jeudi 12 juillet 2018

Cujo


Cujo
Titre original: "Cujo"
Auteur: Stephen King
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Natalie Zimmerman
Nombre de pages: 443

Merci à mon initiateur, David (alias Music is so Nice) de m'avoir prêté ce roman !

* Quatrième de Couverture *

Cujo est un saint-bernard de cent kilos, le meilleur ami de Brett Camber, un gamin de dix ans. Un jour, Cujo chasse un lapin qui se réfugie dans une sorte de petite grotte souterraine habitée par des chauves-souris. Ce qui va arriver à Cujo et à ceux qui auront le malheur de l'approcher constitue le sujet du roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit.
Brett et ses parents, leur voisin Vic Trenton et sa femme Donna - un couple en crise -, Tad, leur petit garçon, en proie depuis des semaines à des terreurs nocturnes: tous vont être précipités dans un véritable typhon d'épouvante, un cauchemar nommé Cujo...

Publié il y a plus de trente ans, "Cujo" reste une des oeuvres majeures de Stephen King, et un classique de l'épouvante.
 
* Mon Avis *

En ayant pour protagoniste principal un chien, autour duquel gravite une série de personnages, Stephen King nous livre un roman intéressant.

A Castle Rock et ses environs, dans le Maine, la vie suit son cours fait de hauts et de bas; d'anciens meurtriers sont devenus des légendes urbaines qu'on mentionne pour effrayer ou se faire obéir, certains enfants voient des monstres dans leur placard, et quand des couples filent le parfait amour, d'autres sont au bord de l'implosion. Victime de violence conjugale, Charity Camber parvient à obtenir l'autorisation de son mari Joe, garagiste, qu'elle et leur fils Brett aillent rendre visite à sa soeur durant une semaine, lui laissant la charge de Cujo, leur chien. Dans le même temps, Vic Trenton, sur le point de perdre son plus gros client, doit partir en voyage d'affaire alors qu'il vient d'apprendre l'infidélité de sa femme Donna. La voiture de cette dernière ayant besoin de réparations, Donna Trenton se rend donc avec son fils, Tad, chez Joe Camber. Mais l'imposant saint-bernard des Camber est malade, il s'est fait mordre par une chauve-souris, il a maintenant la rage; et à cause du poison dans son corps, il est atteint d'une folie meurtrière. Alors quand Donna et Tad arrivent chez le garagiste et que la voiture tombe en panne au même instant, Cujo décide de les assiéger. Et lorsque Donna se rend compte de l'état du chien et comprend que personne n'est présent pour leur venir en aide, elle est encore loin d'imaginer les souffrances qu'elle et son fils vont devoir endurer.

La personne qui a écrit la quatrième de couverture de ce roman devait avoir une véritable phobie des chiens pour le qualifier de "roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit"... personnellement, j'ai été peu impressionnée par les situations angoissantes présentes dans ce récit - mais je me suis peut-être volontairement (bien qu'inconsciemment) détaché de l'histoire parce que j'ai des chiens, que je les aime et que je ne veux pas imaginer qu'une telle chose leur arrive. Ceci dit, l'inconfort que l'auteur met en place a beaucoup d'impact et cette lecture m'a plu pour plusieurs raisons:
Premièrement parce que, malgré la longue partie introductive qui en découle, Stephen King nous démontre une fois de plus à quel point (et avec quel talent !) il construit ses personnages en explorant profondément leur psychologie. Même si je n'ai pas su m'identifier et/ou m'attacher à eux - ce qui explique peut-être également la distance qui s'est installée entre l'histoire et mon ressenti -, j'en suis doucement venu à m'intéresser à leur sort.
Deuxièmement parce que l'auteur mentionne régulièrement l'instinct (primaire, animal, sauvage...); celui que les êtres humains abandonnent souvent au profit de la rationalisation, ou celui qui oblige Cujo a tant de férocité...
Troisièmement: j'ai aimé le message passé par Stephen King pour la protection animale (en insistant sur les vaccins à faire ou, plus radicalement, en inversant la situation: nous entendons malheureusement souvent parler de ces propriétaires d'animaux qui les laissent dans leur voiture par une chaleur caniculaire, quitte à les tuer - ici ce sont des humains qui sont pris au piège).
Enfin, j'ai adoré que ce roman traite du principe de causalité. un évènement ou une décision totalement hors de propos peuvent avoir des effets dévastateurs par la suite dans une toute autre situation, comme la famille Trenton va pouvoir le remarquer... c'est un thème qui me plaît énormément.

Sans frissons, certes, mais encore une fois sous le charme de la plume détaillée de l'auteur, j'ai passé un bon moment de lecture !
 
* Parlons Couverture *

"Grrr !", ai-je envie de m'exclamer... Mais ai-je vraiment poussé tout haut un grognement en montrant les dents ? Hé hé, vous ne le saurez jamais ! ^^ Bon, redevenons sérieux un petit moment: on ne peut imaginer photo plus pertinente que celle de ces crocs en gros plan laissant forcément présager de vilaines morsures... et pire encore ! J'aurai bien imaginé des yeux rouges aussi, mais il n'y aurait pas eu la place...



Suzy Bess.

  

2 commentaires:

  1. Content que ça t'ait plus^^. Et tu vois, pas de raison de détester les chiens aprés. Le final le rappelle trés bien via les derniers paragraphes^^

    RépondreSupprimer