vendredi 28 avril 2017

La Valse Lente des Tortues


La Valse Lente des Tortues
Auteure: Katherine Pancol
Editeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 753

Quatrième de Couverture

Ce livre est une bourrasque de vie...
Un baiser brûlant du seul qu'on ne doit pas embrasser.
Deux bras qui enlacent ou qui tuent.
Un homme inquiétant mais si charmant.
Une femme qui tremble et espère ardemment...
Un homme qui ment si savamment.
Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour.
Des adolescents plus avertis que les grands...
Un homme qui joue les revenants.
Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l'oreille de sa fille...
Un chien si laid qu'on s'écarte sur son passage.
Des personnages qui avancent obstinément,
comme de petites tortues entêtées qui apprendraient à danser
lentement, lentement, dans un monde trop rapide, trop violent...
 
Mon Avis

Cette suite des "Yeux Jaunes des Crocodiles" m'a moins séduite que son prédécesseur, néanmoins, le style de l'auteure me plaît toujours autant.

Joséphine Cortès vit bien des rebondissements dans sa vie autrefois si paisible: entre le succès de son livre lui rapportant beaucoup d'argent et lui ayant permit de déménager, l'éducation de ses filles pas toujours facile à gérer, son désir grandissant pour le seul homme qu'elle s'interdit d'aimer, le désespoir de sa soeur Iris, et j'en passe..., elle n'a pas un instant de répit. Ajoutons à cela une violente agression qui va la plonger dans la peur d'une menace constante, la réception de lettres inattendues la plongeant dans un doute désagréable, et les existences trépidantes mais pas toujours joyeuses d'un chapelet de personnages l'entourant, et nous avons un roman atypique et des retournements de situations à la pelle.

Dans la lignée du premier tome, "La Valse Lente des Tortues" nous propose de suivre les déambulations d'un, toujours, grand nombre de personnages. A ceux que l'on connait déjà s'ajoutent quelques uns qui ne m'ont pas forcément fait grand effet et dont je me serais facilement passé, mais certains d'entre eux vont jouer un rôle déterminant dans le dénouement de l'intrigue. Avec cet opus, l'auteure met en place une drôle d'enquête policière à la recherche d'un tueur en série. Si je n'ai pas trop goûté ce scénario - je préfère nettement les tranches de vies "classiques" du premier tome -, cela apporte parfois de la tension et, durant toute la lecture, le questionnement concernant l'identité du malfaiteur (et autant dire que Katherine Pancol aime à nous faire soupçonner tout un tas de personnes différentes !). Cependant, autre que cette histoire aux airs de polar, l'auteure va loin avec ce roman, puisqu'elle ajoute également une part de fantaisie et de magie vaudou à ses lignes; en effet, l'une des protagonistes se fait envoûter sous le coup d'une vengeance, et la précocité d'un enfant va être expliquée par son origine, disons, céleste... Bon, ce traitement - bien que joliment écrit (de plus, j'aime les sujets évoquant la réincarnation et/ou la magie) - m'a assez déçue. J'ai trouvé cela dommage, en fait, car j'aurai apprécié que l'histoire reste dans une réalité à laquelle tout lecteur peut s'identifier.
La psychologie des personnages m'a aussi un peu déstabilisée car elle est changeante: certains d'entre eux évoluent en bien et nous surprennent, d'autres que l'on pensait intouchables s'effondrent... Mais c'est surtout Joséphine que j'ai eu envie de secouer: elle s'est tellement affirmée depuis le début que l'on aimerait la voir continuer, ou du moins se stabiliser à cet état, mais il lui arrive parfois de retomber dans un comportement passé de soumission, où elle n'ose rien dire, et c'est assez exaspérant. Ceci dit, elle est une héroïne à laquelle je m'attache toujours facilement, attendrissante, et forte sans qu'elle s'en rende compte, je l'aime bien ! Dans "Les Yeux Jaunes des Crocodiles", j'ai détesté (mais, vraiment !) Hortense, ici je l'ai redécouverte et, même si je n'excuserai pas son attitude, j'ai appris à comprendre cette ambitieuse jeune fille: elle est très intelligente et son mental d'acier n'en est que plus admirable; c'est une évolution qui m'a enchantée !

Malgré quelques mauvais points que j'ai avancés et le temps qu'il m'a fallut pour lire ce roman (l'absence de chapitrage me perturbe, moi qui aime tant les chapitres !), ce qui m'a ennuyée, je ressors de cette lecture avec un bon souvenir général.
Katherine Pancol possède vraiment un style unique, vivant, reconnaissable entre tous ! J'aime sa plume particulière, sa manière de communiquer les émotions, encore plus lorsqu'elle évoque le XIIe siècle: j'ai savouré chaque rare instant où elle parle du Moyen-âge. Par la voix de Joséphine, elle apporte une passion à ce sujet qui m'a immanquablement gagnée et j'attendais ces évocations historiques avec envie !

Un roman avec des plus, avec des moins, idéal à lire pendant les vacances !



Mon avis sur le tome 1: Les Yeux Jaunes des Crocodiles



Citations:

* - Du sensationnel de chez sensationnel ! Du super-hyper-ultra-costaud-démentiel ! Une nouvelle que tu appuies dessus et que tu décroches la lune et toutes les galaxies du monde ! Kisses and love and peace all around the world ! Que la force soit avec toi, ma soeur. Yo ! brother !

* Le malheur, c'est que je ne sais pas être légère en amour. Je voudrais me jeter au cou de celui que j'aime, mais j'ai si peur de l'effrayer que je tends un visage humble pour recevoir son baiser. Je l'aime à la dérobée. Quand il lève les yeux sur moi, quand il attrape mon regard, je me met à l'unisson de son humeur. Je deviens l'amoureuse qu'il veut que je sois. Je m'enflamme à distance, me contrôle dès qu'il s'approche.

* Comment fait-on avec les sentiments qui débordent ? Si on les exprime mal, on fait tout à l'envers. Quand on a des fleurs à offrir, on ne les donne pas la tête en bas, les tiges en l'air, sinon l'autre ne voit que les épines et se pique. Moi, je fais ça avec les sentiments, je les offre à l'envers.

* - Les déclarations d'amour et d'amitié se ressemblent.

* Blaise Pascal, un jour, écrivit: "Il y a des passions qui resserrent l'âme et la rendent immobile, et il y en a qui la grandissent et la font se répandre au-dehors."

* Ce n'est pas parce que je vis à une époque qui se veut scientifique et rationnelle que je n'ai pas le droit de croire au surnaturel.

* - Personne ne m'a fait dévier de ma route d'un centimètre parce que j'ai décidé que personne ne le ferait. Je me suis fixé un but, c'est assez simple, tu sais. quant tu décides sérieusement quelque chose, tu réussis toujours à l'avoir. Suffit d'en être convaincu et tu convaincs tous les autres.

Il faut toujours poser ses problèmes loin, loin, parce qu'on les regarde différemment. On voit ce qu'il y a derrière. Quand on les a sous le nez, on ne voit plus rien. On ne voit plus la beauté, le bonheur qui demeurent malgré tout, tout autour.



Suzy B.

  

2 commentaires:

  1. Ah, le plaisir des chapitres. On a beaucoup plus l'impression d'avancer quand il y en a. Au moins Stephen King en met tout plein^^. (a quelques livres prés^^).

    Sinon, j'aime bien les livres et films choral avec pleins de personnages.

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    1. Ah... voilà ! Je cherchais justement le terme: "livre choral", tout à fait ça ! :)

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