lundi 30 novembre 2015

Macbeth; Le Roi Jean

 
 
Macbeth;
Le Roi Jean
Auteur: William Shakespeare
Editeur: Le Monde Editions
Traduit de l'anglais par: François-Victor Hugo
Nombre de pages: 287
 
Résumé
 
Archétype de la tragédie d'ambition politique, Macbeth est l'une des plus célèbres pièces de Shakespeare. Peut-être moins représentée aujourd'hui, Le Roi Jean fut également, au XIXe siècle, alors que François-Victor Hugo entreprenait sa traduction, l'une des pièces les plus populaires de l'Angleterre victorienne. Ces deux tragédies à succès réunies par François-Victor Hugo sous la thématique "Les Tyrans", renvoient à deux moments de l'histoire médiévale britannique réinterprétés par Shakespeare et traitent, dans des contextes différents, de l'usurpation du trône.
Outre l'introduction de François-Victor Hugo, vous trouverez dans ce second volume des œuvres complètes de Shakespeare, une préface de Pierre Kapitaniak de l'université de Paris VIII - Saint-Denis.
 
Mon Avis
 
C'est une très belle découverte que ces deux histoires, semblables dans les grandes lignes, mises en pièces de théâtre par William Shakespeare. Ce sont deux fresques terribles relatant un même espoir lugubre: régner, par tous les moyens.
J'ai appris dans l'introduction très complète de François-Victor Hugo qu'une superstition existe concernant la pièce de Macbeth: on ne prononce pas son nom dans un théâtre au risque de porter malheur.
Porté par ses croyances, Macbeth - le bon, courageux et vaillant Macbeth - se laisse influencer par les propos mystérieux de trois sorcières. Que n'a-t-il pas fait d'entretenir sa femme au sujet de cette rencontre impromptue et des prédictions glorieuses qu'il en a retenu ! Accusé par cette dernière de ne pas agir, il lui prouve son amour pour elle en commettant l'irréparable: le meurtre. Accablé par cet acte, il s'enlise néanmoins dans le mensonge, la trahison, la mort, et devient tyran. Les années passent sans que cela soit mentionné et Macbeth se perd dans sa propre folie. La fin est précipitée et il termine grand, mais misérable en lui-même.
La pièce de Macbeth est plus expédiée quand Le Roi Jean s'attarde plus sur les détails. Le début de cette seconde pièce m'a moins conquise, pourtant ce sentiment s'est vite évanouit.
C'est une véritable guerre de souveraineté qui est engagée entre le Roi Jean, qui gouverne l'Angleterre, et Philippe, Roi de France, qui protège Arthur, héritier légitime de la couronne d'Angleterre poussé par sa mère à réclamer ce qui lui est dû. Mais les trahisons mènent la danse, que dis-je ? un ballet !
L'affrontement verbal des femmes est très intéressant à lire, la petite tirade (que vous pouvez retrouver dans les citations ci-dessous) empreinte de douleur que déclame Constance, qui voit son enfant Arthur fait prisonnier et - elle le sent - certainement condamné à la mort est bouleversante !
Le personnage de Philippe Faulconbridge, dit le Bâtard, m'a beaucoup fait rire par sa fougue qui apporte une légèreté bienvenue à cette sombre histoire.
Jean, lui, est foncièrement mauvais mais on a l'impression qu'il ne s'en rend pas compte. Il se repend trop tardivement de ses erreurs et autres fourberies.
Quand Macbeth ose de sa propre main son premier crime, le Roi Jean engage des assassins pour se déresponsabiliser. Le premier regrette immédiatement son acte, mais cela le rend-il plus louable ? Sa peine, ses regrets, en sont-ils plus sincères ? Difficile d'être juge impartial devant la folie de l'Homme en quête de toujours plus de pouvoir.
Le Roi Jean, l'une des moins interprétées des pièces de Shakespeare, ne mérite pas un tel délaissement et je vous conseille vivement de lire ces œuvres intenses et puissantes que j'ai grandement appréciées.
 
 
 
Citations de Macbeth:
 
* Banquo à Macbeth - Souvent, pour nous attirer à notre perte, les instruments des ténèbres nous disent des vérités; ils nous séduisent par d'innocentes bagatelles, pour nous pousser en traître aux conséquences les plus profondes.
 
* Duncan - Il n'y a pas d'art pour découvrir sur le visage les dispositions de l'âme.
 
Citations du Roi Jean:
 
* Philippe montrant Arthur - Comment se fait-il donc que tu sois appelé roi, quand le sang de la vie bat encore dans ces tempes à qui est due la couronne que tu t'arroges ?
Le roi Jean - De qui donc, France, tiens-tu ce haut pouvoir d'exiger de moi une réponse à tes questions ?
Philippe - De ce Juge suprême qui fait naître au cœur d'un pouvoir fort la bonne pensée d'examiner les taches et les affronts faits au droit. Ce Juge m'a fait le gardien de cet enfant: c'est avec sa sanction que j'accuse ton forfait, et par son aide que je prétend le châtier.
Le roi Jean - Fi ! tu usurpes l'autorité.
Philippe - Excuse... j'abats un usurpateur.
 
* Le Batârd - L'Intérêt, cet égarement du monde ! Le monde, bien équilibré, se mouvait en ligne droite sur un terrain aplani, quand l'Intérêt, cette infime pierre d'achoppement qui fausse toute impulsion, l'a fait dévier de son cours impartial, de sa direction, de son élan, de sa ligne, de son but !
 
* Constance - Je ne suis pas folle ! Ces cheveux que j'arrache sont à moi; mon nom est Constance, et j'étais la femme de Geoffroy; Arthur est mon fils, et il est perdu. Je ne suis pas folle... Plût au ciel que je le fusse ! car alors il est probable que je m'oublierais moi-même ! Oh ! si je pouvais l'être, quel chagrin j'oublierais ! Prêche-moi une philosophie qui me rende folle, et tu seras canonisé, cardinal; car, tant que je ne suis pas folle, tant que je suis sensible à la douleur, ce qu'il y a en moi de raisonnable m'explique comment je puis être délivrée de tant de maux, et me conseille de me tuer ou de me pendre. Si j'étais folle, j'oublierais mon fils, ou je le prendrais follement pour une poupée. Je ne suis pas folle: je ressens trop bien, trop bien, les tortures variées de toutes mes calamités.
 
* Pandolphe - Que vous êtes peu mûr et novice pour ce vieux monde !
 
 
 
Suzy B.
 


samedi 28 novembre 2015

La Mer Infinie

 
 
La 5e Vague, Tome 2:
La Mer Infinie
Auteur: Rick Yancey
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Francine Deroyon
Nombre de pages: 405
 
Quatrième de Couverture
 
Comment débarrasser la Terre de ses sept milliards d'habitants ?
Retirez aux Hommes leur Humanité.
 
Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l'espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix: se préparer à affronter l'hiver en espérant le retour rapide d'Evan Walker, ou se mettre en quête d'éventuels survivants avant que l'ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège.
Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s'abaisser, ni à quelles hauteurs l'humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer...
 
Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.
 
Mon Avis
 
J'avais adoré La 5e Vague, premier tome de cette trilogie, je suis scotchée par ce second volet. Et pourtant, c'était mal engagé... J'avoue avoir été déroutée par le début, j'ai eu un peu de mal à me replonger dans cet univers (voilà pourquoi je préfère lire les sagas d'un seul coup !) et a replacer les personnages. Et puis l'indécision règne et il y a conflit entre ces personnages qui se demandent s'ils doivent ou non prendre des risques.

On retrouve le groupe où on les a laissés à la fin de La 5e Vague, prostrés dans un hôtel délabré, pansant leurs blessures en attendant le retour d'Evan Walker, le Silencieux amoureux de Cassie. L'espoir de son retour s'amenuise au fil des heures, des jours, et le groupe se scinde: Ringer part à la recherche d'un meilleur abri, bientôt suivie d'une seconde personne. Mais les Autres ne sont jamais loin et la jeune femme est emmenée, prisonnière. On est mis face à la cruauté, face au dédain dont sont capables ces êtres qui enflamment notre incompréhension de par leurs actes atroces - il faut dire que, dès le début, on apprend qu'ils utilisent des enfants-kamikazes, ça a une résonnance particulière en ces temps troublés et, forcément, c'en est désemparant, on cherche à savoir quelle raison exacte ils ont trouvés pour expliquer cette barbarie.
 
J'ai été étonnée que ce soit Ringer, dans ce second tome, qui ait une place prépondérante. Cassie apparaît (on suit toujours les évènements grâce à la perception de plusieurs personnes) mais n'est plus LA narratrice centrale et laisse la belle place à la tireuse. Donc on découvre Ringer - cette fille sérieuse, distante, réservée, froide - plus en profondeur: son histoire, sa manière de voir les choses, et surtout son combat. Et bien que j'ai été réticente, dans les premières lignes, à la lire (je n'arrivais pas vraiment à la comprendre), c'est finalement ce qu'il fallait. Je me suis attachée à elle sans m'en rendre compte. De plus, je ne suis pas mécontente que le groupe et Cassie soient mis un peu en retrait: le comportement que Sam adopte envers sa sœur (il fait un transfert sur Ben et dénigre ouvertement Cassie, sans chercher à comprendre quoi que ce soit) ne m'a pas plus, cela n'est ni adapté au contexte, ni important pour le déroulement de l'histoire.
Le plus troublant, dans ce volet, déroutant aussi, c'est la complexité qui s'installe et cette quantité énorme de questions que l'on se pose. Alors qu'en lisant La 5e Vague je suivais le récit sans me demander quel était le but réel des Autres et qui ils étaient vraiment, c'est ici le sujet principal du livre. Les questions !
Et Vosch qui insiste, s'acharne, qui veut à tout prix que Ringer devine les bonnes réponses !
 
Mais ce qui fait la puissance de La Mer Infinie, c'est surtout son dénouement. J'ai été ahurie par l'inconcevable. Et je ressens donc la frustration de ne pouvoir découvrir la suite immédiatement (la sortie de The Last Star - La Dernière Etoile, en français - étant prévue pour Mai 2016 pour la VO).
 
A noter également que le livre-objet est tout simplement sublime avec ces quelques pages noires (j'adore l'idée) et sa magnifique couverture qui nous porte tout de suite dans une atmosphère différente.
 
Ce n'est pas un coup de cœur, à cause de tous ces questionnements tout au long du récit qui m'ont presque perdue, mais on n'en est pas loin (pas loin du tout !) grâce à ce final époustouflant qui promet une suite mémorable (et, enfin, je l'espère, la réponse du "Pourquoi ?") !
 
 
 
Citations:
 
* Se languir de ce que nous avons perdu est aussi inutile que d'espérer ce qu'on ne pourra jamais avoir. Ce ne sont que deux impasses qui mènent au désespoir.
 
* C'était simple. C'était complexe. C'était à la fois brutal et élégant. C'était une danse, une guerre. C'était un univers limité et éternel. C'était la vie.
 
* Chaque seconde qui passe signifie que j'ai survécu à cette seconde et m'offre l'incroyable probabilité de survivre à la suivante.
 
* Il n'y a pas que les résistants ou ceux dotés d'un cœur de pierre qui ont survécu à l'éradication de la race humaine. Un grand nombre d'enfoirés sadiques s'en sont sortis, eux aussi. C'est comme ça dans toutes les catastrophes humaines. Le connard est une race quasiment indestructible.
 
* Il y a les choses que nous disons à propos de la vérité, et les choses que la vérité nous dit à propos de nous-mêmes.
 
 
 
Suzy B.
 


vendredi 27 novembre 2015

PAL +1

 
 
Pile A Lire +1
 
Salut les Nomades !
 
Je vous retrouve aujourd'hui pour une jolie réception.
 
J'ai eu le droit de choisir un livre gratuit grâce à mes 100 points collectés sur le site de France Loisirs, et j'ai choisi ce qui est devenu un classique de la littérature et que je n'ai encore jamais lu.
J'ai nommé...
 
Alice au Pays des Merveilles !!!

 
J'ai trouvé cette nouvelle édition très belle et intrigante. Il y a des phrases sur chaque tranche de pages du livre et des illustrations à l'atmosphère étrange, c'est original.
 
Connaissez-vous cette histoire ? L'avez-vous déjà lue ?
 
 
 
Suzy B.



jeudi 26 novembre 2015

Mélusine et Philémon

 
 
Mélusine et Philémon
Auteure: Corinne De Vailly
Editeur: Editions France Loisirs
Nombre de pages: Livre I, 450; Livre II, 530

Quatrième de Couverture - Livre I

L'Anneau du Diable.
Jérusalem, Août 1174. La princesse Sibylle doit au plus vite rejoindre son père mourant. Chemin faisant, la jeune fille et se petite escorte tombent dans une embuscade. Le complot se précise lorsque le page Philémon découvre qu'il est l'un des descendants de la fée Mélusine, dont il apprend les exploits au fil de sa quête: réussira-t-il à retrouver l'Anneau du Diable ?

L'Ordre de l'Epée.
Mer Méditerranée, Automne 1174. Pour se soustraire à ses ennemis, Philémon embarque sur un navire en direction de Marseille, en compagnie de son cousin le chevalier Grégoire d'Irfoy. De nombreux évènements viennent bientôt troubler leur voyage. Quel est donc cet Ordre de l'Epée dont Philémon découvre l'existence par un vieux parchemin ?

Mon Avis

Une quête, des anneaux aux puissants pouvoirs, l'effondrement ou la sauvegarde possible d'un peuple, d'une terre, ... Vous pensez au Seigneur des Anneaux ? Moi aussi, j'y ai pensé, un peu. Seulement, il n'y a que ces faits qui nous rappellent la trilogie de Tolkien, car nous sommes là dans un contexte bien différent, une histoire tout autre, qui mêle les faits historiques, les légendes et des personnages inventés de toutes pièces.
Philémon, garçon de onze ans, apprend qu'il est l'un des descendants de la célèbre fée Mélusine et qu'un mystérieux trésor, l'Anneau du Diable - composé de deux anneaux, dont l'un a disparu depuis de nombreuses années -, est son héritage. Avec cette découverte, sa vie à Jérusalem est menacée par des personnages assoiffés de pouvoir, le jeune garçon doit donc quitter sa terre pour se rendre en France, chez son père où une protection lui sera peut-être offerte et où il pourra peut-être retrouver l'anneau manquant. Philémon et son cousin Grégoire s'enrôlent dans une aventure périlleuse, où de nombreuses embûches se dresseront sur leur passage et où ils feront preuve d'un humble courage. Les trahisons se cachent à tous les coins, ce qui ajoute du suspense.
Le premier volet, L'Anneau du Diable, pose les bases solides de l'histoire qui suit. Précis, détaillé, l'on se retrouve dans des décors orientaux qui sentent bon le désert. La seconde partie, L'Ordre de l'Epée, se révèle être une véritable quête de chevaliers. Epique, cette aventure est agréable à suivre malgré quelques longueurs. Une fois adapté au rythme, ces récits se lisent rapidement. J'ai apprécié le fait que l'on vogue entre l'instant présent - 1174, aux côtés de Philémon - et que l'on découvre à d'autres moments et en même temps que le personnage principal la légende de Mélusine. Cette légende est d'ailleurs le récit qui m'a le plus passionnée dans ce livre.
C'est une lecture sympathique, qui n'a rien d'exceptionnel mais qui m'entraîne bien dans son univers.

Quatrième de Couverture - Livre II

Par les Larmes et le Sang
Royaume de France, Hiver 1174. Après la traversée des redoutables Quatre-Montagnes, Philémon et son cousin Grégoire découvrent bientôt les Cuves, réseau de grottes profondes et mystérieuses, au fond desquelles la fée Mélusine aurait trouvé refuge. L'Anneau du Diable se trouve-t-il au bout de cette route sinueuse entre secrets, mystères et légendes ?

Le Cri de la Femme-Serpent
Royaume de France, 1177-1260. Après quelques années passées à Paris, à étudier la Tradition, Philémon se sent prêt à reprendre la quête du deuxième anneau de Mélusine. Mettra-t-il enfin la main sur le précieux bijou ? Pourra-t-il rentrer chez lui, sauver le royaume latin et retrouver son amour de jeunesse, Sibylle de Jérusalem ?

Mon Avis

Cette fresque m'aura portée dans des contrées lointaines, avec la beauté et la cruauté de son époque.
Ce récit enchanteur nous emmène de villes en villes, d'un pays à l'autre, toujours aux côtés de Philémon dont la force de courage, pour un enfant de son âge, dépasse l'entendement. On a bien du mal à se figurer l'âge de ce personnage (de plusieurs, en fait), tellement sa maturité est avancée. L'éloignement qui se produit entre Philémon et son cousin est regrettable (surtout pour le premier) mais était prévisible dès le début.
Le temps des croisades est dignement représenté, avec des scènes, des décors et un vocabulaire parfaitement adapté à cette époque. Je me suis vraiment sentie immergée dans cette épopée. L'intense travail de recherche qu'a dû effectuer l'auteure est à saluer, Corinne De Vailly - que je découvre avec cette saga - est une artiste qui ne fait pas les choses à moitié, et c'est tout à son honneur. Les aventures sont détaillées, tout comme les rencontres et les personnages.
Bien que je n'ai pas ressenti de sentiments forts, de puissantes sensations, j'ai pris plaisir à me laisser tranquillement bercer, comme dans un rêve, par ces lignes. C'est donc une lecture que j'ai appréciée et que je ne regrette pas d'avoir découverte.



Suzy B.
 


dimanche 22 novembre 2015

Liebster Award, 2nde Edition !

 
 
Welcome to the Liebster Award !!!!

 
 
Salut les Nomades,
chouette le titre, non ?!
 
Il y a quelques mois j'avais effectué le Tag Liebster Award, La Passion de Lire m'avait taguée et Nathoue Lecture peu après également.
Aujourd'hui je relève à nouveau ce petit défi car Sanasan, du blog In Romance We Trust (sa page Facebook), m'a sélectionnée !
 
Le Liebster Award a pour but de vous faire mieux connaître les blogueurs (leur vie et ce qui l'entoure) avec 11 faits à révéler sur eux-mêmes ainsi que de répondre à 11 questions qui leur sont posées.
 
C'est parti !
 
11 faits sur moi:
 
1/ Je suis une grande admiratrice (adoratrice même) de musiques de films. Elles composent une grande majorité des musiques contenues sur mon Ipod.
2/ Le prénom actuel de mon poisson rouge est: P'tit Bout.
3/ Je suis atteinte de Cinétose, le mal des transports. La concentration est de rigueur lorsque je voyage en car, parfois en voiture - en tant que passagère, car quand je conduis tout va bien - et un peu en train.
4/ Mes cheveux sont roux (pas très prononcé) et j'ai deux mèches presque rouges près de mes tempes, je ne connaît pas la raison de cette pigmentation naturelle de chaque côté de ma tête...
5/ J'aime utiliser de jolis mots, mais je ne le fais pas souvent.
6/ Je suis un peu bordélique alors que j'aime l'organisation.
7/ Je n'aime pas être au téléphone avec quelqu'un, je préfère les sms.
8/ J'adore regarder le ciel.
9/ Il y a quelques années, je savais lire sur les lèvres. Mais je ne me suis plus exercée depuis longtemps, du coup je pense avoir perdu cette faculté.
10/ J'aimerais bien que la mode revienne à l'époque de la régence. Les costumes des hommes et les robes des femmes étaient d'une élégance que j'aimerais retrouver dans les rues.
11/ Cela fait des années que j'hésite à me faire tatouer. Je crois que je vais hésiter encore longtemps...
 
Les questions de Sanasan et mes réponses:
 
1/ Que lisez-vous en ce moment? La saga Mélusine et Philémon, de Corinne de Vailly.
2/ Quel est votre auteur préféré? Jane Austen.
3/ Une passion? Laquelle? Ou Lesquelles? La lecture, mais cette réponse est une évidence. J'aime beaucoup la photographie, le dessin (je ne suis pas très douée), la musique (j'ai une guitare, je ne suis pas très douée non plus ^^), le cinéma (anglais et américain, globalement je n'aime pas vraiment le ciné français), la mythologie, les légendes... Je m'arrête là sinon je sors le dictionnaire.
4/ Un film préféré? Il y en a tellement... J'aime particulièrement Le Cercle des Poètes Disparus et The Truman Show (avec Jim Carrey dans l'un de ses plus beaux rôles), de Peter Weir. Mais beaucoup d'autres suivent.
5/ Plutôt Mac ou Pc? Pc.
6/ Un sport? Si oui lequel? (Le joker est possible ;) ). L'équitation. Je pratique ce sport depuis de nombreuses années (presque toujours).
7/ Plutôt cocooning ou sortie de folie ;) ? Carrément cocooning !
8/ Plutôt Geek ou pas du tout? Plutôt Geek (même si je ne suis pas toujours très douée en informatique).
9/ Quel est votre meilleur souvenir? J'en avais parlé lors du précédent TAG, j'ai eue l'occasion de monter à cheval sur l'hippodrome de Pompadour. Ressentir l'envie de galoper que la jument que je montais avait et sa puissance contenue était exceptionnel !  Céder à son envie et partager ce moment avec cet être était incroyable ! Je sens encore l'adrénaline courir dans mes veines en repensant à ce souvenir et le vent fouetter mon visage ! :)
10/ Des destinations de rêves? Lesquelles? Le monde. Le monde entier est à découvrir ! Je rêve d'aller en Norvège ou en Islande voir des orques à l'état sauvage et des aurores boréales.
11/ Avez-vous déjà pris la ligne 13? Si oui qu'en pensez-vous? Bon là j'étais à cours d'idée ;)... Je n'ai JAMAIS pris cette ligne. Désolée...
 
 
Voilà, ce tag est terminé. Je ne tague personne mais n'hésitez pas à le reproduire de votre côté et à répondre aux questions de Sanasan à votre tour, ça peut être divertissant et vraiment sympa de se découvrir de cette manière ! ;)
 
 
 
Je vous souhaite une très bonne journée (il y a du soleil chez moi, ça donne le moral) !
:)
 
 
 
 
 
 
Suzy Bess.
 


PAL +6

 
 
Pile A Lire +6

 
Salut tout le monde !
 
On se retrouve aujourd'hui avec une nouvelle augmentation de ma pal.
 
J'ai reçu quatre nouveaux ouvrages de la collection Shakespeare proposée par Le Monde. Cette collection arrive bientôt à son terme, je ne sais combien de livres il me reste à me recevoir mais je sais que c'est peu. J'ai hâte d'avoir la totalité des ouvrages !

- Sonnets, Poèmes, Testament
- Titus Andronicus

- Une Tragédie dans l'Yorkshire, suivi de Les Deux Nobles Parents
- Périclès, suivi de Edouard III

Ensuite, j'ai été très surprise de recevoir un colis de France Loisirs !
Ceux qui suivent la page Facebook du blog le savent, j'ai été navrée de constater que ces éditions arrêtaient la vente d'une série que j'aime beaucoup, Les Cités des Anciens de Robin Hobb, et dont je n'ai pas eu le temps d'acheter la saga complète (8 tomes).
Souvenez-vous, je leur ai envoyé un message pour avoir de plus amples informations quant à cet arrêt et on m'a répondu que les volumes 6 et 7 sont encore disponibles. Quant aux deux autres, ma demande a été transférée au service concerné. J'ai reçu un retour de mail le 16 Novembre:
"Je reviens vers vous concernant la série "La cité des anciens" de Robin Hobb.
Afin que vous puissiez avoir la série complète, j'ai transmis votre demande au service concerné qui me précise avoir les volumes manquants, soit le volume 5 et le volume 8.
Aussi, c'est avec plaisir que je vous les fais parvenir."

Donc je suis ravie d'accueillir:
- Les Gardiens des Souvenirs
- Le Puits d'Argent
 Je les remercie, ils ont été rapides à répondre à mes attentes et toujours avec courtoisie ! Me voilà donc avec ces nouveaux venus, c'était inespéré. Je demandais seulement des informations et ils m'ont envoyés deux des quatre livres qui me manquait ! ^^
Quand aux volumes 6 et 7 mentionnés plus haut, je leur ai renvoyé un mail en affirmant que, sur le site France Loisirs, ces livres ne sont plus disponibles à la vente... J'attend donc de voir ce qui va se passer, s'il faut que je fasse une commande papier (je les fais sur internet habituellement) ou pas. Je précise que c'est la première fois que j'envoie une réclamation à un site, ce n'est pas du tout mon genre, ni dans mes habitudes. Du coup, ils doivent me trouver assez "chiante" (ce qui est certainement le cas), les pauvres, je suis désolée de leur apporter ce travail...
Je comprend qu'ils aient besoin de changer les livres de leur édition de temps à autre, c'est normal, mais j'ai été surprise car c'est arrivé soudainement alors que je ne m'y attendais pas.


Voilà voilà, je suis navrée de vous avoir écris ce petit pavé spécial France Loisirs, mais il fallait éclaircir les choses. On en reparlera au fil des nouvelles que je recevrai de leur part. ;)



Suzy Bess.
 

 


mercredi 18 novembre 2015

U4. Yannis

 
 
U4. Yannis
 
Auteure: Florence Hinckel
Editeur: Nathan
Nombre de pages: 402
 
Merci à Alice Neverland, chez qui j'ai gagné ce livre.
 
Quatrième de Couverture
 
U4 c'est...
4 auteurs: Y. Grevet, F. Hinckel, C. Trébor, V. Villeminot
4 romans: Koridwen, Yannis, Jules, Stéphane
4 personnages qui se croisent, s'entraident, s'aiment ou se rejettent
4 histoires à lire dans l'ordre de son choix
1 univers commun, saisissant et addictif
 
Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents. L'électricité et l'eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s'éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?
 
Mon Avis
 
A leur sortie, le phénomène des romans U4 a tellement fait parler de lui que j'avais vraiment hâte de les découvrir. Je commence donc avec l'histoire de Yannis, mais malheureusement je ressors de cette lecture avec des sentiments très mitigés. Parce que je n'ai pas adhéré au début de ce roman, parce que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre (ou du moins à aimer) le personnage et parce que l'écriture de l'auteure, par moments, m'a dérangée (j'ai très moyennement apprécié les clichés sur le langage des jeunes des cités marseillaises. La profusion en début de roman des "Wesh... Bouffons... C'est trop la honte..." est ridicule !). Néanmoins, j'ai nettement plus apprécié le rythme de seconde partie du récit.
 
On débute cette histoire à Marseille, dans un paysage de désolation et de danger. Yannis accompagné de son chien Happy - qui est le chien dans toute sa perfection de soumission et de protection de son maître, reçoit un curieux message lui révélant que la situation actuelle (suite à la perte de la majorité de la population et de tous les adultes, la violence et la mort rôdent partout autour du jeune homme) peut changer, qu'un voyage dans le temps est possible, s'il se rend à un rendez-vous prévu à Paris le 24 Décembre. Puis les moyens de communications sont coupés et Yannis entame son voyage.
Le ton est direct et haché, ce qui est appréciable: on se sent bien portés par cette course contre-la-montre, par l'urgence de la situation et la catastrophe qui règne autour du personnage. Mais le problème, c'est que j'ai vraiment eu du mal avec Yannis. Cet adolescent vit de terribles épreuves, c'est vrai, et l'horreur est très bien décrite, donc on peut essayer de comprendre ce qu'il ressent... Mais il paraît simplet par moments. Ses crises d'auto-apitoiement fréquentes et ses hallucinations sont trop présentes. Cela gâche le plaisir de découvrir ce jeune homme hanté par ses fantômes, dont la solution de courage est souvent de laisser place à la personnalité de son avatar guerrier, son double virtuel, créé sur le jeu vidéo en ligne Warriors Of Time (le jeu qui relie de nombreux personnages  de ce roman entre eux), Adrial. On est devant un adolescent qui a encore tout d'un petit garçon, terrorisé mais obligé d'agir. Ca aurait pu être très intéressant, cet anti-héros effrayé de tout et qui découvre la vie d'une manière différente, mais voilà: c'est mal fait.
 
Ceci dit, en me réveillant un matin après avoir rêvé du roman, j'ai compris que le pitch me plaisait tout de même beaucoup. Au fil des kilomètres engloutis par Yannis pour traverser la France, de ses rencontres diverses, de ses expériences, le rythme m'a rattrapé. A-t-il changé ou me suis-je habituée ? Je ne saurai le dire, mais je me suis retrouvée entraînée dans cette histoire à partir du moment où Yannis quitte Lyon et avance de plus en plus vers Paris.
Malgré une lecture quelque peu laborieuse, j'ai adhéré à la dernière partie et j'ai hâte de découvrir les autres récits U4.
 
 
 
Citations:
 
* Papa et maman n'ont évité personne. Ils ont compris très vite que, de toute façon, tous les adultes y passaient. Et pourtant, ils ont été parmi les derniers à mourir. Je me dis que la Mort, même si elle a fauché adultes et enfants dans leur totalité, a rechigné quand même a emporter les meilleurs. Elle doit avoir une sorte de morale toute personnelle, la Mort...
 
* - Sais-tu qui tu veux devenir ?
- C'est que... Devenir ? Après tous ces morts ?
- Oui. Tu es là. Je suis là. Le soleil brille dehors et l'herbe poussera encore au printemps. Ce n'est donc pas la fin du monde.
- Mais c'est la fin d'un monde.
- Tu as raison. Mais au cours d'une vie, on connaît la fin de plusieurs mondes, tu sais. Le plus difficile, c'est de survivre en restant digne.
 
 
 
Suzy.
 
 

mardi 17 novembre 2015

L'Infini + Un

 
 
L'Infini + Un
Auteure: Amy Harmon
Editeur: Robert Laffont - Collection R
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Fabienne Vidallet
Nombre de pages: 432

Quatrième de Couverture

Alliés improbables, hors-la-loi malgré eux,
amoureux contre vents et marées,
ils défient le destin.

Bonnie Rae Shelby, superstar mondiale, a tout pour elle: l'argent, la beauté, la gloire et... l'envie d'en finir avec la vie.
Finn Clyde, lui, n'est rien et ne possède rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. La seule chose qu'il demande: qu'on lui donne enfin sa chance.

Une main tendue et quelques coïncidences plus loin, et les voilà engagés dans un périple qui pourrait les transformer aussi bien que les anéantir.

Une romance addictive où il est question d'étoiles filantes, de cages plus ou moins dorées et de destinées forgées envers et contre tout.

Mon Avis

Voilà une bien jolie histoire d'amour.
C'est l'histoire d'une rébellion, de la révolte d'une jeune fille que l'on a utilisée, trop souvent. Qui est arrivée au point de non retour, complètement perdue, désespérée.
C'est l'histoire d'un jeune homme incompris, qui cherche seulement un moyen de s'en sortir, ou du moins qui tente de continuer à avancer dans cette vie, au petit bonheur la chance.
C'est l'histoire de la rencontre improbable entre Finn Clyde et Bonnie Rae Shelby.
Et comme celle de Bonnie Parker et Clyde Barrow, couple largement évoqué dans ce roman, cette histoire nous fascine. Leurs malheurs nous fascinent, leurs interrogations nous intriguent, leur amour nous submerge.
Instinctif, ce road trip empreint de tristesse et d'ironie nous entraîne dans le sillage de ses deux protagonistes à la recherche de réponses. Lesquelles ?
Quelle est leur place en ce monde ? par exemple.
A quoi ce qu'ils font sert-il ?
Pourquoi s'obstinent-ils tous les deux à continuer ?
Pour se trouver, peut-être.
En fait, c'est une drôle d'épopée que celle de ces jeunes en fuite. Car c'est une fuite. Mais que fuient-ils ?
Eux-mêmes, sans doute...
Bonnie et Finn pourraient "se rendre", clarifier la situation puisque les autorités, portées par les élucubrations des médias, croient à un enlèvement, mais les jeunes gens se sont inconsciemment donnés un but à atteindre, un palier à dépasser.
Chacun raconte son ressenti, à tour de rôle, de manière totalement aléatoire. On apprend à les connaître grâce à des flashbacks, procédé que j'ai énormément apprécié: ce n'est pas intrusif, ce n'est pas trop lourd, on découvre juste ce qui est nécessaire.

Dans cette fuite, cette folie, tout peut sembler burlesque et, avec du recul, on pourrait penser que tout va trop vite, que c'en est absurde, mais on lit leur histoire pas à pas, jour après jour, et du coup: on comprend. Alors même si les coïncidences sont énormes et que la malchance les suit comme leur ombre, j'ai aimé cette lecture pleine de philosophie, de musique et de mathématiques.
Ce roman réfléchi nous parle d'un amour poétique, incompréhensible - pour les personnages mêmes - et magnifique.



Citations:
 
* - C'est quoi ton type, Finn ? J'ai pas l'impression que tu en aies un.
- Je sais pas. Grande, mince, intelligente. Discrète. Bonne en maths, répondit Finn en haussant les épaules.
- Tu décris un double-décimètre, pas une fille.
 
* Les prisons sont de toutes tailles et de toutes formes. Certaines sont dorées tandis que d'autres ont des barreaux. Mais même en or, des chaînes restent des chaînes.
 
* - On est Bonnie et Clyde. Recherchés et mal aimés. Emprisonnés et acculés. On est perdus. On est seuls. On est un gros bordel. Un coup de feu dans la nuit. Deux personnes qui n'ont pas d'autre endroit où aller, personne d'autre et pourtant, ça me suffit !
 
* - Je crois que des châteaux nous attendent au paradis mais ce serait chouette que les gens agissent au lieu d'espérer.
- Agissent comment ? a demandé Finn.
- En faisant plus que rêver.
[...]
- Tu as dit que Minnie essayait de faire le bien avant de quitter ce monde. C'est ce que tu essaies de faire toi aussi ? Le bien avant de partir ?
[...]
- J'essaie juste de trouver ce qui est réel. Rêver de châteaux n'est pas une mauvaise chose en soi. Mais je pense qu'on peut faire davantage que subir la vie ou la rêver. J'ai l'impression que l'espoir est trop souvent la seule chose qui reste aux gens. Qu'on soit riches, pauvres, malades ou en bonne santé - on se noie dans nos rêves en espérant que quelqu'un les réalisera à notre place.
 
 
 
Suzy.
 


dimanche 15 novembre 2015

Les Cités des Anciens, Tome 4: La Décrue

 
 
Les Cités des Anciens, Tome 4:
La Décrue
Auteure: Robin Hobb
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais par: Arnaud Mousnier Lompré
Nombre de pages: 394
 
Quatrième de Couverture
 
A la suite de la crue catastrophique qui a frappé l'expédition vers la cité légendaire des Anciens, les survivants se retrouvent et s'efforcent de reconstituer un groupe cohérent, malgré les disparitions; de nouvelles relations se forment, inattendues ou inespérées, d'autres poursuivent une évolution cahoteuse et malaisée, comme les dragons malformés qui continuent de grandir et de rêver de devenir un jour les maîtres du ciel, de la terre et de la mer.

Mon Avis
Coup de Coeur

Des quatre tomes que j'ai lu, celui-ci est clairement mon favori.
J'appréciais déjà beaucoup cette saga car Robin Hobb nous y confronte à des dragons moins féeriques que ceux des légendes, incapables, et dotés d'un orgueil profondément enraciné. J'aime cette différence proclamée et les divers personnages jalonnant les récits. Mais elle place la barre plus haute dans ce volet. Et je ne dis pas ça seulement parce qu'elle a enfin comblé mes espoirs concernant de nombreux personnages. Quoique... :)
 
On retrouve les protagonistes où on les avait laissés dans le troisième tome: désemparés après la crue subite du fleuve qui a emporté certains d'entre eux - dragons et humains - et essayant de se reconstruire doucement. Kanaï, l'enthousiaste et frivole gardien, et sa dragonne Gringalette se font particulièrement remarquer par leur absence. Leur présence était un baume positif pour tout le monde (même pour le lecteur) malgré le fait que, tout comme les personnages, je me rende compte trop tard que je l'appréciais beaucoup. Tous ressentent durement cette perte, mais c'est Thymara que cela touche le plus: elle a perdu son ami, et avec lui s'est envolée sa bonne humeur. Les doutes l'assaille, sur son existence, sur le choix qu'elle doit faire, et Tatou ne fait rien pour l'aider. Moi qui appréciais bien ce jeune homme, il m'a ici beaucoup déplu par son insistance, il ne comprend pas le besoin qu'a Thymara de prendre son temps pour réfléchir.
Pendant ce temps, il y a des rapprochements insolites, comme celui de Sédric et Carson le chasseur, mais les nombreux secrets du premier risquent de rapidement mettre un terme à cette relation ainsi qu'avec son amitié avec Alise qui est clairement mise en danger. Quant à elle, la jeune Terrilvilienne a pris sa décision et c'est ce qui m'a ravie le plus dans ce roman. J'attendais ce revirement depuis le début et je suis heureuse qu'il arrive enfin !
 
J'ai beaucoup aimé que l'auteure accorde du temps à une romance M/M, sujet qui était jusque là seulement évoqué (attention: je ne parle pas d'érotisme !), c'est intéressant et ça nous rapproche de ces personnes qui nous importaient peu avant.
Le fait le plus étonnant, intriguant et quelque peu inquiétant étant que Mataf, la vivenef naviguant à son gré, s'impose. Il n'était encore que le moyen de locomotion du récit, il en devient l'un des personnage central en communiquant de plus en plus avec les humains à son bord, et en prenant des décisions contre l'avis de son capitaine ! Son âme de dragon prend le dessus et il semblerait qu'il devienne indépendant. Tout comme ses congénères, d'ailleurs, qui grandissent au fil de l'expédition, prennent du poids, du muscle, des couleurs et savent désormais chasser seuls. Ils s'éloignent peu à peu des humains et s'affirment indubitablement.
On est donc mis face à de nombreux retournements de situations; lorsque l'on sent une longueur arriver, Robin Hobb bouscule tout et nous fait des révélations incroyables !
 
Stupeur et chamboulements ornent ce roman dont la cadence ne baisse pas un instant. Je l'ai dévoré, adoré, et la fin augure une suite inquiétante, sans doute un retour aux sources que je n'ai pas hâte de voir arriver, ainsi qu'un triangle amoureux complexe.
 
 
 
Citations:
 
* C'est ce que tu es qui compte, non ce que tu n'es pas.
 
* On ne peut rien commencer de nouveau tant qu'on n'a pas achevé l'ancien.
 
 
 
Suzy.
 


samedi 14 novembre 2015

Susanna

 
 
Susanna
Auteure: Gertrud Kolmar
Editeur: Farrago
Traduit de l'allemand par: Laure Bernardi
Nombre de pages: 104
 
Quatrième de Couverture
 
Auteur de recueils de poésies et de textes en prose, Gertrud Kolmar (1894-1943) a été récemment redécouverte en Allemagne, et fait désormais partie des grandes voix poétiques du XXe siècle. Son œuvre est les chant âpre et douloureux d'une âme seule. Son cousin Walter Benjamin, qui vécut comme elle une enfance berlinoise, magique et légendaire, reconnaissait en Gertrud Kolmar une sœur de cœur.
Susanna, son dernier texte, composé au cours de l'hiver 1939, met en scène les souvenirs d'une rencontre, celle d'une gouvernante et de son élève, une jeune fille très belle, mais perturbée mentalement. La tension dramatique naît de leur différence, la gouvernante étant raisonnable, apparemment insensible et étrangère aux choses de l'amour; la jeune fille, en revanche, est un être fantasque, très vivant, une sorte d'animal féerique, hors du temps... elle connaîtra un amour innocent, mais vrai. Cette confrontation, tout autant que la fin brutale du récit ressuscitent un monde en perdition et l'impuissance de l'auteur face à un avenir sans lendemain, celui des Juifs allemands.
Gertrud Kolmar a transmis toute son œuvre à sa sœur cadette, exilée en Suisse. Déportée à Auschwitz, elle meurt en 1943, quelques temps après son père.
 
Mon Avis
 
Ce récit étrange et envoûtant nous raconte une rencontre insolite entre deux femmes que tout oppose: l'âge, le vécu, la perception des choses... La première, Susanna, est différente de ce l'on attend habituellement d'une jeune femme de l'époque, elle est vive, joyeuse, entreprenante, mais surtout, elle vit dans son monde. Elle croit en ses rêves, en ses idées quelques fois saugrenues, en ses certitudes, avec une telle force qu'elle en est touchante et qu'elle parvient à nous faire croire en sa propre réalité.
La seconde, sa gouvernante nouvellement engagée et narratrice de cette histoire, semble désabusée et assiste spectatrice aux allocutions de sa protégée. Elle va apprendre à connaître, ou du moins à appréhender, l'étrange jouvencelle dont elle s'occupe de la manière qu'elle juge la meilleure. Cela se finalise de façon tragique, mais logique.
C'est un récit surprenant, dans lequel il n'est pas facile de s'immerger, et le fait qu'il soit très court ne permet pas une intégration, mais c'est intéressant et l'histoire est poétique.
Le fait que l'auteure ait écrit ce texte en une période sombre, de conflit, alors qu'elle était assignée à résidence avec son père dans un appartement collectif pour Juifs et que seule la nuit lui permettait assez de tranquilité pour coucher les mots de cette histoire sur papier, tout cela donne plus de force à cet ouvrage.
Bien que parfois curieux, ce livre a su me charmer. Mais je conseille de le lire en une fois, si possible sans faire de pause.
 
 
 
Citation:
 
* Elle n'a encore jamais désiré avoir de la compagnie et vit ainsi, solitaire, sans savoir ce qu'est la solitude.
 
 
 
Suzy.
 


vendredi 13 novembre 2015

Northanger Abbey

 
 
Northanger Abbey
Auteure: Jane Austen
Editeur: Archipoche
Traduit de l'anglais par: Félix Fénéon
Nombre de pages: 352
 
Quatrième de couverture
 
La jeune et crédule Catherine Morland, férue de romans gothiques, découvre la ville de Bath, dans le Somerset. Elle y rencontre Henry Tilney, qui l'invite à séjourner à Northanger Abbey, propriété de son père. Lieu au nom évocateur, que son imagination présage étrange et inquiétant... Las: cette abbaye fort peu sinistre est en réalité pourvue de tout le confort moderne ! Une nuit passée dans une chambre isolée apportera-t-elle à l'impressionnable héroïne son lot de délicieuses terreurs, comme promis par Henry ?
Entrepris en 1798, Northanger Abbey est une parodie pleine d'esprit, publiée quelques mois après la mort de Jane Austen, en 1817. L'auteur d'Orgueil et Préjugés n'y ménage pas son ironie, visant ici les hommes, leurs chevaux et leurs rodomontades, là les femmes et leur passion des toilettes et des romans. Tous les ridicules, toutes les frivolités sont la cible de la romancière, qui bâtit l'une de ses subtiles comédies amoureuses, pleine d'humour et de bon sens.
 
Mon Avis
 
Je gardais un étrange souvenir de ma première découverte de ce roman. Sans doute était-ce le ton extrêmement satirique que Jane Austen emploie et qui m'avait surprise, ou la naïveté exacerbée de son héroïne. Ceci dit, cette relecture m'a réconciliée avec ce roman.
Catherine Morland est une anti-héroïne, indépendante au sein d'une famille de 10 enfants, elle n'a rien pour elle, rien qui l'avantage. Elle se voit invitée dans des voyages qui lui feront rencontrer maints personnages aux aspirations douteuses, et découvrir l'amour.
Proclamé comme une parodie des romans gothiques de l'époque, et bien que les mystères d'une abbaye soient rapidement évoqués, nous plutôt là face à une romance désopilante, où le ridicule trône en bonne place, et à lire avec légèreté. Les personnages sont construits d'une manière admirable, les uns rocambolesques et frivoles, les autres sages et innocents, c'est un délice de les découvrir et je me suis complu à en détester amicalement certains. Leur complicité, entre tous, les liens qui les unis - volontairement ou non - est agréable à lire.
C'est une histoire cocasse, qui ne figure pas parmi mes favorites de l'auteure mais qui reste très sympathique, et qu'il faut lire comme tel.
 
 
 
 
 
Citations:
 
* - Maintenant il convient que je sourie avec plus d'affectation. Et ensuite nous pourrons redevenir naturels.
Catherine détourna la tête, ne sachant si elle pouvait se hasarder à rire.
- Je vois ce que vous pensez de moi, dit-il gravement. Je ferai piètre figure dans votre journal de demain.
- Mon journal !
- Oui, je sais exactement ce que vous direz: "Vendredi, allai aux Lower Rooms. Avais mis ma robe de mousseline à fleurs garnie de bleu, des souliers noirs. Etais très à mon avantage. Mais fus étrangement harcelée par un olibrius qui voulait danser avec moi et dont l'absurdité m'affligea fort."
- Certainement, je ne dirais pas cela.
- Vous dirai-je ce que vous devriez écrire ?
- Je vous en prie.
- "Je dansai avec un jeune homme très aimable présenté par M. King. Parlé beaucoup avec lui. Semble un homme exceptionnel. Espère savoir davantage de lui." Voilà, mademoiselle, ce que je souhaite que vous disiez.
 
* Rien ne fait autant que la taquinerie progresser l'amitié.
 
 
 
Suzy.
 


mardi 10 novembre 2015

PAL +3

 
 
Pile A Lire +3
 
 
Salut tout le monde,
 
Je vous retrouve aujourd'hui pour vous montrer mes acquisitions France Loisirs de la saison.
Je me suis donc acheté trois livres:
 
- Solaire, de Ian McEwan.
 
Résumé: Michael Beard, ancien prix Nobel de physique, vit sur sa gloire passée. Sa femme le trompe avec un étudiant, dont les jours sont comptés. Que fait notre Nobel criminel ? Il récupère à son profit les notes du petit génie...
 
- Ne m'Appelle Plus Anastasia, de John Boyne.
Résumé: Dans la Russie des tsars, le jeune paysan Gueorgui croit vivre un conte de fées : engagé pour protéger le prince Alexeï Romanov, il se retrouve dans le fastueux palais impérial et y rencontre la belle Anastasia, dont il tombe amoureux. Mais la révolution de 1917 va éclater, balayant tout sur son passage...
 
- L'Echo de ton Souvenir, de Pamela Hartshorne.
Résumé: Globe-trotter, Grace est de retour à York où elle a hérité de la demeure de son excentrique marraine. Entre ces murs, elle est très vite victime d’un étrange phénomène : elle se voit dans la peau d’une jeune domestique du XVIe siècle, Hawise. Parfois, dans la maison, un murmure se fait entendre… À travers les siècles, les destins des deux jeunes filles semblent irrémédiablement liés.
 
Connaissez-vous ces romans ?

Et avec la commande était offert un petit agenda 2016 contenant de très belles photos.
 
 
 
Suzy.
 


samedi 7 novembre 2015

Les Quinze Premières Vies d'Harry August

 
 
Les Quinze Premières Vies d'Harry August
Auteure: Claire North
Editeur: Milady
Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par: Isabelle Troin
Nombre de pages: 570
 
 
Merci David de m'avoir permis de découvrir ce livre. :)
 

 
Quatrième de Couverture
 
Découvrez le roman phénomène qui a bouleversé des millions de lecteurs dans le monde.
Harry August se trouve sur son lit de mort. Une fois de plus. Chaque fois qu'il décède, il naît de nouveau, au lieu et à la date exacts auxquels il est venu au monde la première fois, possédant tous les souvenirs des vies qu'il a déjà vécues. Au crépuscule de sa onzième vie, une petite fille apparaît à son chevet. " J'ai bien failli vous rater, Docteur August, dit-elle. Je dois vous transmettre un message, passé d'enfant à adulte, d'enfant à adulte, remontant de génération en génération depuis un millénaire dans le futur. Le voici: la fin du monde approche, et nous ne pouvons pas l'empêcher. A vous de jouer."
 
Mon Avis
 
Ce roman, d'une intelligence remarquable, est passionnant.
 
Harry August - narrateur de ce récit - raconte de chapitres en chapitres ses différentes vies. "Ses", car - comme le révèle assez bien le résumé - cet homme est un ouroborien (dérivé du mot ouroboros désignant le serpent qui se mord la queue), c'est-à-dire un homme qui, lorsqu'il meurt, renaît au même endroit et à la même date que lors de sa première naissance. En plus de cette particularité exceptionnelle, il découvre qu'il est mnémonique, mot qui définit la faculté de se souvenir d'absolument TOUT. Heureusement, il va découvrir qu'il n'est pas seul, qu'il existe le Cercle Cronus prêt à s'occuper et prendre soin de lui, et/ou l'aider, selon les circonstances.
Il va donc vivre plusieurs vies, plusieurs siècles, mais souvent rongé par des questions existentielles, se demandant toujours qu'elle serait la meilleure chose à faire: laisser le court du temps évoluer à sa manière, ne rien changer des évènements même s'il en connaît l'issue, ou au contraire, agir, sauver des vies, au risque de modifier le futur de manière irréversible et sans connaître les conséquences qu'auront ces actes ? Et puis arrive Vincent Rankis, qui va lier une profonde amitié avec Harry mais déteste le Cercle Cronus et leur inaction. Deux esprits brillants, deux âmes ouroboriennes, deux mnémoniques, hantés par la volonté de bien faire les choses. Volonté qui va se transformer, petit à petit, en véritable quête du pourquoi et du comment.
 
J'ai été surprise, en lisant ce roman, de voir qu'au début il n'a pas vraiment d'autre but (de véritable but si je puis dire) que de raconter la vie de Harry et de sa manière d'appréhender l'univers et les évènements qui lui arrivent. Le vrai but, celui indiqué dans le résumé, "La fin du monde approche [...]. A vous de jouer." arrive finalement assez tardivement. En fait, j'ai clairement remarqué deux parties différentes dans ce livre, mais ce n'est pas gênant, c'est même nécessaire ! La complexité de cette histoire a besoin de bonnes bases, et le temps est vraiment important pour nous faire comprendre tout ce qui se passe. Quant à l'action de fin de récit, elle nous implique davantage dans cette histoire incroyable.
 
Voguant, donc, de vies en vies aux côtés de Harry, on emmagasine une flopée d'informations qu'il n'est pas toujours évident de gérer mais qui, curieusement, s'accrochent à nous. Là où c'est vraiment intéressant, c'est qu'on se pose beaucoup de questions mais que Claire North (Catherine Webb dans la vraie vie) y répond systématiquement. Elle n'omet aucun détail, ne laisse aucune possibilité d'effondrement à son histoire qui, avouons-le, aurait mille fois pu être casse-gueule. Non, l'auteure a vraiment tout calculé, c'est percutant !
 
J'ai beaucoup apprécié les personnages, aussi bien principaux que secondaires, ils ont tous quelque chose à dire, ils ont tous une importance, ils sont tous intéressants. L'amitié entre Harry et Vincent Rankis est étrange mais belle, leurs discours sont exaltants, leurs conflits: malheureux. Les intentions de Vincent vont très vite évoluer et le dilemme de Harry est vraiment intéressant à lire, quel chemin va-t-il prendre ? La fin, quant à elle, est... Oh, je ne trouve pas les mots ! J'ai été tellement partagée par cette fin. On comprend la nécessité de faire ce qu'il faut faire, mais on sent un vrai changement d'opinion de l'un des personnages... C'est terrible.
 
Entre effet papillon, théorie des quanta (sujet qui m'a toujours intéressé et également abordé dans Moi&Moi, Vice Versa, quoique de manière bieeeen plus légère), bouleversements passés, présents, et futurs, on est embarqué dans un récit fait de péripéties toutes plus incroyables les unes que les autres.
 
Je le répète: ce roman est vraiment intelligent; je vais me pencher sur l'auteure aux plusieurs pseudonymes car je suis curieuse de lire ses autres œuvres. C'est brillant, différent et destiné à des lecteurs avertis: cette écriture que j'ai adorée n'est pas adaptée à tous, la complexité en fait un roman lourd. Mais quel plaisir de le lire, vraiment !
 
 
 
 
 
 
 
Citations:
 
* Malgré son absence de direction claire, ma première vie avait été empreinte d'une sorte de bonheur, si du moins l'on peut considérer l'ignorance comme de l'innocence et la solitude comme une absence d'implication.
 
* - Il n'est pas de plus grande solitude que celle qu'un homme peut éprouver au sein d'une foule. Il peut bien hocher la tête, sourire et dire ce qu'on attend de lui: en faisant semblant, il éloigne encore davantage son âme de la fraternité des hommes.
 
* [...] même si la porte est fermée pour le moment, il existe un gouffre noir et béant au fond de mon âme, un abîme sans nom.
 
* Le temps n'est pas synonyme de sagesse, et la sagesse n'est pas synonyme d'intelligence.
 
* Le temps était quelque chose de simple, et il l'est encore. Nous pouvons le diviser facilement, le mesurer, nous en servir pour organiser nos repas et trinquer à son passage. Nous pouvons le déployer mathématiquement, l'utiliser pour exprimer des idées sur l'univers observable, et pourtant, lorsqu'il s'agit de l'expliquer à un enfant avec un vocabulaire classique, nous échouons. Pour l'essentiel, ce que nous savons faire de mieux avec le temps, c'est le perdre.
 
 
 
Suzy.
 


jeudi 5 novembre 2015

Bilan Octobre 2015

 
 
Bilan du mois d'Octobre 2015
 
 
Salut les Nomades !
 
On se retrouve aujourd'hui, avec pas mal de retard, pour le bilan mensuel du mois dernier.
En Octobre j'ai lu 7 livres pour un total de 2380 pages.
Quant à ma PAL, elle a augmenté avec 13 ouvrages qui ont intégrés la bibliothèque.
Rien de très productif, mais j'ai fait de jolies découvertes.
 
J'ai terminé ma relecture de la saga Harry Potter (le tome 6 et le tome 7) que j'adore et que j'ai complété avec Les Contes de Beedle le Barde. J'ai découvert un premier roman réussi, le polar de Mickaël Koudero, Les Enfants d'Erostrate. J'ai été choisie à deux opérations Masse Critique de Babelio, et ai donc pu découvrir un livres de contes soudanais Les Contes du Soudan, ainsi qu'un recueil, Lettres à ma Mère, absolument magnifique ! Avant de terminer avec un petit conte pour enfant: Coup de Pouce au Roi Grenouille.
 
 
Voilà tout pour ce mois d'Octobre, je compte bien faire baisser ma PAL en Novembre (avant Noël, ce ne serait pas négligeable...)
 
;)
 
Bon mois à toutes et à tous !
 
Suzy.