dimanche 15 mai 2016

Une Relation Dangereuse

 
Une Relation Dangereuse
Auteur: Douglas Kennedy
Editeur: Pocket
Traduit de l'américain par: Bernard Cohen
Nombre de pages: 534
 
Quatrième de Couverture
 
Quand Sally rencontre Tony...
Elle, fonceuse, ambitieuse, prête à tout pour décrocher un scoop. Lui, cynique, élégant, jamais aussi à l'aise qu'en zone de guerre. Le journalisme extrême: voilà leur drogue. Jusqu'à aujourd'hui. Un seul regard a suffi pour les rendre accros l'un à l'autre.
Dès lors tout se précipite: un mariage, une maison, un enfant en route...
Le rêve. Ou presque. Sally s'enfonce dans la dépression. L'homme qui partage son lit semble cacher bien de choses. Et l'idylle éclatante prend soudain des allures de machination perverses...
 
Mon Avis

Allez savoir pourquoi, j'ai abordé ce roman en pensant avoir affaire à un thriller psychologique ou un récit s'approchant de ce genre (je pensais découvrir une histoire troublée et angoissante ressemblant notamment à Avant d'Aller Dormir, de S.J. Watson). A cause de ma mauvaise approche dû au jugement préconçu que j'ai fait, j'ai été déçue par une bonne moitié de ma lecture. Ceci dit, à environ 65% de ma lecture, j'ai commencé à ressentir un intérêt croissant qui ne m'a plus lâché jusqu'à la fin.
 
Avec une narration à la première personne, nous suivons l'existence de Sally Goodchild, reporter sur le terrain pour le Boston Post. Basée au Moyen-Orient, elle est appelée à se rendre en Somalie suite à des inondations ayant ravagé plusieurs villages et causé de nombreuses victimes. Sur place, elle rencontre Tony Hobbs, envoyé par le journal Chronicle. Immédiatement, l'entente et l'attirance sont réciproques et ces journalistes ne tardent pas à tomber amoureux l'un de l'autre. Rappelé pour un poste dans les bureaux du journal londonien qui l'embauche, Tony propose à Sally de l'accompagner. Apprenant que celle-ci est tombée accidentellement enceinte, ils décident de se marier avant de s'installer dans la capitale anglaise. Mais a 37 ans, la grossesse de Sally comporte certains risques; elle doit renoncer à son travail, subir l'éloignement et le délaissement de son mari toujours plus mystérieux et apprend, après son accouchement mouvementé, qu'elle est atteinte de dépression post-natale, ce qui perturbe considérablement son comportement. A la suite de ce fait, les évènements s'enchaînent avec rythme et nous entraînent au cœur de la vie d'un couple qui se déchire.
 
Comme je l'ai dit précédemment, la première grosse moitié de cette histoire ne m'a pas forcément plu. Chaque personnage a ses défauts, ce qui peut être une bonne chose, mais dont aucun ne tient compte; ce couple m'a plutôt énervée pour être franche: les disputes incessantes entre mari et femme instaurent une ambiance pesante, il y a trop de tension, c'est globalement démoralisant. De plus, la comparaison fréquente entre la manière de vivre des américains et celle des anglais m'a agacée). Sally est une femme à plaindre, même si elle a ses torts, mais je n'ai pas réussi à comprendre son état d'esprit, ses motivations et ses intentions; je n'ai ressenti pour elle ni compassion, ni pitié. Jusqu'à ce qu'arrive, au chapitre 11, une vision extérieure (plusieurs, en fait), qui a modifié ma perception de ce roman. A partir de ce moment, j'ai vraiment été emballée et la lourdeur éprouvée s'est volatilisée. Les personnages de cette dernière partie étaient vraiment sympathique et les péripéties s'intensifiant ont apportés une cadence me plaisant beaucoup.
 
Ce roman possède une authenticité intéressante sur les conflits que vivent certains couples de nos jours, c'est terrible mais ça arrive... Et on n'en parle que peu. Tout comme le sujet de la dépression post-natale, qui touche toutes classes sociales sans explications et qui est quasiment tabou ! Douglas Kennedy a donc eu une très bonne idée de roman et sa plume est toujours très agréable à lire.
 
Donc, malgré le manque de sympathie que j'ai éprouvé envers certains personnages, j'ai été ravie par le dernier tiers de cette histoire.
 
 
 
Citation:
 
* C'est certainement la pulsion la plus humaine qui soit: rechercher une sorte d'absolution pour le gâchis créé autour de nous, alors que ceux qui nous ont précédés n'ont pas fait mieux et que ceux qui nous suivrons ne seront pas plus brillants. Je crois que c'est la grande constante de l'histoire humaine, cette capacité à tout bousiller, pour nous et pour les autres. Et le plus affligeant, mais aussi le plus rassurant, c'est que nous ne sommes pas les premiers.
 
 
 
Suzy B.
 


2 commentaires:

  1. Je ne connais pas ce livre mais il a l'air intéressant ceci dit. Et pour différentes visions. La vision d'un couple quasiment "obligé" de se marier, le sujet de la dépression (quelque soit ses raisons, la dépression est ultra-reconnu, trés dangereuse, et une des 3 principales causes mortalités... mais on en parle finalement trés peu). Bref, ça pourrait m'intéresser.

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    1. En effet, c'est un sujet connu de tous mais bien souvent tu.

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