mercredi 31 janvier 2018

Un Traître dans ma Tête


Un Traître dans ma Tête,
ou les Errements d'un Psychanalyste
Auteure: Emma Raude
Editeur: Auto-éditée avec Iggybook
Nombre de pages: 173

Je remercie l'auteure pour l'envoi de son livre !

* Quatrième de Couverture *

Paméla, 17 ans, souffre de troubles psychologiques qui la mènent à l'hôpital dans le service du docteur Beaupré après qu'elle ait tenté de mettre fin à ses jours. Elle croit voir en lui son sauveur mais après deux ans d'analyse qui semblent sur le point d'aboutir à sa guérison, le docteur Beaupré devient jaloux, aigri, vindicatif et s'acharne à la détruire... Aurait-elle dû le payer avec des moitiés de billets de banque pour s'assurer de sa fiabilité ? Parviendra-t-elle à s'en sortir alors que celui qui devait être un miroir bienveillant pour elle se révèle être son pire ennemi ?
 
* Mon Avis *

Récit de la vie d'une femme tourmentée, ce roman ne m'a malheureusement pas vraiment captivé.

A 17 ans, Pamela tente de se suicider. Suite à cet évènement, elle va suivre une psychanalyse avec le docteur Beaupré durant laquelle elle va revenir sur les temps forts de sa vie en se remémorant des souvenirs d'enfance - au cours desquels elle était souvent persécutée par ses parents qui ne l'aimaient pas et le lui faisaient bien savoir et une soeur, jalouse, qui la côtoyait par intérêt. Mais le jour où Pamela se sent prête à arrêter sa thérapie, son médecin agit d'une curieuse façon: il lui laisse comprendre qu'il la déteste tout en la manipulant subtilement afin qu'elle continue ses séances. S'ensuivent des années de douleur pendants lesquelles Pamela va vivre sa vie tout en cherchant à se libérer de l'emprise du docteur Beaupré, de celle de ses parents, tout comme de ses propres démons.

Emma Raude possède une plume particulière; si j'ai apprécié l'histoire qui nous est contée, j'ai eu plus de mal avec la narration et le manque de construction du récit. En effet, je n'ai pas su déterminer qui me racontait cette histoire: tout laisserait à penser qu'il s'agit de l'héroïne - jusqu'au titre - s'il n'y avait pas ces quelques phrases où il semblerait que ce soit l'auteure qui s'adresse directement au lecteur/à la lectrice. Je trouve tout à fait pertinent que les faits soient racontés comme un flot de pensées, mais j'ai trouvé que cela donnait globalement un effet un peu brouillon: aucune transition n'est faite entre récit présent et souvenirs, et les dialogues s'entremêlent souvent à la narration - j'ai eu du mal de m'y retrouver.
Il m'a aussi parfois été compliqué de comprendre l'héroïne, elle interprète chaque geste, chaque parole prononcée par les gens qui l'entourent, et son histoire est une longue plainte -, mais le récit est justement intéressant pour cela: la souffrance de Pamela est bien retranscrite, je l'ai pleinement ressentie, tout cela fait très vrai; l'originalité de l'écriture d'Emma Raude permet que les émotions se transmettent.

Si je n'ai pas été tout à fait réceptive au style de l'auteure, "Un Traître dans ma Tête" reste une histoire intrigante.
 
* Parlons couverture *

Cette illustration est attirante pour les personnes qui, comme moi, aiment les romans historiques. Rien à voir avec le récit, qui se déroule à partir des années 70, mais j'aime l'originalité du choix et l'effet texturisé de la coiffure de cette jeune fille (ou cette poupée).



Suzy B.

   

mardi 30 janvier 2018

CHERUB, Mission 14


CHERUB,
Mission 14: L'Ange Gardien

Titre original: "Guardian Angel"
Auteur: Robert Muchamore
Editeur: Casterman
Traduit de l'anglais par: Antoine Pinchot
Nombre de pages: 331

* Quatrième de Couverture *

Pour échapper aux tueurs lancés à ses trousses, Ethan a dû rejoindre le clan Aramov au Kirghizstan. Cloîtré dans la base d'où sa grand-mère et son oncle mènent leurs opérations criminelles, seul internet lui permet de communiquer avec Ryan, le garçon qui, par deux fois, lui a sauvé la vie. Il ignore encore que son ange gardien est un agent de CHERUB chargé de démanteler l'organisation mafieuse dont il est l'héritier...

CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans.

Pour raison d'Etat, ces agents n'existent pas.
   
* Mon Avis *

Faisant immédiatement suite à la mission précédente, j'ai eu un peu plus de mal à pleinement apprécier ce quatorzième tome.

Ryan Sharma et Ethan Aramov sont toujours en contact. Si le jeune garçon du clan Aramov va connaître des péripéties particulièrement éprouvantes, son ami de CHERUB va, lui, vivre une mission mouvementée entre faux espoirs, déconvenues et combats dangereux.

Si l'action et les situations que nous découvrons dans cet opus m'ont, comme d'habitude, ravie et captivé, j'ai, cette fois et pour une raison que je ne m'explique pas, eu du mal avec la plume de l'auteur que je n'ai pas toujours reconnue, du moins dans la description du comportement de certains adultes (comme, par exemple, celui d'Irena Aramov, à la tête d'une organisation criminelle de haut vol depuis des années, et qui devient soudainement incompétente dans un domaine au point de se faire aider par un enfant... ce n'est pas réaliste !).
Même si je ne ressens plus l'entrain que j'éprouvais en compagnie de James et Lauren Adams, je me fais bien aux nouveaux personnages, arrivés dans le dernier tome; ils apportent parfois une note d'humour que j'apprécie.

Le fait de perdurer et d'approfondir la mission précédente ("Le Clan Aramov") est intéressant mais il est certain que j'ai hâte de passer au tome suivant en espérant mieux.
 
* Parlons Couverture *

J'aime beaucoup cette illustration tout en action, celui va bien avec la saga !



Suzy B.

   

dimanche 28 janvier 2018

PAL +3


Pile A Lire +3



Bonjour les Nomades !

Cette semaine, je me suis fait plaisir. J'ai acheté deux romans, commencé les achats pour mon calendrier de l'Avent (que je ne vous montrerai pas avant Décembre, donc ^^) et on m'a prêté un livre. Ma pal accueille donc trois nouveaux ouvrages:

* Achats *

* Une Bonne Âme, d'Audrey Perri.
Résumé: Londres, 1899. Florence Jones, jeune mère célibataire, décide de faire adopter sa fille Sélina, faute de pouvoir la garder auprès d'elle. Elle se tourne alors vers Mrs Hewetson, l'une de ces fermières de bébés qui pullulent dans la capitale et qui affirme pouvoir s'occuper de son enfant. Mais Florence ignore encore que cette femme, loin d'être la bonne âme qu'elle prétend être, est déjà impliquée dans la disparition de nombreux enfants...

Ce roman, je voulais l'acheter depuis sa sortie au mois d'Octobre (déjà ?!) ! Alors je suis heureuse de l'avoir enfin fait et suis pressée de lire cette histoire. Surtout que son auteure n'est autre que la blogueuse Cellardoor, que je suis toujours avec plaisir !

*****
 
* Victoria Hall, vol. 1, de Lhattie Haniel.
Résumé: Retirées aux bras de leur mère dès leur plus jeune âge pour être enfermées au pensionnat Saint George par un père à l'infidélité aussi grande que l'était sa beauté, Rebecca et Sarah Wheeler n'eurent plus qu'à compter l'une sur l'autre au fil des ans. Puis, un accident familial les plongea plus encore dans leur tristesse tandis que leur père quittait l'Angleterre pour l'Australie sans un regard pour elles. Débarrassé ainsi de ses filles et de Victoria Hall, la demeure ancestrale de sa défunte épouse, Lord Wheeler n'avait plus qu'à profiter seul de son immense fortune. Mais de nouveaux drames changèrent la donne et, alors que la Grande Guerre se propageait plus encore dans le monde, Rebecca et Sarah ressortirent du pensionnat pour se rendre en Australie, chercher leur héritage. Plus belles et plus vaillantes que jamais, elles étaient si proches de leur rêve qu'elles n'avaient plus qu'à l'empoigner. Mais sur cette nouvelle terre sauvage, une surprise de taille les attendait: un demi-frère et une nouvelle mère, mais également aussi l'amour et la mort si elles n'y prenaient pas garde...

Cette nouvelle romance de l'auteure vient de sortir et j'ai hâte de pouvoir la découvrir (et si vous êtes intéressés, il est en promotion jusqu'à ce soir) !

 * Prêt *

* CHERUB, Mission 16: Hors-la-Loi, de Robert Muchamore.
Résumé: Après dix-huit mois passés dans une prison pour mineurs, Fay n'a qu'un objectif: se venger de Hagar, le trafiquant de drogue qui a assassiné sa mère. Mais elle n'est pas la seule à viser ce criminel: elle ignore que Ning, sa seule alliée, est un agent de CHERUB chargé de la suivre à la trace. Fay joue un jeu dangereux. Elle s'est fait de nombreux ennemis, et sa soif de vengeance pourrait bien se retourner contre elle...

Bientôt la fin, bientôt la fin, je ne cesse de me répéter cela. Ce tome est l'avant-dernier et je me demande déjà ce que l'ultime donnera... en attendant, ce 16ème opus me tente bien !


Voilà pour les nouveautés de la semaine, et vous ?



Suzy B.

   

samedi 27 janvier 2018

Ne Tirez pas sur l'Oiseau Moqueur


Ne Tirez pas sur l'Oiseau Moqueur
Titre original: "To Kill a Mockingbird"
Auteure: Harper Lee
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais par: Isabelle Stoïanov
Postface de: Isabelle Hausser
Nombre de pages: 448

* Quatrième de Couverture *

Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis -, a connu un tel succès. Mais comment est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C'est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.
 
* Mon Avis *

Touchant, juste et sincère, ce roman nous fait voyager dans le temps tout en restant terriblement d'actualité.

La jeune Scout Finch vit avec son père, Atticus, et son frère, Jem, à Maycomb, petite localité du sud des Etats-Unis ayant gardé ses traditions conservatrices et ses moeurs esclavagistes. Véritable garçon manqué - au grand désespoir de sa tante qui voudrait en faire une dame -, la fillette ne lâche pas d'une semelle son grand frère auprès duquel elle savoure son enfance et apprend doucement à grandir; mais les prochains étés vont lui réserver de nombreuses péripéties. Il y a d'abord l'arrivée de Dill, garçon qui devient tout de suite l'ami des Finch et va remettre au goût du jour le mystère de Boo Radley, un homme vivant reclus chez lui, que les enfants n'ont même jamais vu, et devenu pour eux une véritable légende urbaine. Dill, Jem et Scout vont imaginer des stratagèmes pour le faire sortir et créer des tas d'histoires le concernant. Puis arrive l'été où Atticus Finch, avocat, est commis d'office pour protéger Tom Robinson, un homme Noir accusé d'avoir violé une jeune femme Blanche issue d'une famille misérable. Les enfants vont alors devoir faire face aux moqueries, aux regards gênés ou désobligeants à leur encontre et vont apprendre à vivre en entendant murmurer dans leurs dos, car bien qu'obligé de le faire, Atticus a bien l'intention de réellement défendre son client.

 Raconté par une enfant, avec un esprit enfantin et des mots d'adultes, ce roman est profondément beau ! La ségrégation raciale, l'éducation et les préjugés s'y mêlent; autant de sujets forts narrés d'un ton parfois naïf, parfois mature.
Il n'est pas étonnant que cette histoire ait eu cet énorme succès dès sa sortie, éditée à une époque en pleine évolution politique, au sortir de plusieurs crises de grande ampleur, durant laquelle la population de couleur eut enfin accès à des droits civiques; car l'un des éléments principaux du récit est bien le racisme, intégré en pleine Grande Dépression et situé géographiquement là où les Noirs étaient encore le plus opprimés. Aujourd'hui, cela reste d'une triste actualité tandis qu'une partie de la population est toujours dénigrée par certaines personnes; le fait que ce roman fasse partie du programme d'étude aux Etats-Unis est une évidence.
Mais bien que ce thème soit puissamment retranscris, le sujet majeur reste nettement celui de l'apprentissage de l'enfant. Scout est une fillette vraiment attachante, tout comme son frère Jem; le lien qui les unie, leur complicité et les bouleversements qu'ils doivent endurer sont captivants. Les réflexions que ce fait la fillette sur ce qui l'entoure et les évènements qui ont lieu ressortent d'une authenticité émouvante. Le trio Finch - Atticus et ses deux enfants - est vraiment la force de l'histoire et nous donnerait presque les larmes aux yeux, ce sont trois personnages très intéressants.

La plume de Harper Lee est enivrante, il est difficile de s'en détacher et d'expliquer ce qu'elle nous fait ressentir. En refermant ce livre, je me souviens m'être demandé de quelle manière j'allais bien pouvoir en parler - et si j'y arriverais seulement; il advient que j'ai eu beaucoup de mal à écrire cet avis et que tous ces mots me paraissent bien fades en comparaison de ce que j'ai éprouvé durant ma lecture. Je ne peux que vous conseiller à votre tour l'expérience, moi j'ai adoré !
 
* Parlons Couverture *

Difficile de ne pas se représenter la jeune Scout sur cette photographie de Dorothea Lange, artiste connue pour avoir photographié la détresse durant la Grande Dépression des années 30. C'est un choix parfait.



Citation:

* Pour moi, les gens bien étaient ceux qui faisaient de leur mieux en fonction de leur intelligence.



Suzy B.

    

vendredi 26 janvier 2018

Troylus et Cressida; Beaucoup de Bruit pour Rien


La Fameuse Histoire de Troylus et Cressida,
suivi de
Beaucoup de Bruit pour Rien
Titres originaux: "The Famous Historie of Troylus and Cresseid"; "Much Ado About Nothing"
Auteur: William Shakespeare
Editeur: RBA France
Traduction et introduction de: François-Victor Hugo
Préface de: Sophie Chiari
Nombre de pages: 343

* Résumé *

Ces deux oeuvres explorent; chacune à leur manière, les affres de la jalousie et les tréfonds de l'âme humaine. Et si "Troylus et Cressida" nous désespère de l'amour, "Beaucoup de Bruit pour Rien" est "une tragédie qui aboutit à un éclat de rire".
Outre l'introduction de François-Victor Hugo, vous trouverez dans ce douzième volume des oeuvres complètes de Shakespeare, une préface de Sophie Chiari, professeur de littérature anglaise à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.
 
* Mon Avis *

Réunies en un seul volume, "Troylus et Cressida" et "Beaucoup de Bruit pour Rien" ne se ressemblent pas, pourtant, elles traitent toutes deux de la jalousie et de la trahison en amour.

"Troylus et Cressida" nous plonge au coeur de la guerre de Troie; entre deux batailles opposant les troyens aux grecs, nous découvrons l'histoire d'amour que partagent Troylus - l'un des fils de Priam - et Cressida - dont le père à rejoint le camp grec - tous deux entremis par l'oncle de la demoiselle, Pandarus. Si Troylus se languit d'amour depuis un long moment, la jeune femme ne veut pas se laisser gagner facilement, prétextant le peu de fidélité des hommes. Lorsqu'ils se trouvent enfin réunis, Cressida est échangée aux grecs contre un otage de grande valeur, Anténor, chef troyen alors rendu à ses semblables. Dévasté et rongé par le doute et la jalousie de savoir son aimée si proche de lui et pourtant si loin, Troylus va trouver le moyen de se rendre dans le camp ennemi où il va découvrir la vraie valeur de Cressida, qui semble alors toute acquise aux grâces de Diomède.

J'ai adoré cette histoire pour sa situation historique, où nous retrouvons à volonté les illustres noms de Priam, Hector Pâris et son Hélène, Agamemnon, Ménélas, Ulysse, Patrocle, Achille, et j'en passe... Il faut dire que la romance entre Troylus et Cressida (la Briséïs de la mythologie), le sujet principal de cette pièce, m'a moins captivée que la guerre opposant grecs et troyens. Ceci dit, je me suis attachée aux personnages, jusqu'à être désolée de la tournure des évènements et de la trahison de certains protagonistes.

*****

"Beaucoup de Bruit pour Rien" est dans un style bien différent, se déroulant à Messine, en Sicile, environnée de seigneurs, gentilshommes, et de jeunes filles en fleurs. Don Pedro, prince d'Aragon, se rend chez Léonato, gouverneur de Messine, accompagné entres autres de son frère Don Juan et de ses deux favoris, Claudio et Benedict. Sur place, alors que Claudio, s'apprête à épouser Héro, la fille de Léonato, ils vont ensemble - et avec l'aide de Don Pedro - conspirer pour rapprocher Bénédict et Béatrice, la cousine d'Héro, qui se détestent, en les incitant par la ruse à s'aimer mutuellement. Mais Don Juan, excédé de cette abondance de bonheur et voulant nuire à son frère le prince qui fut l'entremetteur de la romance principale, va persuader Claudio que Héro n'est pas une jeune fille innocente et qu'elle est prête à le trahir pour un autre. Rongé par la jalousie, celui-ci va alors humilier sa promise en public et l'abandonner au pied de l'autel.

Excellente, cette tragi-comédie m'a vraiment enchantée. L'humour est présent quasiment tout du long et les personnages sont tout aussi attachants que dans la pièce précédente. J'ai été autant captivée par les histoires d'amours que par les retournements de situations. La sous-intrigue concernant Béatrice et Bénédict est un vrai délice à lire, mise en valeur par leurs échanges continuels de diatribes. La romance entre Claudio et Héro, tout comme la rancoeur du jeune homme, portent cette pièce ou les déconvenues et les séquences de bonheur s'alternent.

*****

Mettant en scène la jalousie et la trahison, ces deux pièces sont vraiment intéressantes. En annexe (dans le volume II de la thématique des "Jaloux" dont cet ouvrage est le premier opus) nous pouvons découvrir d'anciens récits ayant en grande partie inspiré William Shakespeare: "Le Roman de Troylus", de Boccace, et "La Cinquante-Sixième Histoire Tragique" de Bandello, mettant en scène Timbrée de Cardone et Fénicie de Lionati (pour Claudio et Héro).
Accompagné d'une superbe introduction du traducteur, cet ouvrage fait désormais partie de mes préférés du dramaturge.



Citations:

* Pandarus - Oui, c'est l'amour qui nous perdra.

* Troylus - La monstruosité en amour [...] c'est que la volonté est infinie, et l'exécution restreinte; c'est que le désir est sans borne, et que l'action est esclave de la limite !



Suzy B.

  

mercredi 24 janvier 2018

Alex Rider, tome 1: Stormbreaker


Alex Rider,
tome 1: Stormbreaker
Titre original: "Stormbreaker"
Auteur: Anthony Horowitz
Editeur: Le Livre de Poche Jeunesse
Traduit de l'anglais par: Annick Le Goyat
Nombre de pages: 224

* Quatrième de Couverture *

Suite à la mort de son oncle et unique parent, Alex Rider, quatorze ans, voit son existence tranquille de collégien londonien complètement bouleversée: il est enrôlé, contre son gré, par le MI 6, les services secrets britanniques. Sa première mission: découvrir ce qui se cache derrière le Stormbreaker, un nouvel ordinateur ultra-puissant.
 
* Mon Avis *

Tout en action, ce premier tome nous présente un héros pas comme les autres.

Après la mort de ses parents, Alex Rider a été élevé par son oncle, Ian. Mais vient un jour où ce dernier décède brutalement et mystérieusement; Alex n'est absolument pas convaincu par la thèse de l'accident de voiture avancée par les autorités, il se met alors à enquêter lui-même et découvre que son oncle a été assassiné. Quelques temps plus tard, il apprend que Ian était un agent du MI 6, services secrets qui vont l'obliger, sous forme de chantage, à accomplir pour eux une mission dangereuse: Alex va devoir approcher Herod Sayle, un entrepreneur richissime sur le point d'offrir à chaque école secondaire de Grande-Bretagne son tout nouvel ordinateur novateur: le Stormbreaker, pour un total de 10 000 machines. Un don qui laisse sceptique les agents du MI 6 et les inquiète quant à sa vraie nature...

Dès la première page, nous entrons dans un univers rythmé qui m'a beaucoup plu; Anthony Horowitz utilise allègrement l'art du suspens, même si l'on peut facilement prévoir les évènements de l'histoire.
Nous découvrons un héros qu'il est difficile de comprendre: à 14 ans, Alex n'adopte pas le comportement habituel d'un adolescent; mature, solitaire, il a été élevée par une gouvernante et un oncle absent qui lui a inculqué très tôt l'art du combat, lui a appris à conduire et poussé à parler plusieurs langues grâce à de nombreux voyages. Nous comprenons donc que Ian Rider a voulu former son neveu comme un espion. Le jeune homme à l'intelligence développée réagit donc différemment aux situations qu'il rencontre que la plupart des êtres humains; ce caractère si particulier peut être un défaut et marquer une certaine distance entre le héros et le lecteur qui aura du mal à s'identifier; ceci dit, je me suis tout de même attachée à lui.
La mission à laquelle Alex est confronté est intéressante même si le but principal de la cible, Herod Sayle, reste très prévisible. Le point fort est la description de l'environnement, l'auteur dépeint avec détails un univers facilement imaginable.

J'ai passé un bon moment de lecture avec ce premier opus et je lirai la suite avec plaisir.
 
* Parlons Couverture *

L'action du récit est fidèlement retransmise sur cette illustration travaillée aux couleurs chaudes. Ca correspond tout à fait au style du roman.



Suzy B.

   

Thé Box Janvier 2018


Parlons box, parlons... Thé Box !



Je viens de découvrir une superbe box !

Amatrices, amateurs de thés, la Thé Box est faite pour vous.
Pour nous sortir de cet hiver quelque peu bancal, la box de janvier nous propose du soleil en sachet !


Commençons avec l'ouverture, la box est une sorte de coffret se refermant comme un livre, j'adore l'idée; nous distinguons sur le dessus le livret "cahier des saveurs" (très sympa, il revient sur le contenu mais partage aussi une recette de cuisine et nous invite au voyage avec ses aventures mexicaines). Le thème étant le Mexique, nous allons donc être accompagnés de Frida Kahlo et de saveurs dépaysantes.


Au premier coup d'oeil, nous voyons deux boîtes: la plus petite contient un infuseur à thé et ses pompons colorés; la plus grande des sachets de thés Tamia et Julia aux saveurs mélangées de thé vert de Chine, jasmin, pomme, basilic, graine de coriandre, pétales de souci, groseille, aloe vera, hibiscus, note de kalamansi, goyave, gingembre et citron (j'ai goûté, c'est un délice); et nous avons aussi un sachet de thé Tea Heritage en forme de cactus alliant thé noir, cassis et groseilles.


Un trio The Capsoul suit avec du thé blanc, fleur d'oranger, orange et mandarine; du thé noir, fleurs de bleuet et bergamote; et le rooibos, citron, fleur de tournesol et miel.


Adagio Teas nous propose Calypso Green et son thé vert, pomme, mangue, orange, noix de coco, fleur de souci, fruit de la passion et pêche. Je viens d'en prendre et c'est dépaysant. La Thé Box nous offre Tulum qui mêle thé noir de Chine, Lapacho, fleur de cactus, goyave, feijoa et ananas. J'ai hâte de le goûter celui-là ! Et j'ai eu l'immense plaisir de savourer cette petite gourmandise que vous voyez en haut de la photo, un financier au chocolat dont le goût de brownie mêlé à l'amande m'a ravie (j'en salive encore... ^^) !


C'est au tour de La Grange de nous régaler avec son rooibos, réglisse, papaye et figue de cactus (de barbarie). Je ne suis pas fan de la réglisse donc on verra ce que donnera le goût. Et le contenu du sachet N.A! avec ses pépites de framboise, noix de cajou, amandes et graines de courge a très rapidement terminé dans l'estomac de ma Chère Maman, je ne peux donc pas vous dire si c'est bon ou pas, mais vu la vitesse de sa disparition... je pense que ça veut tout dire ! ^^


Terminons avec le petit quatuor de Natural Temptation aux noms bien sympathiques: Rise and Shine contient citronnelle, verveine et écorce d'orange; Charge you up a de la citronnelle, du maté et de la menthe poivrée; Wish you Luck est un mélange d'anis vert, de pommes et de feuilles de menthe poivrée; et Hug in a Cup propose du gingembre, de la cannelle et du fenouil.


Nous voilà donc arrivés au bout de notre découverte ! Outre la qualité des produits proposés (la box en elle-même est magnifique et solide (elle se ferme grâce à l'élastique, je trouve ça pratique), les sachets de thés sont en tissus et ceux contenant du vrac sont refermables), j'ai tout de suite été enchantée par l'odeur dégagée (même le livret sent bon !). Le voyage promis est clairement fait, même si je n'ai pas encore tout goûté. De plus, le prix de 21.90 € est franchement raisonnable. Je vous la conseille donc !


Connaissiez-vous cette box ?



Suzy B.

 

mardi 23 janvier 2018

La Princesse Elodie de Zébrazur et Augustien le Chien qui faisait n'importe quoi


La Princesse Elodie de Zébrazur et Augustin le chien qui faisait n'importe quoi...
Auteur: Pierre Thiry
Illustrations de: Samar & Hani Khzam
Editeur: Auto-édité avec BoD - Books on Demand
Nombre de pages: 68

Je remercie l'auteur pour l'envoi de son livre !

* Quatrième de Couverture *

Elodie de Zébrazur est une princesse. Augustin est un chien. Elodie de Zébrazur aime beaucoup Augustin. Mais Augustin fait n'importe quoi, vraiment n'importe quoi. Et lorsqu'on fait n'importe quoi il arrive des tas d'ennuis. Que va-t-il se passer ? Tu le sauras peut-être en ouvrant ce livre.
En écoutant la musique des phrases, en écoutant le bruit des vagues, en écoutant le souffle du vent et le chant des coquillages tu découvriras une infinité de choses merveilleuses et inattendues...
 
* Mon Avis *

Voilà un petit conte amusant destiné aux enfants de 3 à 117 ans (et plus encore).

Elodie de Zébrazur vit dans un château en compagnie de Mme Brichard et d'Augustin le chien, mais du comportement de ces deux compagnons, Elodie ne sait quoi penser: la première est une obsessionnelle du rangement compulsif quand le second ne songe qu'à faire n'importe quoi. Il advient donc qu'Augustin le chien fait des bêtises que Mme Brichard se dépêche de réparer ensuite. Seulement, entre ces deux contraires, la princesse a beaucoup de mal à vivre en toute quiétude et à comprendre ce qui est le mieux à faire.


C'est un petit récit réjouissant que nous raconte Pierre Thiry: celui d'une princesse qui ne trouve pas de juste équilibre et observe avec tendresse et amusement les idioties d'un petit animal qu'elle apprécie. Elodie mène une vie simple et aurait aussi bien pu appartenir à un autre milieu qu'à celui d'une princesse, les petites filles s'identifieront facilement à elle, et le comportement d'Augustin n'est pas sans rappeler celui de nos toutous, comme aboyer après des vagues et des mouettes, par exemple, ou faire ce que j'appelle "le regard de malheureux" qui nous empêche d'éprouver trop de colère envers l'animal lorsqu'une bêtise a été commise... Les répétitions dans le texte, nombreuses, ajoutent une touche de comique et, conté à haute voix et avec le ton qu'il faut, fera rire les enfants sans retenue; j'ai moi-même apprécié de me prendre au jeu en devenant conteuse et actrice des mots que je lisais. Les illustrations du couple Khzam ont un côté enfantin qui plaira aux plus jeunes, d'autant plus que les images colorées cèdent souvent la place à d'autres, en noir et blanc, laissées telles quelles exprès pour être coloriées (reste à voir si vous laisserez vos enfants passer à l'acte !).


L'histoire - sans chapitres mais pouvant être lue en deux ou trois soirées, au moment du coucher des jeunes lecteurs et lectrices - est originale et se termine d'une manière rocambolesque; mais, après tout, nous lisons un conte pour enfants: tout (ou presque) est permis, non ?

C'est une aventure sympathique que nous promet Pierre Thiry, accompagné de Samar et Hani Khzam.
 
* Parlons Couverture *

Cette couverture reproduit l'une des illustrations que l'on retrouve dans le livre, on y retrouve la princesse et Augustin. Le titre prend de la place, mais vu sa longueur difficile de faire autrement (pour ma part, j'adore les longs titres !); je trouve juste un peu dommage qu'il soit de couleur rose, ce qui attirera sans doute plus de fillettes que de garçons, qui seraient pourtant susceptibles d'apprécier aussi l'histoire.


Et je remercie l'auteur pour la dédicace !



Suzy B.

  

lundi 22 janvier 2018

Wootbox "Old School" Janvier 2018


Parlons box, parlons... WOOTBOX !



Pour bien commencer l'année...

... Wootbox nous a prévu une jolie box Old School. Et la boîte en elle-même est déjà vraiment sympa, le trompe-l'oeil en mode télévision est bien fait !

Commençons avec l'habituel livret (j'aime bien la couverture du mois) accompagné d'un joli portefeuille Zelda.


Viens ensuite un tableau canvas représentant Leeloo, du "Cinquième Elément". J'aurais préféré un autre type d'objet mais j'aime bien ce personnage.


Je suis fan du pin's de ce mois-ci. Vous ne le reconnaissez pas ? C'est Calcifer, du sublime dessin-animé "Le Château Ambulant" (l'un de mes favoris), de Miyazaki !!


Ghostbusters ! (avouez que vous ne pouvez pas prononcer ce mot sans chantonner le générique !) Superbe, cette figurine de la voiture de nos héros so Old School ! J'adore.


Enfin, le dernier et mon produit préféré: le tee-shirt. Mais attention, il ne représente pas n'importe qui: c'est Dewey !!!


Une box bien sympathique encore une fois.
J'ai vraiment hâte de découvrir la prochaine. Son thème "Power" nous réserve un objet exclusif "Harry Potter" !



Suzy B.

  

Shape of You


Shape of You
Auteure: Alexandra Lanoix
Editeur: Auto-éditée
Nombre de pages: 208

Je remercie l'auteure pour cette lecture !

* Résumé *

Claire est mariée à Chase, un avocat doué qui a un bel avenir devant lui. Mais sa vie est monotone et son époux ne fait rien pour arranger les choses. Il est possessif, manipulateur et macho. Il lui interdit de travailler ou même de jouer du piano. Pourtant, Claire est une virtuose née. Elle a un don pour la musique, mais avant leur union, Chase l'a ait choisir entre lui et sa passion. Elle l'a choisi, lui, à cause du secret qu'ils partagent. Andy, le meilleur ami de Claire, essaye de tout faire pour la sortir de ce mariage qui la rend malheureuse. Il va la mettre sur le chemin de Julian, un pianiste brillant qui était, avant un tragique accident de voiture, une célébrité dans son domaine. Lors de leur première rencontre, l'osmose va opérer autant physiquement que musicalement. Leur passion commune va les réunir et l'amour va les enflammer.
 
* Mon Avis *

Pour sa nouvelle romance érotique, Alexandra Lanoix s'intéresse à la notion d'obligation matrimoniale et aux complexes, sur fond d'ambiance musicale - de piano, plus précisément. Un joli mélange !

Claire est malheureuse dans sa vie de femme mariée, obligée par son époux de rester à la maison sans avoir le droit d'avoir un travail ou de pouvoir jouer du piano, sa passion. C'est son meilleur ami Andy qui va lui permettre de se libérer, en lui conseillant de reprendre des cours de piano auprès de Julian, ancien grand artiste ayant rangé les partitions suite à un accident lui ayant abîmé les mains. Le coup de foudre ne se fait pas attendre et Claire, en dépit de ses convictions, accepte d'entamer une relation extra-conjugale. Mais Chase, le mari trompé, se rend vite compte du changement de comportement de sa femme: homme abusif, sa nature manipulatrice prend le dessus et il menace alors Claire de détruire la vie de Julian si elle ne cesse pas de le voir; refusant la demande de divorce, il compte bien la garder rien que pour lui.

L'auteure trouve toujours des sujets intéressants à aborder dans ses romances et j'ai bien aimé les thèmes traités dans "Shape of You". En gardant en éléments porteurs l'amour (forcément !) et l'amitié (propos qui revient dans chacune des oeuvres que j'ai lu d'Alexandra Lanoix), elle se penche sur d'autres questions: les complexes physiques en premier lieu. En effet, ce motif est quasiment la cause de toute cette accumulation d'évènements qui jalonnent la vie de Claire. Ronde lorsqu'elle était à la fac (d'où le titre), elle a très mal vécu les moqueries incessantes et a toujours été reconnaissante envers Chase de l'avoir "choisie". Des années après, elle a perdu beaucoup de poids mais son corps reste marqué par de nombreuses vergetures qui lui font honte; encore une fois, elle reste reconnaissante envers son mari de "la garder". Sa situation lui fait croire qu'elle mérite les quolibets blessants que ne manque pas de lui envoyer Chase afin de la rabaisser et la soumettre un peu plus à cette obligation matrimoniale que j'ai évoqué plus haut. La psychologie des personnages est dont intéressante à observer - apprêtez-vous à détester Chase, je l'ai gentiment (ou pas) maudit tout au long de ma lecture - mais il est désolant de suivre un personnage qui ne s'accepte pas du tout et de subir, en quelque sorte, les réflexions discriminatoires, avec un langage parfois cru, qu'elle s'inflige à elle-même en même temps qu'au reste des personnes "grosses", comme elle dit; malheureusement, ces propos reflètent une triste vérité que ressentent de nombreuses âmes dans le monde.
Viennent ensuite la découverte du bonheur, les déconvenues, la colère et la peur dans un enchaînement de rebondissements qui ne nous laissent pas reprendre notre souffle jusqu'à une fin ahurissante, qui m' a peinée sur le coup, mais semble si logique qu'au moment d'écrire cet avis (c'est-à-dire une demi-heure, environ, après la fin de ma lecture) j'ai accepté la situation.
L'univers musical m'a beaucoup plu; j'adore le piano, alors imaginer les scènes de ce roman fut un vrai plaisir.

Cette aventure fut, dans l'ensemble, un bon plaisir de lecture durant lequel je me suis facilement attachée aux personnages !
 
* Parlons Couverture *

Ah, j'ai tout de suite été séduite par cette couverture, même s'il n'y a pas de piano. Les couleurs sont vraiment jolies.



Suzy B.