dimanche 4 septembre 2016

Le Contrat, Tome 1

 
Le Contrat, Tome 1
Auteure: Tara Jones
Editeur: Hugo&Cie
Nombre de pages: 207
 
Quatrième de Couverture
 
L'amour peut-il survivre à l'imprévu ?
 
Après la faillite de son père, Angeline supplie son principal créancier, Geoffrey, d'éponger ses dettes. Il lui propose alors un arrangement d'un genre particulier: un contrat de mariage aux clauses multiples et variées... Angeline accepte d'épouser cet homme qu'elle n'a jamais vu. Mais elle n'avait pas prévu qu'il soit aussi attirant... Luttant contre sa culpabilité et ses peurs, elle ne peut s'empêcher de se poser une question: pourquoi lui a-t-il proposé de l'épouser ?
 
Mon Avis
 
Dévoré en une nuit, ce roman sympathique m'a fait passer un vrai bon moment.
 
Après une vie à évoluer dans l'opulence et le luxe, Angeline Beaumont ne parvient pas à s'habituer à la pauvreté soudaine ni à la dépression de son père qui s'imposent à elle lorsque ce dernier fait faillite. Employée comme serveuse dans un bar, elle peine à joindre les deux bouts et cherche à tout prix un moyen de renflouer leurs dettes. La solution se présente sous la forme d'un contrat de mariage des plus inattendus proposé par Geoffrey Lancaster, le créancier du père d'Angeline. D'abord malade à cette idée, elle finit par accepter de signer.
 
Si l'histoire est pittoresque, Tara Jones a réussi à en faire quelque chose de plausible. Car si se marier exclusivement pour la sécurité financière parait un acte effarant, l'héroïne a ses raisons pour en arriver à de telles extrémités.
De nos jours, nous n'en entendons plus beaucoup parler, pourtant les mariages de convenances existent toujours, mais sont tellement tabous qu'ils sont passés sous silence. J'ai aimé que l'auteure en parle si ouvertement, son héroïne a parfaitement conscience de ce qu'elle s'engage à faire, elle en ressent une honte profonde et presque un dégoût d'elle-même, pourtant elle va assumer avec courage le fait de devenir une "marchandise". Elle est forte mais possède des faiblesses qui la rendent attachante, son passé en fait une âme blessée. Geoffrey Lancaster, lui, est un homme mystérieux et, avouons-le, extrêmement séduisant. On ne sait, au final, que peut de choses à son sujet, ce qui le rend d'autant plus attrayant. Son tempérament autoritaire n'est pas sans rappeler un certain Christian Grey... Le petit plus, ce sont les amis des deux protagonistes, surtout Aïdan, le meilleur ami de Lancaster, qui est tout à fait fantasque et attire dès le début la sympathie.
Si je regrette que les personnages soient si stéréotypés (ils sont absolument sublimes, des dieux vivants...), leurs caractères et l'humour qui règne en maître dans ce roman nous font tolérer ce petit état de fait, et il s'agit peut-être d'un parti pris de l'auteure.
 
La plume de Tara Jones est vraiment addictive, ce qui explique bien son succès qui l'a fait découvrir sur Fyctia. Les échanges entre les personnages sont parfois hilarants et les chapitres sont si petits qu'ils s'enchaînent sans que l'on s'en rende compte; ce qui m'a amenée à cette situation bien connue des accros à la lecture, et qui est:
"Allez, je lis encore un chapitre et j'arrête... Ah, mais l'autre est tout petit, je vais le lire maintenant ! Bon, je repose mon livre... Je n'arrête pas de penser à ce qui peut se passer ensuite... Je reprend mon livre... Quoi ? J'ai déjà lu tout ça ? Bon, eh bien, autant le finir maintenant !"
Si je peux vous donner un conseil, c'est de ne pas commencer cette lecture tard dans la soirée mais plutôt en début de journée, ou ce sera alors au détriment de votre sommeil (et je parle en connaissance de cause !).
La fin m'a un peu déçue, il se peut que j'en attendais plus et que je sois frustrée... Mais cela ne m'empêchera pas de découvrir le second tome avec plaisir, au contraire !
 
Entre la passion fulgurante entre deux individus qui se connaissent à peine et l'humour qui m'a fait rire aux éclats, Tara Jones nous livre une romance pétillante et savoureuse.
 
 
 
Citations:
 
* - Comment aimer ce que tu condamnes sans te désavouer toi-même ?
 
* - Aucune personne au monde n'a le pouvoir d'en humilier une autre, si celle-ci ne lui en donne pas les moyens...
 
 
 
Suzy Bess.
 


2 commentaires:

  1. Ah la joie des petits chapitres^^. J'ai vécu la même chose avec les Beigbeder, ça se lit tellement vite qu'on les lit en une fois^^. Pour celui-là par contre, je ne sais pas, je ne suis pas vraiment intéressé par l'histoire pour le coup.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est ça ! J'adore quand il y a des petits chapitres ! :D

      Supprimer