lundi 31 août 2015

Bilan Lecture du Mois d'Août 2015

 
 
Bilan Lecture Août 2015
 
 
Salut les Nomades !
 
Je vous retrouve aujourd'hui pour mon petit bilan mensuel de mes lectures. Bon, je suis vraiment contente de ce mois d'Août, j'ai lu régulièrement et j'ai été très heureuse de retrouver certains univers.
J'ai lu 12 livres pour un total, attention... de 3907 pages !!!!
 
Beaucoup des romans que j'ai lu faisaient 400 pages.
J'ai commencé ce mois avec une découverte d'un classique réputé de William Shakespeare: Le Songe d'une Nuit d'Eté que j'ai adoré; l'univers fantastique est tout à fait mon genre, et la plume Shakespearienne me séduira toujours. J'ai enchaîné avec logique vers une relecture de la version littéraire d'un film que j'admire depuis de nombreuses années et qui aborde l'œuvre de Shakespeare citée ci-dessus, il s'agit du Cercle des Poètes Disparus, de N.H. Kleinbaum que j'aime, que j'adore, que dis-je: que j'idolâtre ! Est venu ensuite De Darcy à Wentworth, de Sybil G. Brinton, que j'avais gagné lors d'un concours. Bien qu'un peu déçue, j'ai bien aimé cette austennerie qui rassemble la majorité des personnages créés par Jane Austen. Puis place à la découverte: j'ai lu, pour la première fois, une œuvre de Robin Hobb: La Cité des Anciens et ai dévoré les trois premiers tomes de cette saga dragonesque (1 - Dragons et Serpents; 2 - Les Eaux Acides; 3 - La Fureur du Fleuve). Je suis tombée sous le charme de l'univers, des personnages, de l'écriture de Robin Hobb - dont je comprend le succès, désormais. Après cela, j'ai lu Le Journal de Mr Darcy, de Amanda Grange, une auteure dont j'apprécie les austenneries et qui m'a une fois de plus satisfaite. J'ai enchaîné avec une relecture d'une saga COUP DE COEUR, il s'agit évidemment de Hunger Games, par Suzanne Collins ! L'Embrasement et La Révolte ont suivi le premier tome, et je me suis dit que je relirai cette série au moins une fois par an. Enfin, j'ai terminé ce moi de manière plutôt maussade car je n'ai pas su apprécié On Aime et on Meurt Comme Ca, de Donald Westlake ainsi que Génial, Je Sors Avec un Vampire, un guide collectif trop léger pour être véritablement critiqué.
 
Ce mois a été rempli, j'en suis satisfaite, et avec la reprise du travail je ne pense pas pouvoir faire mieux en Septembre... J'ai prévu, en ce mois de rentrée, de relire toute la saga Harry Potter ! ;)
 
 
A bientôt !
 
 
 
Suzy Bess.
 


dimanche 30 août 2015

PAL +1

 
 
Pile A Lire +1
 
 
J'ai reçu aujourd'hui un livre qui me faisait bien envie. Je l'ai gagné sur le blog de Kerry, La Lecture des Livres pour fêter ses 1000 abonnées.
Il s'agit d'un thriller qui semble très angoissant, "Les Enfants d'Erostrate", de Mickaël Koudero.
 
 
Résumé:
 
Novembre 2010.
La neige, le froid, l'horreur.
D'abord en France. Un homme est retrouvé assassiné dans une église à Lyon. Son dos a été tailladé, sa langue coupée. A 700 kilomètres de distance, du côté de Lille, sa fiancée est découverte pendue à un arbre. Un meurtre maquillé en suicide.
Le sang poursuit sa route jusqu'en Belgique. Dans un asile abandonné, on retrouve le cadavre d'une femme, entièrement nue, le visage arraché. Une folie sans nom. Les meurtres s'enchaînent, des trajectoires se brisent. Tous portent la signature d'un tueur en série libéré un an plus tôt, le Borgne. L'homme aurait-il décidé de reprendre du service ? Difficile de l'imaginer vu son âge avancé et son état de santé.
Non, la réalité est bien plus noire.
" Nous ne sommes pas face à un tueur en série, mais à une série de tueurs."
Laura, Milan et Adami, des policiers venus de tout horizon, aux rapports singuliers avec cette enquête, vont très vite le comprendre.
 
Ils se sont réunis en force, décidés à entrer dans la postérité, à marquer les consciences par leurs crimes.
Ils... Les enfants d'Erostrate.
 
 
Ce résumé fait froid dans le dos, mais il est très intriguant également...
 
Je tiens à remercier Kerry, pour l'organisation de son concours, et Mickaël Koudero, qui a généreusement proposé d'offrir son ouvrage et me l'a, en plus, gentiment dédicacé !
 
 
J'ai hâte de découvrir ce roman (la sortie de la PAL est déjà prévue pour Octobre...)
 
 
L'avez-vous lu ?
Avez-vous envie de le découvrir ?
 
;)
 
 
Suzy Bess.
 


Génial, Je Sors Avec un Vampire

 
 
Génial, Je Sors Avec un Vampire
Auteurs: Collectif
Editeur: Editions ASAP
Nombre de pages: 27
Format: Ebook exclusivement
 
Résumé

Ca y est ! Vous avez séduit le vampire de vos rêves et vous vivez avec lui une histoire merveilleuse ! A vous les dîners aux chandelles, les baisers au clair de lune et les fringues vintage !
Mais ne vous réjouissez pas trop vite: vivre avec un vampire n'est pas facile tous les jours, ou plutôt toutes les nuits ? Car entre la mine de déterré qu'il se traîne au réveil, les taches de sang peu ragoûtantes sur ses vêtements ou l'interdiction de manger de l'ail alors que les pâtes au pesto sont votre plat favori, les contraintes du quotidien sont bien plus nombreuses que vous ne l'imaginiez.
Heureusement, ce guide vous propose une mine d'astuces testées et approuvées pour venir à bout de tous ces petits tracas qui vous causent tant de mauvais sang. Teint brouillé, cercueil humide et miroirs sales n'auront bientôt plus droit de cité dans votre foyer et vous pourrez à nouveau mordre la vie à pleine dents.
 
Mon Avis
 
Sympathique recueil d'astuces, cet ouvrage se dévore très rapidement.
Réunissant aussi bien des remèdes de grand-mère que des astuces récentes, vous saurez à la fin de cette lecture trouver une solution à vos problèmes ménagers. Centré sur le thème vampirique, l'on découvre comment lustrer du bois (celui d'un cercueil comme d'une table de salon), effacer l'odeur de l'ail (pour ne pas tuer votre vampire de petit ami et garder une bonne haleine, merci persil !), et même se faire un teint de peau frais et vitalisé.
Attention, cela nécessite d'avoir de nombreux ingrédients que l'on ne trouve pas toujours dans nos placards...
Ce petit guide est tout en humour et ingéniosité, pratique mais certainement pas indispensable.
A lire si vous vous ennuyez et que vous voulez passer dix minutes à (re)découvrir certaines idées pour votre maison (ou pour vous même).
 
 
 
Suzy Bess.
 
 

On Aime et on Meurt Comme Ca

 
 
On Aime et on Meurt Comme Ca
Auteur: Donald Westlake
Editeur: Editions Payot & Rivages; Rivages/Noir
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Maj Elfvik; Révisé par: Marc Boulet
Nombre de pages: 224
 
Quatrième de Couverture
 
Viré de la police parce qu'il était chez une femme au lieu d'épauler un collègue qui s'est fait descendre, Mitch Tobin se morfond, rongé par la culpabilité. Rembek, un mafioso, lui demande alors de retrouver le meurtrier de sa maîtresse. Celle-ci s'était enfuie en emportant un magot, qui a disparu. Pour mener sa tâche a bien, il devra enquêter dans l'entourage de Rembek et pénétrer dans l'univers secret de la mafia. Un boulot vraiment taillé sur mesure pour Tobin, mais qui ne va pas sans poser quelques problèmes moraux...
 
La série Mitch Tobin est republiée dans des traductions revues et complétées.
 
Mon Avis
 
Ce roman quelconque se découvre sans beaucoup d'intérêt.
Mitch Tobin incarne ce genre même de personne qui a perdu toutes ses convictions, qui n'attend plus grand chose de la vie si ce n'est de la voir s'écouler monotone. Ce n'est pas explicitement dit dans le livre, mais pourtant on peut facilement assimiler le comportement de Tobin a une dépression suite à sa responsabilité dans le décès de son collègue. On rencontre donc cet ancien policier alors qu'il construit un mur dans son jardin - on se rend compte, par la suite, qu'il est obnubilé par cette activité devenue, en quelques sortes, thérapeutique - et est abordé par la mafia afin d'élucider un meurtre. Peu enthousiaste à l'idée de s'engager dans cette affaire, il accepte néanmoins pour la conséquente rémunération promise, mais ne parvient pas à s'intéresser outre mesure pour ce travail.
Le sentimentalisme ridicule exacerbé du "mafioso" Rembek n'est pas convaincant et les personnages, malheureusement, peu attachants.
 
Ce roman se lit rapidement et facilement, c'est encore plus dommage que le potentiel ne soit pas exploité...
 
 
 
Citations:
 
* Elle a trente-cinq ans, quatre de moins que moi, mais je suis incapable de dire si elle les paraît ou non. Quand on est marié depuis seize ans à une femme, celle-ci ne vous semble ni vieille, ni jeune, mais tout simplement comme elle doit être.
 
* Ils ont toujours l'air morts. C'est peut-être idiot de dire ça, mais c'est vrai. J'ai vu les imitations qu'on en donne, au cinéma ou à la télévision, et j'ai vu la chose en vrai dans l'exercice de mon ancien métier. Impossible de se tromper. Un vrai cadavre a l'air de n'avoir jamais été vivant.
 
 
 
Suzy Bess.
 
 

lundi 24 août 2015

Hunger Games, La Révolte

 
 
Hunger Games
La Révolte
Auteure: Suzanne Collins
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Guillaume Fournier
Nombre de pages: 420
 
Quatrième de Couverture
 
Je m'appelle Katniss Everdeen.
Je devrais être morte.
Maintenant je vais mener la révolte.
 
Contre tout attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.
 
Mon Avis
 
Le final de cette saga ambitieuse est magistral !
A la suite des Jeux de l'Expiation auxquels elle a été libérée, Katniss s'aperçoit que le soulèvement des districts s'est mué en une véritable rébellion organisée par le district Treize qu'elle pensait disparu. S'engage une répression sanglante à tous niveaux entre le Capitole et les rebelles.
On retrouve dans ce dernier tome époustouflant (tout à fait fidèle aux précédents, dans la continuité de la saga) une Katniss Everdeen qui oscille entre la dépression - elle se rend fautive du malheur qui l'environne à chaque instant, des morts qui tombent comme des mouches, de chaque évènement perturbateur car elle sait que le président Snow lui en veut personnellement; Peeta semble se faire abominablement torturer et, ne l'oublions pas, elle n'a que dix-sept ans ! - et le désir de se battre par vengeance. Ce qui a pour résultat qu'elle alterne les combats et ses fréquentes visites à l'hôpital. On découvre la jeune femme profondément perturbée (qui ne le serait pas avec tout ce qu'elle a vécu ?!) et c'est une facette de sa personnalité qui est intéressante à lire. Malgré les nombreux personnages qui évoluent autour d'elle, c'est un sentiment de profonde solitude qui transparait. Les rebondissements, à chaque chapitre, sont toujours plus bouleversants et l'on s'étonne de la capacité qu'à Suzanne Collins a nous surprendre encore quand on croit avoir tout lu.
Addictif, poignant et (ô combien) émouvant, on ne sors pas indemne de la lecture de cette saga qui nous emporte dans une aventure tragique.
 
 
 
Citations:
 
* Elle a mis moins de temps que les autres à reconnaître que je poursuis mon propre but et que, par conséquent, on ne peut pas me faire confiance.
 
* Dans mon combat permanent contre le Capitole - que j'ai si souvent ressenti comme un voyage solitaire -, je n'ai jamais été seule. J'avais des milliers et des milliers d'habitants des districts à mes côtés. J'étais leur geai moqueur bien avant d'accepter ce rôle.
 
* Le feu se propage. Si nous brûlons, vous brûlerez avec nous !
 
* Je suis fatiguée des gens qui me mentent pour mon bien. Car, en réalité, c'est souvent dans leur propre intérêt: mentons à Katniss à propos de la rébellion pour qu'elle n'aille pas commettre quelque chose de dingue. Envoyons-la dans l'arène sans rien lui dire pour mieux pouvoir la récupérer le moment venu. Ne lui parlons pas de l'interview de Peeta, ça risquerait de la rendre malade, car c'est déjà suffisamment difficile d'en obtenir des images acceptables.
Je suis malade. Ecœurée.
 
* C'est une sensation étrange de me retrouver en haut des marches, en costume, sous le feu des projecteurs mais sans voir le public auquel je m'adresse. Comme si je me donnais en spectacle à la lune.
 
* J'ai toujours eu la hantise de mourir sous terre, ce qui est stupide, parce que, même si je meurs en surface, on s'empressera de me mettre en terre de toute manière.
 
* Nous sommes des êtres versatiles, stupides, amnésiques et doués d'un immense talent d'autodestruction.
 
* - Tu m'aimes. Réel ou pas réel ?
Je lui réponds:
- Réel.
 
 

 
Mes avis sur:
 

 
 
Suzy Bess.
 


samedi 22 août 2015

Hunger Games, L'Embrasement

 
 
Hunger Games,
L'Embrasement
Auteure: Suzanne Collins
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Guillaume Fournier
Nombre de pages: 400
 
Quatrième de Couverture
 
Les Jeux continuent !
Plus terribles que jamais...
 
Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...
 
Mon Avis
 
Second volet percutant pour la saga Hunger Games.
Sortis vainqueurs des soixante-quatorzième Jeux de la Faim, Katniss et Peeta ont à peine le temps de s'habituer à leur nouvelle vie que la Tournée de la victoire les emporte à travers les différents districts de Panem. Mais Katniss, alarmée par les propos menaçants que lui a fait le président Snow, découvre avec effroi qu'elle est devenue bien malgré elle un emblème de la rébellion. Tenter d'éteindre un feu qui ne cesse de s'attiser, se rend compte la jeune femme, est une peine perdue; encore plus lorsqu'elle apprend que la soixante-quinzième édition des Hunger Games, dite d'Expiation, les renvoie elle et Peeta dans une arène pleine d'autres anciens vainqueurs pour qui le meurtre n'a plus de secrets. Commence pour elle une bataille intérieure entre vivre et protéger sa famille ou mourir en martyre et permettre à Peeta de porter la voix de la rébellion comme il a toujours su le faire. Entre ses doutes concernant la véritable inclination de son cœur, de nouvelles alliances en lesquelles elle ne croit pas, et la peur qui fait rage au fond de son être, Katniss va devoir faire de nombreux choix...
L'Embrasement porte magnifiquement bien son nom car, autre que les évènements qu'il relate, ce roman nous envoûte et l'on brûle de connaître chaque détails et les réponses à toutes ces questions qui nous taraudent suite aux maints rebondissements.
Le final, implacable, nous laisse dans le doute le plus profond.
Le tout est détonnant !
 
 
 
Citations:
 
* Emerveillée, comme toujours, je regarde cette femme qui m'appelle à grands cris pour tuer une araignée se transformer sous mes yeux en une personne insensible à la peur. Il en est ainsi chaque fois qu'on lui amène un malade ou un mourant... Je me dis que c'est dans ces moments-là que ma mère donne la pleine mesure de son courage.
 
* J'aime regarder les mains de Peeta quand il dessine, quand il fait fleurir une page à grands traits de plume, en ajoutant quelques touches de couleurs à cet ouvrage jauni dont les feuilles, jusque là, se couvraient exclusivement d'encre noire. Son visage prend une expression particulière sous l'effet de la concentration. Sa décontraction habituelle cède le pas à un état d'une telle intensité qu'il semble ouvrir sur des profondeurs intérieures insoupçonnées.
 
* Nous sommes l'incarnation de l'espoir dans un monde sans espoir.
 
 
Mon avis sur:
 
 

 
Suzy Bess.
 


mercredi 19 août 2015

Hunger Games

 
 
Hunger Games
Auteure: Suzanne Collins
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Guillaume Fournier
Nombre de pages: 400
 
Quatrième de Couverture
 
Les Hunger Games ont commencé.
Le Vainqueur deviendra riche et célèbre.
Les autres mourront...
 
Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour conrtôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène: survivre, à tout prix.
 
Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...
 
Mon Avis
Coup de Coeur
 
Suzanne Collins créé un univers implacable et éprouvant, les frissons et les sentiments s'éveillent à la lecture de ces lignes que l'on a du mal à quitter.
Katniss Everdeen a 16 ans et, comme tous les adolescents de 12 à 18 ans, elle participe au tirage au sort permettant de choisir les tributs qui vont devoir s'entretuer jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Prenant la place de sa petite sœur Prim, Katniss va devoir faire équipe avec Peeta Mellark, le fils du boulanger, qui lui a sauvé la vie dans le passé. Mais entre alliances et trahisons, pas facile de s'y retrouver dans ses sentiments; surtout lorsqu'elle se sait épiée par des centaines de caméras retransmettant en direct dans tout le pays le moindre de ses mouvements. Dans l'arène, elle va devoir mettre ses talents de chasseuse hors pair en œuvre, pas seulement pour se nourrir de gibier, mais également pour éliminer des proies humaines qu'elle a apprit à connaître.
Hunger Games est un livre d'une remarquable intelligence. Il va au-delà de la simple dystopie car, au travers des sujets cruels qu'il aborde, c'est certains faits de notre actualité et de notre époque qui sont évoqués à demi-mots. Comme, par exemple, les méfaits des guerres, l'emprise croissante des gouvernements sur leur peuple, les différences sociales entre individus qui ne servent que les classes les plus aisées quand certains humains meurent de faim. Bien plus qu'un roman traitant de la rébellion involontaire d'une jeune fille dans toute son innocence, cette histoire nous permet de reconsidérer avec attention notre existence.
Suzanne Collins impose avec brio sa manière de penser et décrit parfaitement les troubles qu'engendre une dictature.
 
 
 
Citations:
 
* Gale et moi sommes d'accord: entre crever de faim et recevoir une balle dans la tête, mieux vaut une mort rapide.
 
* Au lieu de recevoir des applaudissements je reste là, immobile, pendant qu'ils affichent leur désapprobation de la manière la plus courageuse. Par le silence. Qui signifie que nous ne sommes pas d'accord. Que nous n'excusons rien. Que tout cela est mal.
Il arrive alors une chose inattendue. Pour moi, en tout cas, parce que je ne pensais pas compter dans le district Douze. Mais il s'est produit un changement quand je me suis avancée pour prendre la place de Prim, et on dirait désormais que je suis devenue quelqu'un de précieux. Une personne, puis deux, puis quasiment toute la foule porte les trois doigts du milieu de la main gauche à ses lèvres avant de les tendre vers moi. C'est un vieux geste de notre district, rarement utilisé, qu'on voit parfois lors des funérailles. Un geste de remerciement, d'admiration, d'adieu à ceux que l'on aime.
 
* Elle ne se rend pas compte. De l'effet qu'elle peut produire.
 
 
 
Suzy Bess.
 


Le Journal de Mr Darcy

 
 
Le Journal de Mr Darcy
Auteure: Amanda Grange
Editeur: Milady Romance
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par: Claire Allouch
Nombre de pages: 400
 
Quatrième de Couverture
 
Un régal pour tous les fans d'Orgueil et Préjugés.
"La seule chose qui me hante alors que j'écris est le regard que je surpris de la part de Miss Elizabeth Bennet lorsque je fis remarquer qu'elle n'était pas assez belle pour me donner envie de danser. Si je ne savais pas que c'est impossible, je dirais qu'il était ironique."
A travers la rédaction de son journal, Darcy nous dévoile le tréfonds de son âme. Déchiré entre les devoirs de l'honneur dus à son rang et ses sentiments naissants pour la charmante Elizabeth Bennet, il s'interdit de tomber amoureux.
 
Mon Avis
 
Fans de Jane Austen, amateurs et amatrices de son écriture, je vous recommande ce roman.
 
Comme l'indique clairement son titre, il s'agit du journal intime que tient Mr Darcy pendant la période durant laquelle se déroule le roman de Jane Austen, Orgueil et Préjugés. Mais plus encore puisque la fin de ce roman est une petite suite (prévisible) imaginée par l'auteure. On découvre au travers des lignes que Darcy écrit ses pensées, ses relations, ses espoirs, et autres vaines tentatives de s'éloigner de Miss Elizabeth Bennet, tandis qu'il tombe amoureux d'elle.
Amanda Grange nous livre un très bon roman qui correspond en tous points à l'idée que je me fais du mystérieux et convoité Darcy. Chaque ligne répond à mes espérances; l'écriture est recherchée et tout à fait attachée au style de l'époque. Le Journal de Mr Darcy est une austennerie à avoir dans sa bibliothèque et qui mérite amplement d'être lue.
 
 
 
Citations:
 
* - [...] Il parle sans cesse mais ne dit jamais rien. Il n'a pas d'opinion personnelle, sauf au sujet de sa propre importance, et celle-ci est aussi indélébile que grotesque. (Le Colonel Fitzwilliam, à propos de Mr Collins)
 
* Je me surpris à penser, non pas à ce que j'allais faire demain, mais à Elizabeth Bennet.
 
* La conversation d'Elizabeth ressemble à aucune autre. Ce n'est pas une activité ordinaire, mais plutôt un vivifiant exercice de l'esprit.
 
* Je vis Elizabeth sourire et baisser la tête sur son ouvrage. Elle a le sourire facile, et je commence à trouver cela contagieux. Je fus presque tenté de sourire moi aussi.
 
 
 
Suzy Bess.
 


dimanche 16 août 2015

Les Cités des Anciens, Tome 3: La Fureur du Fleuve

 
 
Les Cités des Anciens,
Tome 3: La Fureur du Fleuve
Auteure: Robin Hobb
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais par: Arnaud Mousnier-Lompré
Nombre de pages: 400
 
Quatrième de Couverture
 
Graffe, qui souhaite régenter le groupe, se heurte à la révolte de Thymara, alors que Sédric tombe malade après avoir volé le sang du petit dragon cuivré et constate avec effroi d'étranges modifications chez lui. Leftrin et Alise se retrouvent confrontés à de terribles dilemmes... Et chacun suit la migration des dragons vers Kelsingra, une cité qui n'existe peut-être pas. Mais, alors que la situation paraît bloquée pour tous, un évènement imprévu et catastrophique vient redistribuer toutes les cartes...
 
Mon Avis
 
L'expédition vers l'antique Kelsingra continue sous de sombres auspices pour nos personnages.
Alise, toujours partagée entre deux décisions, refuse de voir ce qu'elle a sous les yeux - malgré des indices flagrant - et de comprendre qu'il y a bien plus qu'un simple lien d'amitié entre son mari et Sédric. Ce dernier se rend compte, lui, qu'il peut enfin communiquer avec les dragons mais affronte cet évènement comme s'il s'agissait d'une épreuve difficile à surmonter, trop occupé à se montrer égoïste envers chaque personne qui l'entoure.
Lorsque le drame qui explique le titre de ce troisième volet survient et que la nature reprend ses droit, les ambitions de certains gardiens éclatent au grand jour, et Thymara doit persévérer dans sa quête de liberte et d'indépendance et lutter contre Graffe qui s'impose de plus en plus au sein du groupe et croit en sa place de chef légitime. L'orgueil du jeune homme transpire de sa personne et celui qui a pris Jerd sous sa protection et s'est laissé monter la tête par le chasseur Jess, prétend bien imposer ses nouvelles règles à Thymara qui commence à se perdre dans ses sentiments.
Un troisième tome rectiligne malgré les intenses rebondissements et les nombreux doutes qui s'installent. Moins puissant que le second volet, La Fureur du Fleuve dresse tout de même un plan calculé et nous plonge sans cesse entre espoirs et incertitudes, dans la continuité logique de la saga.
 
 
 
Citations:
 
* Les humains vivaient et mouraient en un temps extrêmement bref - ce qui expliquait peut-être qu'ils fissent autant de bruit pendant leur existence. Peut-être n'avaient-ils pas d'autre moyen de se convaincre mutuellement de leur importance.
 
* A présent, tous ces rêves lui paraissaient ridicules et vains, inventions d'un esprit adolescent.
 
* Ils étaient à l'opposé l'un de l'autre, mais leurs oppositions étaient merveilleuses.
 
* Le reste du monde était peut-être compliqué, mais leur petit univers était simple et parfait.
 
* Je songe parfois qu'on a l'âge de ses expériences et de ce qu'on en conserve plutôt que son âge physique.
 
 
Mes avis sur:
 
 
 
Suzy.

samedi 15 août 2015

Les Cités des Anciens, Tome 2: Les Eaux Acides

 
 
Les Cités des Anciens,
Tome 2: Les Eaux Acides
Auteure: Robin Hobb
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais par: Arnaud Mousnier-Lomprée
Nombre de pages: 400
 
Quatrième de Couverture
 
Le grand jour se profile: Alise comme Thymara vont enfin se trouver face aux dragons, l'une pour assouvir sa soif de connaissances, l'autre pour les conduire, avec un groupe de jeunes gens comme elle, jusqu'à la légendaire cité des Anciens, Kelsingra. Ce qu'elles ignorent, c'est que cette rencontre changera leur existence. Alise va faire un choix qui met en péril sa réputation et son mariage. Thymara, elle, devra peu à peu remettre en cause les règles qui régissent sa vie depuis sa naissance. Toutes deux apprennent à se connaître face à des adversaires qui habitent parfois au fond d'eux-mêmes.
 
Mon Avis
 
Ouh... Ce second tome est intense.
Le premier Dragons et Serpents était centré sur la découverte; celle-ci laisse place ici a un approfondissement de nos connaissances de l'univers et des personnages, mais surtout a une certaine tension. Effectivement, Robin Hobb nous révèle, grâce à son écriture entraînante (voire addictive, j'ai eu beaucoup de mal à poser ce livre et, lorsque j'y parvenais, je ne pouvais détacher mes pensées de l'histoire qui s'y déroulait), davantage des caractères - parfois inattendus - des protagonistes. Certains doutes qui s'étaient immiscés en moi lors de ma lecture du premier tome m'ont été confirmés, d'autres se sont intensifiés.
On commence ce roman en compagnie du Capitaine Leftrin, voguant toujours sur son Mataf, que l'on découvre plus intimement. La dose d'humour qui accompagne sa rencontre avec Alise Kincarron Finbok est délicieuse et la bienvenue; les voir tomber sous le charme l'un de l'autre, en connaissant les contraintes qui rend leur relation impossible - elle retenue par son mariage, lui par sa manière de vivre - est, pour la romantique que je suis, très divertissant à découvrir.
Sintara la dragonne révèle, elle, un caractère orgueilleux et impétueux, on la retrouve secrète et sûre d'elle, moins consciente qu'elle n'a pas grand chose à voir avec les dragons peuplant ses souvenirs. Ma sympathie pour elle se réduit à mesure que les rêves et espoirs de Alise et Thymara fondent après leur contact avec les dragons. Souhaitant toutes deux lier une amitié ou un lien de confiance avec les majestueuses créatures, elles tombent de haut et perdent de leur enthousiasme au sujet du voyage devant les mener à la légendaire Kelsingra.
Les désaccords entre les personnages s'accentuent au même titre que d'autre se lient de plus en plus, ce qui amène donc un état de tension constante.
Difficile de décrocher de ce tome, plus abouti car dans l'action. Les bases ayant été posées, on savoure pleinement ces pages et on s'immerge dans l'histoire. Robin Hobb construit un univers enchanteur, des relations entre héros logique, et un enchainement des évènements et des manières de voir chaque personnage pénétrantes.
 
Je ne me lasse pas de cette lecture et j'enchaîne avec ravissement avec le troisième tome !
 
 
 
Citations:
 
* Elle regarda les visages qui l'entouraient, les nomma et les compta comme des bijoux dans une boite au trésor. Ses amis.
 
* Sintara et ses semblables seraient les seuls dragons qui existaient dans le Désert des Pluies, toutes créatures d'une autre époque, réapparues dans un monde qui les avait oubliées; et malheureusement, sous une forme diminuée qui ne convenait pas à cette réalité.
 
* " Je regrette de vous avoir créé des problèmes."
Elle eut un petit rire de dérision. " Oh, vous n'avez rien fait de tel ! Ils sont inhérents à ce que je suis."
 
* " Tu vois Skelli, le mousse avec une longue natte noire dans le dos ? Eh bien, il a peut-être l'air d'une fille, mais ce n'en est pas une: c'est mon mousse et ma nièce. Donc, en ce qui te concerne, ce n'est pas une fille."
 
 
Mes avis sur:
 
 
 
Suzy.
 


Les Cités des Anciens, Tome 1: Dragons et Serpents

 
 
Les Cités des Anciens,
Tome 1: Dragons et Serpents
Auteure: Robin Hobb
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais par: Arnaud Mousnier-Lomprée
Nombre de pages: 374
 
Quatrième de Couverture
 
Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons, sous la supervision de la dragonne Tintaglia, pour en émerger, transformés à leur tour en dragons, et assurer la pérennité de leur race. Mais, trop vieux, trop affaiblis, ils ne donnent que des créatures difformes, inachevées, incapables de survivre seules sans l'aide des humains, qu'ils mettent tant à contribution pour les nourrir que les Marchands du Désert des Pluies décident de s'en débarrasser... Autour d'eux gravite Thymara, jeune fille aux mains et aux pieds griffus et palmés, que ses parents n'auraient jamais dû laisser vivre et Alise, tiraillée entre un époux qui la délaisse et la méprise, et sa passion des dragons.
 
Mon Avis
 
Au travers du destin de plusieurs personnages aussi différents les uns des autres et leur entourage, nous sommes entraînés dans une aventure sombre, trouble, mais néanmoins fantastique.
Sisarqua débute le récit du premier tome qui pose les bases de cette saga, en tant que serpent géant. Avec une centaine de ses congénères, elle doit rejoindre la cité de Cassaric et le terrain d'encoconnage qu'y les attend, afin de pouvoir effectuer sa transformation en dragonne. Seulement, parvenus au terme de leurs mutations, les serpents devenus dragons se révèlent non-viables. Trop vieux et épuisés à l'instant de bâtir leurs cocons, ils renaissent dragons mutilés: des pattes plus courtes, des ailes rabougries, certains avec une intelligence déficiente; la moitié d'entre eux décèdent dès le premier jour d'éclosion. Sisarqua, devenue Sintara, regrette amèrement que Tintaglia, reine dragonne qui semble être la dernière de son espèce et les a nourris durant les premiers jours, ait soudainement abandonné les dragonneaux au sort des humains qui ne veulent pas d'eux.
De son côté, Thymara, jeune fille du Désert des Pluies marquée de stigmates repoussants, tente de se faire une place au milieu d'un peuple qui n'a jamais voulu de personnes comme elle, hormis son père qui l'aime démesurément.
L'on partage également la vie d'Alisa, célibataire passionnée des dragons qui va follement accepter d'effectuer un mariage de raison avec Hest, un homme à l'allure charmante et à la fortune considérable qui va la mépriser et l'ignorer la plupart du temps.
Entre les péripéties de ces personnages, celles d'un marin voguant sur une bien étrange vive-nef, une correspondance épistolaire par pigeons voyageurs entre deux gardiens d'oiseaux reliant les principales provinces de ce roman, et de somptueux décors, Robin Hobb créée une saga fantasy captivante et très intriguante. La mise en place est fastueuse durant les premières pages de ce récit tant la complexité de l'œuvre requiert de nombreuses informations, mais il faut s'accrocher car on est ensuite happé par cette aventure, et on a du mal à poser le livre sans en connaître certains dénouements.
 
 
 
Citations:
 
* Chaque dragon portait en lui la mémoire de sa lignée entière.
 
Mes avis sur:
 
 
 
Suzy Bess.
 


samedi 8 août 2015

De Darcy à Wentworth

 
 
De Darcy à Wentworth
Auteure: Sybil G. Brinton
Editeur: Milady Romance
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par: Jean-Yves Cotté
Nombre de pages: 473
 
Quatrième de Couverture
 
Publié en 1913, ce trésor littéraire, rare et inédit en français, est la toute première fan-fiction écrite dans l'univers de Jane Austen.
 
Fiancée au colonel Fitzwilliam, Georgiana Darcy n'est pas heureuse. Elle révèle son désarroi à sa belle-sœur , Elizabeth, et cette dernière s'empresse d'intervenir afin d'annuler les fiançailles. Soulagé, le colonel Fitwilliam accompagne le couple Darcy à Bath tandis que Georgiana rend visite à la sœur d'Elizabeth, Jane Bingley. Ils vont alors, chacun a leur tour, croiser et rencontrer les héros des autres romans de Jane Austen, d'Emma au capitaine Wentworth. Mais au fil des intrigues, ces personnages hauts en couleur devront affronter maintes épreuves avant de connaître le parfait amour.
 
Mon Avis
 
Cette première austennerie est surprenante car elle l'une des seules à oser rassembler la majorité des personnages peuplant les différents roman de Jane Austen. Si certains manquent à l'appel (je pense particulièrement et avec regrets à Mary Bennet que j'aurai adoré retrouvé), d'autres sont seulement brièvement évoqués quand Lady Catherine est admirablement bien mise en avant - oui, Sybil G. Brinton a vraisemblablement bien compris le personnage en la retranscrivant parfaitement, on  la retrouve toujours aussi détestable qu'avant - en déclenchant le premier drame de ce roman.
Mais ce qui nous intéresse ici, ce sont plus précisément les sorts amoureux de trois personnes (enfin, six si l'on considère leurs affiliés): Georgiana Darcy, discrète et affable, du colonel Fitzwilliam, que l'on a connu plus jovial (son caractère en demi-teinte tout au long du récit est bien dommage...) et de Kitty Bennet, assagie mais toujours pleine de surprises ! Drapés de faux-semblants et de non-dits, les personnages vont apprendre à leurs dépends l'expérience qu'apporte la quête de l'amour.
Même si j'ai été déçue par certains détails du récit (l'humour caustique trop exacerbé d'Elizabeth Darcy, en début de récit, et son caractère trop affirmé au vu de l'idée que je me suis faite d'elle dans Orgueil et Préjugés, ce qui a pour conséquence d'effacer nettement la présence de son mari qu'on ne reconnait que trop peu, et l'orgueil omniprésent de Mary Crawford, qui tient l'un des rôles principaux, et qui alourdit ostensiblement l'histoire), j'ai aimé retrouver une écriture tout à fait approchante de celle de Jane Austen.
L'on voit arriver les évènements de très loin, mais cela reste une lecture sympathique et notons-le, ce livre possède une magnifique couverture.
 
Je précise qu'il est INDISPENSABLE d'avoir lus les romans de Jane Austen - que je vais citer ci-dessous - afin d'apprécier pleinement cette lecture ou vous risquez de vous perdre au milieu de l'affluence importante de personnages qui ont tous un passé à connaître.
 
Romans à lire avant de découvrir De Darcy à Wentworth:
- Mansfield Park
- Northanger Abbey
- Emma
- Raisons et Sentiments
- Persuasion
 
 
Je ne pardonne pas à Sybil G. Brinton d'avoir tué le colonel Brandon !
 
 
 
Citations:
 
* - En vérité je ne pense pas que Lady Catherine désire la présence des pâles chandelles que nous sommes dans son firmament d'étoiles scintillantes.
 
* Laquelle d'entre nous n'a pas impatiemment attendu à un moment ou à un autre une lettre qui, nous en étions convaincues, serait d'une importance capitale ?
 
* La lumière rendait l'obscurité plus visible.
 
 
 
Suzy Bess.
 



PAL +4

 
 
Pile A Lire +4
 
 
 
Aujourd'hui quatre nouveaux exemplaires de la collection Shakespeare investissent ma bibliothèque ! Ils font partie de deux thèmes différents: La Patrie et Les Comédies de l'Amour
Il s'agit de:
- La Sauvage Apprivoisée, suivi de Tout est Bien qui Finit Bien
- Peines d'Amour Perdues
- Richard II
- Henry IV, 1ère et 2ème Parties
 
Cette réception est accompagnée d'un DVD de Othello, de Orson Wells.
 
 
 
 
Suzy Bess.
 



mercredi 5 août 2015

Le Cercle des Poètes Disparus

 
 
Le Cercle des Poètes Disparus
Auteure: N.H. Kleinbaum
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais par: Olivier De Broca
Nombre de pages: 190
 
Quatrième de Couverture
 
Il fut leur inspiration. Il a transformé leur vie à jamais...
 
A Welton, un austère collège du Vermont, dans les années 60, la vie studieuse des pensionnaires est bouleversée par l'arrivée d'un nouveau professeur de lettres, M. Keating. Ce pédagogue peu orthodoxe va leur communiquer sa passion de la poésie, de la liberté, de l'anticonformisme, secouant la poussière des autorités parentales, académiques et sociales. Même si le drame - le suicide d'un adolescent - déchire finalement cette expérience unique, même si Keating doit quitter le collège, il restera pour tous celui qui leur a fait découvrir le sens de la vie.
 
Le roman du film-évènement de Peter Weir, Oscar 1990 du meilleur scénario, qui a bouleversé des centaines de milliers de spectateurs.
 
Mon Avis
Coup de Cœur
 
Comment parler de ce livre sans évoquer le film qui en est l'origine ? Cette magnifique aventure nous présente la rencontre entre de jeunes garçons, élèves d'une école onéreuse choisie par leurs parents, subissant une autorité qui éteint leur soif de découverte; et leur nouveau professeur, John Keating (parfaitement incarné par Robin Williams), anticonformiste dont les cours de littérature sortent de l'ordinaire et vont les inspirer comme jamais auparavant. Keating révèle a un certain groupe de ses élèves, et à leur demande, l'existence et le fonctionnement d'une ancienne organisation secrète rendant grâce à la poésie, à la littérature, aux mots, à la liberté: le Cercle des Poètes Disparus, que le groupe d'ami va s'empresser de faire renaître.
Ce livre retranscrit exactement ce que l'on peut découvrir dans le film et c'est un vrai plaisir de redécouvrir cette histoire. L'écriture de Kleinbaum est entrainante, fidèle à la pensée de cette histoire; les références et citations sont parfaitement choisies, l'humour décadent délicieux. C'est une ode à l'amour que l'on porte - ou devrait porter - à la vie. Maintes relectures, et pourtant je ne m'en lasse pas. La fin est absolument bouleversante, poignante et l'on quitte cet émouvant - et trop court - roman avec regrets et soupirs, en nous rappelant chaque ligne lue, chaque sentiment ressenti, grandi par l'expérience, avec un œil évaluant ce monde avec réalité. Mais une réalité pleine de promesse car emplie de poésie. C'est une histoire de la vie.
 
 
 
Citations:
 
* Ô Capitaine, mon Capitaine !
 
* Cueillez dès maintenant les roses de la vie
Car le temps jamais ne suspend son vol
Et cette fleur qui s'épanouit aujourd'hui
Demain sera flétrie.
 
* Carpe Diem, murmura Keating d'une voix d'outre-tombe. Profitez du jour présent. Que vos vies soient "extraordinaires".
 
* Il ne s'agit pas d'en faire des artistes; je veux forger des esprits libres.
 
* Quand vous lisez, ne vous limitez pas à ce que dit l'auteur, mais tâchez d'analyser ce que vous ressentez.
 
 
 
Suzy Bess.
 


lundi 3 août 2015

Le Songe d'une Nuit d'Eté

 
 
Le Songe d'une Nuit d'Eté
Auteur: William Shakespeare
Editeur: RBA France
Traduit de l'anglais par: François-Victor Hugo
Nombre de pages: 199
 
Quatrième de Couverture
 
Première des œuvres réunies par François-Victor Hugo sous la division thématique "Les Féeries", cette comédie de jeunesse écrite vers 1595 traite avec humour de l'illusion, des affres du désir et de la force de l'inconscient. Avec sa poésie brillante, sa riche palette comique et ses multiples niveaux d'interprétation, Le Songe d'une Nuit d'Eté est l'une des pièces de Shakespeare les plus jouées en France.
Outre l'introduction de François-Victor Hugo, vous trouverez dans ce sixième volume des œuvres complètes de Shakespeare, une préface de Sophie Chiari, professeur de littérature anglaise à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.
 
Mon Avis
 
Véritable conte comique, ce chef d'œuvre fantastique de William Shakespeare est un régal pour les amateurs de poésie féerique.
Aux côtés du frivole Puck-Robin Bonenfant, nous découvrons les péripéties d'amours contrariées entre Obéron et Titania, Roi et Reine des fées qui ne font que se quereller; Lysandre et Hermia, qui ne savent que s'aimer lorsqu'il n'est pas autorisé de le faire; et Démétrius et Héléna qui ne peuvent que se mésentendre quand le premier, haineux, déteste la seconde, qui l'adore. Parmi ce trio de couples, Thésée et Hippolyte, voguant ici et là, sont sur le point de se marier et, inconscients à la folie qui s'empare des bois proches de leur cité d'Athènes, assistent en spectateurs au dénouement de ce conte merveilleux. Pendant ce temps, une absurde pièce de théâtre, qui n'est pas sans rappeler une autre œuvre majeure de Shakespeare, est mise au point.
Un superbe récit que cette pièce pleine de facéties. Le décor est planté et l'on est embarqué avec panache dans cette mirobolante aventure pleine d'humour !
François-Victor Hugo nous adjoins, dans son introduction complète et très intéressante, à lire Le Songe d'une Nuit d'Eté en ayant bien à l'esprit - et en les respectant - les croyances populaires de l'époque en matière de magie, de féerie et de pensées extraordinaires. Une recommandation que je ne peux qu'approuver afin d'apprécier à sa juste valeur cette œuvre de Shakespeare.
 
 
 
Citations:
 
* Lysandre: Vous avez l'amour de son père, Démétrius. Epousez-le, et laissez-moi l'amour d'Hermia.
 
* Lysandre: Qu'y a-t-il, mon amour ? Pourquoi votre joue est-elle si pâle ? Par quel hasard les roses se fanent-elles là si vite ?
Hermia: Peut-être faute de pluie; et je pourrais bien en faire tomber par un orage de mes yeux.
 
* Héléna: L'amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l'imagination.
 
 
 
Suzy Bess.
 


dimanche 2 août 2015

Bilan de Juillet 2015

 
 
Bilan Juillet 2015
 
 
Bonjour à toutes et à tous,
 
Je vous retrouve aujourd'hui pour mon bilan lecture pour le mois de Juillet.
J'ai lu 6 livres pour un total de 1787 pages !
 
 
J'ai entamé le mois avec la lecture d'un témoignage poignant, Cléo et Sam, de Helen Brown; j'ai ensuite effectué une relecture de Nos Etoiles Contraires, de John Green, qui reste un beau coup de cœur avec cette histoire émouvante; une seconde relecture qui m'a pris peu de temps est que j'adore: Lady Susan, de Jane Austen; puis j'ai découvert Moi&Moi Vice Versa, de Sarah Mlynowski, qui est un roman sympathique idéal pour l'été; j'ai été très déçue par un ebook gratuit de Julian Samuels, Passion Pour un Millionnaire, que j'ai vraiment trouvé inutile et sans saveur; Héritage, de Nicholas Shakespeare, a terminé ce mois et j'ai été joliment étonnée car, malgré quelques longueurs, ce roman est bien contruit.
 
 
A bientôt !
 
 
 
Suzy Bess.
 


Héritage

 
 
Héritage
Auteur: Nicholas Shakespeare
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais par: Karine Lalechère
Nombre de pages: 424
 
Quatrième de Couverture
 
Que feriez-vous si vous deveniez soudain millionnaire ? C'est ce qui arrive à Andy Larkham, employé sans avenir que sa fiancée vient de quitter. Se rendant à l'enterrement d'un ancien professeur, il se trompe de chapelle et assiste, en compagnie d'une étrange vieille dame, aux funérailles d'un certain Christopher Madigan. Lequel avait stipulé, dans son testament, que seules les personnes présentes à la cérémonie hériteraient de sa fortune. Du jour au lendemain, la vie d'Andy bascule. Que se passe-t-il lorsqu'on se retrouve soudain à la tête de 17 millions de livres sterling ? Pris de scrupules face à ce coup du hasard, Andy décide d'enquêter sur son mystérieux bienfaiteur. Qui était Madigan ? Pourquoi a-t-il déshérité sa fille ? Quels autres secrets Andy va-t-il découvrir ?
 
Mon Avis
 
Nicholas Shakespeare nous livre un récit complet avec une belle écriture, précise. On est embarqué dans la vie d'Andy le jour où il se rend à l'enterrement du professeur Furnivall, un homme qui l'a marqué et a compté dans sa vie désordonnée. Seulement, la pluie bavant sur le faire-part de décès, Andy se trompe de chapelle. Dès lors, il se retrouve dans une situation complexe... Doit-il accepter un héritage qu'il ne mérite pas alors que la mystérieuse Jeanine, fille du défunt Christopher Madigan, ne touche rien d'autre qu'un fidéicommis ? La noblesse d'âme d'Andy l'incite à refuser tandis que son meilleur ami David le persuade d'accepter le sort du Destin.
A partir du moment où il accepte de toucher cet héritage, le personnage principal a parfois presque un rôle de anti-héros. On le suit dans ses choix qui ne sont pas toujours les bons, mais c'est l'essence même de la vie, non ? Se tromper pour mieux avancer. Il lui arrive donc d'être antipathique (mais seulement dans une partie du récit). Néanmoins, on prend plaisir à rester à ses côtés et à découvrir, en même temps que lui, le dénouement de cette intrigue plutôt hors du commun.
Les flashbacks racontant l'enfance d'Andy sont assez mal intégrés, je trouve, mais ceux concernant la vie de Christopher Madigan - qui représentent la majeure partie de ce roman - sont logiques et maîtrisés. Les destins des deux protagonistes, Andy et Madigan, ne sont ni liés, ni semblables. Et pourtant, Nicholas Shakespeare arrive à y instaurer une forte complicité et un étrange climat de confiance. L'alternance entre les points de vues sous lesquels l'histoire est présentée est superbe et intrigante. Le défaut de ce roman: il est agrémenté de (trop) nombreuses références à des noms de flore (la mère du héros étant passionnée de jardinage), de musiques et de citations (notamment de Montaigne), qui n'avantagent pas le récit et sont plutôt inutiles. Malgré quelques longueurs, cette histoire est très bien menée, j'ai beaucoup aimé cette lecture.
 
 
 
Citations:
 
* Le bonheur que l'on n'a pas gagné n'est pas le bonheur.
 
* Tu ne trouves pas bizarre que les mots les plus communément associés à "humanitaire" soient "catastrophe" et "désastre" ?
 
* Je suis curieux de savoir qui était l'enfoiré qui a fait de toi un enfoiré.
 
* Il marque les jours. Il les compte comme des perles.
 
* Qu'Est-ce que ça veut dire ? Il ne faut pas essayer de l'expliquer, Nazareth. Ce mystère qui t'es insupportable est notre essence. [...] Tu me demandes ce qu'Il est. Je ne peux que te dire ce qu'Il n'est pas. Il n'est pas un buisson ardent. Ni un ange. Ni un Père Noël pour les grandes personnes. Je peux être plus claire encore. Aux confins déchiquetés du sens, là où on a cessé de tout définir, on arrive au bord d'un vide mystérieux. Il est le contour de ce trou, Nazareth, et chacun d'entre nous est le preuve de Sa présence. [...] Ce vide est peut-être ce qui se trouve également au cœur de Satan.
 
 
 
Suzy Bess.