lundi 14 novembre 2016

D'Espoir et de Promesse


D'Espoir et de Promesse
Auteure: Françoise Bourdin
Editeur: Belfond
Nombre de pages: 312

Quatrième de Couverture

Entre le Canada et la France, la reconstruction d'une femme trahie.
Anaba Rivière, une française d'origine amérindienne, s'apprête à épouser Lawrence Kendall, un brillant avocat canadien. Le jour du mariage, devant le Palais de justice de Montréal, Anaba et sa soeur Stéphanie attendent en vain le marié. C'est son témoin et ami Augustin, auteur de romans policiers, qui annonce à la jeune femme la mauvaise nouvelle: Lawrence a eu peur de s'engager et a subitement quitté la ville. Anéantie, Anaba rentre en France et s'installe chez sa soeur, antiquaire en Normandie. Peu à peu, la jeune femme se bâtit une nouvelle vie...
A Montréal, Lawrence est aux abois. Il perd son poste dans le prestigieux cabinet d'avocats où il travaillait, puis doit se résoudre à vendre son duplex pour payer ses créanciers. Mais, surtout, pas un jour ne passe sans qu'il pense à Anaba. Il l'aime toujours, mais comment revenir à elle ? Pourra-t-elle un jour lui pardonner et accepter de le revoir ? Commence alors pour lui une longue descente aux enfers...
 
Mon Avis

Françoise Bourdin nous offre une tranche de vie, entre amours et désillusions.

Sur le point de se marier, Anaba apprend avec désarroi que Lawrence, son fiancé, a eu peur de l'avenir et renonce à l'épouser. Ne se voyant pas du tout père, alors que la jeune femme souhaite des enfants, il n'a pas eu le courage d'en parler avec elle et s'est enfui. Rapidement, elle rentre en France et emménage chez Stéphanie, sa demi-soeur antiquaire avec qui elle va s'associer en tant que restauratrice d'art. A mesure que le temps défile, Augustin, le meilleur ami de Lawrence vivant à Paris, multiplie de plus en plus ses visites chez les deux soeurs. De son côté, Lawrence se mord les doigts d'avoir fui celle qu'il aime passionnément; depuis, toute sa vie va de travers: perte d'emploi, dettes qui s'accumulent, son amitié avec Augustin sur le fil du rasoir et une maîtresse qui en attend beaucoup de lui, il ne sait plus comment arranger la situation.

Cette histoire ne m'a pas totalement convaincue, principalement à cause du personnage de Lawrence Kendall. En effet, une fois le charme et le romantisme de cet homme évoqués, nous sommes plutôt confrontés à ses défauts. Et ils sont nombreux ! Arrogant et égoïste, n'apprenant que peu de ses erreurs, il m'a été antipathique et je n'ai pas réussi à faire évoluer ce sentiment à son égard. Cet inconvénient a donc un peu assombri l'ambiance générale du roman, le point de vue de ce personnage revenant de manière aléatoire. Mis à part cela, j'ai beaucoup aimé les autres protagonistes: Anaba, Stéphanie et leur père, qui partagent une relation attendrissante, ainsi qu'Augustin qui est le souffle de légèreté dont a besoin le récit.
Le thème de la reconstruction de la femme trahie est traité d'une manière qui m'a étonnée: ici, pas de longs épanchements sur la douleur ressentie pas Anaba ni de détails apportés à ses pensées profondes, nous la suivons simplement via son changement de vie. J'ai eu le sentiment de ne pas pouvoir m'impliquer dans son histoire, contrairement à celle de Stéphanie qui m'a ravie.
La fin m'a frustrée; elle est de celles qui n'énoncent pas clairement les conclusions de l'aventure que l'on vient de lire. En refermant ce roman, j'ai grincé des dents en disant: "Ah, d'accord ! Ca se finit comme ça ?"
Cette romance est un peu trop simple pour moi, il faut croire que j'aime la complexité... mais elle m'a fait adorer les expressions canadiennes (je prends l'accent en disant cela) ainsi que le prénom Anaba - qui signifie "qui revient du combat", et le tout est entouré d'une certaine tendresse qui n'est pas désagréable.



Citations:

* Les mots comme les souvenirs avaient un certain pouvoir.

* N'y avait-il pas une grande vertu dans le pardon ? Mais aussi une grande facilité. Comme des enfants, on efface tout et on recommence la partie ? Non.



Suzy Bess.

    

6 commentaires:

  1. Aie !! J'ai bien accroché au début de ta chronique et... patatra... ne pas avoir une conclusion clair, me freine franchement. Je trouve ça bien dommage que l'auteur torpille son roman de cette manière.

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    1. Je déteste ce genre de fins ! Ca peut être sympathique si on souhaite imaginer une suite qui nous convient, mais il n'y a rien à faire: je n'aime pas ça ! ^^

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  2. Tabernacle ! Des expressions canadiennes !^^

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    1. Il y en a à la pelle ! Mais j'adore ça. ;)

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  3. Ah, tu es du même avis que moi sur les romances de cette auteure... un peu trop facile...

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    1. Oui, c'est fou cette préférence que l'on a de lire des choses compliquées ! ^^

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