lundi 26 juin 2017

Le Mec de la Tombe d'à-côté


Le Mec de la Tombe d'à-côté
Titre original: "Grabben i Graven Bredvid"
Auteure: Katarina Mazetti
Editeur: Editions France Loisirs
Traduit du suédois par: Lena Grumbach et Catherine Marcus
Nombre de pages: 221

* Quatrième de Couverture *

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à-côté, dont l'apparence l'agace.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il l'a rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonne de feutre et son petit carnet de poésie.
Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante.
 
* Mon Avis *

"Le Mec de la Tombe d'à-côté" relate une romance atypique.

Désirée et Benny se croisent dans un cimetière, les tombes du mari de la jeune femme et des parents de Benny sont voisines. Lieu déjà insolite, la relation entre ces deux êtres que tout oppose va l'être tout autant. Alors qu'à chaque rencontre ils se critiquent intérieurement l'un et l'autre, il va leur suffire d'un sourire partagé pour éveiller une passion étourdissante. Mais va se dresser entre eux deux cultures, deux manières de vivre totalement différentes: alors que Désirée est bibliothécaire en ville et vit dans un appartement épuré, tout ce qu'il y a de plus moderne, Benny, lui, est agriculteur et vit dans une vieille ferme comptant une vingtaine de vaches. Leurs goûts, leur manière de penser, tout les sépare... sauf cette incompréhensible attirance qui va les rapprocher.

Nous suivons ce récit grâce aux points de vue des deux personnages principaux. L'auteure sait diversifier les façons de penser de l'un et l'autre, mais il y a un côté incisif qui ressort spontanément. Cette brusquerie, ce mordant, m'a autant dérangée qu'il m'a plu. Gênée car cela instaure une certaine distance entre les héros et le lecteur; il est facile de les comprendre mais cela l'est moins de s'expliquer le pourquoi de ce ton rude, teinté d'amertume. A contrario, ce mordant m'a plu car il apporte une dose d'humour et de sarcasme qui viennent alléger le tout.
Nous découvrons, au fil des pages, une véritable expérience amoureuse. La jeune femme sent son horloge biologique tourner, elle veut des enfants tout en gardant son indépendance et continuer sa passion qu'elle exerce grâce à son métier, mais Benny a besoin d'une femme qui ressemble à sa mère, qui lui fasse la cuisine et entretienne la maison pendant qu'il se tue à la tâche auprès de ses vaches, mais aussi quelqu'un qui saura l'aider à gérer l'exploitation si besoin. Ils sont vraiment, l'un et l'autre, tout le contraire de ce qu'ils recherchent en amour, et cela nous est souvent répété au cours du roman. J'ai trouvé très intéressant que la vie des agriculteurs en difficultés soit ainsi mis en avant; l'histoire se déroule en Suède, mais cela aurait aussi bien pu se dérouler en France (d'ailleurs, ce roman a fait l'objet d'une adaptation télévisée française, en 2016, avec Marine Delterme et Pascal Elbé dans les rôles principaux), le sujet est tellement actuel ! L'on retrouve les mêmes problèmes partout, finalement.

Malgré tout, je n'ai pas réussi à apprécier pleinement ce roman. Le choc des culture est intéressant mais... il y a un mais.
 
* Parlons Couverture *

Je ne vais pas beaucoup m'étendre sur le sujet: je trouve cette couverture des Editions France Loisirs sympathique, représentant bien les deux protagonistes (si l'on met quelques détails de côté, comme la couleur des cheveux de Benny) mais je ne suis pas forcément attachée à cette couleur de fond violette; du bleu aurait sans doute mieux correspondu à un détail que nous découvrons en fin de lecture. Ceci dit, le rendu global est joli.



Citations:

* Elle a tout l'air de quelqu'un qui lit sans arrêt et de son plein gré. De gros livres, avec des petits caractères et sans images.

* Mieux vaut franchir les minutes.
Une à une
Les avaler comme des pilules amères
Essayer de ne pas penser
A toutes celles qui restent.
 
* Chacun crée son propre enfer de ce qu'il déteste le plus.

* Réparer des bulles de savon éclatées
Et faire sourire des poupées de chiffons
Ca peut prendre du temps.



Suzy B.

  

1 commentaire:

  1. Euh... non pas pour moi désolé^^. Même si le sujet est clairement intéressant en soi !

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