samedi 4 août 2018

Les Lumières d'Assam


Les Lumières d'Assam
Titre original: "The Tea Planter's Daughter"
Auteure: Janet MacLeod Trotter
Editeur: France Loisirs
Traduit de l'anglais par: Cécile Arnaud
Nombre de pages: 544

* Quatrième de Couverture *

1904: de l'Inde luxuriante aux sombres quartiers de Newcastle, le destin de Clarrie, jeune fille fière et courageuse.

Inde, région d'Assam. Clarrie Belhaven a 18 ans lorsqu'elle et sa petite soeur Olivia se retrouvent orphelines, la plantation de thé familiale engloutie par les dettes. L'impétueuse Clarrie rejette violemment l'aide de son voisin, le beau et arrogant Wesley Robson. Leurs deux familles ne sont-elles pas ennemies depuis des générations ?
Les soeurs Belhaven quittent l'Inde pour Newcastle rejoindre leur oncle et sa femme, tenanciers d'un pub sordide. Le couple va faire des orphelines leurs esclaves domestiques.
Comment Clarrie parviendra-t-elle à protéger sa soeur et à retrouver le chemin d'une vie meilleure ?
Elle ignore encore que Wesley Robson n'a pas fini de croiser sa route...
  
* Mon Avis *

Destin de femme au début du XXe siècle, cette histoire m'a captivée.

Après la mort de sa femme, Jock Belhaven, un anglais installé en Inde pour y cultiver du thé, se laisse totalement aller et ne s'intéresse plus ni à sa plantation au bord de la faillite, ni à ses deux filles, Clarrie et Olivia. Ces dernières se retrouvent sans ressources lorsque la vie quitte leur père; à contrecoeur, Clarrie décide de demander l'aide de leur oncle qu'elles ne connaissent pas et d'aller vivre auprès de lui en Angleterre. Mais sur place, les jeunes filles se retrouvent confrontées au racisme - le métissage indien de Clarrie étant flagrant -, à la violence et au mépris. Elles découvrent avec horreur que l'épouse de leur oncle pourtant si aimable est une femme irascible, hargneuse, tout simplement malveillante; celle-ci a, en effet, tôt fait de profiter de la faible position de ses nièces désoeuvrées pour les exploiter. Mais pour le bien-être d'Olivia, son aînée est prête à tout subir, jusqu'à la hargne du fils des Stock, une riche famille voisine avec laquelle les relations ne vont cesser d'évoluer, tandis qu'elle se prendra d'une profonde amitié presque maternelle pour le cadet, le jeune Will.

Avant de débuter ce roman, je croyais qu'il serait très prévisible et m'imaginais déjà les évènements qui pourraient s'y produire... je me suis bien fourvoyée puisque je n'ai cessé d'être surprise tout au long du récit ! Cette histoire aborde de nombreux thèmes - il va m'être impossible de parler de chaque point mais cette diversité fait sa force. Des conditions de vie abominables des cueilleurs de thé indiens aux traitements qui leurs sont infligés, de la recherche d'identité à l'esclavage, des mouvements féministes du début du XXe siècle à la première Guerre Mondiale... les situations mettant en scène les protagonistes sont donc variées. Et si l'on peut penser que l'auteure aurait pu se limiter à moins de sujets de fond tout en rendant un roman aussi satisfaisant, je trouve que la construction telle quelle est vraiment agréable.
Janet MacLeod Trotter nous fait aimer ou détester ses personnages avec facilité et je me suis attachée à eux sans vraiment m'en rendre compte: en effet, je pensais suivre leur évolution avec un intérêt, certes, présent mais limité, jusqu'à ce que les larmes me montent finalement aux yeux en fin d'aventure. En pensant qu'il y aurait profusion de romantisme, je me suis également trompée; ce n'est pas le cas, et les quelques instants où l'on peut en trouver m'ont même étrangement parus peu nécessaires, pas vraiment à leur place.
Le contexte historique est très bien exploité, détaillé sans qu'il y en ait trop. En plaçant son histoire principalement dans les quartiers ouvriers de Newcastle, l'auteure apporte une vision d'égalité au sein de la société, un mix des castes vraiment intéressant.

La densité d'évènements de cette histoire familiale a donc su me surprendre, j'ai été ravie de cette lecture.
   
* Parlons Couverture *

Je suis tout aussi fan de la jaquette que de ce qui se cache dessous et du marque-page intégré.
L'harmonie des couleurs est un plaisir pour les yeux et le tout va très bien avec le titre original de ce roman (signifiant "La Fille du Planteur de Thé", que je trouve d'ailleurs plus adapté que sa version française, aussi élégante soit-elle).



Suzy Bess.

  

2 commentaires:

  1. J'ai l'impression que l'Inde est trés à la mode en ce moment^^. Ce qui n'est pas forcément une mauvais chose, surtout quand c'est bien intégré à l'histoire.

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    1. Tu as raison, c'est vrai qu'on voit beaucoup l'Inde... et le thé ! Et c'est très agréable. :)

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