dimanche 15 octobre 2017

CHERUB, Mission 12: La Vague Fantôme


CHERUB, Mission 12:
La Vague Fantôme
Titre original: "CHERUB 12: Shadow Wave"
Auteur: Robert Muchamore
Editeur: Casterman
Traduit de l'anglais par: Antoine Pinchot
Nombre de pages: 401

* Quatrième de Couverture *

Ultime mission pour James Adams: assurer la sécurité d'un gouverneur indonésien en visite à Londres. Mais James découvre que ce politicien corrompu s'est enrichi sur le dos des victimes d'un tsunami dévastateur. Il doit alors faire face à un sérieux dilemme: accomplir sa mission sans se poser de questions, ou trahir CHERUB au risque d'entacher son irréprochable CV d'agent ?

CHERUB est un département ultrasecret des services de renseignement britanniques composé d'agents âgés de 10 à 17 ans.

Pour raison d'Etat, ces agents n'existent pas.
   
* Mon Avis *

Je redoutais de lire ce tome car il signe la fin des aventures de notre héros James Adams au sein de l'organisation CHERUB. Finalement, je suis rassurée, referme ce livre apaisée, et ai apprécié ce douzième volume de la saga.

Nous retrouvons James en pleine infiltration chez les Vandales, espérant conclure sa précédente mission (voir le tome 11: "Vandales") de façon concluante. Maintenant âgé de dix-sept ans, le jeune homme est désormais trop vieux pour faire partie de CHERUB et, de retour au Campus, il doit envisager son avenir personnel. Mais une dernière mission lui est proposée, celle de protéger les enfants d'un ministre malaisien venu en visite à Londres pour signer un important contrat d'armement. Malheureusement, Kyle, le meilleur ami de James depuis son arrivée dans l'organisation, l'apprend et ce qu'il va lui révéler sur ce politicien va pousser notre héros à refuser ce dernier travail. En effet, Tan Abdullah est un escroc ayant profité de sa position de gouverneur et d'un tsunami pour déloger par la force les populations de plusieurs villages de pêcheurs afin de construire aux emplacements libérés des complexes touristiques pour milliardaires.

J'ai beaucoup aimé que les aventures de James se terminent sur un cas de conscience, démontrant que la facilité ne fait pas partie de la vie et qu'il y a souvent des avantages comme des inconvénients à chaque choix que nous faisons au quotidien et à chaque entreprise menée. Ce douzième tome nous offre à la fois les points de vue de James et sa soeur Lauren, mais aussi la partie d'une mission de Kyle Blueman et autres détails concernant le problème malaisien.
J'aime que Robert Muchamore s'échine à nous trouver des thèmes recherchés, aussi intéressants que divertissants; l'auteur permet, grâce à la fiction, de révéler des sujets sensibles, dont on parle parfois (souvent même) malheureusement trop peu, et ceci toujours avec justesse, en rendant ses récits accessibles à tous types de lecteurs.
Ici, la construction d'empires touristiques est mise en cause et, comme je le mentionne plus haut, il y a du bon comme du mauvais dans le développement de certains sites, dans l'affluence de la modernité au détriment des traditions de peuples divers. La construction d'un immense hôtel permet la création de nombreux emplois pour les populations locales, mais la contrepartie est que les villageois perdent leurs terres et sont obligés de s'exiler. Cas de conscience. James fait son choix et s'insurge, entraîné dans le sillage de Kyle.

La construction du récit ne m'a pas permis d'être immédiatement captivée (et puis j'avançais à reculons au début, je ne voulais pas lâcher James...), c'est dont vraiment la partie de la mission auprès de Tan Abdullah, où l'on alterne le point de vue de Lauren et celui des opposants  au ministre malaisien sur le point de mener leur action de sensibilisation, que j'ai le plus apprécié. Comme d'habitude, le romancier apporte beaucoup de rythme à son histoire.

La conclusion de cette affaire m'a parue un peu trop rapide et facile à mon goût, mais j'ai tout de même bien apprécié ce récit. J'attends maintenant de lire ce que va donner la suite des "CHERUB", en espérant que Lauren en sera l'atout majeur.
 
* Parlons Couverture *

Je ne sais pas qui crée les couvertures françaises de la saga, mais je dois admettre que je les préfère bien souvent aux originales. Et c'est le cas ici: les ingrédients sont là avec le complexe hôtelier pour objet de discorde, la vague du titre comme élément déclencheur et les silhouettes apportant un côté assez mystérieux à tout cela; sans oublier le logo de CHERUB et cette cible géante - bien que discrète - nous rappelant que nous lisons une oeuvre d'action. Pas ma couverture préférée de la saga, mais c'est efficace et j'approuve le choix des couleurs.



Suzy B.

   

2 commentaires:

  1. En effet, le sujet est trés intéressant. Et ça confirme qu'il faudra vraiment que je m'y mette un jour.

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