Trois Femmes et un Empereur


Trois Femmes et un Empereur
Les trois amours de Napoléon
Auteure: Janine Boissard
Editeur: Succès du Livre
Nombre de pages: 322

* Quatrième de Couverture *

Elles ont aimé l'Empereur. Elles ont partagé sa destinée. Elles l'ont séduit et désarmé. Il les a marquées à jamais. Joséphine des Trois-Ilets. Marie Walewska, la Polonaise. Marie-Louise d'Autriche... Trois regards qui ont su reconnaître, au-delà des évènements, la solitude de l'Empereur.

C'est la première fois que Janine Boissard fait de l'Histoire la trame de ses récits. Mais elle donne aux situations et aux personnages que nous connaissons tous, les couleurs et le rythme du roman. Car ce livre est un merveilleux roman d'amour. Ou plutôt, le roman des amours impossibles: celui de Bonaparte pour Joséphine, celui de Marie Walewska pour Napoléon et celui de l'Empereur pour la postérité.


Avec Trois Femmes et un Empereur, Janine Boissard redonne enfin vie aux silhouette inoubliables et si féminines qui ont approché l'Empereur. Mais surtout, et pour notre plus grand plaisir, l'auteur, avec talent et émotion, ressuscite le temps: celui qui marche, qui punit, puis qui sépare...
 
* Mon Avis *

Janine Boissard nous livre un roman historique plutôt intéressant, même si en début de lecture, je pouvais penser le contraire...

Entre femmes et maîtresses, Napoléon Bonaparte a connu plusieurs amours au cours de sa vie; cet ouvrage s'intéresse plus particulièrement à trois d'entre elles, entrées dans la postérité: Joséphine des Trois-Ilets, plus connue sous le nom de Beauharnais, Marie Walewska et Marie-Louise d'Autriche. L'auteure imagine leurs pensées, leur quotidien, leurs espoirs... et en les présentant de leur plus tendre enfance à leur rencontre avec l'Empereur, puis racontant leurs échanges et relations avec cet homme si ambitieux, ce roman nous permet de voir l'Histoire d'un oeil quelque peu différent.

Il m'a fallu du temps avant d'être captivée par les lignes de Janine Boissard - la première partie sur Joséphine m'ayant légèrement ennuyé, sans doute à cause de sa narration -, mais je me suis rendue compte, en terminant ma lecture, que le tout est en fait assez passionnant !
N'ayant pas lu énormément d'ouvrages sur Napoléon Bonaparte, il m'a semblé intéressant de le redécouvrir par les yeux de celles qui l'ont aimé et côtoyé, et j'ai vraiment bien aimé ces points de vue: les histoires de ces femmes sacrifiées à la politique sont émouvantes. L'homme qui les réunit est présenté avec sincérité et l'on peut comprendre, à certains moments, pourquoi tant de personnes l'ont admiré.
L'imagination de l'auteure se mêle aux faits historiques pour rendre un ouvrage mi-biographique, mi-romancé; ce mélange ne donne peut-être pas un résultat parfait, et j'aurais sans doute davantage apprécié si quelques représentations peintes des personnages étaient venues compléter les lignes, mais cela reste une vision de l'époque clairvoyante. Les héros et héroïnes sont détaillés et le côté historique joliment travaillé - les tensions dues à la guerre sont retranscrite de sorte à être bien ressenties.

Cet ouvrage intéressera certainement les admirateurs et admiratrices de l'époque Napoléonienne; pour ma part j'ai, en tout cas, passé un bon moment.
 
* Parlons Couverture *

Nous présentant les personnages-titre, le classicisme ressortant de cette composition est agréable, ça me plaît !



Citations:

* - Certains êtres ont en eux une telle force que nous sommes incapables de la saisir en son entier [...]. On dirait... qu'ils sont à la fois eux-mêmes et nous tous. Ils peuvent être aussi... l'Histoire.

* Qui n'a souhaite devenir oiseau ? S'élever sans bruit, abandonner au sol le poids des gestes imposés, le carcan des devoirs et des faux-semblants, et planer, léger, vivre comme on respire, sans y songer.

* Cet homme, dont dépendait le sort de millions d'autres hommes, fixait le lointain d'un air qui ne pouvait tromper: l'air d'attendre, d'attendre désespérément ce qui ne peut venir ou qui ne viendra plus. L'unique façon d'échapper à cette faim de l'âme, jamais rassasiée, c'est de l'ouvrir aux autres: aimer.

* Un matin, vous ouvrez les yeux et vous ne reconnaissez rien. En apparence, tout est comme à l'accoutumée: c'est bien là votre table à écrire, et ici le secrétaire décoré de génies ailés que vous aimez à caresser du doigt. L'acajou de la commode, la moire des rideaux, jouent pareillement avec la lumière et la pendule mâchonne les secondes de sa voix familière; pourtant, ce décor, il vous semble le voir pour la première fois.
C'est le regard de votre coeur qui a changé.
Nous voyons avec notre coeur aussi et ce regard-là, plus profond, il arrive que le quotidien l'assoupisse. Le jour où une personne ou un évènement, sortant de l'ordinaire, l'éveille, nous ressentons alors l'impression de vivre enfin.

* Jamais les Polonais ne renoncent à l'espoir: ce serait renoncer à leur âme.

* - Il peut arriver que, sans se l'avouer, on désire ardemment cela même que l'on croit redouter.

* Que cela passe vite un grand amour ! N'essayez pas de le retenir, ce serait comme chercher, à mains nues, à retenir la tempête.

* Le destin a parfois de drôles de manières; si l'on s'en sentait la force, on en sourirait.



Suzy Bess.

  

Commentaires

  1. J'aime bien quand on redécouvre un personnage historique par le biais de ceux qui l'ont cotoyés. Par contre je n'aime pas trop ce style de couverture.

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    1. Oui, c'est souvent un point de vue très intéressant !
      Ah... on ne peut pas avoir les mêmes goûts en tout. ^^

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