vendredi 31 mars 2017

CHERUB, Mission 08: Mad Dogs


CHERUB, Mission 08: Mad Dogs
Titre original: CHERUB 08: Mad Dogs
Auteur: Robert Muchamore
Editeur: Casterman
Traduit de l'anglais par: Antoine Pinchot
Nombre de pages: 383

Quatrième de Couverture

Une impitoyable guerre des gangs ensanglante la ville de Luton. Les autorités britanniques confient à CHERUB la mission d'infiltrer les Mad Dogs, la plus redoutable de ces organisations criminelles. James Adams, 15 ans, est le seul agent capable de réussir cette opération de tous les dangers...

CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans.

Pour raison d'Etat, ces agents n'existent pas.
 
Mon Avis

Voilà un "CHERUB" comme j'aime les lire !

A son retour du programme d'entraînement initial où il a aidé les instructeurs à tester et former les futures recrues de CHERUB, James est envoyé sur une mission classée "Risque Elevé". Son objectif est d'infiltrer un gang de dangereux trafiquants nommé Mad Dogs en espérant pouvoir le démanteler. Accompagné de son ami Bruce, qu'il va faire passer pour son cousin, et de Michael, un autre agent de CHERUB déjà infiltré chez un gang rival: les Slasher Boys, James va retourner à Luton, ville où il avait effectué sa deuxième mission. Sur place, le jeune homme va devoir renouer avec Junior Moore, de qui il était à l'époque très proche, dans l'intention que ce dernier le fasse entrer chez les Mad Dogs. La mission est loin de s'annoncer de tout repos, car la guerre que se vouent les différentes organisations criminelles de la ville est d'une violence rare et le danger se profile à chaque croisement de rues.

J'avais été déçue par le septième tome de la saga. Après avoir vraiment eu peur que le lien de sympathie que j'avais pour cette série jeunesse depuis le début se soit rompu, c'est avec une énorme appréhension que j'ai débuté ma lecture de "Mad Dogs". Quel n'a pas été mon soulagement alors ! J'ai adoré cette nouvelle mission, mêlant action et vie intime des personnages. J'y ai retrouvé l'âme de "CHERUB", qui semblait s'être un peu essoufflée, avec un plaisir évident. De plus, notre jeune héros est envoyé sur des lieux que nous connaissons déjà puisqu'il y avait mené une mission distrayante dans le tome 2; j'ai apprécié d'être retourné là-bas et d'avoir revu Junior Moore et constaté son évolution (malheureusement pas des plus positives pour lui).
Les rivalités entre les gangs apportent une tension constante au récit, c'est un trait de la saga qui m'a toujours plu et rend donc ce tome intéressant. Comme toujours, Robert Muchamore s'attarde sur le fonctionnement de ces organisations, et c'est passionnant puisqu'il arrive à nous faire apprécier malgré nous des personnages que l'on ne devrait pas aimer. Ici, l'un d'eux fait preuve d'innovation: il fonctionne différemment des autres et de façon très intelligente (j'ai plus appréciée l'intelligence que l'homme en particulier, en vérité) en diversifiant ses activités criminelles. En effet, Sasha Thompson, meneur des Mad Dogs, ne se contente pas de dealer de la drogue: il a pour habitude de voler le butin de ses concurrents, de s'associer s'il le faut à un rival avant de le doubler, de commanditer des braquages à mains armées, etc., il ne se cantonne jamais à un milieu précis, ce qui explique qu'il n'ait jamais été inculpé. Les détails sont savamment pensés par l'auteur et j'aime cette précision.
James gagne enfin, à mon grand plaisir, un peu en maturité. Il y a encore du travail, mais on est sur la bonne voie, et je n'oublie pas qu'il reste un adolescent de quinze ans !

En définitive, je suis ravie de ce tome et de nouveau enjouée par cette saga !



Suzy B.

 

Sanditon


Sanditon
Roman achevé par une autre dame
Titre original: "Sanditon, A Novel by Jane Austen and another Lady"
Auteures: Jane Austen, Marie Dobbs
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais par: Laurent Bury
Nombre de pages: 403

Quatrième de Couverture

En ce début du XIXe siècle où la bonne société anglaise découvre les bienfaits des bains de mer, les Parker se sont mis en tête de faire de la paisible bourgade de Sanditon une station balnéaire à la mode. Invitée dans leur magnifique villa, la jeune Charlotte Heywood va découvrir un monde où, en dépit des apparences "très comme il faut", se déchainent les intrigues et les passions. Autour de la tyrannique Lady Denham et de sa pupille Clara gravitent les demoiselles Beaufort, le ténébreux Henry Brudenall et l'étincelant Sidney Parker, peut-être le véritable meneur de jeu d'une folle ronde des sentiments. Observatrice avisée, Charlotte saura-t-elle demeurer spectatrice ? Le coeur ne va-t-il pas bouleverser les plans de la raison ?
A sa mort en 1817, Jane Austen laissait cette oeuvre inachevée. Une romancière d'aujourd'hui a relevé le défi de lui donner un prolongement. Un exercice mené à bien dans la plus remarquable fidélité, avec autant de tact que de brio.
 
Mon Avis

Si ce roman a quelques défauts, j'ai été très heureuse de retrouver le pure style austenien !

Après que la famille Heywood ait aidé les Parker à se sortir d'un malencontreux accident, ces derniers proposent à la fille aînée de passer l'été en leur compagnie dans leur village côtier de Sanditon. Charlotte Heywood va vite comprendre que les habitants de cette bourgade ont l'intention d'en faire la nouvelle station balnéaire à la mode. Mais les talents d'observatrice de la jeune femme vont être mis à mal à l'arrivée de Sidney Parker, le frère de son hôte. Décrit par sa propre famille comme un blagueur invétéré, Miss Heywood va, en apprenant à le connaître, finir par le considérer comme un véritable comploteur en herbe ! Malgré tout, même si elle le soupçonne de vouloir se faire aimer de Miss Clara Brereton - elle même semblant invraisemblablement attachée à Sir Edward Denham (neveu de la protectrice de Clara, Lady Denham) -, Charlotte va de plus en plus apprécier le jeune homme.

Ah, ce qu'il est compliqué de se faire un avis impartial de ce roman quand on sait qu'il n'est pas à part entière celui de Jane Austen ! En effet, commencé alors qu'elle était malade, la célèbre romancière nous quittera en ayant eu l'impossibilité de le terminer. Marie Dobbs prend le relais en 1997 pour nous offrir le roman que l'on attendait toutes et tous. Et c'est admirablement qu'elle s'empare du style et de l'humour austenien, à tel point que si l'on ne savait pas où Jane Austen a stoppé son récit, on ne remarquerait le changement de plume que par les choix fait par sa remplaçante.
Dès les premières lignes l'on retrouve l'humour incisif de Jane Austen, mais j'ai été étonnée du ton vraiment mordant qu'elle emploie - peut-être est-ce une idée que je me fais, mais je l'ai trouvé plus piquant que d'habitude -, tout comme les longs discours de certains personnages qui les ridiculisent immédiatement; j'ai eu l'impression de découvrir un premier jet que la romancière n'aurait pas eu le temps de reprendre afin de recadrer ses idées. Cette idée m'ayant sautée aux yeux, je me suis rapidement demandé si j'allais apprécier apprécier cette histoire. Puis l'arrivée de l'héroïne à Sanditon m'a fait entrer dans le récit et c'est rassurée que j'ai poursuivi ma lecture sous la plume de Marie Dobbs. Charlotte Heywood est une jeune femme calme, sérieuse et très observatrice. Elle réfléchit plus qu'elle n'agit, ce comportement peut se révéler assez ennuyeux car elle est tout le temps dans la maîtrise de son attitude. MAIS, c'est là que le roman devient intéressant, puisqu'on va observer un changement progressif chez la demoiselle dès l'arrivée de Sidney Parker. Cet homme apporte l'action au récit, il est déroutant et incarne, en fait, le contraire total de notre héroïne: il fait ce qu'il veut, quand il le souhaite ! Il possède un charme et un entrain manifestes qui nous permettent de le suivre avec le sourire aux lèvres, je voulais à chaque instant savoir ce qu'il nous réservait pour la suite. Il va de soi que ses manières ont aussi des inconvénients: on n'apprend jamais vraiment à le connaître car il ne révèle à Miss Heywood que ce qu'il veut qu'elle sache, il est donc très mystérieux mais aussi manipulateur de façon extrême, il paraît tout à fait inconstant. En vérité, il m'a plus fait penser (et en tout point) à ce cher Frank Churchill, que l'on rencontre dans "Emma", qu'à un héros principal comme on a l'habitude de les côtoyer dans les romances de Jane Austen.
Le chapelet de personnages qui les entoure est un véritable délice, un groupe hétéroclite et plaisant de manière exquise qui agit, tout au long du récit, comme on aime à les voir se comporter ! J'ai adoré suivre chacune des excursions organisées par ce groupe, leurs rendez-vous quasi quotidien nous révèlent toujours des faits sur le comportement d'un tel ou d'un autre.
Sanditon et ses environs sont des lieux agréables à parcourir; l'impression d'y faire un vrai voyage, d'avoir réellement été présente en ces parages m'a beaucoup plu !
Finalement, mes plus gros doutes proviennent des choix de Marie Dobbs: d'une part - et c'est le risque en lisant ce genre d'oeuvres inachevés reprises par d'autres auteurs - je n'ai pu m'ôter de la tête de me demander ce que Jane Austen aurait choisi ici ou là; d'autre part certaines situations m'ont interpellées et parues parfois incongrues, et je ne m'attarderai pas sur les évènements ubuesques qui nous conduisent à la fin du récit, ça ne mérite pas de commentaire.

Malgré les quelques mauvais points que j'ai avancés, j'ai vraiment été séduite par la complicité et les échanges entre Charlotte Heywood et Sydney Parker, et il faut féliciter Marie Dobbs pour son courage et son formidable travail d'écriture. J'ai passé un bon moment avec ce roman !



Citations:

* Les demoiselles Beaufort furent bientôt satisfaites du "cercle dans lequel elles évoluaient à Sanditon", pour utiliser l'expression correcte, puisque tout le monde doit aujourd'hui "évoluer dans un cercle"; c'est peut-être à la prédominance de ce mouvement rotatoire qu'il faut attribuer tant d'étourdissements et de faux-pas. (Jane Austen)

* - [...] Rare sont ceux parmi nous qui n'ont pas leurs défauts superficiels et chacun doit compter sur la bonté des autres pour fermer les yeux.
- Mais les gens prennent tant de soin de leurs défauts et en font tant pour les rendre fascinants qu'il serait méchant de fermer les yeux, protesta Sidney. Ils préfèrent qu'on rie d'eux et qu'on les distingue plutôt que d'être perdus dans le lot." (Marie Dobbs)



Suzy B.

 

mercredi 29 mars 2017

Perfect World #3


Perfect World, tome 3
Auteure: Rie Aruga
Editeur: Editions Akata
Traduit par: Chiharu Chûjo
Nombre de pages: 167

Quatrième de Couverture

"Si tu disparaissais de ma vie, mon monde s'effondrerait..."

Depuis l'accident de Tsugumi, un insidieux malaise s'est installé chez Ayukawa. Le jeune homme handicapé commence en effet à se demander si, à cause de son état, il ne risque pas d'être un fardeau pour la femme qu'il aime. Le temps de sa convalescence, Tsugumi retourne vivre dans sa province natale. L'occasion parfaite pour le couple de faire le point. Mais comme si leurs propres doutes ne suffisaient pas, de nombreuses pressions extérieures vont les mettre à mal...
 
Mon Avis

Les choses se compliquent pour le couple phare de "Perfect World", et c'est avec une certaine anxiété que j'ai suivi leurs tribulations dans ce troisième tome.

!!! Résumé contenant des révélations sur l'intrigue !!!
 
Après son accident dû à la fatigue accumulée à son stress, Tsugumi, la jambe plâtrée, est ramenée chez ses parents pour se remettre. Cette séparation forcée va peser sur la jeune femme et son compagnon, mais ce dernier, après avoir cru que Tsugumi allait mourir sous ses yeux sans qu'il ne puisse agir, se demande si elle ne mérite pas mieux que lui, surtout après que le père de la jeune femme l'ait supplié à genoux de la quitter. De plus, l'ancienne infirmière d'Itsuki, qui l'a énormément aidé lors de sa rééducation et est secrètement amoureuse de lui, va profiter de chacun de ses doutes pour provoquer la rupture du couple. Alors que Tsugumi envisage de passer un concours d'aide à domicile pour pouvoir mieux soutenir son amoureux au quotidien, et que lui pense de plus en plus qu'elle serait plus heureuse avec un homme ne souffrant d'aucun handicap, leur couple est plus en danger que jamais.

!!! Fin du résumé !!!

Le sujet, traité avec profondeur, nous rappelle qu'il n'est pas facile pour tout le monde d'accepter le handicap chez les autres. Et c'est un fait révoltant que d'assister à ce rejet. Ici, le père de Tsugumi ne comprenant pas qu'elle puisse aimer Itsuki va jusqu'à la gifler en considérant qu'elle fait un caprice ! Si son point de vue "pratique" est exprimé, de telles pensées restent inacceptables dans notre société. Rie Aruga fait donc bien de parler sans attaches, d'exposer et expliquer des évènements comme ceux qu'endurent le couple de ce manga, car je crois que les gens ne sont pas assez informés des discriminations profondes (je ne parle pas seulement des plaisanteries que nous avons, malheureusement, l'habitude d'entendre, mais des convictions ancrées de certaines personnes) dont sont victimes les handicapés encore aujourd'hui.
Tsugumi et Itsuki sont toujours touchants à suivre, ils sont forts amoureux; même si la réserve du jeune homme peut parfois nous faire penser qu'il est plus aimé qu'il n'aime, ce n'est pas le cas et l'on va voir qu'il est près à prendre des décisions douloureuses pour sauvegarder la jeune femme.

La tension de ce tome m'a beaucoup plu, il va au fond des choses et explore toutes les possibilités. Un opus qui fait réfléchir et a fini par me donner les larmes aux yeux.


Mon avis sur le tome 1
Mon avis sur le tome 2



Suzy B.

  

Perfect World #2


Perfect World, tome 2
Auteure: Rie Aruga
Editeur: Editions Akata
Traduit par: Chiharu Chûjo
Nombre de pages: 167

Quatrième de Couverture

"Pourrai-je un jour alléger tes souffrances ?"

Tsugumi et Ayukawa ont décidé de se mettre en couple ! Mais les deux jeunes adultes, devant mener de front vie professionnelle et vie privée, ne se doutent pas encore des obstacles qui vont se dresser devant eux. A commencer par leurs proches, qui n'acceptent pas tous la situation... Leur amour naissant pourra-t-il survivre à toutes ces épreuves ?
 
Mon Avis

Ce second tome est intense, j'ai adoré !

Alors que Tsugumi et Istuki ont décidé de tenter leur chance en se mettant en couple, la jeune femme se retrouve vite dépassée par ses inquiétudes. A trop vouloir bien faire pour aider Itsuki, elle se laisse petit à petit gagner par un stress de chaque instant, et l'amour qu'elle éprouve pour le jeune homme devient alors, sans qu'elle s'en rende compte, destructeur. De son côté, Itsuki veut tout faire pour la rendre heureuse, même si celui qui s'était interdit tout amour à cause de son handicap ne sait pas toujours comment faire. Tandis qu'ils essaient tant bien que mal de construire une relation solide, d'autres possibilités de vie amoureuse se présentent aux deux héros sous les traits d'une aide à domicile et d'un ancien camarade de lycée, la jalousie et le doute s'immiscent alors dans les esprits de nos protagonistes principaux.

J'avais aimé le premier tome mais j'ai trouvé celui-ci plus intéressant, car la psychologie des personnages devient plus intime. Les nombreux doutes éprouvés par Tsugumi sont tous plausibles et l'on vient à se demander ce que serait notre propre comportement si l'on vivait sa situation. Quant à Itsuki, sa réserve s'écaille un peu et nous apprenons à connaître son point de vue et à le comprendre. Leur complicité est agréable, mais ce qui m'a vraiment captivée, ce sont leurs échanges. Ils communiquent énormément ensemble, sur tous les sujets, et soulèvent des questions importantes liées au handicap du jeune homme, sans réserve et sans aucun tabou. L'arrivée de concurrents amoureux apportent un peu de rythme à ce manga, je me demande comment va évoluer cette situation.

C'est un couple attendrissant que l'on découvre en même temps qu'ils se cherchent l'un et l'autre.


Mon avis sur le tome 1
Mon avis sur le tome 3 



Suzy B.

  

mardi 28 mars 2017

Perfect World #1


Perfect World, tome 1
Titre original: Perfect World, vol. 1
Auteure: Rie Aruga
Editeur: Editions Akata
Traduit par: Chiharu Chûjo
Nombre de pages: 167

Quatrième de Couverture

"Si tu n'étais pas là, ce monde serait imparfait..."

Tsugumi Kawana, 26 ans, travaille au sein d'une entreprise de décoration d'intérieur. Sa vie aurait pu se poursuivre sans heurts si, au cours d'une soirée professionnelle, elle n'avait croisé son premier amour: Itsuki Ayukawa. Le temps a passé depuis le lycée, et surtout, un drame a frappé le jeune homme, le laissant handicapé à vie. Certaine qu'elle n'aura ni la force ni l'envie de sortir avec un homme "au corps amoindri", la jeune femme va pourtant sentir quelque chose changer en elle...

Avec "Perfect World", Rie Aruga aborde la difficile question du handicap. Dans notre monde trop cruel, comment est-il possible de s'aimer et de construire une relation saine et durable, quand tout semble vouloir vous en empêcher ? Une oeuvre bouleversante, poétique et sociale !
  
Mon Avis

Rie Aruga nous livre un manga poignant et juste sur la société d'aujourd'hui et comment le handicap y est perçu.

Lorsque Tsugumi Kawana découvre lors d'une soirée que Itsuki Ayukawa - un ancien ami du lycée dont elle était secrètement amoureuse à l'époque - vit désormais en fauteuil roulant, elle en est très troublée. Tous les préjugés lui passent en tête avant qu'elle ne se rende compte qu'elle éprouve toujours des sentiments pour lui. A la suite de ces retrouvailles, elle se rapproche de lui et reste présente à ses côtés en tant qu'amie en espérant que le jeune homme se rendra compte qu'elle espère plus qu'une simple amitié. Plus elle partage le quotidien d'Itsuki et plus elle remarque les difficultés rencontrées par les handicapés dans la vie de tous les jours: outre le regard des gens et le peu d'estime dont ils sont affublés, il y a aussi les problèmes d'accessibilités et les inconvénients médicaux. Mais plus encore, il y a l'acceptation d'un tel changement de vie et comment vivre avec ce poids au quotidien pour le principal intéressé...

Ce manga est vraiment beau car il est empreint d'une véracité totale. Rien n'est caché des obstacles rencontrés par les paraplégiques, que ce soit leurs états d'âme ou les problèmes médicaux engendrés par leur handicap comme les escarres, l'incontinence fécale ou encore les douleurs fantômes. L'auteure prend le parti pris de ne pas embellir le sujet et c'est parfait comme c'est, ça marche tellement bien ! Ce récit est donc intéressant de par ce fait, mais aussi par celui d'avoir une héroïne qui ne s'imagine absolument pas vivre la situation qu'elle va connaître; malgré son désir de romance, ses doutes sont tangibles et pertinents. La joie et l'abnégation affichées par Itsuki sont admirables, il vit son handicap du mieux qu'il le peut, en décidant de se battre pour ce qu'il aime et a envie de faire; la motivation des deux protagonistes en est fabuleuse et cela nous attache à eux très facilement.
Le trait est beau et partage bien les émotions de cette histoire écrite avec franchise, forcément touchante.


Mon avis sur le tome 2
Mon avis sur le tome 3 



Suzy B.

  

dimanche 26 mars 2017

PAL +13


Pile A Lire +...13



... Oui, il semblerait que vous ayez bien lu... 13 réceptions cette semaine ! ^^

Lundi j'ai fêté mon anniversaire, ce matin je suis allée à un vide-grenier... Ce résultat était inévitable ! Et encore, je pensais que ce serait pire. ;)


 Commençons par un livre que l'on m'a prêté:

* CHERUB, Mission 08: Mad Dogs, de Robert Muchamore.
Résumé: Les autorités britanniques cherchent un moyen de mettre un terme à l'impitoyable guerre des gangs qui ensanglante la ville de Luton. Elles confient à CHERUB la mission d'infiltrer les Mad Dogs, la plus redoutable de ces organisations criminelles. De retour sur les lieux de sa deuxième mission, James Adams, 15 ans, est le seul agent capable de réussir cette opération de tous les dangers.

Un nouveau tome de CHERUB à lire, j'espère que je vais le préférer au précédent ! Quoiqu'il en soit, je suis contente de mon avancement dans cette saga.

*****

 Et voici ce que j'ai reçu pour mon anniversaire:

* Perfect World, tomes 1-2-3, de Rie Aruga.
Résumé: Tsugumi a 26 ans et travaille au sein d'une entreprise de design d'intérieur. Un soir, lors d'une soirée de travail, quelle est sa surprise de retrouver autour de la table Ayukawa, son amour de lycée ! Mais depuis la fin de leurs études, le jeune homme, impliqué dans un accident, est en fauteuil roulant. Certaine que jamais elle n'aura la force (et l'envie) de fréquenter un homme "au corps amoindri", la jeune femme va pourtant sentir quelque chose bouger en elle...
 
Djihane, du blog Les Instants Volés à la Vie m'a énormément donné envie de découvrir cette série. Alors, quand ma Chère Maman m'a demandé ce que je voulais pour fêter une année de plus, je lui ai répondu: "le tome 1 de Perfect World". Elle m'a offert les trois premiers ! Et je les ai déjà tous lus ! ^^

***

* Orange, tomes 1 à 5, de Ichigo Takano.
Résumé: Un matin, alors qu'elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre... une lettre du futur ! La jeune femme qu'elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu'elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu'elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment se comporter. Mais Naho a bien du mal à y croire, à cette histoire... Et de toute façon, elle manque bien trop d'assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c'est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférente...

Encore une série de mangas que j'ai eu envie de découvrir grâce à Jiji ! Ce coffret réunissant tous les tomes était dans ma liste d'envie. Et j'ai hâte de découvrir l'histoire !

***

La funko pop de Dobby (il a déjà rejoint son ami Harry devant les romans de Rowling) !

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Un très beau carnet en cuir avec des pages très épaisses à l'intérieur.

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Et merci David pour ce DVD de "Macbeth", que je n'avais pas pu voir dans mon cinéma ! :D

*****

Finalement, mes quatre achats du jour à la brocante:


* Anna Karénine, de Léon Tolstoï.
Résumé: En gare de Moscou, deux jeunes gens s'aiment au premier regard. Femme d'un haut fonctionnaire, ornement de la société tsariste de son temps, Anna Karénine éblouit le frivole comte Wronsky pas sa grâce, son élégance et sa gaieté. A ce bonheur, à cette passion réciproque porteuse de scandale et de destruction, ils ne résistent pas longtemps. En écho à cette tragédie programmée, on entend toute l'âme d'un peuple et les premiers craquements de l'Empire russe en train de se lézarder.

Depuis le temps que je rêve de lire ce roman ! Le livre que j'ai trouvé a bien souffert depuis 1948, ces pages sont sur le point de s'émietter et d'autres ne sont même pas encore séparées. Je vais en prendre grand soin.

* Eleanor & Park, de Rainbow Rowell.
Résumé: Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

Ce roman était dans ma liste d'envies depuis sa sortie. Je suis vraiment contente de l'avoir trouvé !

* Les Fleurs du Mal, de Charles Baudelaire.
Résumé: Poèmes de Beaudelaire.

J'aime découvrir les classiques, je suis curieuse de voir ce que donne celui-ci.

* Ne Tirez pas sur l'Oiseau Moqueur, de Harper Lee.
Résumé: Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Ce roman est autant adulé que mal-aimé, certains le trouvent admirable alors que d'autres n'accrochent absolument pas. La dame qui me l'a vendu fait partie de cette seconde catégorie, elle m'a dit qu'elle n'avait pas réussi à dépasser les 100 pages alors qu'elle était pleine d'entrain à l'idée de le découvrir. Je vais tenter et voir ce que ça donne. Et encore un livre de moins sur ma wishlist ! ;)


Bon... voilà... j'ai fini ! Je suis exténuée par cet article (la preuve de ma fainéantise avec mon résumé assez léger des Fleurs du Mal... désolée), par la claque qu'a pris ma PAL ce mois-ci, par mes longues marches d'hier et d'aujourd'hui et par une nuit blanche (ceci dit, elle m'a permis de terminer ma lecture en cours)... En définitive: j'ai hâte d'être à ce soir pour rejoindre mon lit ! ;) 


Connaissez-vous certains de ces livres ?
Et vous, avez-vous reçu des choses ?

Suzy B.

 

vendredi 24 mars 2017

Le Visiteur Royal, et autres nouvelles


Le Visiteur Royal, et autres nouvelles
Titre original: "Den Kongelige Gaest"
Auteur: Henrik Pontoppidan
Editeur: Editions Rombaldi
Illustrations de: Leonor Fini
Traduit du Danois par: Marguerite Gay et Ulla Morvan
Nombre de pages: 331


Résumé

Un étranger, "le visiteur royal", arrive. Il bouleverse et libère une vie volontairement et faussement prisonnière d'elle-même.
 
Mon Avis

Les nouvelles de Henrik Pontoppidan sont très intéressantes. J'avais cet ouvrage des Editions Rombaldi dans ma bibliothèque depuis près d'un an et je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt. Il nous présente quatre nouvelles aux sujets plus ou moins variés avec toujours, pour toile de fond, la vie campagnarde danoise.
Dans "Le Visiteur Royal" nous est racontée la vie heureuse d'un couple: Arnold et Emmy, mariés depuis six ans. Le soir du Lundi Gras, un visiteur se présente de manière impromptue chez eux, leur annonçant qu'il est le "Prince Carnaval". S'imposant d'une étrange et malséante façon à leur repas, sa présence et sa spontanéité vont autant choquer le couple que les séduire, les faisant voguer d'un sentiment à un autre. Après son départ, aussi furtif que fut son entrée, le comportement d'Emmy va se modifier, d'une certaine manière se libérer. Elle qui semblait pourtant pleinement épanouie en femme de foyer accomplie va se retrouver à avoir de nouvelles préoccupations coquettes et peut-être même sensuelles. La jalousie de son mari à l'égard de l'inconnu évaporé qui a apporté tant de pensées secrètes à sa femme va alors s'éveiller.
Avec "L'Ours", nous suivons le pasteur Müller, un homme qui horrifie par con comportement et son physiques rustres les habitants de son village. Cet homme, surnommé "l'ours" à cause de sa taille gigantesque et de son goût pour s'habiller de peaux d'animaux, nous apprenons à le connaître de sa naissance, où il a tout de suite été catalogué "d'anormal" avant d'être rejeté, à ses débuts ecclésiastiques au Groenland où il va être accepté et respecté par la communauté et où il va s'attarder quasiment toute sa vie, jusqu'à son retour bien des années plus tard dans son Jutland natal qui n'aura pas l'effet escompté.
"Le Bourgmestre Hoeck et sa Femme" traite de la jalousie possessive au sein d'un couple. Anne-Marie Hoeck, épouse du bourgmestre, est sur son lit de mort. La soeur de celle-ci, venue la soutenir pendant sa maladie, va comprendre au cours de leurs discussions, par les silences et la gène d'Anne-Marie, que celle-ci cache quelques secrets que son mari semble, lui, avoir compris. Nous suivons aussi les pensées de ce dernier et remarquons qu'il est persuadé que sa femme a l'habitude de séduire les hommes.
Enfin, "Jeune Amour" évoque à la première personne le souvenir du premier amour de Jens Thyssen, un instituteur tombé sous le charme de la fille d'un aubergiste. Dévasté d'apprendre qu'elle est enceinte, alors qu'elle semblait attachée à lui, il va reporter son amour pour elle sur sa fille à naître, Martha, mais d'une manière très paternelle cette fois-ci, sans que le héros ne s'explique cela.

Avec une plume à la fois riche et simple, Pontoppidan décrit avec justesse les états d'âmes de l'être humain. J'ai pris plaisir à lire chacune de ces quatre nouvelles, mais "L'Ours", où il est question de la différence physique, et "Le Bourgmestre Hoeck et sa Femme" m'ont particulièrement plu. Le premier de ces deux récits nous intéresse rapidement à la perception que l'on se fait des gens sans avoir connaissance de leur vécu. Juger d'après les apparences est l'un des fléaux de ce monde, il est d'autant plus perceptible dans ces campagnes où tout le monde se connaît, et l'auteur met en scène son personnage avec intelligence. C'est finalement à l'existence entière de Müller qu'on s'attache sans y prendre garde.
Le second récit m'a vraiment passionnée ! Si l'on suit les échanges entre les protagonistes et les certitudes de certains d'entre eux, nous ne sommes jamais certains de la réalité des allégations évoquées. J'ai trouvé le mari antipathique et terriblement orgueilleux, mais j'en suis presque venue à le plaindre, rongé comme il l'est par ses doutes. Finalement, le tout reste mystérieux et c'est ce qui m'a séduite. Il y a également un échange entre le bourgmestre et sa belle-soeur concernant le mariage, la place de la femme dans cet établissement et ses devoirs, et l'amour en général qui m'a totalement captivée. C'est pertinent et un tel discours est plutôt avant-gardiste pour l'époque où il a été écrit.

Il suffit de peu à l'auteur pour nous embarquer dans ses histoires qui sont idéalement bien dosées: elles ne comportent jamais trop ou pas assez de texte (alors que j'ai justement cette sensation de manque lorsque je lis des nouvelles, je suis agréablement satisfaite de m'apercevoir que cette frustration n'est finalement pas un sentiment obligatoire à ce genre de textes) ! Prix Nobel en 1917 en compagnie de Karl Gjellerup, cette attribution est passée un peu inaperçue tandis que la fin de la première Guerre Mondiale se profilait et que les évènements à cet effort se succédaient à vive allure. D'ailleurs, Gjellerup ne fut pas choisi seul par pure question politique vis-à-vis d'un certain penchant pour l'art Allemand. Néanmoins, cela n'enlève en rien la gloire d'Henrik Pontoppidan, et ses écrits de qualité resteront dans ma mémoire !



Citations:

* Quand les gens qui sont pris dans le tourbillon d'une grande ville pensent à la campagne - non sans une certaine nostalgie - ils se plaisent à imaginer une existence où Dieu dispense le temps, où chaque minute est détaillée avec la précision solennelle d'une horloge de Broholm mesurant l'éternité sous le toit d'une vieille personne.
En réalité, cependant, le temps n'est nulle part plus rapide ni la vie plus courte qu'à la campagne. Si les jours isolés peuvent y paraître longs dans leur monotonie, les semaines se pressent, les années volent. Et un beau matin la vie a fui, comme le songe d'une nuit d'été ou d'une nuit d'hiver. (Le Visiteur Royal)

* L'amour est une possession. Personne n'est renseigné sur son origine; personne ne connaît ses voies; personne n'a de remèdes contre ses maux. Venant et disparaissant selon des lois obscures, incompréhensibles, il nous remplit d'une sorte de terreur mystérieuse. Il est à la fois le plaisir et la malédiction de notre vie, notre délice et notre éternelle souffrance, notre paradis et notre enfer. (Jeune Amour)


(photo de l'auteur qui, je trouve, avait beaucoup de charme)



Suzy B. 

dimanche 19 mars 2017

The Paper Magician, tome 1


The Paper Magician, tome 1
Titre original: The Paper Magician
Auteure: Charlie N. Holmberg
Editeur: Amazon Crossing
Traduit par: Abigaïl Tal
Nombre de pages: 234

Merci à Netgalley pour cette lecture !

Résumé

C'est le coeur brisé que Ceony Twill, 19 ans, débarque chez le magicien Emery Thane. Sortie major de sa promotion à l'école Tagis Praff, elle se voit contrainte d'embrasser la magie du papier, elle qui rêvait de travailler le métal. Or une fois qu'elle sera liée au papier, matériau qu'elle dédaigne, elle sait que c'est pour le restant de sa vie. Dès le début de son apprentissage chez l'excentrique mais si charmant Emery, Ceony découvre un monde merveilleux qu'elle ne soupçonnait pas: animer des créatures de papier, donner vie à des récits grâce aux images qui les illustrent, prédire l'avenir... Mais son bonheur se ternit lorsqu'elle se trouve confrontée aux dangers de la magie interdite. Une Exciseuse - pratiquant la magie noire liée à l'élément de chair - attaque le magicien et lui arrache le coeur avant de s'enfuir avec son précieux butin. Pour le sauver, Ceony devra affronter l'horrible sorcière assoiffée de sang et se lancer dans un périlleux périple qui la mènera dans les méandres du coeur de son mentor dont elle va découvrir les lourds secrets.
 
Mon Avis

Oh, quelle jolie découverte que ce roman qui parle de magie avec une simplicité très attirante !

Nous sommes à Londres au tout début du XXe siècle, Ceony quitte l'école de magie Tagis Praff pour se lier à un matériau créé de la main de l'homme. Elle qui a toujours rêvé de devenir Fondeuse pour pouvoir manier le métal et fabriquer des armes enchantées, se retrouve obligée de devenir Plieuse, faute de candidats pour cette catégorie dédaignée de tous. C'est en devenant l'apprentie du magicien Emery Thane qu'elle va définitivement se lier au papier. Tout d'abord dépitée, elle va peu à peu être rattrapée par sa soif d'apprendre et découvrir qu'être Plieur n'est pas si inintéressant que cela, d'autant que le séduisant magicien qui la forme, si l'on oublie ses moments d'étrangeté, va la motiver à donner le meilleur d'elle-même. Mais, rapidement, le passé de celui-ci le rattrape et, pour tenter de lui sauver la vie, Ceony va devoir mettre à l'oeuvre le peu de matière qu'elle a appris tout en prenant connaissance de chacune des facettes que renferment le coeur d'Emery Thane.

De la magie, en veux-tu en voilà ! Ce roman m'a embarqué avec une facilité déconcertante dans son univers, fait faire un petit voyage dans le temps, donné envie de m'adonner aux origamis en tout genre, et fait tomber sous le charme de son héros masculin en à peine deux phrases !
Ce livre, dont j'ai autant aimé l'illustration de couverture que l'intrigue, nous propose donc une histoire fantastique très simple à intégrer où la magie s'exécute autour des matériaux créés par la main de l'Homme: le papier, le métal, le verre, etc. L'auteure (dont les parents, fans de Star Trek, ont donné à chacune de leurs filles un prénom masculin, pour la petite histoire) n'a pas besoin de chapitres introductifs pour faire comprendre au lecteur les spécificités de son univers, nous sommes directement plongés dedans avec un résultat, somme toute, pas bien compliqué mais véritablement addictif.
L'héroïne a 19 ans et une maturité déjà bien présente, on la sent prête à se prendre en charge de la meilleure façon qu'il soit. En devenant magicienne, elle réalise un rêve et accepte tout de même de se lier au papier car, issue d'un quartier pauvre, elle a réussi à entrer à l'école de magie grâce à une bourse anonyme et ne veut pas gâcher la somme conséquente qu'un inconnu lui a donc offert. Elle connait la valeur des choses, veut prendre son destin en main, j'ai aisément réussi à la comprendre et à me sentir proche d'elle, ce qui fait que je l'ai appréciée dès les premières pages.
L'action arrive assez tôt - mais cela est peut-être dû au fait que j'ai trouvé le roman trop court - et est passionnante. Dans cette application de la magie, l'une d'entre elle est interdite: l'Excision, celle qui utilise le sang et la chair humaine. Ses pratiquants, les Exciseurs, considèrent que l'être humain, en donnant la naissance, créé d'autre corps humain et que cela peut donc correspondre à la définition "créé par la main de l'Homme". Lira, une ancienne connaissance du Magicien Thane, pratique l'Excision depuis quelques années et va venir se venger, elle se verra confrontée à la jeune Ceony. Il y a donc dans ce roman du sanglant, jamais choquant ceci dit, et l'action va nous amener à connaître en profondeur (c'est le cas de le dire !) les personnages. Quant à Emery Thane, il a fallu d'une description pour que je l'adore (fille superficielle que je suis !). Le fait que l'on connaisse, à la fin du roman, tout son passé, ses peurs, ses espoirs, etc., m'a totalement attachée à lui ! J'ai énormément apprécié que les deux héros aient une certaine différence d'âge, il est intéressant d'assister à leurs échanges.
Le contexte historique ne m'a pas sauté aux yeux, je me suis même demandé en début de lecture où situer dans le temps les évènements, mais cela ne m'a pas dérangée: j'aurais apprécié cette histoire peu importe l'époque de son déroulement.

Avec un style simple et une plume fraiche et entraînante, Charlie N. Holmberg nous livre un très bon premier roman dont il me tarde de connaître la suite !


Mon avis sur le second tome: The Glass Magician
Mon avis sur le troisième tome: The Master Magician



Suzy B.