samedi 27 mai 2017

La Maison de l'Orchidée


La Maison de l'Orchidée
Titre original: "Hothouse Flower"
Auteure: Lucinda Riley
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit de l'anglais par: Jocelyne Barsse
Nombre de pages: 752

Quatrième de Couverture

Dans son enfance, Julia a passé des moments idylliques dans la serre de Wharton Park. Un immense et magnifique domaine où son grand-père était chargé de prendre soin des orchidées.
Des années plus tard, elle est devenue une pianiste de renommée mondiale. Alors qu'elle fait face à une tragédie personnelle, la jeune femme revient sur les traces de son enfance et renoue avec Christopher, l'héritier de Wharton Park.
Lors de travaux de rénovation, elle découvre un journal intime, écrit dans les années 1940 par son grand-père. Quels mystères renferment ces pages ? En se plongeant dans les méandres de l'histoire de deux familles ravagées par la guerre, Julia ignore que de sombres secrets sont sur le point de bouleverser sa vie.
 
Mon Avis

Quelle superbe fresque romanesque nous présente Lucinda Riley !

Julia vit dans le Norfolk, en Angleterre, où elle tente de surmonter le choc d'un drame survenu quelques mois plus tôt dans son existence. Alors que sa détresse et son désespoir ne semblent pas évoluer, sa soeur Alicia décide un jour de lui changer les idées en l'emmenant à une vente aux enchères se déroulant à Wharton Park, lieu où Julia a passé de nombreux moments, durant son enfance, aux côtés de son grand-père Bill. La demeure autrefois si splendide accuse aujourd'hui le poids du temps et se trouve dans un état d'abandon déplorable, fruit de dettes colossales que son héritier, Lord Christopher - Kit - Crawford, ne peut renflouer et qui l'oblige à vendre. Après avoir renoué des liens avec Julia, celui-ci lui donne un journal intime, trouvé dans l'une des dépendances, en pensant qu'il appartenait à Bill. Julia se renseigne auprès de sa grand-mère et n'est pas au bout de ses surprises: car la découverte de ce carnet va déterrer des secrets de famille profondément enfouis, concernant aussi bien la jeune femme que Kit.
A l'aube de la seconde Guerre Mondiale, alors qu'il doit bientôt mener son régiment à la bataille, Harry Crawford, unique héritier de Wharton Park, doit envisager de se marier afin d'assurer la succession du domaine familial. A la fin de la guerre, alors qu'il est soigné et se repose en Thaïlande, le jeune homme tombe profondément amoureux d'une habitante du pays, alors que sa femme l'attend en Angleterre. Entre l'envie de suivre son coeur et la nécessité d'assumer son devoir d'héritier, il doit prendre une décision lourde de conséquences.

J'ai beaucoup (beaucoup, beaucoup ^^) entendu parler de Lucinda Riley, cette auteure qui semble se faire aimer de chaque lectrice et lecteur qui la découvre... Eh bien, voilà que je fais partie de ces personnes qui sont indubitablement charmées par son talent !
Curieusement, je ne m'étais fait aucune idée sur ce qui m'attendait (comme cela peut souvent m'arriver), et j'ai été totalement séduite par cette impression de lire un roman historique alors que l'action se déroule entre les années 40 et notre présent. Et ces histoires qui nous sont contées ! Entre le destin d'une femme brisée qui n'imagine pas pouvoir se reconstruire (et on ne peut que la comprendre: le malheur qui la touche paraît tellement insurmontable), et celui d'un homme obligée de prendre une succession dont il ne veut pas tandis qu'il brûle d'un amour impossible, c'est tout un chapelet d'émotions qui attend le lecteur: la joie, la haine, la compassion, la tristesse surviennent donc et j'ai même versé quelques larmes.
Les deux époques traitées dans ce livre se succèdent de manière alternative et si, au début, j'ai eu besoin d'un certain temps afin d'identifier les personnages communs aux deux âges, ainsi que la généalogie, j'ai eu tout le loisir de savourer ensuite cette construction. Passer d'une date à l'autre n'est ni désagréable, ni fastidieux puisque les récits de chaque période sont longs et que nous avons donc le temps de nous (ré)habituer à chaque époque.
Les protagonistes ont tous un rôle à jouer et/ou un évènement à subir qui les troublent; observer la psychologie de chacun et le comportement qu'ils adoptent face aux épreuves de la vie qui se présentent à eux est vraiment intéressant, même passionnant. Et tout comme elle désoriente ses personnages, l'auteure se permet de nous surprendre nous aussi jusqu'au bout, avec des rebondissements parfois des plus inattendus: on ne s'ennuie pas une minute.
Les descriptions détaillées des situations, de l'ambiance et du cadre environnemental m'ont permis de me plonger très vite, pour ne pas dire immédiatement, dans l'univers de ce roman.

Ce fut donc une excellente découverte, que je recommande vivement (de plus, ce petit pavé se lit étonnamment vite), et je comprends désormais l'engouement que suscite Lucinda Riley. Ce roman est une épopée fascinante à travers plusieurs destins où tout n'est pas rose et grâce auxquels l'on comprend pleinement que la souffrance fait partie de la vie et qu'il vaut mieux l'accepter plutôt que lutter contre.

Parlons Couverture

Nouveau rendez-vous sur mes chroniques, j'aimerais parler des couvertures des livres que je lis (c'est un essai, on verra si ça fonctionne ou pas).

Je possède l'édition France Loisirs de "La Maison de l'Orchidée" et je crois que nous serons tous d'accord pour affirmer que cette photo de Jill Battaglia est absolument sublime ! Si elle fait plus penser à une histoire se déroulant durant l'époque de la Régence, je trouve néanmoins qu'elle sied bien à la plume de Lucinda Riley et à l'atmosphère globale que l'on retrouve dans le roman. En effet, les différences de manière de vivre entre les deux périodes relatées apparaissent flagrantes, on a deux visions du monde vraiment divergentes; et l'impression qu'il y a beaucoup plus que quelques soixante années qui les séparent est nettement ressentie.



Citations:

* - Aucun d'entre nous ne contrôle réellement sa vie, même s'il nous faut du temps pour nous en rendre compte, et c'est alors souvent dans la douleur. Mais, plus tôt on le réalise, plus vite on pourra essayer de profiter de chaque jour comme il vient et tirer le meilleur parti de la vie.

* - Je préfère supporter le silence de quelqu'un dont j'apprécie la compagnie que le bavardage incessant de quelqu'un qui me tape sur les nerfs.

* "Aujourd'hui, nous avons tendance à trop réfléchir, à tout analyser. Oubliez les pensées qui vous retiennent, écoutez votre coeur: c'est ce que j'ai fait et je n'ai jamais été aussi heureuse qu'en cet instant !"

* - [...] quand je ne crois plus en l'être humain, j'ai toujours foi en la nature.

* Il faut vivre l'instant présent, c'est tout ce que nous avons.



Suzy B.

4 commentaires:

  1. Superbe chronique !
    Je suis ravie qu'il t'ait plu à ce point aussi.
    J'ai l'édition de poche et c'est, heureusement, la même superbe couverture.

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    1. Merci Samia !
      Oui, j'ai vraiment été séduite. :)

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  2. Excellente idée de parler des couvertures ! De là à dire que je la piquerais peut-être un jour pour les affiches de films...^^.

    752 pages c'est pas énorme. A peine une nouvelle pour certains^^.

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    1. Merci ! ;) Ca peut être aussi intéressant pour les films !

      Pfff, as-tu fini de te vanter ?! ^^

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