lundi 2 juillet 2018

Suzon


Suzon
Auteure: Louise Bachellerie
Editeur: Editions France Loisirs
Nombre de pages: 533

* Quatrième de Couverture *

Paris, 1698. Fille de bourgeois, insolente, véritable garçon manqué, Suzon est placée à huit ans au couvent des Ursulines de Saint-Denis. Dans cette prison, elle se lie d'amitié avec Ederna, jeune aristocrate originaire de Saint-Malo, qui lui raconte mille histoires de corsaires bravant la mer pour la gloire du Royaume. Rendue à sa famille à dix-sept ans, Suzon, toujours aussi rebelle, tombe éperdument amoureuse. Mais le jeune homme est tué au cours d'un duel, laissant Suzon inconsolable, à la tête d'une petite fortune. Elle décide de quitter Paris pour Saint-Malo. L'appel du large hante ses jours et ses nuits. Mais une femme peut-elle, même au siècle des Lumières, vivre sa vie librement ? C'est donc travestie en homme qu'elle investit sa fortune pour armer une frégate et sillonner les mers au côté du séduisant capitaine Thomas Raquidel, qui ne sait rien de sa vraie nature.
 
* Mon Avis *

Oh, voilà de dépaysantes aventures !

Après avoir passé son enfance au couvent des Ursulines, où son père espérait qu'elle y recevrait une éducation et que son fort caractère serait maté, Suzanne en ressort à dix-sept ans plus rebelle que jamais. Indépendante, elle tombe cependant sous le charme du bel Antoine Carreau, chevalier de Léré, à qui elle offre sa vertu et sa main. Mais ce mari va rapidement se faire un ennemi et trouver la mort, obligeant Suzanne à s'enfuir sous les traits de celui qu'elle aimait tant; elle rejoint son amie rencontrée au couvent, Ederna, à Saint-Malo où, toujours travestie en homme, elle va réaliser son rêve le plus cher: voguer sur les mers. Mais les océans lui réservent bien des péripéties, agréables ou malheureuses, et notre aventurière qui se bat pour ses convictions n'est pas au bout de ses peines.

Avec "Suzon", Louise Bachellerie nous offre un début de saga féminine prometteur et intéressant, j'ai bien aimé cette lecture. Avec une plume historique tout à fait réaliste (si nous ne la savions de notre époque, nous pourrions presque croire que l'auteure a bel et bien vécu au siècle des Lumières), ce récit nous entraîne dans un sillage particulièrement aventureux où les rebondissements sont nombreux. La vie sur un bateau est finement décrite, on s'y croirait vraiment.
L'héroïne est une féministe d'avant-garde qui, enfant, voulait être un garçon; comprenant vite que les femmes possèdent moins de libertés que leurs homologues masculins, elle n'hésite pas à devenir en apparence l'un des leurs et, bien décidée à mener sa vie comme elle l'entend, à suivre chacun de ses désirs; c'est une forte tête qui attire vite la sympathie.
Ce roman, féministe donc, aborde aussi le sujet important des traites négrières dans le commerce triangulaire et celui de l'esclavage qui en découle, faits contre lesquels Suzanne va s'insurger. Cela en fait un récit intéressant à découvrir, qui va être allégé par des romances tout aussi agréables à suivre.

 Cette lecture est dépaysante, les scènes se déroulent tant en France que sur les océans, dans les îles et autres endroits à explorer, nous faisant découvrir de nouveaux paysages et laissant voguer notre imagination.

Je lirai la suite de cette saga avec curiosité.
 
* Parlons Couverture *

Il existe plusieurs éditions et couvertures pour ce roman, mais ma préférence va nettement à celle-ci, que j'ai donc achetée spécialement pour cette couverture. Il s'agit d'un portrait de Sophie Arnould, peint par Jean-Baptiste Greuze, et je trouve cela assez de circonstance puisque le caractère affirmé de Suzon ressemble un peu à celui de la femme la représentant ici.



Suzy Bess.

  

2 commentaires:

  1. On a pas idée de s'appeller Bachellerie quand même. Même si on veut se venger en appelant un de ses personnages Carreau (et pourquoi elle n'a pas appeler Carglass à sa mort hein ?). Non, je n'ai rien de plus intelligent à dire. Désolé.

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    1. L'intelligence fait parfois défaut aux plus grands, ce n'est pas ta faute, ne t'en fais pas. Tu t'en remettras, un jour. ^^

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