samedi 30 janvier 2016

Catherine, Pupille de l'Assistance Publique

 
 
Catherine, Pupille de l'Assistance Publique 
Auteur: Louis Burlin
Editeur: Livres du Petit Vilgé
Nombre de pages: 256
 
Quatrième de Couverture
 
Enfant Assistés du département de la Seine
 
Instruction sur le Collier que doivent porter les Enfants jusqu'à 6 ans révolus.
 
Tout enfant mis en nourrice doit être porteur d'un Collier destiné à constater son individualité s'il n'a pas accompli sa sixième année.
Ce Collier est formé d'une ganse en soie recouverte au moins de 17 olives en os; il est fermé par une boîte en argent et porte, suspendue au milieu, une Médaille également en argent, indiquant l'année et le numéro d'admission de l'Enfant.
L'Elève doit conserver ce Collier jusqu'à 6 ans révolus; à cet âge, le Collier sera coupé par le Directeur ou le Médecin de l'Administration. Pou remplacer ce signe, il sera dressé, en présence du Maire de la commune, le procès-verbal ci-contre constatant la rupture du Collier et le signalement du l'Elève.
Dans le cas ou quelque cause grave, pouvant compromettre la santé de l'Elève, obligerait à couper le Collier avant l'âge ci-dessus déterminé, cette cause devra être constatée avec soin au procès-verbal.
Quand l'enfant sera décédé avant l'âge de 6 ans, le Collier ne devra être coupé qu'après la constatation du décès; ce Collier devra, dans tous les cas, être remis par le nourricier au Directeur, sous peine d'en payer la valeur suivant le tarif.
 
Tout nourricier cesse d'avoir droit au payement des mois de nourrice, et peut même être poursuivi par l'Administration, si le Collier de l'Enfant a été enlevé sans procès verbal.
 
Les directeurs d'agence sont personnellement responsables.....
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(Extrait du Livret de Pupille - 1903)
 
Mon Avis
 
Une dizaine de jours après sa naissance, Catherine Meslay est abandonnée par sa mère à l'Assistance Publique. Cette administration va se charger de trouver une famille d'accueil à l'enfant qui va grandir en campagne au sein d'une famille de nourriciers qui vont s'occuper d'elle comme de leur propre enfant. A leur côté, elle va découvrir la vie, l'école, l'amour, le travail et la guerre - les guerres. Son indépendance acquise, une seconde guerre derrière elle et des évènements compliqués ponctuant sa vie, on découvre la fille puis la femme qu'a été Catherine Meslay.
On rencontre également en parallèle sa mère; les circonstances de l'abandon de son enfant sont expliqués, ainsi que son train de vie avec ce poids sur l'âme.
 
Avec une écriture classique, Louis Burlin nous raconte une histoire touchante et mouvante. La vie et l'éducation campagnardes sont habilement décrites, le rendu est de qualité.
Alors comment expliquer que cette lecture m'a été laborieuse, qu'elle m'a parue terriblement longue et que j'attendais la fin avec impatience ? Voilà une très bonne question que je ne parviens pas à résoudre. Je ne m'explique absolument pas cette déception pour cette belle histoire, et je m'en veux de ne pas avoir accroché, sans même trouver la moindre raison à cela...
 
 
 
Citations:
 
* Quels mots trouver pour dire à quelqu'un de sensé qui propose une union raisonnable qu'on préfère s'accrocher à un rêve ?
 
* - C'est une illusion de croire que changer de lieu nous fait changer. Parmi les bagages du voyageur il y a ceux qui se voient et les autres, ceux qui ne se voient pas. L'homme qui s'en va emporte avec lui ses souvenirs, ses regrets et ses tourments, ses craintes devant l'avenir, ses incertitudes.
- Aussi ses espérances, peut-être ?
- Peut-être...
 
* Les souffrances des hommes pas plus que leurs joies, le bouleversement des choses et des vies que leurs actions entraînent n'empêchent la terre de tourner, les saisons de se succéder et la vie ordinaire de poursuivre son cours.
 
* Que penser de la science ? Ses progrès servent avant tout à chercher des armes nouvelles pour mieux détruire et mieux tuer les hommes.
 
 
 
Suzy B.
 


2 commentaires:

  1. C'est toujours bizarre de ne pas aimer quelque chose sans savoir pourquoi. Ou l'inverse aussi d'ailleurs, mais c'est plus sympa. Espérons que ta prochaine lecture te convainc plus^^.

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    1. Oui, c'est vrai, je n'aime pas cette sensation... Merci. ;)

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