mercredi 18 novembre 2015

U4. Yannis

 
 
U4. Yannis
 
Auteure: Florence Hinckel
Editeur: Nathan
Nombre de pages: 402
 
Merci à Alice Neverland, chez qui j'ai gagné ce livre.
 
Quatrième de Couverture
 
U4 c'est...
4 auteurs: Y. Grevet, F. Hinckel, C. Trébor, V. Villeminot
4 romans: Koridwen, Yannis, Jules, Stéphane
4 personnages qui se croisent, s'entraident, s'aiment ou se rejettent
4 histoires à lire dans l'ordre de son choix
1 univers commun, saisissant et addictif
 
Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents. L'électricité et l'eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s'éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?
 
Mon Avis
 
A leur sortie, le phénomène des romans U4 a tellement fait parler de lui que j'avais vraiment hâte de les découvrir. Je commence donc avec l'histoire de Yannis, mais malheureusement je ressors de cette lecture avec des sentiments très mitigés. Parce que je n'ai pas adhéré au début de ce roman, parce que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre (ou du moins à aimer) le personnage et parce que l'écriture de l'auteure, par moments, m'a dérangée (j'ai très moyennement apprécié les clichés sur le langage des jeunes des cités marseillaises. La profusion en début de roman des "Wesh... Bouffons... C'est trop la honte..." est ridicule !). Néanmoins, j'ai nettement plus apprécié le rythme de seconde partie du récit.
 
On débute cette histoire à Marseille, dans un paysage de désolation et de danger. Yannis accompagné de son chien Happy - qui est le chien dans toute sa perfection de soumission et de protection de son maître, reçoit un curieux message lui révélant que la situation actuelle (suite à la perte de la majorité de la population et de tous les adultes, la violence et la mort rôdent partout autour du jeune homme) peut changer, qu'un voyage dans le temps est possible, s'il se rend à un rendez-vous prévu à Paris le 24 Décembre. Puis les moyens de communications sont coupés et Yannis entame son voyage.
Le ton est direct et haché, ce qui est appréciable: on se sent bien portés par cette course contre-la-montre, par l'urgence de la situation et la catastrophe qui règne autour du personnage. Mais le problème, c'est que j'ai vraiment eu du mal avec Yannis. Cet adolescent vit de terribles épreuves, c'est vrai, et l'horreur est très bien décrite, donc on peut essayer de comprendre ce qu'il ressent... Mais il paraît simplet par moments. Ses crises d'auto-apitoiement fréquentes et ses hallucinations sont trop présentes. Cela gâche le plaisir de découvrir ce jeune homme hanté par ses fantômes, dont la solution de courage est souvent de laisser place à la personnalité de son avatar guerrier, son double virtuel, créé sur le jeu vidéo en ligne Warriors Of Time (le jeu qui relie de nombreux personnages  de ce roman entre eux), Adrial. On est devant un adolescent qui a encore tout d'un petit garçon, terrorisé mais obligé d'agir. Ca aurait pu être très intéressant, cet anti-héros effrayé de tout et qui découvre la vie d'une manière différente, mais voilà: c'est mal fait.
 
Ceci dit, en me réveillant un matin après avoir rêvé du roman, j'ai compris que le pitch me plaisait tout de même beaucoup. Au fil des kilomètres engloutis par Yannis pour traverser la France, de ses rencontres diverses, de ses expériences, le rythme m'a rattrapé. A-t-il changé ou me suis-je habituée ? Je ne saurai le dire, mais je me suis retrouvée entraînée dans cette histoire à partir du moment où Yannis quitte Lyon et avance de plus en plus vers Paris.
Malgré une lecture quelque peu laborieuse, j'ai adhéré à la dernière partie et j'ai hâte de découvrir les autres récits U4.
 
 
 
Citations:
 
* Papa et maman n'ont évité personne. Ils ont compris très vite que, de toute façon, tous les adultes y passaient. Et pourtant, ils ont été parmi les derniers à mourir. Je me dis que la Mort, même si elle a fauché adultes et enfants dans leur totalité, a rechigné quand même a emporter les meilleurs. Elle doit avoir une sorte de morale toute personnelle, la Mort...
 
* - Sais-tu qui tu veux devenir ?
- C'est que... Devenir ? Après tous ces morts ?
- Oui. Tu es là. Je suis là. Le soleil brille dehors et l'herbe poussera encore au printemps. Ce n'est donc pas la fin du monde.
- Mais c'est la fin d'un monde.
- Tu as raison. Mais au cours d'une vie, on connaît la fin de plusieurs mondes, tu sais. Le plus difficile, c'est de survivre en restant digne.
 
 
 
Suzy.
 
 

2 commentaires:

  1. Comme tu le sais, c'est le seul que je n'ai pas lu mais, de base, c'est celui qui me tente le moins des 4 personnages. Il n'est pas vraiment à son avantage dans les autres de la saga. Et pour ce qui est du fameux langage, ils ont du mal même quand ils parlent de jeux vidéos, quel que soit le livre j'ai l'impression. (et puis bon, dans Jules, on parle de Volwerine... oui oui, avec un V !). Ca manque de pop culture j'ai l'impression chez les auteurs^^.

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    1. Je pense que j'ai bien fait de commencer par celui-ci. Merci de me prévenir, je saurai à quoi m'attendre alors. C'est vrai que, même dans ce roman qui lui est attitré, il n'est pas mis à son avantage.
      Aaaarg ! Volwerine avec un V... Non mais franchement ! Enfin, bon, c'est malheureux pour eux mais tant pis. ;)

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