paula Hawkins
Résumé: Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre: Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...

Quand j'ai trouvé ce roman d'occasion, je n'ai pas hésité un instant à l'acheter: il était dans ma liste d'envies !



Il me tarde de lire tous ces livres, ils me promettent de jolies sensations !



Suzy B.

 
 

Peter Pan


Peter Pan
Titre original: "Peter Pan; or, the Boy Who Wouldn't Grow Up"
Auteur: James Matthew Barrie
Editeur: Le Livre de Poche Jeunesse
Traduit de l'anglais par: Michel Laporte
Nombre de pages: 251

* Quatrième de Couverture *

Wendy, John et Michael n'auraient jamais imaginé qu'ils pouvaient voler. Ni qu'ils s'en iraient au Pays Imaginaire affronter les Indiens et les Pirates du redoutable Capitaine Crochet. Seulement, un beau soir, Peter Pan a fait irruption dans leur vie tranquille. Et pour visiter le Pays Imaginaire, rien n'est plus simple: il suffit de bien connaître Peter Pan, et de posséder quelques grains de poussière de fées.
 
* Mon Avis *

Quelles aventures incroyables nous offre J.M. Barrie !

"Tous les enfants, excepté un, grandissent"; par cette phrase qui débute le récit, nous comprenons que nous allons faire la connaissance d'un petit garçon pas comme les autres: Peter Pan, voué à une enfance éternelle - car il refuse de grandir - avec ce qu'elle contient de joie, de naïveté, de jeux, mais aussi de déconvenues vite oubliées. C'est en entrant dans la chambre des enfants Darling que tout commence; en compagnie de Clochette, une fée impertinente, Peter recherche son ombre. Réveillant Wendy par inadvertance, il finit par l'emmener en compagnie de ses frères John et Michael au Pays Imaginaire, où il vont vivre aux côtés des Enfants Perdus des évènements stupéfiants à la découverte des farouches sirènes, des fiers Indiens et des sombres Pirates menés par James - Jas - Crochet, qui voue une haine inestimable à Peter et veut sa mort. Ce qui va les mener à des batailles effrayantes et sanglantes.

Il est des histoires faites pour durer un temps dans les esprits et terminer oubliées, et il y a celles vouées à devenir des légendes. "Peter Pan" est de cette seconde catégorie. Qui ne connaît pas l'histoire de ce petit garçon refusant de grandir ?!
Dès les premières lignes, l'on ressent toute la fantaisie que l'auteur apporte à ses mots. Avec humour et naïveté, il nous présente ce conte touchant qui met l'imagination à l'honneur. Peu importe notre âge, c'est la tendresse enfantine enfouie au fond de notre âme qui s'éveille en la présence de ce Peter Pan si charismatique. Petit garçon à la recherche d'une mère pour lui raconter des histoires, il émane de lui autant de courage, de bonheur, d'enchantement, d'euphorie même, que de nostalgie intense. Cette histoire est profonde, cet enfant est fantasque et se donne des airs, il oublie nombre de choses très vite, mais jamais, son besoin maternel - qu'il a transformé en dégoût pour ne pas en faire une faiblesse - ne le quitte, jamais il n'oublie qu'il s'est senti trahi par sa mère. Ce manque de confiance ressemblant à un sentiment d'insécurité l'isole des autres, on le sent seul même lorsqu'il est entouré.
 Cet enfant s'est forgé tout seul en compagnie de fées aux caractères plutôt instables, il a par conséquent beaucoup de défauts: il ne sait pas vraiment faire la différence entre le bien et le mal, prend forcément tout pour un jeu - on pourrait presque dire qu'il vit en faisant semblant de vivre -, ne ressent pas le danger et a tendance à être égocentrique (bon, d'accord, ce n'est pas seulement une tendance: il l'est en permanence): "Ce que je suis habile !", aime-t-il se vanter, même lorsque les prouesses et les idées ne viennent pas de lui. Mais malgré cela, il est impossible de ne pas l'aimer, impensable de ne pas lui pardonner chacun de ses travers, on est envoûté. Comment James Matthew Barrie a réussi à nous aimanter à un tel point à son héros ?, je ne le sais pas, mais il l'a fait, et habilement.

Depuis toujours cette histoire me plaît, j'ai vu beaucoup de ses adaptations et ai souvent été séduite; le roman, que je n'avais encore jamais lu (et je le regrette, j'aurai adoré connaître mon ressenti d'enfant afin de pouvoir le comparer à celui d'aujourd'hui), ne déroge pas à la règle: je suis enchantée de l'avoir enfin lu. Il nous fait percevoir tout un tas d'émotions, de manières aussi amoureuses, amicales, que maternelles, c'est un émerveillement.
 
* Parlons Couverture *

Cette illustration est l'oeuvre d'Olivier-Marc Nadel. Et elle est sublime ! Il a réussi à représenter cette innocence mêlée d'effronterie qui font Peter Pan. Le garçon est décrit par Barrie comme étant assez jeune pour avoir encore ses dents de lait, et on le croit aisément en contemplant cette couverture.



Citations:

* Les enfants vivent les aventures les plus étranges sans en être troublés.

* Les étoiles sont très jolies mais elles ne peuvent prendre part à aucune action; elles se contentent de regarder sans fin. C'est une punition qu'on leur a imposée pour quelque chose qu'elles ont fait il y a si longtemps qu'elles-mêmes ne se rappellent plus ce que c'était. Les plus âgées ont un regard qui a pâli et parlent rarement (le clignotement est le langage des étoiles) mais les plus petites sont encore capables de s'étonner.

* - Tu vois, Wendy, quand le premier bébé a ri pour la première fois, son rire s'est brisé en mille morceaux qui se sont tous mis à sauter de-ci de-là. Ce fut le début des fées.

* "La seconde à droite puis tout droit jusqu'au matin !"

* Clochette n'était pas totalement mauvaise ou, plutôt, elle était totalement mauvaise à ce moment-là tandis qu'à d'autres, elle était entièrement bonne. Les fées doivent être une chose ou l'autre: elles sont si petites qu'elles ne peuvent malheureusement héberger qu'un sentiment à la fois. Elles ont le droit de changer mais il faut que ce soit un changement complet.

* N'importe quel enfant réagit de la même façon la première fois qu'il est traité injustement. Quand il vient à vous plein de bons sentiments, tout ce qu'il pense c'est qu'il a droit à de l'équité. Une fois que vous aurez été injuste avec lui, il continuera de vous aimer mais ce sera plus jamais le même garçon.

* "Mourir sera une terriblement grande aventure."

* Sur le chemin de la vie, il nous arrive à tous des choses étranges auxquelles nous ne prêtons pas attention sur le moment.



Suzy B.

  

mercredi 30 août 2017

La Mémoire des Embruns


La Mémoire des Embruns
Titre original: "The Lightkeeper's Wife"
Auteure: Karen Viggers
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais (Australie) par: Isabelle Chapman
Nombre de pages: 571

* Quatrième de Couverture *

Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Entre souvenirs et regrets, Mary retrouve la terre aimée pour tenter de réparer ses erreurs. Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
Une femme au crépuscule de sa vie, un homme incapable de savourer pleinement la sienne, une bouleversante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.
Un roman envoûtant, promesse d'évasion et d'émotion.
 
* Mon Avis *

Très joli roman sur le destin d'une femme et de sa famille.

Hantée par un secret, Mary décide d'aller vivre les derniers jours de sa vie sur l'île Bruny, loin des membres de sa famille et de ses remords, et va rendre hommage à Jack, son défunt mari, ancien gardien du phare. Sur place, elle va être assaillie par les souvenirs et l'on va découvrir comment, jeune fille, ses parents l'ont envoyée vivre loin de la ville, chez son oncle et sa tante, pour l'écarter d'un prétendant à leurs yeux indésirable. Les enfants de Mary ne sont pas tous du même avis concernant l'état de santé de leur mère et son "exil" soudain. Mais Tom, l'un de ses fils, comprend son besoin de solitude et, de son côté, va essayer de sortir de la torpeur routinière dans laquelle il s'est plongé depuis son retour d'un hivernage en Antarctique qui a été la cause de son divorce.

Ce roman traite de long en large plusieurs sujets clés de la vie: les relations amoureuses, familiales, la poursuite de ses envies, de ses rêves, les regrets, la mort... En approfondissant les personnages de Mary et de son fils Tom, l'auteure nous livre un roman intéressant, émouvant et sincère. L'amour sous toutes ses formes est étudié avec finesse et justesse, la tromperie également, et surtout les attentes des protagonistes.C'est un roman complet ne relatant pas seulement l'histoire d'une existence, mais celle de plusieurs générations, et où chaque personnages - principaux comme secondaires - ont une importance, un rôle à jouer dans le bonheur et le malheur des autres, et parviennent à attiser notre curiosité. Mary est une vieille femme qui a beaucoup donné et se retrouve lasse de la vie: elle sent que son heure est venue, et alors que sa fille Jan veut l'envoyer en maison de retraite, elle n'aspire qu'à mourir en toute tranquillité et liberté. Ce point de l'histoire pose une question intéressante sur les dernières attentes des êtres humains. Quant à Tom, c'est un homme meurtri qui ne s'est toujours par remis, presque dix ans après, de sa rupture. Je me suis un peu identifiée à cet homme solitaire bien que son comportement paraît parfois étrange. Sa rencontre avec Emma va le faire évoluer, mais cette jeune femme est plutôt du genre destructrice et égoïste, je ne l'ai pas appréciée un seul instant.
La plume de l'auteure est plutôt classique, elle raconte les faits d'une manière somme toute assez simple, mais il y a quelques longueurs; ce n'est pas une histoire très active puisqu'elle se déroule principalement dans les souvenirs des héros et j'ai parfois eu l'impression de répétitions. Le récit tourne autour d'un secret qui est rarement évoqué, si ce n'est pas la présence indésirable d'une lettre. Ceci dit, j'avais deviné son contenu dès les premières pages.

L'intrigue est installée au coeur d'un environnement superbement décrit (j'ai rarement lu de si belles descriptions): la Tasmanie et l'Antarctique (un endroit qui m'attire énormément) sont fascinants à découvrir par les yeux des protagonistes. L'auteure connaît les lieux qu'elle expose (elle a d'ailleurs fait des campagnes au Pôle Sud - la réponse à tant de détails -, et vit en Australie) et cela se ressent vivement; tout comme l'on comprend que le métier de vétérinaire qu'exerce Karen Viggers quand elle n'écrit pas est très important pour elle: le récit est parsemé de la présence d'animaux et de descriptions relatant leurs rapports à l'être humain. Tous ces détails m'ont beaucoup plu, j'ai vraiment pu être immergée dans ma lecture (jusqu'à en rêver la nuit) grâce à cela.

C'est un bien beau roman, donc. Je ne suis pas certaine d'en garder un souvenir durable mais je l'ai trouvé aussi intéressant dans ses détails que ses grandes lignes.
 
* Parlons Couverture *

Susan Fox est une photographe spécialisée dans les couvertures de livres. Elle compte beaucoup de photos historiques à son actif, mais ses oeuvres contemporaines sont aussi agréables à regarder. Cette photographie d'un phare, endroit central du roman de Karen Viggers, possède de très belles couleurs, j'aime beaucoup.



Citations:

* Jeune, on pense que l'existence n'a pas de fin. Et, quand la vie vous rattrape au tournant, on regrette de ne pas avoir mieux utilisé son temps. Pourtant, à ne jamais perdre la perception du temps qui passe - en quête d'intensité existentielle -, on risque de passer à côté du sens de la vie.

* - [...] quand on a trop d'espace et trop de temps, le danger est de se perdre soi-même.

* Je n'ai pas eu le courage de vivre, par crainte de nouvelles blessures. Quand la confiance est brisée, il est difficile de la retrouver.

* Le chagrin a parfois la puissance dévastatrice d'un tsunami - ça enfle, gonfle, se dresse à une hauteur phénoménale pour vous submerger en emportant tout sur son passage. Vous avez beau vous débattre, cette force impitoyable vous maintient sous la surface.

* - [...] Voilà ce que je suis: un arbre sans racines. A la moindre bourrasque, je tombe.
- C'est peut-être une bonne chose, au fond.
- Que veux-tu dire ?
- En perdant ses racines, on se libère.



Suzy B.

  

lundi 28 août 2017

Coriolan


Coriolan
Titre original: "Coriolanus"
Auteur: William Shakespeare
Editeur: RBA France
Traduit par: François-Victor Hugo
Nombre de pages: 239

* Résumé *

Dernière tragédie de Shakespeare, cette oeuvre est également l'ultime pièce romaine qu'il écrit à la suite de "Titus Andronicus", "Jules César" et "Antoine et Cléopâtre". Inspirée de la vie de l'homme d'Etat et général romain Coriolan Caïus Marcius, cette pièce dont l'intrigue - tirée de Plutarque - se situe aux tous débuts de la République romaine, conserve aujourd'hui, dans nos démocraties en souffrance, une extraordinaire actualité.
Outre l'introduction de François-Victor Hugo, vous trouverez dans ce huitième volume des oeuvres complètes de Shakespeare, une préface de François Laroque, professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle-Paris 3.
 
* Mon Avis *

Cette dernière tragédie mise en scène par Shakespeare est passionnante !

Caïus Marcius est un homme de guerre qui, poussé depuis toujours par sa mère Volumnie à vaincre et revenir honoré des batailles, a acquis une ambition vaste et un orgueil démesuré. En revenant d'une bataille contre les Volsques où, à lui seul, il a pris la ville de Corioles qui lui vaudra son nouveau nom de Coriolan, il souhaite devenir Consul. Seulement, pour cela, il doit obtenir les voix du menu peuple qu'il dénigre. A la suite d'une dispute avec Coriolan, amers de sa fierté, les tribuns et les citoyens l'incrimine alors de trahison et le bannissent de Rome. Tout à sa fureur et empli de vengeance, celui-ci se rend alors trouver Tullus Aufidius, son ennemi de toujours, général des Volsques, avec lequel il a l'intention de s'allier pour marcher sur Rome et la faire tomber.

En reprenant le récit de Plutarque, William Shakespeare construit une pièce vraiment captivante. Les accents politiques sont très présents puisque tout commence par une rébellion des citoyens, las de subir la famine que leurs dirigeants leur impose alors que ces derniers vivent dans l'opulence. La tension entre la noblesse et son contraire se fait alors ressentir tout au long du récit. On comprend dès le début que Caïus Marcius Coriolan est la bête noire du peuple, ils veulent sa mort et ne se font pas prier pour le bannir quand l'occasion se présente; discriminé chez Plutarque, il est ici un anti-héros que l'on arrive pourtant à apprécier: son amour envers sa famille et sa loyauté envers ses amis en feraient un homme admirable s'il n'était pas tant rongé de fierté. On le voit ainsi dédaigner les citoyens avec un tel mépris qu'on ne sait plus qu'éprouver à son encontre. Et c'est ce qui fait la force de cette oeuvre: ce changement constant de notre humeur à l'égard de Coriolan, qu'on aime autant qu'on le déteste.
François-Victor Hugo inscrit cette oeuvre en premier volume de la section "La Famille" des oeuvres complètes de Shakespeare. En effet, les liens familiaux, l'amour filial surtout est au centre de cette histoire. Coriolan est enfant de nobles, son comportement résulte de son éducation et de l'amour qu'il porte à sa mère ambitieuse, matrone romaine dans toute sa splendeur.

Cette pièce n'est pas en tout point fidèle au récit de Plutarque et, dans ses notes, François-Victor Hugo nous permet de constater ces différences (ce que j'ai trouvé très intéressant), Shakespeare propose une vision parfois différente du personnage principal qui en fait une tragédie fascinante. J'ai adoré !



Citations:

* Ménénius - [...] une ortie ne s'appellera jamais qu'ortie, et le défaut d'un sot une sottise.

* Deuxième officier - [...] il y a nombre de grands personnages qui ont flatté le peuple et ne l'ont jamais aimé; et il en est d'autres que le peuple a aimés sans savoir pourquoi. Or, si le peuple aime sans savoir pourquoi, il peut haïr sans meilleur motif. Donc, en ne se souciant ni de sa haine ni de son amour, Coriolan prouve qu'il connaît à fond sa disposition, et il le lui fait bien voir par sa noble indifférence.



Suzy B.

   

samedi 26 août 2017

Coup de Foudre à Austenland


Coup de Foudre à Austenland
Titre original: "Austenland"
Auteure: Shannon Hale
Editeur: Pocket
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Julia Taylor
Nombre de pages: 262

* Quatrième de Couverture *

Jane Hayes, 33 ans, est une jeune femme parfaitement normale et équilibrée... Ou du moins le serait-elle, sans l'adaptation par la BBC d'Orgueil et Préjugés qui a viré chez elle à l'obsession et réduit sa vie sentimentale à néant. En effet, quel homme au monde pourrait soutenir la comparaison avec Mr Darcy, joué par Colin Firth ? Et quand une parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembrook Park, un manoir anglais où des clientes fortunées vivent dans la peau des héroïnes de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réels pour son bien...
 
* Mon Avis *

Après un début mitigé, j'ai savouré ce roman avec plaisir.

Jane Hayes est une janéite confirmée: elle a lu tous les romans de Jane Austen et vu un nombre incalculable de fois l'adaptation de la BBC de "Orgueil et Préjugés", version 1995. Amoureuse de Mr Darcy depuis qu'elle l'a vu sortir de ce lac avec sa chemise mouillée (hum, vous voyez ce que je veux dire mesdames, non ?), elle comprend que cette addiction est néfaste pour sa vie sentimentale: en effet, elle enchaîne les déconvenues amoureuses et à tendance à comparer les manières de ses petits-amis avec celles du célèbre héros austenien. A la mort de sa tante Carolyn, qui était au courant de son obsession, Jane découvre que celle-ci lui a légué un séjour de trois semaines à Pembrook Park, lieu où les fantasmes prennent vie et où il est possible d'évoluer comme à l'époque de la Régence, en compagnie de séduisant hommes attentionnés. C'est l'occasion idéale pour Jane de vivre réellement son rêve, afin de pouvoir ensuite mieux lui dire adieu et de revenir à la réalité de sa vie new-yorkaise.

J'ai beaucoup aimé ce roman, mais je dois avouer que le début de ma lecture n'était pas prometteur...
Après un prologue tout en humour, on découvre avec un sérieux soudain une héroïne à laquelle nombre d'admiratrices de Jane Austen pourront s'identifier. Seulement voilà, cette Jane Hayes a honte de son fantasme (elle cache son coffret DVD d'Orgueil et Préjugés afin qu'un visiteur de passage ne tombe pas dessus par hasard) ! J'ai trouvé dommage que l'héroïne soit embarrassée d'aimer cette adaptation... mais c'est en grande partie cette manière de penser qui va faire tout le roman puisque, au moment où elle est enfin décidée à faire une croix sur l'illusion qu'est Mr Darcy, elle reçoit le cadeau de sa tante. Elle va donc être "obligée", en quelque sorte, d'aller passer son séjour en Angleterre sans l'entrain que, quelques semaines plus tôt, elle aurait pu avoir. Durant le roman, l'héroïne va donc balancer entre deux volontés: celle de jouer le jeu et de se prendre pour une jeune femme du XIXe siècle, et celle de rentrer chez elle avant la fin du séjour.

J'ai fini par apprécier l'histoire, qui est joliment présentée avec un décor détaillé, des tenues et des activités tout autant, et cette idée principale bien pensée - la réflexion en est vraiment intéressante. Nous avons tous des rêves, peut importe qu'ils soient logiques ou non, mais quand arrive la possibilité de les réaliser, il se peut que nous soyons déçus; le fantasme de Jane lui fait autant de bien que de mal, il est bien qu'elle réagisse et veuille tourner la page, mais la peur de se lancer dans une "nouvelle vie", une réalité plus ancrée, la ronge. Et une fois sur place, il va être compliqué pour elle de s'y retrouver entre jeu et réalité, puisqu'elle aura affaire à d'autres personnes réelles, qui jouent un jeu (je ne suis pas certaine d'être des plus compréhensive là...). De là, elle ne saura plus comment reconnaître la sincérité d'un tel ou d'un autre. Et elle se perd tout bonnement dans son rêve.

Le roman est donc très réaliste, Jane est sincère envers elle-même, le rendu est captivant. L'humour qui parsème ces pages est vraiment plaisant et les personnages, parfois caricaturés (dont un Mr Nobley taciturne à souhait) font la part belle aux héros de Jane Austen.

Entre humour, méditation sur la vie et ses fantasmes, et romance, Shannon Hale nous offre un roman agréable.
 
* Parlons Couverture *

Delphine Dupuy nous présente une couverture rafraîchissante et charmante, je l'adore ! Les couleurs et les miniatures me plaisent beaucoup.



Suzy B.

  

mercredi 23 août 2017

Carrie


Carrie
Titre original: "Carrie"
Auteur: Stephen King
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Henri Robillot
Nombre de pages: 282

* Quatrième de Couverture *

Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire: elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté... Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau ! Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c'est compter sans la mesquinerie des autres élèves. Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?
 
* Mon Avis *

Pour son premier roman, Stephen King effectue un joli travail avec cette histoire fascinante.

Carrie est une adolescente qui a toujours subie les moqueries des autres à l'école, à cause de son physique, de son comportement parfois, et de sa mère aussi. Cette dernière est une fanatique du culte religieux, vivant pour Dieu et luttant contre le démon qui, pour elle, habite le corps de sa fille, qu'elle pousse à prier des heures durant enfermée dans un placard. Il faut dire que depuis sa naissance, Carrie est environnée d'évènements inexplicables - biberon en lévitation, meubles qui bougent sans qu'on ne les touche, soudaine pluie de glace et de pierres, battes de baseball qui s'effondrent au sol... - et pour cause: la jeune fille est douée d'un pouvoir de télékinésie. Plus le temps passe et plus les capacités exceptionnelles de Carrie se développent. Quand la moquerie de trop, l'humiliation de trop survient, cela ne peut tourner que au drame.

L'on connaît (presque) tous la scène mythique de ce roman: Carrie recouverte de la tête aux pieds de sang, dans sa jolie robe de bal (et c'est d'ailleurs la seule chose que je connaissais de l'histoire avant de la lire). Dès les premières pages, l'on comprend justement que c'est à une histoire sanglante que nous avons affaire, mais ce n'est pas pour autant horrifique, loin de là. Nous découvrons un récit qui mêle le fantastique à une histoire profondément triste. La jeune Carrie est un personnage auquel je me suis tout de suite attachée; le fait qu'elle soit victime d'une mère autoritaire et extrémiste, et de harcèlement scolaire, du dégoût et du rire des autres à son encontre, nous pousse vraiment à la plaindre. Quand une éclaircie apparaît dans cette noirceur qu'est son existence, elle l'accueille avec un plaisir qu'elle n'a jamais connu jusque là, et c'est ce qui rend sa chute d'autant plus rude.

Le harcèlement est un thème qui m'intéresse toujours dans la littérature. Ici, Carrie fait l'objet d'une véritable haine, pour la seule raison qu'un jour on s'est moqué d'elle et que cela lui est resté collé à la peau. Par habitude, par une naïve cruauté adolescente, les élèves continuent de rire d'elle et trouvent toujours des raisons de le faire. Certains se laissent entraîner pour être bien vus, d'autres se laissent porter par les rires et font de même, et cette terrible réalité est fidèlement retranscrite.

Rapidement, l'auteur nous révèle ce qui doit se passer à la fin de l'histoire, et les détails nous sont ensuite apportés au fur et à mesure: l'enfance de Carrie, les scènes marquantes de sa vie, les déplacements et pensées des personnages secondaires, ou encore des rapports d'enquêtes et témoignages concernant la catastrophe finale du roman, entrecoupent donc le déroulement des faits. Et j'ai beaucoup aimé que l'on sache donc tout de suite ce qui nous attends, en comprenant le pourquoi mais pas le comment.
Ce livre, divisé en trois parties, n'est pas chapitré. Souvent, cela me gêne un peu, mais pas avec Stephen King ! Cet auteur arrive toujours à me captiver, et les différents paragraphes ont, pour moi, lieu de chapitrage.

En dernier point se pose une question très intéressante concernant les personnes dotées du gène TK, qui est à l'origine des capacités télékinésiques, et s'il faut les contrôler et dans quelles mesures. La peur, instinct primaire de l'être humain, est alors bien décrite et laisse présager à quelle affreuse nouvelle "chasse aux sorcières" cela pourrait aboutir.

Ce roman m'a beaucoup plu, son thème fort et le côté fantastique m'ont fascinée.
 
* Parlons Couverture *

Cette photographie fait assez film d'horreur à la "Exorciste" je trouve et, comme je l'ai écrit plus haut: ce n'est pas un roman d'horreur (ou, du moins, pas comme moi je l'entends, en tout cas). Et en même temps je trouve que ça correspond quand même plutôt bien à "Carrie" (contradictoire, moi ? Toujours !). J'aime beaucoup l'ambiance qui ressort de cette couverture et la coloration apportées grâce aux lumières.



Citation:

* Le temps passait. Quelle importance ? Macbeth a tué le sommeil et Carrie a tué le temps.



Suzy B.

   

samedi 19 août 2017

A l'Ombre d'une Lady


A l'Ombre d'une Lady
Titre original: "Lady Maybe"
Auteure: Julie Klassen
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Agnès Jaubert
Nombre de pages: 543

* Quatrième de Couverture *

Ne supportant plus les infidélités de sa femme, Lord Mayfield décide d'emmener son épouse et sa dame de compagnie, Hannah, à la campagne. Mais lors du voyage, la voiture sombre dans un ravin, n'épargnant que deux personnes. Lorsque Hannah reprend conscience, tout le monde s'obstine à l'appeler Lady Mayfield. Si la jeune femme ne se souviens de rien les premiers jours, elle recouvre peu à peu la mémoire et s'apprête à rétablir la vérité. Mais elle en est empêchée par Lord Mayfield qui semble prendre un malin plaisir à jouer cette comédie. Et si la vie offrait à Hannah une chance de vivre enfin avec l'homme qu'elle a toujours admiré de loin ?
 
* Mon Avis *

"A l'Ombre d'une Lady" n'est pas tout à fait le roman que j'attendais, mais j'ai tout de même bien aimé.

Alors que Marianna Mayfield entretient une relation extra-conjugale de longue date, son mari prend la décision de fuir Bath (et l'amant qui y vit) avec elle et de disparaître sans lui révéler où il l'emmène. Hannah Rogers, ancienne dame de compagnie de Lady Mayfield, accepte avec réticence de faire partie du voyage, mais l'idée d'un revenu élevé qui lui permettrait enfin de subvenir aux besoins de son fils la persuade. Tandis qu'ils approchent de la nouvelle demeure, dans le Devon, un orage éclate et la voiture sort de la route, se retrouvant précipitée en bas de falaises surplombant la mer. Seuls John Mayfield et Hannah sont retrouvés en vie, grièvement blessés. Si le premier reste longtemps inconscient, la jeune femme reprend peu à peu conscience et se retrouve entourée d'un médecin et de son épouse, ainsi que de domestiques qui, tous, l'appellent Lady Mayfield. Sa commotion l'empêche d'abord de se souvenir qu'elle n'est pas cette femme, mais quand ses souvenirs réapparaissent, elle ne leur révèle pas la vérité: convaincue par les circonstances particulières qu'elle vit de continuer la mascarade. Mensonge dans lequel va s'inclure John Mayfield à son réveil pour une raison que la jeune femme ne parvient pas à déterminer.

 J'ai acheté ce roman grâce à cette simple phrase d'accroche: "Les fans de Jane Austen et de Jane Eyre adoreront". Oui, je suis influençable... En lisant le résumé, je me suis donc fait une idée assez précise de ce que j'y retrouverais: de l'humour et de la légèreté à la Jane Austen, et une intrigue aux démêlés sombres, à la Jane Eyre. Si je reconnais les inspirations que l'on retrouve dans la plume de l'auteure, elles sont tout de même d'une moindre mesure et on est plus face à une romance sérieuse qu'autre chose. Si je suis un peu déçue de ne pas avoir lu un roman plus léger, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même: avant même de commencer ce livre j'avais déjà écrit toute l'histoire dans ma tête, ce qui n'est jamais une bonne chose à faire ! Ca m'apprendra à me faire trop d'idées.

Dans un contexte historique très bien décrit, Julie Klassen nous présente des personnages dont on comprend rapidement le caractère. L'histoire est originale et captivante, les enjeux pour l'héroïne sont importants et l'on accepte ses prises de décisions. J'ai beaucoup aimé que soit à l'honneur une mère ayant eu son enfant hors mariage, situation qui était très mal vue dans la société à l'époque. Pour son fils, Hannah est prête à tout et s'enfonce donc dans le mensonge; à partir de là, elle trouve toujours une raison pour ne pas révéler la vérité. Les protagonistes masculins et secondaires sont aussi bien travaillés. Je ne suis, par contre, pas une grande fan du triangle amoureux qu'il nous est donné de suivre - j'ai trouvé que cela ajoutait des lourdeurs et rendait l'héroïne inconstante -, mais le fait est que cela ajoute une certaine tension et que l'on ne sait jamais vers qui Hannah va se tourner, rendant cette histoire intrigante.

La plume de l'auteure est sympathique et ce récit est réussi.
 
* Parlons Couverture *

Lee Avison est connu pour ses très belles photographies qui servent souvent à illustrer les romans historiques ("J'ai Lu pour Elle" est un client récurrent, Barbara Cartland, Juliette Benzoni, Mary Balogh, Eloisa James et Amanda Grange sont quelques uns des noms, entre autres, qu'on peut aussi lui associer). Et cette photo reste dans la lignée de ses oeuvres, elle est très jolie.



Suzy B.

  

vendredi 18 août 2017

Orange, volume 5


Orange,
volume 5
Titre original: "Orenji"
Mangaka: Ichigo Takano
Editeur: Editions Akata
Traduit par: Chiharu Chujo
Nombre de pages: 238

* Quatrième de Couverture *

La nouvelle année approche... Mais pour Naho et ses amis, cela signifie aussi une chose: la date fatidique du terrible choix de Kakeru arrive également. Pourront-ils aider leur ami et lui éviter le pire des futurs ? Mais qu'adviendra-t-il dans tout ça, de l'amour de Suwa ? Rien n'est vraiment sûr, et c'est le coeur lourd et inquiet que Naho envisage les semaines qui viennent... L'inévitable pourra-t-il être évité ?
 
* Mon Avis *

Je referme ce dernier tome, émue aux larmes.

Malgré les indications de la lettre, il arrive que les choses ne puissent pas être changées. Naho fait tout pour que la dispute prévue par son "moi" du futur, en ce 31 décembre entre Kakeru et elle, n'éclate pas, mais elle a tout de même lieu. Après cela, et malgré les efforts de la jeune fille et ses tentatives de dialogue, Kakeru l'évite. Les semaines passent et la date fatidique de la mort du jeune homme approche; ses amis font tout pour le rendre heureux mais, comme on peut le lire dans le manga, il ne suffit pas de changer les évènements, c'est le coeur de Kakeru qui doit retrouver la joie de vivre.

Ce tome final est très émouvant, je n'ai pas seulement eu les larmes aux yeux: j'ai pleuré. Agrémenté d'un peu de légèreté grâce à l'humour savoureux de certains personnages, le sujet toujours lourd est brillamment interprété. Vivre avec des regrets, le poids de la mort d'un proche sur la conscience, est l'une des choses les plus compliquée à gérer de notre humanité, et ce manga reproduit avec sincérité ce cas de conscience.
Ce récit décortique l'amitié d'une manière extrêmement touchante, la timidité du premier amour également, et il est très beau de voir les liens que partagent les héros, c'est la force même de cette histoire.
Pour clôturer la saga, on revoit souvent les membres du futur et c'est l'occasion d'avoir la réponse finale concernant l'envoi des lettres. On prend aussi connaissance de l'existence qu'à connu le Kakeru qui a perdu la vie il y a dix ans et ce qui l'a poussé à faire certains choix, j'ai trouvé cela intéressant.

Cette fin est tout à fait celle qu'il fallait et je dois avouer que lorsque j'ai appris, il y a quelques jours, qu'un sixième tome était paru au Japon (et sera donc certainement traduit ici), j'ai trouvé cela fort dommage car la saga est parfaite telle qu'elle est. Ceci dit, il semblerait que ce nouveau volume reprenne, non pas la suite de l'histoire comme je l'ai redouté, mais toute l'aventure du point de vue de Suwa. Ce n'est pas indispensable, on connait déjà globalement sa manière de voir les choses (on a bien compris que c'était du marketing...), mais bon, je pense que lorsque ça sortira en France je me laisserai tenter. On verra...

Beaucoup de détails sont apportés à l'aventure et j'ai maintenant l'impression que Naho, Suwa, Kakeru, Hagita, Azu et Takako font partie de ma vie. Ce manga porte un magnifique message d'espoir malgré sa tristesse, et il nous aide à ne plus songer aux remords qui hantent nos vies, mais à vivre pleinement notre existence.

Petit bonus: nous découvrons le chapitre final de "Un Printemps dans les Etoiles".
 
* Parlons Couverture *

Les couvertures de cette saga sont toutes sublimes, je l'ai assez répété dans chacun de mes avis. Mais avec celles des volumes 1 et 2 , celle-ci fait partie de mes préférées. Elle est peut-être même MA favorite. Encore une fois, c'est la jaquette entière qui fait toute l'importance. La complicité des héros est palpable et j'adore ce clin d'oeil (je suis très émue, en fait) fait grâce à ce beau coucher de soleil qui marque non seulement la fin d'une journée, mais aussi celle de l'aventure.





Suzy B.