dimanche 18 février 2018

Le Fléau, volume 1


Le Fléau,
volume 1
Titre original: "The Stand"
Auteur: Stephen King
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Jean-Pierre Quijano
 Préface de l'auteur
Nombre de pages: 764

* Quatrième de Couverture *

Il a suffi que l'ordinateur d'un laboratoire ultra-secret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l'Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99.4 %...
Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël: une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun. Mais il savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l'Homme sans visage, l'Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L'incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.
C'est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.
 
* Mon Avis *

Hypocondriaques et âmes sensibles: passez votre chemin ! Ce roman est aussi effrayant que captivant.

Une erreur a été commise dans un centre épidémiologique, une super-grippe s'y est propagée et toutes les personnes présentes en sont mortes. Toutes sauf ce soldat qui, épouvanté, s'est échappé en emmenant avec lui sa femme et leur bébé; une décision qui va être lourde de conséquences puisque la famille malheureusement contaminée va infester chaque être humain rencontré sur son passage, qui va à son tour en contaminer d'autres, jusqu'à ce que la spirale infernale provoque une effroyable pandémie. Seuls quelques immunisés vont survivre, mais ceux-là vont alors commencer à faire d'étranges rêves et cauchemars: dans les premiers, une vieille femme apaisante et rassurante les appelle à la rejoindre; dans les seconds, un terrifiant personnage au sourire machiavélique, l'homme noir, semble porter le Mal en lui et promettre un avenir plus sombre qu'il ne l'est déjà.

Découvrir cette histoire en pleine saison hivernale, alors que tout autour de nous résonnent toux, éternuements et autres reniflements de nez qui coulent, peut se révéler une expérience assez inquiétante... à en devenir paranoïaque; le récit à beau se dérouler en été, nous ne sommes pas dépaysés !
J'ai vraiment été captivée par la première partie de cette histoire (elle est publiée en deux tomes, mais il s'agit bel et bien d'un seul roman) qui débute tout en action et dont le rythme ne s'essouffle pas un instant. Nous faisons alternativement la connaissance de nombreux personnages qui déambulent d'un côté ou de l'autre des Etats-Unis. Leurs caractères sont variés et tout aussi intéressants les uns que les autres; si l'on peut s'y perdre par moments - cela m'est arrivé, en tout cas - certain.e.s protagonistes sortent du lot avec une psychologie plus étudiée ou une personnalité plus marquée. Perdu.e.s dans un monde empli de cadavres, ils comprennent que leurs objectifs ont changé, qu'ils sont obligés de renoncer à leurs rêves, à leurs ambitions. Et ce qui leur était nécessaire hier devient des besoins futiles et superficiels, quand ce qui leur paraissait acquis (l'électricité, la médecine, la nourriture fraîche...) devient alors indispensable.
Etudier l'évolution d'une pandémie - la contamination est mondiale même si l'auteur se concentre sur le territoire américain - est absolument fascinant car, outre la propagation du virus, nous pouvons assister aux réactions en chaînes qui s'ensuivent: que ce soit du côté politique (des décisions drastiques sont prises pour que l'origine de la faute ne soit pas connue), culturel (les journaux télévisés et les radios sont censurés et manipulés afin d'éviter un soulèvement de la population ou des exodes de masse) ou bien moral (tant d'évènements terribles se déroulent de ce côté-là...), Stephen King décrit une suite d'évènements tout à fait plausibles et relate donc d'une manière vraiment réaliste ce qui pourrait bien arriver un jour prochain (je suis actuellement en train de toucher du bois pour que jamais pareil fléau ne se produise).

La conscience dont fait preuve l'auteur envers l'humanité et la société fait la force de ce roman. Il est prenant et traité de manière intelligente, c'est pourquoi je passe à la suite avec beaucoup de curiosité !

Mon avis du second volume: ici.
 
* Parlons Couverture *

Cette photographie de Philippe Brault est bien choisie pour représenter la désolation que provoque la super-grippe; ce charriot abandonné me rappelle la vitesse de propagation du virus.



Citations:

* Le côté merveilleux d'une bonne histoire est qu'elle n'a pas de limite, qu'elle est fluide; une bonne histoire appartient à chaque lecteur qui se la représente à sa façon à lui. (Préface)

* Parfois, [...] le véritable amour est aussi silencieux qu'aveugle.

* Ma petite, le monde est une vallée de larmes. Quelle lumière saura te guider au milieu des ténèbres ?

* Il y avait certainement d'autres survivants, quoi qu'en dise Harold. Le système avait craqué, mais temporairement. Il suffisait de regrouper les autres et de recommencer. Elle ne pensa pas à se demander pourquoi un "système" lui paraissait si nécessaire, pas plus qu'elle ne s'était demandé pourquoi elle devait se sentir responsable de Harold. C'était ainsi. Le système était dans l'ordre des choses.

* Personne ne peut dire ce qui se passe entre ce que vous étiez et ce que vous devenez. Personne ne peut dessiner la carte de cet enfer solitaire. Ces cartes n'existent pas. Vous... vous vous en sortez. C'est tout.



Suzy Bess.

 

2 commentaires:

  1. Un de mes préférés du King. Je le trouve génial et je l'ai lu à une vitesse folle (les deux tomes). J'étais vraiment passionné par l'histoire.

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  2. Effrayant et captivant, ça me va ! L'intégrale étant dans ma PAL, ton avis me donne envie de l'en sortir.

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