jeudi 31 mai 2018

Bilan Mai 2018


Bilan du mois de Mai 2018



Dernier jour du mois, c'est l'heure du bilan !

En Mai, fais ce qu'il te plaît (désolée, j'étais obligée) ! J'ai lu 6 livres, moins que je l'avais prévu mais entre la météo ensoleillée qui m'a tirée dehors à de nombreuses reprises  et... un peu d'écriture (l'inspiration s'est imposée à mon esprit), j'ai passé moins de temps plongée dans les romans.

* Mes Lectures *

* La Nouvelle Vie de Kate Reddy, d'Allison Pearson.
Un roman qui m'a laissée mitigée mais j'ai bien apprécié le rendu final, aux faux airs de Bridget Jones.

Quel plaisir de découvrir un nouveau roman de Mathieu Gaborit ! Sa fantaisie est si captivante ! J'ai adoré ce récit et ai hâte de lire la suite.

* Un Jour, de David Nicholls.
Attention: Chef d'oeuvre ! Ce roman dramatique est magnifique ! Pourtant, je ne l'ai pas totalement apprécié; mais cette histoire torturée vaut le coup d'oeil. Titre sorti volontairement de ma BookJar.

* Victoria Hall, volume 1, de Lhattie Haniel.
Le nouveau roman historique de l'auteure m'a captivée, ses scènes fortes et les amours contrariées des héroïnes donnent envie de lire sa suite.

* Les Animaux Fantastiques - Le Texte du Film, de J.K. Rowling.
Voici mon tirage du mois pour le challenge Un An avec ma BookJar. Superbe ouvrage, autant esthétiquement qu'à lire. J'ai eu l'impression de parcourir un roman alors qu'il s'agit bel et bien du script du film sorti dans les salles de cinéma. L'histoire est passionnante.

* Raison et Sentiments, de Jane Austen.
Relecture de ce roman que j'aime beaucoup, mais j'ai eu la surprise de découvrir une nouvelle version avec cette édition collector, sans que rien ne l'annonce. J'ai eu du mal à m'y faire, mais les histoires de coeur d'Elinor et Marianne Dashwood sont toujours agréables à suivre. Second titre sorti volontairement de ma BookJar.

* Evolution de ma Pile A Lire *

5 livres reçus... Vous savez ce que ça veut dire ? Qu'avec mes 6 lectures, la PAL a diminué ! Oui, bon, un seul titre en moins, mais c'est déjà ça ! 

Masse Critique: "Les Nouveaux Mystères d'Abyme, tome 1: La Cité Exsangue", de Mathieu Gaborit, lu dans le mois. 

SP: "Le Cheval de Troie", de Colleen McCullough; et "Emily Brontë - Une Vie", de Denise Le Dantec, envoyés par les éditions de l'Archipel/Archipoche. "Au Nom de la Fantaisie d'Adam", d'Oceana, envoyé par Librinova. 

Gain Concours: "Un Bon Parti", de Curtis Sittenfeld, gagné chez Jane Austen is my Wonderland et envoyé par les éditions Presses de la Cité.

* Quoi d'autre ? *
  
Autre que je continue le sport (j'ai commencé un challenge squats en plus du reste), j'ai passé un week-end sympa en dehors de chez moi, une coupure fait parfois beaucoup de bien. Suis revenue avec des coups de soleil, par contre. Mais miracle: pour la première fois de ma vie, ces coups de soleil sont devenus bronzage (d'habitude, je redeviens blanche tout de suite après).
J'ai vu un documentaire sur Harry Potter vraiment sympa: "Harry Potter: aux origines de la magie", je vous le conseille, il est très intéressant.
Niveau film, j'en ai vu beaucoup: "Le Secret de la Petite Sirène" (ça passait à la TV un jour où je m'ennuyais), "Dead Zone", "Only Lovers Left Alive" (que j'ai particulièrement aimé), "Exodus: Gods and Kings", "Pourquoi j'ai pas Mangé mon Père", "Mary (Gifted)" (merci encore David, ce film est superbe), "Ant-Man", "Les Vestiges du Jour", "Un Jour" et "Le Loup de Wall Street".
Et j'ai revu: "La Petite Sirène 2" (oui, il passait à la suite de celui cité plus haut), "Shakespeare in Love" (j'adore ce film !) et "Hunger Games La Révolte, parties 1 & 2".
Sinon, comme mentionné en début d'article, j'écris (sur papier). Un genre auquel je ne m'attendais pas du tout, en plus. Je me laisse porter par l'inspiration, c'est exaltant et ça fait mal au poignet et aux doigts. ^^ 
Voilà, le déballage d'inutilités est terminé ! ;)

La Photo du Mois

Vous pensiez vraiment que je n'allais pas revenir sur le mariage princier ? Harry et Meghan se sont unis, c'était magnifique ! Cette petite bouille de garçon à droite m'a vraiment fait craquer. ^^



Je vous souhaite un excellent mois de Juin mes Nomades !


Suzy Bess.

  

Wootbox "Survival" Mai 2018


Parlons box, parlons... WOOTBOX !



Bonjour tout le monde,

En ce dernier jour du mois, je vous parle de la Wootbox de Mai qui avait pour thème "Survival".
Cette box n'était pas vraiment faite pour moi, mais j'ai oublié d'annuler mon abonnement pour le mois, je l'ai donc tout de même reçue.

* Le Contenu *

En premier, nous avons l'habituel livret explicatif. J'adore le design en mode Survival Guide, tout comme celui de la box elle-même d'ailleurs: la mallette de secours anti-zombies. Dans la box a été glissé un extrait du manga "Otaku Otaku", qui a l'air très sympa !


Vient ensuite un petit livre sur l'histoire de "Resident Evil". Je trouve l'idée excellente, mais au prix annoncé de cet ouvrage (9€) j'aurais sans doute préféré un roman basé sur le jeu (par exemple "Resident Evil, tome 1: La Conspiration d'Umbrella", de S.D. Perry, affiché à moins de 9€ sur Amazon) ou un manga même, puisqu'il en existe. Cela seulement parce que je n'ai jamais joué au jeu et donc que l'histoire de sa création m'intéresse moins que d'autres - j'imagine que les connaisseurs et connaisseuses ont été ravis.


L'habituel pin's représente la règle n°2 de survie. Carré, ça change un peu, j'aime bien.


Le tee-shirt du mois me donne froid dans le dos et... je n'ai pas très envie de le porter d'ailleurs. ^^ A l'effigie de Freddy Krueger, il nous promet de ne plus jamais dormir. Non, je ne le porterai pas. Ou alors en dernier recours (si le reste de mes habits brûlent, en fait).


Le prochain objet est un livret contenant 40 illustrations du jeu "The Last of Us". J'adore les illustrations ou tableaux en tout genre, alors ces posters me plaisent énormément !


Enfin, nous avons une très jolie Pop! Lara Croft.



Voilà, comme je le disais plus haut, ce n'est pas une box qui correspond le mieux à ma personnalité, mais il y a des éléments sympathiques.



Suzy Bess.

  

mardi 29 mai 2018

Raison et Sentiments


Raison et Sentiments
Titre original: "Sense and Sensibility"
Auteure: Jane Austen
Editeur: Editions de l'Archipel / Archipoche
Traduit de l'anglais par: Isabelle de Montolieu
Revu par: Hélène Seyrès
Nombre de pages: 428

* Quatrième de Couverture *

L'éducation sentimentale des soeurs Dashwood promet d'être rude dans le petit monde étriqué de la bourgeoisie du Devonshire.
Publié en 1811, Raison et Sentiments est le premier grand roman anglais du XIXe siècle.
 
* Mon Avis *

Il fut étrange pour moi de relire ce roman dans une nouvelle version, cette redécouverte m'a apporté un ressenti mitigé bien que la nouveauté soit intéressante.

A la mort de M. Dashwood, sa femme et ses filles Elinor, Marianne et Margaret doivent quitter leur demeure de Norland Park en faveur de John Dashwood, fils du premier mariage du disparu. Aidées par un lointain membre de la famille, elles vont alors s'installer dans une chaumière, près de Barton Park. En quittant son ancien logis, Elinor, aînée des soeurs Dashwood, a dû renoncer à rencontrer journellement Edward Ferrars, qu'elle aime profondément; son tempérament posé et altruiste lui font cacher sa peine à sa famille qui pensait que des fiançailles entre eux ne tarderaient pas. Furieusement passionnée, Marianne est tout son contraire et va rapidement se laisser aller à aimer ouvertement Willoughby, jeune gentilhomme étant venu à son secours lors d'une mauvaise chute et paraissant l'adorer tout autant. Mais la tristesse va vite gagner le coeur de la famille Dashwood lorsqu'Elinor va apprendre qu'Edward est déjà engagé envers une autre jeune fille et que Marianne va être abandonnée avec la plus grande indifférence par son cher Willoughby.

De tous les romans de Jane Austen, celui-ci est sans doute l'un où la satire se fait le plus ressentir. L'auteure démontre en effet très rapidement la fausseté ou le grotesque du caractère de la plupart de ses personnages par des exagérations sans fin. C'est un récit aussi drôle que touchant à lire, puisqu'on se prend facilement d'amitié pour l'une ou l'autre - ou même les deux - des héroïnes, qui ont également chacune des défauts bien mis en avant. Relatant les malheurs sentimentaux de jeunes filles en fleurs donc, Raison et Sentiments est écrit avec cet humour mordant que l'on connait bien de Jane Austen, et l'on aime autant que l'on peut détester les nombreux retournements de situations que l'on suit dans le roman ainsi que les personnages qui font l'histoire.
Ayant déjà lu à plusieurs reprises ce roman - dont deux autres éditions parsèment ma bibliothèque - et vu plusieurs de ses adaptations télévisées, cette relecture à néanmoins été une sorte de découverte; car est-ce dû à la traduction d'Isabelle de Montolieu ou à la révision d'Hélène Seyrès, l'on remarque dans cette édition collector de nombreux passages modifiés ou encore des ajouts improbables - je connaissais à ce roman 50 chapitres, il y en a ici 52. Aussi, je regrette qu'aucune préface ou introduction ne soit présente pour expliquer et justifier ces changements qui m'ont quelque peu déstabilisés et dont je ne peut comprendre la raison. A quoi ressemble donc le roman original de l'auteure ? Aux anciennes publications ou à celle-ci ? Moi qui n'ai pas la chance de pouvoir lire anglais, voici donc maintenant les questions que je me pose. Je dois avouer que, sans que cela soit vraiment désagréable, ça a un peu gâché mon plaisir de lecture; j'étais souvent dans la comparaison avec ce que je connaissais déjà, deux livres ouverts en mains: un ancien ouvrage et celui-ci. Ces modifications altèrent également le caractère des amours entre Marianne, Willoughby et le Colonel Brandon, qui en paraissent moins sincères qu'auparavant. Le rendu final laisse ressentir une certaine amertume et enlève de la beauté de l'oeuvre telle que je l'ai connue la première fois et qu'elle a été représentée dans les adaptations. Ceci dit, ces améliorations ne sont pas pour autant à jeter, j'en ai même trouvé certaines très intéressantes. Il faut juste s'habituer, j'imagine.
Je reste une grande admiratrice de cette histoire et de la construction du récit; Jane Austen semblait bien consciente de la longueur de son histoire, passé la plupart du temps dans les atermoiements et la dépression de Marianne, et a donc apporté beaucoup de péripéties à son intrigue.

Surprenant, et peut-être dérangeant vu que rien ne signale une différence dans l'histoire, ce récit prend un coup de jeune mais reste toujours captivant à découvrir.
 
* Parlons Couverture *

Ce roman fait partie de toute la série des romans de Jane Austen sortis en édition collector chez Archipoche; j'aime beaucoup le look donné aux ouvrages: tous les livres ont les mêmes composition et motifs (dans vous pouvez voir ci-dessous une meilleure vision), dans des coloris différents. Le profil féminin, qui n'est malheureusement pas celui de Jane Austen (pourtant bien connu, c'est dommage !) est tout à fait représentatif du genre.




Citations:

* - [...] il y a quelque chose de si aimable dans les préjugés d'un jeune coeur qu'on est presque fâché du moment où il y renonce pour adopter les opinions générales.

* - [...] à quoi sert de parler ?
- Souvent à faire beaucoup de mal, dit Elinor, à dire plus qu'on ne sait, plus qu'il n'y a. Le public juge sur l'évènement, ignore les circonstances et parle de ce qu'il ne sait qu'imparfaitement.

* - On n'aime que ce qu'on estime, et alors on peut aimer toujours.



Suzy Bess.

  

PAL +2


Pile A Lire +2


"La personne, homme ou femme, qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable."
Jane Austen.

Bonjour à toutes et à tous !

Exceptionnellement, nous avons un article *PAL +...* un mardi.
La semaine dernière, j'ai reçu deux nouvelles lectures. Les voici:

SP

* Au Nom de la Fantaisie d'Adam, d'Oceana.
Résumé: Les conquêtes multipliées, une parenthèse douloureuse, un abandon total de confiance en soi, Nina Green, étudiante en psycho, se croit tache dans ce monde qui regorge de vie. Essayant tant bien que mal de réparer les erreurs qu'elle pense avoir commises, elle apprend peu à peu à se connaître, éprouver des sensations et sentiments... inexplorés auparavant, tout cela à cause d'un homme. Lui, Adam Eden, spécimen énigmatique, porte lui aussi sur son dos de lourds secrets et de sinistres désirs. S'étant rencontrés tous deux en boîte, profondément attirés l'un par l'autre dès le premier regard... Ce désirable "dark boy" constamment en train de titiller sa curiosité... Arrivera-t-elle à l'atteindre ? Est-ce simplement un hasard ? Les parties de jambes en l'air fantaisistes à la MacGyver, qui plaisent tant à mademoiselle Green, lui suffiront-elles ?

Ce roman m'a été proposé par Librinova, que je remercie. Cela fait un moment que je n'ai pas lu d'histoire érotique, et j'avoue que le résumé me paraît étrange (des parties de jambes en l'air à la MacGyver ?), je ne sais donc pas si je vais être réceptive, mais on verra bien !

*****
 
Gain Concours

* Un Bon Parti, de Curtis Sittenfeld.
Résumé: La tension est palpable chez toutes les mères de Cincinnati: Chip Bingley, beau médecin, célèbre participant d'une mission de téléréalité, vient de s'installer en ville et... c'est un coeur à prendre. Elizabeth, de passage pour aider sa mère après l'accident de son père, se fiche bien de toute cette agitation, d'autant que Chip est toujours accompagné de son insupportable et suffisant collègue, Fitzwilliam Darcy. Elle tente de redresser les finances familiales en dépit d'une mère qui utilise le shopping en ligne comme psychothérapie et de ses trois soeurs qui vivent encore au crochet de leurs parents dans une maison qui part à vau-l'eau. Mais elle doit aussi veiller sur son père, qui préfèrerait s'enfiler un bon steak plutôt que de respecter les recommandations du médecin, et sur sa soeur Jane, en train de succomber au charme, ennuyeux mais certain, de Chip.

J'ai gagné ce roman à un concours organisé par Jane Austen is my Wonderland, que je remercie de tout coeur, ainsi que les éditions Presses de la Cité pour cet envoi ! Ce roman est une réécriture moderne d'Orgueil et Préjugés, vous comprenez maintenant pourquoi je suis tant ravie !



Bonne journée les Nomades,
A bientôt !



Suzy Bess.

  

jeudi 24 mai 2018

Les Animaux Fantastique - Le Texte du Film


Les Animaux Fantastiques
Le Texte du Film
Titre original: "Fantastic Beasts and Where to Find Them - The Original Screenplay"
Auteure: J.K. Rowling
Editeur: Gallimard
Indications scéniques traduites de l'anglais par: Jean-François Ménard
Nombre de pages: 319

* Quatrième de Couverture *

J.K. Rowling, créatrice de la mythique saga Harry Potter, nous invite à découvrir une nouvelle ère du Monde des Sorciers, au côté du jeune explorateur et magizoologiste Norbert Dragonneau.
Revivez le film écrit par J.K. Rowling avec le texte original de l'auteure: l'intégrale des dialogues, mais aussi l'action, le jeu des personnages, les descriptions des décors, les mouvements de la caméra...
Une aventure épique et fabuleuse, une grande histoire de magie et d'amitié.
 
* Mon Avis *

Lire ce scénario est aussi passionnant que de voir le film: j'ai adoré !

Petit rappel de l'histoire: 1926, Norbert Dragonneau, un magizoologiste étudiant les créatures fantastiques en vue de publier un ouvrage les concernant, débarque à New York accompagné d'une valise pleine d'animaux plus étranges les uns que les autres. Mais un fâcheux concours de circonstances va aboutir à l'évasion de certains de ces animaux; dans sa recherche pour les récupérer, Norbert va embarquer malgré lui Jacob, un malheureux Non-Maj (ou Moldu pour les anglais - un humain dépourvu de pouvoirs magiques) qui va rapidement se croire atteint d'hallucinations, ou encore Tina et Queenie, deux soeurs employées par le MACUSA - le Congrès Magique des Etats-Unis - dont la première souhaite à tout prix faire emprisonner notre héros. La quête de Norbert va également être ralentie par la présence à New York d'un être très dangereux qui sème le chaos dans les rues de la ville et menace de révéler par ses actes la présence des sorciers aux yeux des Non-Maj.

Un scénario requiert des descriptions simples et généralisées, d'aller au plus direct en décrivant les situations assez clairement pour qu'elles puissent être visualisées. C'est dans ce contexte, et avec des termes spécifiques au cinéma (expliqués en début d'ouvrage), que J.K. Rowling parvient à nous apporter les mêmes sensations, le même ressenti que si nous lisions un roman. Ayant vu le film à sa sortie en salles, je n'ai eu aucun problème de visualisation, mais je suis certaine que ce sera également le cas des lecteurs et lectrices n'ayant pas vu la réalisation de David Yates.
L'univers des sorciers est très intéressant car il est transposé dans le New York des années 20: les codes sont différents de ce que l'on a pu connaître auparavant avec les "Harry Potter", les lois également - on découvre un ministère magique américain (le MACUSA) impressionnant -, l'atmosphère est appesantie par certaines causes, et les mentalités ne sont pas du tout les mêmes. La différence entre Norbert, le petit anglais plein d'optimisme qui débarque, et la population magique américaine, empreinte de rigueur, de sérieux, est flagrante. Il faut reconnaître que notre héros arrive au plus mauvais moment: la tension règne au sein de la communauté magique internationale à cause des risques de divulgation du Monde Magique par Gellert Grindelwald, un sorcier dont la montée en puissance inquiète; et il y a également la sombre présence d'un être puissant et incontrôlable. Mais outre la noirceur de l'histoire, nous prenons conscience de l'importance des travaux de Norbert auprès des animaux fantastiques: nous découvrons des sorciers vraiment ignorants concernant ces créatures et préférant les tuer.
Le récit est relevé de beaucoup d'humour, ce qui est très agréable, et l'on s'attache vivement aux personnages. Etonnamment, c'est l'un des rares moldus représentés qui accapare le plus notre tendresse: Jacob, boulanger en devenir, est en effet entraîné pour notre plus grand plaisir dans cette aventure. La présence des Fidèles de Salem, une famille entraînée par une mère anti-sorciers effrayante, avec ses enfants adoptés Croyance, Modestie et Chasteté, apporte à l'intrigue une atmosphère glauque et oppressante parfaitement dosée. Le tout est maîtrisé et captivant.

J'ai adoré cette lecture ! Loin d'être la parution exclusivement commerciale que je pensais, cet ouvrage est un vrai plus pour tous les amoureux de l'univers imaginé par l'auteure. Il me tarde désormais de voir le second film de la franchise et j'espère qu'à nouveau le scénario sortira en version papier !
 
* Parlons Couverture *

Wouah ! Quel autre mot prononcer en voyant cette sublime couverture (ma photo ne lui rend pas honneur...) tout en dorures ? Celle-ci, ainsi que le graphisme intérieur - tout aussi superbe -, est réalisée par MinaLima. Ce nom vous dit quelque chose ? En effet, Miraphora Mina et Eduardo Lima ne sont autres que... les concepteurs graphiques au cinéma du film ainsi que de toute la saga "Harry Potter" ! Le résultat ne pouvait en conséquence qu'être magique et fait des "Animaux Fantastiques - Le Texte du Film" un magnifique livre-objet. Ci-dessous, un petit exemple de ce qui peut apparaître au cours de notre lecture.




Citation:

* Norbert - Vous n'avez absolument aucune inquiétude à avoir.
Jacob - C'est arrivé que les gens vous croient quand vous leur dites de pas s'inquiéter ?
Norbert - Ma philosophie est que s'inquiéter, c'est souffrir deux fois.



Suzy Bess.

  

mardi 22 mai 2018

Victoria Hall, volume 1


Victoria Hall,
volume 1
Auteure: Lhattie Haniel
Editeur: Auto-éditée
Nombre de pages: 289

* Résumé *

Retirées aux bras de leur mère dès leur plus jeune âge pour être enfermées au pensionnat Saint George à Londres par un père à l'infidélité aussi grande que l'était sa beauté, Rebecca et Sarah Wheeler n'eurent plus qu'à compter l'une sur l'autre au fil des ans. Puis, un accident familial les plongea plus encore dans leur tristesse tandis que leur père quittait l'Angleterre pour l'Australie sans un regard pour elles. Débarrassé ainsi de ses filles et de Victoria Hall, la demeure ancestrale de sa défunte épouse, Lord Wheeler n'avait plus qu'à profiter seul de son immense fortune. Mais de nouveaux drames changèrent la donne et, alors que la Grande Guerre se propageait plus encore dans le Monde, Rebecca t Sarah ressortirent du pensionnant pour se rendre en Australie, chercher leur héritage. Plus belles et plus vaillantes que jamais, elles étaient si proche de leur rêve qu'elles n'avaient plus qu'à l'empoigner. Mais sur cette nouvelle terre sauvage, une surprise de taille les attendait: un demi-frère et une nouvelle mère, mais également aussi l'amour et la mort si elles n'y prenaient pas garde...
 
* Mon Avis *

Avec ce premier volume de son nouveau diptyque, Lhattie Haniel nous réserve des sentiments forts !

Rebecca et Sarah Wheeler, deux soeurs abandonnées par leur père dès leur trois ans et contre l'approbation de leur mère - qu'elles ne connaîtront jamais -, ont vécu une enfance douloureuse, faite de privations et de violences gratuites, au pensionnat Saint George. En apprenant le décès de leur père, parti vivre en Australie où il possédait un immense territoire, Rebecca, l'aînée désormais majeure, décide de quitter le pensionnat et l'Angleterre en emportant Sarah avec elle. En Australie, les deux riches héritières vont tomber sous le charme de deux natifs du continent rouge, amours qui vont rapidement se voir contrariées. De plus, le danger guette les deux soeurs en la personne d'une belle-mère prête à tout pour s'assurer l'héritage.

Cette histoire m'a captivée, et pourtant rares y sont les moments de douceur. En effet, l'auteure débute son intrigue d'une manière fort sombre, avec le viol et le meurtre de la mère de nos deux héroïnes. S'ensuivent tout au long du récit meurtres, tentatives de meurtres, jalousie et autres tentatives de viol... tant d'éléments qui nous font apprécier les instants de lumière et de bonheur faisant le reste de ce roman.
J'ai adoré que l'histoire se partage entre l'Angleterre - où l'on retrouve Saint Mary's Bay, lieu emblématique du roman éponyme de Lhattie Haniel - et l'Australie, dont les paysages m'ont donné l'envie d'y voyager. J'aurais même passé volontiers plus de temps sur place !
Les héroïnes sont attendrissantes de par leur passé: elles ont vécu toute leur vie enfermées et se découvrent soudainement au milieu du vaste monde avec d'infinies possibilités devant elles. Le caractère fort et posé de Rebecca et celui enjouée et naïf de Sarah ne sont pas sans rappeler certaines Elinor et Marianne Dashwood, la première se pose comme une mère pour la seconde trop passionnée, j'ai adoré cette ressemblance et le fait qu'en plus, le lien puissant qui les unie l'une à l'autre, cet amour inconditionnel, puisse rencontrer des heurts et soit menacé de se briser, on s'attache d'autant plus à elles.

Il me tarde de découvrir la suite, ce que je ferai très prochainement !
 
* Parlons Couverture *

Très jolie composition de l'auteure elle-même, elle est superbe et je lui trouve beaucoup de style. J'adore !



Suzy Bess.

  

dimanche 20 mai 2018

PAL +2


Pile A Lire +2



"La rêverie est le dimanche de la pensée."
Henri-Frédéric Amiel

 
Bonjour les Nomades ! J'ai décidé de commencer mes *Pal +...* par des citations désormais. Nous verrons combien de temps je tiendrai avec cette résolution ! ;)

Cette semaine, j'ai reçu deux SP des éditions de l'Archipel, que je remercie vivement !

 


* Emily Brontë - Une Vie, de Denise Le Dantec.
Résumé: Un roman publié en 1847, Les Hauts de Hurlevent, fit sa renommée posthume. Emily Brontë n'avait pas trente ans. Elle ne semblait connaître du monde que les landes entourant le presbytère familial, ayant partagé sa vie entre les tâches domestiques et la rédaction de sagas juvéniles avec son frère Branwell et ses soeurs Anne et Charlotte. Ce livre unique fut longtemps le seul témoignage de son auteur, dont l'existence, croyait-on, n'avait pas connu d'évènement marquant. La réussite de sa soeur Charlotte, il est vrai, l'avait maintenue dans l'ombre. C'était oublier qu'Emily Brontë (1818-1848), loin d'être une enfant recluse et sauvage, était éprise de liberté. Très cultivée, parlant le français, elle fut une lectrice passionnée de Walter Scott, Lord Byron et Shelley. Sa compréhension précoce de la cruauté du monde lui permit d'écrire "sans doute le plus beau roman d'amour de tous les temps", selon Georges Bataille. Evoquant les drames de sa vie et ses révoltes, son courage moral et intellectuel, mais aussi son exubérance et sa force de caractère, Denise Le Dantec retrace l'existence singulière d'une femme qui ne put jamais rompre avec son enfance et conduisit sa vie comme un destin: celui d'écrire sans se soucier de devenir écrivain.

Je suis une grande admiratrice des soeurs Brontë. Possédant plusieurs éditions des "Hauts de Hurlevent", la parution de cette biographie a forcément attirée ma curiosité. Je suis ravie d'avoir l'occasion de la lire !

*****
 
* Le Cheval de Troie, de Colleen McCullough.
Résumé: Priam, roi de Troie, refuse de donner à Hercule la récompense promise pour avoir tué le lion qui dévorait ses chevaux. Pâris, son fils, enlève la belle Hélène, l'épouse du roi Ménélas. Ces deux affronts, que seul le sang peut laver, sonnent le début d'une guerre entre Grecs et Troyens qui durera dix ans. Mais c'est compter sans "Ulysse aux Mille Ruses" qui imagine le stratagème du cheval de bois permettant d'introduire toute une armée dans la Cité... Avec la rigueur d'une historienne et la passion d'une romancière, Colleen McCullough dépeint les tourments des humains manipulés par les Dieux, les combats et les amours contrariées des héros de L'Iliade. Soldat et roi, princesse et servante, demi-dieu et monstre mythique, tous prennent la parole tour à tour pour raconter leur guerre de Troie - ce qui confère à ce récit une vivacité et une modernité saisissantes.

L'histoire de la guerre de Troie me passionne depuis que je l'ai étudiée à l'école, c'est donc une longue histoire d'amour, si je puis dire... ^^ J'ai hâte de découvrir ce qu'en a fait Colleen McCullough.



Et vous, du nouveau ?

Bonne fin de journée à toutes et à tous !



Suzy Bess.

   

vendredi 18 mai 2018

Un Jour


Un Jour
Titre original: "One Day"
Auteur: David Nicholls
Editeur: Editions 10/18
Traduit de l'anglais par: Karine Reignier
Nombre de pages: 624

* Quatrième de Couverture *

15 Juillet 1988. Emma et Dexter se rencontrent pour la première fois. Tout les oppose, pourtant ce jour marque le début d'une relation hors du commun. Pendant vingt ans, chaque année, ils vont se croiser, se séparer et s'attendre, dans les remous étourdissants de leur existence.
Un conte des temps modernes où la splendeur d'aimer a fait chavirer le monde entier.
 
* Mon Avis *

Dramatique, ce roman singulièrement poignant est déstabilisant et émouvant.

Emma et Dexter se rencontrent le soir de leur remise de diplôme, au moment où leur vie d'adulte leur ouvre les bras, où les possibilités d'avenir sont les plus vastes et ne demandent qu'à être concrétisées. Ce 15 Juillet 1988 est aussi le jour où le destin va curieusement les séparer. Passant la nuit ensemble sans aller plus loin qu'un flirt passionné, les deux jeunes gens vont devenir des amis très proches et se retrouver année après année entre les pérégrinations de leur vie. Se cherchant dans leur travail, leur vie privée, dans le regard et la pensée de l'autre, ils vont vivre leur amitié - la supporter même parfois - sans oser s'avouer leur amour. Près d'une vingtaine d'années vont s'écouler avec ce besoin qu'auront Emma et Dexter l'un de l'autre, et cette satisfaction et cette frustration d'être là l'un pour l'autre les accompagneront dans les meilleurs comme dans les pires moments.

Quelle difficulté de parler de ce roman ! J'ai contemplé ma chronique pendant une demi-heure en me demandant comment j'allais pouvoir y décrire mon ressenti... et après l'avoir terminée (vous comprenez donc que j'ajoute cette phrase post-écriture), je me suis demandée - pendant plusieurs jours - si j'étais vraiment certaine de mes mots. Ce qui est certain, c'est que cette histoire est belle. Terriblement, tristement, cruellement belle. Je connaissais les romans historiques dits "torturés" - "Les Hauts de Hurle-Vent" en est l'un des plus bel exemple, "Tess d'Urberville" aussi... -, "Un Jour" est ce que j'appellerais la "version contemporaine du genre torturé".
Cette histoire est une non-romance, une histoire d'amour qui ne se vit pas (ou trop peu) - je ne sais s'il existe un terme spécifique... - et c'est là toute la beauté de l'oeuvre: le romantisme est sous-jacent, il n'est pas présent dans ce que nous lisons mais dans ce que nous imaginons. En effet, grâce à sa superbe construction - chaque chapitre est le 15 Juillet d'une année différente -, David Nicholls frustre le lecteur, volontairement, en détaillant une journée en particulier mais en résumant tout ce qui a pu se passer durant l'année écoulée; on est parfois surpris, souvent déçus et c'est là, à cet instant précis, lorsque la déception pointe, que l'on se dit: "Et si... ? Et si tel évènement s'était déroulé autrement ? Et si telle personne avait osé prononcer tels mots ?". La romance entre Emma et Dexter se déroule donc d'une manière absolument sublime... dans notre imagination. Mais sur le papier, dans les lignes de l'auteur, c'est plutôt le chaos.
J'ai eu bien du mal à rentrer dans cette histoire: les cent premières pages m'ont profondément ennuyée, le reste est particulièrement déprimant, mais il y a des instants fugaces dans le récit qui m'ont captivée et émue. On m'a conseillé de m'accrocher, et oui, il le faut ! Car même si ce que l'on ressent durant notre lecture n'est pas toujours agréable, une certaine puissance ressort de cette histoire.
Je ne parlerai pas de réel attachement envers les héros mais, à un moment du récit j'ai compris que j'avais fini par éprouver de l'intérêt pour eux, pour ce qu'ils vivaient ou ne vivaient pas, ce qui fait que j'ai terminé ma lecture bien plus vite que je ne m'y attendais.

Dans le roman, Emma souhaite écrire un grand livre sur la vie; je crois que c'est ce que David Nicholls a voulu faire ici, et je crois qu'il a réussi. A notre époque, on parle fréquemment des chefs-d'oeuvre de la littérature, terme couramment utilisé pour désigner d'anciens écrits, nettement moins ceux des dernières années... et en quelles circonstances, d'ailleurs, une personne peut-elle se permettre de tant honorer un récit ? Je ne saurais répondre, mais vu que je le pense sincèrement, je vais oser affirmer la chose suivante: ce roman est un chef-d'oeuvre ! Il est du genre de ces "Madame Bovary", "Bel-Ami" et autres récits gravés aujourd'hui dans la mémoire collective; du genre a être étudié dans les salles de classe dans une centaine d'années. Je n'ai pas un avis catégorique concernant cette lecture, je n'ai pas tout apprécié et il n'est ni tout blanc ni tout noir, mais je lui reconnais une force indéniable, d'un tragique éblouissant, je suis heureuse de l'avoir lu et recommande sa lecture qui s'avère très intéressante à analyser.

* Parlons Couverture *

La couverture de cette édition 10/18 représente l'affiche du film, qui est très jolie mais peut se révéler tout autant trompeuse. En effet, qui ne penserait pas en la voyant que l'on a affaire à une comédie romantique ? Ce côté sentimental ne correspond pas à l'histoire et je n'ai compris l'action représentée qu'en toute fin de lecture. Pas le meilleur choix, donc, mais cette image est tout de même si belle !



Citations:

* "La réalité ? Personnellement, je trouve ça très surfait."

* Il appartenait à cette catégorie d'hommes si séduisants qu'on remarque la forme des os qui courent sous leur peau, comme si même leur crâne était charmant.

* [...] ils étaient heureux de ne pas être trop heureux.



Suzy Bess.