dimanche 29 octobre 2017

PAL +2


Pile A Lire +2



Bonjour les Nomades !

Cette semaine j'ai reçu deux jolis ouvrages.


Masse Critique Babelio

* Les Premières Aventures d'Arsène Lupin, de Maurice Leblanc.
Résumé: Né en 1905 dans le magazine Je Sais Tout, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, est une figure universelle de la littérature criminelle. Le gros album Omnibus regroupe l'intégrale des textes parus dans Je Sais Tout enrichis des illustrations originales. Plus de 600 pages, une maquette élaborée, la totalité des 130 magnifiques dessins d'origine, un emboîtage ajouré... tout est réuni pour faire de cet album aussi somptueux qu'impressionnant un must pour les petits et les grands.

A la dernière Masse Critique de Babelio, j'ai repéré ce joli coffret qui m'a tout de suite tenté. J'ai toujours été intriguée par ce héros si mythique: Arsène Lupin. J'ai vraiment hâte de le découvrir enfin sous la plume de Maurice Leblanc.

  
Gain Concours

* Everything, Everything, de Nicola Yoon.
Résumé: Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle". En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par al fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Comment ne pas avoir entendu parler de ce roman ? Depuis sa sortie, je le vois passer sur de nombreux blogs accompagné d'avis très positifs. Alors forcément j'étais curieuse de le lire. Je remercie de tout coeur Djihane, du blog Les Instants Volés à la Vie, chez qui j'ai eu la chance de gagner ce roman !



Suzy B.

  

samedi 28 octobre 2017

Les Deux Gentilshommes de Vérone; Le Marchand de Venise


Les Deux Gentilshommes de Vérone;
Le Marchand de Venise
Titres originaux: "The Two Gentlemen of Verona"; "The Merchant of Venice"
Auteur: William Shakespeare
Editeur: RBA France, collection Le Monde
Traduit par: François-Victor Hugo
Nombre de pages: 287

* Résumé *

Complexe, aboutie et d'une grande intensité tragique, "Le Marchand de Venise" est l'une des plus belles comédies de Shakespeare. Les thèmes de l'argent et de la justice s'y entremêlent avec ceux de la musique et de l'amour.
Comédie de jeunesse du dramaturge, "Les Deux Gentilshommes de Vérone" traite, elle, de l'amitié et de la fidélité.
Outre l'introduction de François-Victor Hugo, vous trouverez dans ce dixième volume des oeuvres complètes de Shakespeare, une préface de François Laroque, professeur émérite à la Sorbonne Nouvelle-Paris 3.
 
* Mon Avis *

Etrange, comme deux pièces de théâtre affiliées l'une à l'autre peuvent provoquer des sentiments si différents ! Ce fut le cas pour moi ici.

"Les Deux Gentilshommes de Vérone" est la pièce de Shakespeare qui m'a fait le plus rire jusqu'à présent. Il s'agit de l'une des premières oeuvres écrites par le dramaturge, et cela se ressent; loin des drames qu'il nous a fait connaître par la suite, il nous offre ici une comédie satirique sur l'amitié et l'amour.

Protée et Valentin sont deux amis d'enfance qui doivent se séparer. Alors que le premier, éperdument amoureux de Julia, reste à Vérone pour courtiser la demoiselle, Valentin doit quitter la ville pour s'installer à Milan où, lui qui se moquait de la faiblesse de coeur de son ami, va être ébloui par la belle Sylvia, déjà convoitée et promise par son père à Thurio. Protée, qui a désormais gagné l'amour de Julia, s'autorise à rejoindre son ami mais va, à son tour, devenir fou amoureux de Sylvia; il a tôt fait de trahir ses promesses d'amour envers celle qui l'attend à Vérone et va même aller jusqu'à évincer Valentin, le faisant bannir de Milan, pour tenter de se faire aimer par Sylvia.

Cette histoire raconte la trahison, l'amitié, l'amour, la servitude. Le style est vraiment différent de ce que j'ai pu lire de William Shakespeare jusqu'à aujourd'hui, même si le dramatique garde sa place au fil de l'intrigue. Le ton est globalement léger, les personnages burlesques - dont un serviteur-bouffon qui se plaît au jeux de mots. Le tragique succède cependant parfois au drôle avec un déroulement de l'histoire bien mené. Bien que la fin soit tout à fait bâclée et absurde, voire aberrante, j'ai passé un bon moment avec cette comédie, et le clin d'oeil à "Robin des Bois" m'a beaucoup plu !

*****

"Le Marchand de Venise" reprend une légende largement connue à l'époque, où les Chrétiens persécutaient les Juifs, la mêlant à une autre histoire mythique.

Pour rejoindre et épouser la femme dont il est tombé amoureux, Bassanio a besoin d'argent, qu'il demande à son très proche ami Antonio, un fortuné marchand vénitien. Mais les richesses de celui-ci sont toutes engagées sur des bateaux en mer; Antonio va alors chercher à emprunter la somme voulue à son ennemi, Shylock, qu'il méprise à cause de sa religion. Ce dernier fini par accepter avec pour condition, si le prêt n'est pas remboursé en temps et en heure, de prélever une livre de la chair d'Antonio. Ce qui n'était qu'une plaisanterie va vite tourner au sérieux. En aparté, la fille de Shylock s'enfuit avec l'homme qu'elle aime, et Portia, la riche héritière convoitée par Bassanio, va devoir lui faire choisir, pour pouvoir l'épouser, entre trois coffres mystérieux: l'un en or, l'autre en argent, et le dernier en plomb.

J'ai eu beaucoup de mal avec cette histoire; si François-Victor Hugo n'avait pas été là, je l'aurai détestée, mais heureusement le traducteur défend très bien l'oeuvre dans son introduction et m'a permis de mieux la comprendre. 
"Le Marchand de Venise" nous présente un anti-héros: Antonio, qui est habité d'une magnifique amitié envers Bassanio, mais que je n'ai su apprécier en raison de son comportement raciste, dont il n'éprouve aucun remords de toute la pièce (et il n'est pas aisé de le comprendre, puisqu'on le rencontre pour la première fois dans un état de morosité qui ne nous est pas expliqué).
La persécution antisémite date de très loin et, du temps de Shakespeare, la chose était admise de tous, acceptée et même revendiquée. Or, l'ignoble propos m'a toujours révoltée. Ici, nous avons donc un Shylock dépeint comme terrible - il veut ôter la chair d'un être humain ! - mais le dramaturge offre à son personnage une voix, un plaidoyer et c'est, pour moi, ce qui sauve cette pièce; car par la dithyrambe de Shylock, c'est tout un peuple qui parle, et c'est ce que François-Victor Hugo m'a fait comprendre (merci donc à lui).
 Quant aux personnages féminins... je n'ai su qu'en penser, si ce n'est que j'ai eu la nette impression qu'elles étaient très aimées grâce (à cause ?) de leur argent. Pas très glorieux, donc.

Encore maintenant je ne sais comment traduire mon ressenti envers cette oeuvre, mais il est certain que je n'ai pas pris un immense plaisir à la lire, et qu'elle m'a fait réagir.



Citation:

* Antonio - Je tiens ce monde pour ce qu'il est, Gratiano: un théâtre où chacun doit jouer son rôle.



Suzy B.

   

vendredi 27 octobre 2017

Une Vie entre Deux Océans


Une Vie entre Deux Océans
Titre original: "The Light Between Oceans"
Auteure: M. L. Stedman
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais (Australie) par: Anne Wicke
Nombre de pages: 523

* Quatrième de Couverture *

Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l'île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu'au jour où un canot vient s'échouer sur le rivage. A son bord, le cadavre d'un homme, ainsi qu'un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d'être parents, Isabel demande à Tom d'ignorer les règles, de ne pas signaler "l'incident". Une décision aux conséquences dévastatrices...
 
* Mon Avis *

"Une Vie entre Deux Océans" est un roman puissant qui nous plonge en profondeur dans la psychologie de son couple de personnages principaux.

Tom Sherbourne est gardien de phare sur l'île isolée de Janus Rock, au large de l'Australie, où il vit en compagnie de sa femme Isabel. Un jour, un canot s'échoue sur la plage, révélant le cadavre d'un homme et la présence d'un nourrisson encore en vie que le couple se dépêche de recueillir. Mais alors que Tom souhaite signaler, le plus vite possible, l'évènement aux autorités du continent, Isabel le supplie d'attendre. Cette femme, qui a subie plusieurs fausses couches, a un intense besoin de materner; elle voit en l'arrivée du bébé un signe du destin et va réussir à persuader son mari de ne rien révéler à qui que ce soit et d'adopter, sans le dire à personne, la petite qu'ils vont nommer Lucy. Si Isabel s'épanouit rapidement dans son rôle de maman, Tom est rongé par la culpabilité à l'idée que Lucy a peut-être une vraie famille qui l'attend quelque part.

J'ai été moins fascinée par ce roman que je ne l'espérais en lisant tant d'avis coups de coeur le concernant lui ou son adaptation cinématographique. Néanmoins, je l'ai trouvé très intéressant !
Ce qui m'a en tout premier lieu surprise, c'est que cette histoire ne comporte pas énormément d'action, ou, plutôt, que le début n'est pas très rythmé; j'ai donc ressenti quelques longueurs. Mais ce roman est vraiment captivant grâce à la psychologie détaillée des héros, notamment celle de Tom. Cet ancien militaire est hanté par les doutes, le récit est vraiment centré sur le dilemme dont il à affaire, entre son amour immuable pour Isabel et sa raison le persuadant que ce qu'il permet de faire est mal; c'est un énorme cas de conscience et je pense même que nombre de lecteurs et lectrices seront eux-mêmes, comme je l'ai été, partagés sur la question !
Le contraste avec les pensées d'Isabel est d'autant plus flagrant, elle qui tombe immédiatement amoureuse de l'enfant et va la chérir comme sa propre mère. Elle est totalement centrée sur la vie de Lucy et leur bonheur familial à tous et ne laisse rien venir ternir cela; peu importe les éléments qui pourraient changer cet état de fait, on la ressent prête à se battre, prête à tout pour garder la petite.

C'est intelligent et il y a une certaine puissance qui se dégage de ces lignes. La plume de l'auteur ne m'a pas tant éblouie que ça, les flashbacks dans le passé des personnages ne m'ont, malgré leur importance, pas forcément intéressée, mais l'imagination dont fait preuve M. L. Stedman et la facilité qu'elle a de reproduire les craintes de ses personnages sur le lecteur m'a beaucoup plu !
C'est donc un très joli roman, psychologique et percutant.
 
* Parlons Couverture *

Cette image de couverture est parfaite; le phare de Janus Rock est un élément majeur du récit, presque toute l'histoire tourne autour de lui. J'aime beaucoup !



Suzy B.

  

mercredi 25 octobre 2017

La Belle et le Télépathe


La Belle et le Télépathe
Auteur: Georges El-Khoury Moussa
Editeur: Auto-édité avec Librinova
Nombre de pages: 536

Je remercie Librinova pour cette lecture !

* Résumé *

Au sein de l'équipe de déminage, Paolo et ses compagnons travaillent sans relâche afin de prélever les mines antipersonnelles du sol et rendre aux villageois leurs terres. Derrière un courage sans égal et une volonté à toute épreuve, un terrible mal ronge le coeur du démineur. Sa défunte bien aimé, tombée un an pus tôt dans un champs infesté de mines, commence soudainement à implorer son secours. Dans sa tête, hallucinations, mensonges, rêve et réalité se mélangent pour former un inexorable cauchemar. Mais lorsque Paolo tente d'élucider le mystère qui plane sur la disparition de la belle, des crimes d'une rare violence sont perpétrés...
Pour déjouer les pièges du destin, l'amoureux décide de défier les divisions imposées par une guerre atroce pour suivre un amour au-delà des barbelés et des frontières.
La belle et le télépathe parviendront-ils à mener à bon terme la vraie guerre des hommes: celle de l'amour et de l'altruisme face à la violence et l'intolérance ?
 
* Mon Avis *

Cette histoire transmet un joli message. Je n'ai pas été totalement séduite, mais le sujet est intéressant !

Paolo, démineur lobanais aux talents télépathiques, a perdu la femme de sa vie à cause d'une mine antipersonnelle dans un champ en étant infesté, à la frontière entre la Lobane et la Sorelle, deux pays en guerre. Mais voilà que, alors qu'il est toujours dévasté par le chagrin, il se met à entendre les pensées de sa bien-aimée en une supplique lui demandant son aide. Il se met aussitôt à enquêter, espérant l'impossible: que sa belle soit revenue d'entre les morts. N'hésitant pas une seconde, au détriment de la sécurité de toutes et tous et de la stabilité d'une trêve bien fragile, il franchit la frontière et entre illégalement en Sorelle. Ce qu'il va y découvrir dépasse l'entendement: un projet classé top secret et jalousement gardé par l'armée sorelienne.

Je suis gênée... car j'ai bien aimé l'histoire, son contexte et son déroulement global, mais j'ai difficilement accroché à la plume de l'auteur. En effet, j'ai souvent trouvé les dialogues trop convenus, "narrés", ça ne sonnait pas toujours juste, ou du moins réel; et outre les quelques longueurs que j'ai rencontrées au cours du récit, j'ai trouvé le tout assez prévisible, même si Georges Moussa a bien su jouer sa partie d'échecs puisqu'il m'a surprise vers la fin !

J'ai beaucoup aimé que chaque personnage de ce roman ait une histoire personnelle, souvent dure, à raconter. C'est intéressant, et la place que prends la guerre dans ces lignes est significative. Ces tranches de vies s'incluent dans le message de paix que veut transmettre l'auteur, ce récit est même une ode CONTRE la guerre et les manipulations que se permettent certaines instances, et POUR l'amour, le respect, la fraternité.
Georges Moussa laisse souvent sa plume s'exprimer de manière philosophique et je pense que cette histoire plaira énormément aux personnes en quête de vérité dans ce monde où il est devenu compliqué d'être sûr de ce que nous vivons.
Les scènes d'actions m'ont convaincues, tout comme le potentiel des idées de l'auteur, les descriptions minutieuses des lieux et des particularités du métier de démineur.

Malgré quelques défauts et une plume parfois maladroite, cette histoire reste intrigante et passe un très beau message.
 
* Parlons Couverture *

Comme d'habitude, je vous donne mon ressenti sur l'un des éléments principaux qui attire l'oeil de la lectrice ou du lecteur: la couverture ! Celle-ci représente indubitablement l'héroïne et sa flamboyante chevelure rousse. Mais en toute sincérité, je ne suis pas fan de cette couverture: le fait que la belle paraisse endormie n'est, selon moi, pas pertinent, et en général je n'aime pas vraiment les encadrements, mais ce n'est qu'un goût personnel !



Suzy B.

   

dimanche 15 octobre 2017

CHERUB, Mission 12: La Vague Fantôme


CHERUB, Mission 12:
La Vague Fantôme
Titre original: "CHERUB 12: Shadow Wave"
Auteur: Robert Muchamore
Editeur: Casterman
Traduit de l'anglais par: Antoine Pinchot
Nombre de pages: 401

* Quatrième de Couverture *

Ultime mission pour James Adams: assurer la sécurité d'un gouverneur indonésien en visite à Londres. Mais James découvre que ce politicien corrompu s'est enrichi sur le dos des victimes d'un tsunami dévastateur. Il doit alors faire face à un sérieux dilemme: accomplir sa mission sans se poser de questions, ou trahir CHERUB au risque d'entacher son irréprochable CV d'agent ?

CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans.

Pour raison d'Etat, ces agents n'existent pas.
   
* Mon Avis *

Je redoutais de lire ce tome car il signe la fin des aventures de notre héros James Adams au sein de l'organisation CHERUB. Finalement, je suis rassurée, referme ce livre apaisée, et ai apprécié ce douzième volume de la saga.

Nous retrouvons James en pleine infiltration chez les Vandales, espérant conclure sa précédente mission (voir le tome 11: "Vandales") de façon concluante. Maintenant âgé de dix-sept ans, le jeune homme est désormais trop vieux pour faire partie de CHERUB et, de retour au Campus, il doit envisager son avenir personnel. Mais une dernière mission lui est proposée, celle de protéger les enfants d'un ministre malaisien venu en visite à Londres pour signer un important contrat d'armement. Malheureusement, Kyle, le meilleur ami de James depuis son arrivée dans l'organisation, l'apprend et ce qu'il va lui révéler sur ce politicien va pousser notre héros à refuser ce dernier travail. En effet, Tan Abdullah est un escroc ayant profité de sa position de gouverneur et d'un tsunami pour déloger par la force les populations de plusieurs villages de pêcheurs afin de construire aux emplacements libérés des complexes touristiques pour milliardaires.

J'ai beaucoup aimé que les aventures de James se terminent sur un cas de conscience, démontrant que la facilité ne fait pas partie de la vie et qu'il y a souvent des avantages comme des inconvénients à chaque choix que nous faisons au quotidien et à chaque entreprise menée. Ce douzième tome nous offre à la fois les points de vue de James et sa soeur Lauren, mais aussi la partie d'une mission de Kyle Blueman et autres détails concernant le problème malaisien.
J'aime que Robert Muchamore s'échine à nous trouver des thèmes recherchés, aussi intéressants que divertissants; l'auteur permet, grâce à la fiction, de révéler des sujets sensibles, dont on parle parfois (souvent même) malheureusement trop peu, et ceci toujours avec justesse, en rendant ses récits accessibles à tous types de lecteurs.
Ici, la construction d'empires touristiques est mise en cause et, comme je le mentionne plus haut, il y a du bon comme du mauvais dans le développement de certains sites, dans l'affluence de la modernité au détriment des traditions de peuples divers. La construction d'un immense hôtel permet la création de nombreux emplois pour les populations locales, mais la contrepartie est que les villageois perdent leurs terres et sont obligés de s'exiler. Cas de conscience. James fait son choix et s'insurge, entraîné dans le sillage de Kyle.

La construction du récit ne m'a pas permis d'être immédiatement captivée (et puis j'avançais à reculons au début, je ne voulais pas lâcher James...), c'est dont vraiment la partie de la mission auprès de Tan Abdullah, où l'on alterne le point de vue de Lauren et celui des opposants  au ministre malaisien sur le point de mener leur action de sensibilisation, que j'ai le plus apprécié. Comme d'habitude, le romancier apporte beaucoup de rythme à son histoire.

La conclusion de cette affaire m'a parue un peu trop rapide et facile à mon goût, mais j'ai tout de même bien apprécié ce récit. J'attends maintenant de lire ce que va donner la suite des "CHERUB", en espérant que Lauren en sera l'atout majeur.
 
* Parlons Couverture *

Je ne sais pas qui crée les couvertures françaises de la saga, mais je dois admettre que je les préfère bien souvent aux originales. Et c'est le cas ici: les ingrédients sont là avec le complexe hôtelier pour objet de discorde, la vague du titre comme élément déclencheur et les silhouettes apportant un côté assez mystérieux à tout cela; sans oublier le logo de CHERUB et cette cible géante - bien que discrète - nous rappelant que nous lisons une oeuvre d'action. Pas ma couverture préférée de la saga, mais c'est efficace et j'approuve le choix des couleurs.



Suzy B.

   

PAL +2


Pile A Lire +2



Bonjour les Nomades !

Cette semaine, on m'a prêté deux nouvelles lectures:

* Shining, de Stephen King.
Résumé: Situé dans les montagnes Rocheuses, l'Overlook Palace passe pour être l'un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté... L'hiver, l'hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l'habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s'appelle Jack Torrance: c'est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d'échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny. Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l'on croit disparu. Ce qu'il sent, lui, dans les dix chambres vides de l'Overlook Palace, c'est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l'hôtel ?

Merci à Music is so Nice pour ce nouveau prêt ! J'avance bien dans ma découverte des oeuvres du King et ce roman fait partie de ceux qui me tardaient de découvrir. Petit plus: je vais aussi avoir la possibilité de découvrir l'adaptation de "Salem", de 1979.

*****

* CHERUB, Mission 13: Le Clan Aramov, de Robert Muchamore.
Résumé: Après huit long mois d'attente, Ryan se voit enfin confier sa première mission CHERUB. Sa cible: Ethan, un jeune californien privilégié passionné par l'informatique et le jeu d'échecs. Le profil type du souffre-douleur idéal... sauf que sa grand-mère dirige le plus puissant syndicat du crime du Kirghizstan. Si Ryan espérait profiter de cette opération pour bronzer sous le soleil californien, il déchantera bien vite...

Nouveau héros, il semblerait, pour la suite des aventures de "CHERUB". J'ai hâte de voir ce que cela va donner.



Je suis plutôt sage, ce mois-ci, niveau réceptions livresques. Espérons que cela continue dans ce sens ! ;)



Suzy B.

 
  

lundi 9 octobre 2017

Bittersweet


Bittersweet
Auteur: Colas Droin
Editeur: IS Editions
Nombre de pages: 112

Je remercie Babelio et IS Editions pour cette lecture. 

* Quatrième de Couverture *

Marc, adolescent à la sensibilité et l'imagination débordantes, subit de plein front le cancer de Lucie, sa petite soeur de huit ans. Alors que les aller-retours à l'hôpital se font plus fréquents, il dérive progressivement dans l'onirique afin d'oublier la réalité du quotidien. Trouvera-t-il dans ses rêves une explication à la vanité du mal ?

Dans le style francisé de J. D. Salinger, Bittersweet ("tendre-amer" en anglais) raconte l'histoire d'un jeune schizophrène perdant peu à peu ses repères face à la progression de la maladie de sa soeur. Les thèmes abordés y sont parfois un peu durs, mais toujours traités avec humour. L'humanité du personnage principal, ses questions sur la religion, la beauté, ainsi que son incompréhension face à l'injustice du monde sont mises au premier plan.
 
* Mon Avis *

Ouh que ce roman est touchant ! J'ai été très émue à sa lecture.

Marc a quinze ans lorsque ses crises de schizophrénie reprennent; il parcoure durant celles-ci une colline d'herbe bleue sous un ciel blanc, étoilé de points noirs, qui se confond avec une mer de lait, en compagnie de sa petite soeur de huit qu'il tente de sauver d'une colonie de crabes rouges. Dans la réalité, Lucie est malade, et les crabes rouges représentent son cancer. Marc fait tout pour bien paraître, mais il déteste les hôpitaux, encore plus les médecins, il ne comprend pas cette injustice de la vie qui veut le priver de cet être cher et aime tellement sa si jolie petite soeur qu'il s'enfonce chaque jour davantage dans ses illusions, afin d'échapper à cet insupportable quotidien.

Cette courte histoire m'a maintenue au bord des larmes durant toute la durée de ma lecture, éclairée par instants de jolis éclats de rire. Colas Droin nous présente un adolescent, pas encore sorti de l'enfance, qui ne mâche pas ses mots et se confie, avec son langage de jeune en colère, de manière aussi naïve que poétique. C'est d'ailleurs parce qu'il est empli de cette innocence enfantine et de ce langage brut que ce texte est si beau à lire. La sincérité qui ressort de chaque phrase possède, dans le contexte difficile de l'histoire, une puissance émotionnelle qui a bien failli me faire chavirer.
Marc ne gère pas du tout le fait que Lucie ait un cancer; le sujet n'est pas tant la maladie, qui est survolée, que la réaction d'un grand frère qui voudrait pouvoir protéger sa petite soeur. La schizophrénie n'est pas un sujet évident à traiter, mais c'est ici fait tout en douceur et avec naturel. On n'a pas cette impression de lire l'histoire d'une personne malade, ni que ce soit imposé, comme ça peut parfois être le cas dans d'autres romans. La douleur et l'incompréhension émanent de chaque ligne, et le garçon désemparé cherche, en quelque sorte, un fautif et une délivrance; mû par sa colère, il s'en prend facilement au corps médical insensible, mais se pose aussi des questions d'ordre religieux, et comme échappatoire, il ne trouve que son imagination.
L'amour fraternel que partagent le frère et la soeur est dévastateur, magnifique (j'ai adoré les surnoms que Marc donne à Lucie: "la petite", "gamine"); il y a une telle tendresse qui se dégage de leur relation, de leurs échanges et surtout des pensées du jeune homme qu'il est impossible d'y rester insensible.

Bien que court, ce récit se suffit à lui-même, il n'en aurait pas fallu plus, ni moins, et son final est aussi parfait qu'apaisant, logique.

Ce roman une très belle découverte, j'ai vécu un beau moment, à la fois triste et fort, en somme: émouvant. Je vous le conseille !
 
* Parlons Couverture *

Léon Lavender représente avec réussite le monde onirique dans lequel se plonge le héros lorsqu'il ne supporte plus la réalité. C'est une jolie couverture.



Citations:

* A cette histoire, écrite à l'encre de mes larmes.
Aux larmes, qui permettent aux lumières d'étinceler.
Aux étincelles, qui recréent indéfiniment la vie.
A la vie, qui fait naître les histoires.

* [...] je pouvais pas m'empêcher de penser que si on faisait comme si tout allait bien, alors tout irait bien.

* Il commençait à faire bien nuit, et y'avait quelques flocons qui tombaient. C'était marrant parce que c'était beau et chiant à la fois, un peu comme les musées.

* La tristesse, ça rend tout beau, même la pluie.



Suzy B.

  

samedi 7 octobre 2017

Salem


Salem
Titre original: "Salem's Lot"
Auteur: Stephen King
Editeur: Le Livre de Poche
Traduction originale de: Christiane Thiollier et Joan Bernard
Revue et augmentée par: Dominique Defert
Nombre de pages: 828

* Quatrième de Couverture *

"Salem est l'un de mes meilleurs romans, l'un des plus effrayants aussi. Alors, éteignez la télévision, et parlons vampires dans la pénombre, je pense pouvoir vous faire croire en leur existence." Stephen King, Juin 2005.

Le Maine, 1970. Ben Mears revient à Salem et s'installe à Marsten House, inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt-cinq ans auparavant. Mais, très vite, il doit se rendre à l'évidence: il se passe des choses étranges dans cette petite bourgade. Un chien est éviscéré, un enfant disparaît, et l'horreur s'infiltre, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem.
 
* Mon Avis *

Si je devais utiliser un mot pour décrire les romans de Stephen King, je les qualifierais d'angoissants. Encore une fois, l'écrivain nous présente une histoire que je n'ai pas trouvée effrayante, mais qui apporte une sensation d'angoisse profonde. La subtilité entre les deux termes est peut-être mince, mais je tiens à faire la différence: pour moi, le sentiment d'oppression mêlé de frissons prend plus de place que la peur en elle-même, qui est plus superficielle.

Ben Mears est un romancier en quête de rédemption qui se remet difficilement de la mort de sa femme. Après avoir quitté Jerusalem's Lot bien des années plus tôt, il revient y habiter afin d'exorciser ses démons; en effet, la ville l'a longtemps effrayé - peur en majorité due à la sombre présence de Marsten House, une demeure qui semble semer le malheur dans son sillage (et où il ne va pas s'installer, comme l'indique à tort la quatrième de couverture) - et il est bien décidé à profiter de cette ambiance pour écrire son nouveau livre, en s'inspirant de cette petite ville de campagne. Peu de temps après son arrivée, Marsten House accueille deux nouveaux propriétaires: Richard Straker, à l'allure très étrange et froide, et Kurt Barlow, dont personne ne sait rien et qui ne se montre pas; mais alors, des évènements de plus en plus suspects se produisent, jusqu'à ce que les cadavres de personnes décédées dans des circonstances inexplicables se mettent à disparaître. Une idée terrible se met à germer dans le coeur des habitants: y aurait-il des vampires à Salem ?

Le vampirisme est l'un des thèmes fantastique les plus prolifiques en littérature; depuis des siècles, il a été étudié sous toutes ses formes et l'on ne compte plus le nombre d'ouvrages qui en parlent. Stephen King revient aux fondements du mythe et nous présente avec intelligence des êtres au teint d'une pâleur cadavérique mais particulièrement beaux, aux dents pointues et aux yeux rouges, avec son lot de pieux en bois, de croix et d'eau bénite qui en découle, mais aussi pleins de cruauté, sans conscience du mal et ne souhaitant qu'une chose: continuer leur vie d'éternité morbide dans l'attente de leur prochaine beuverie sanglante. C'est du classique (et c'est agréable), alors pourquoi ai-je parlé d'intelligence ? Car le vampirisme est traité d'une manière judicieuse et captivante: on le voit se répandre telle une maladie, à la fulgurance d'une épidémie... Malin, Mr King ! J'ai trouvé ça pertinent, et ça permet un joli rythme à l'histoire.
Durant une grande partie du récit, pourtant, l'auteur nous introduit petit à petit dans cette petite ville de Salem, exposant ses pratiques et les comportements variés de ses habitants; c'est un folklore rustique et typique de toutes petites bourgades. Dans les "scènes coupées" que l'on retrouve à la fin de cette édition, on découvre que Stephen King a voulu mentionner la présence de vampires assez tôt dans le récit, mais changeant d'avis il laisse finalement le lecteur s'en rendre compte par lui-même, et lorsque le mot est officiellement prononcé, cela fait déjà un certain temps déjà que nous connaissons la vérité.
Les personnages, très ancrés dans la réalité, sont peu convaincus au départ par la présence d'être effroyables au sein de leur ville. Quand ils tentent d'admettre de manière logique la vérité, cela donne parfois des dialogues qui m'ont rappelés ces films de série B, ni intenses et captivants, mais plaisants à suivre. Cela est contrebalancé par des réflexions très intéressantes et de sublimes descriptions.
Les protagonistes sont nombreux, il m'est arrivé de m'emmêler les pinceaux entre tel ou tel personnage secondaire, ceci dit dit ce n'est ni gênant, ni très grave. Je n'ai pas particulièrement accroché avec le héros principal, Ben Mears, qui m'a laissée totalement indifférente pour tout dire; mais là encore, cela ne m'a absolument pas dérangée: j'ai pris plaisir à lire cette histoire et me laisser porter par l'ambiance sinistre. J'ai adoré le fait que la ville elle-même ait des chapitres dédiés, une sorte de voix à part entière où elle observe ses habitants. C'est souvent dans ces parties que j'ai été le plus séduite par les croquis faits de la vie.

En fin d'ouvrage, il nous est donné la possibilité d'en apprendre plus sur Salem grâce à deux nouvelles: "Un Dernier pour la Route", se déroulant deux ans après l'épilogue du roman; et "Jerusalem's Lot", nouvelle épistolaire dont les faits sont situés entre 1789 et 1850 et revenant sur l'origine du mal à Salem. J'ai été captivée !

Ce roman m'a bien plu et je suis très contente de cette lecture, qui plaira sans conteste aux fans de vampires !
 
* Parlons Couverture *

Pas de doute que cette couverture de Jerry N. Uelsmann fait référence à l'angoissante demeure Marsten House, l'un des éléments principal de ce récit. Le noir et blanc pour la représenter est un choix tout trouvé !



Citations:

* Certes, l'écrivain peut imposer sa volonté - mais c'est la dernière chose à faire ! Asservir une fiction au contrôle de l'auteur, c'est de la construction narrative. Mais si vous attachez votre ceinture et que vous laissez l'intrigue prendre les rênes, alors, et seulement alors, vous racontez une histoire. Et raconter des histoires est un processus aussi naturel que de respirer; la construction narrative n'est, par analogie, ni plus ni moins qu'un poumon artificiel. (Préface de l'auteur)

* Raconter une histoire est agréable et ça l'est dix fois plus encore s'il y a des gens pour l'entendre. (Préface de l'auteur)

* Je pense qu'il est relativement facile pour les gens de reconnaître l'existence de phénomènes tels que la télépathie ou la voyance parce que ça ne leur coûte rien. Ce n'est pas ça qui les empêchera de dormir. Mais l'idée que le mal que font les hommes continue à vivre après eux est beaucoup plus troublante.



Suzy B.

 
  

lundi 2 octobre 2017

Bilan Lecture Septembre 2017


Bilan du mois de Septembre 2017



Lectures, lectures, lectures...

Hello les Nomades ! En septembre, je pensais lire peu... et finalement j'ai tenu un bon rythme !

  
* Mes Lectures *

Je me suis un peu laissée débordée ce mois-ci et n'ai pas lu tous les ouvrages que je voulais. Mais j'ai pu découvrir 10 lectures agréables !

* Max et la Grande Illusion, d'Emanuel Bergmann.
J'ai lu ce livre pour une Masse Critique Privilégiée de Babelio et ai trouvée cette lecture, qui oscille entre sérieux et originalité, très agréable.

* Journal de mon Chat, de Kwon Yoonjoo.
Savoureux petit livre quand on aime les chats ! Sorte de petit conte illustré, il ne m'a fait que quelques minutes.

* Protection Très Rapprochée, d'Alexandra Lanoix.
Cette romance érotique m'a plu, beaucoup dû au fait que son héroïne est garde-du-corps et que c'est presque mené comme une enquête.

* Une Autre Idée du Bonheur, de Marc Levy.
Tirage du mois de ma Bookjar, j'ai passé de très bons instants en compagnie de deux femmes en plein road-trip improvisé.

* Le Roi Lear, de William Shakespeare.
Cette pièce du dramaturge m'a totalement séduite, c'est l'une de mes deux meilleures lectures du mois. Elle est captivante et a de la matière.

* Six of Crows, de Leigh Bardugo.
Seconde meilleure lecture du mois, j'ai beaucoup aimé ce nouvel univers complexe et détaillé que nous présente l'auteure. Et j'ai hâte de découvrir la suite !

* Le Journal d'une Grosse Nouille, tome 7, de Rachel Renée Russell.
Encore un tome tout sympathique pour la saga, l'héroïne est toujours aussi fantasque.

* L'Accusé du Ross-Shire, de Graeme Macrae Burnet.
Certainement ma lecture la plus troublante du mois. J'ai adoré l'histoire mais été gênée par le procédé d'écriture. Il n'en reste pas moins que c'est intelligemment mis en scène et que le récit est captivant !

* Lovely Hair, vol. 1, d'Ema Toyama.
Plaisante découverte de ce petit manga. Pas exceptionnel mais qui se lit bien.

* Robin des Bois, de G. Travers.
J'aime découvrir les versions écrites de légendes ou histoires intemporelles. J'ai donc adoré lire cette version de "Robin des Bois" !

  
* Evolution de la PAL *

Achats: Robin des Bois, lu dans le mois. Phobos, Orgueil&Préjugés.
Prêts: Journal de mon Chat, Le Journal d'une Grosse Nouille #7, lus dans le mois. CHERUB #12.
Service-Presse: La Belle et le Télépathe, pour Librinova.
Masses Critiques: L'Accusé du Ross-Shire, lu dans le mois. Bittersweet.
Gains Concours: Lovely Hair #1, lu dans le mois et gagné chez Songe d'une Nuit d'Eté. La Vie est Trop Courte Pour Être Triste, gagné sur la page de l'auteure.

Ce mois-ci j'ai reçu 11 ouvrages, la PAL augmente donc d'un petit titre qui sera vite lu... Elle comptabilise donc désormais 88 livres.


(l'image du mois: sublime fan art de "Six of Crows")


Et vous, quel est votre bilan ?



Suzy B.