dimanche 17 mai 2015

Les Femmes dans l'Ouest au XIXe Siècle. 1800-1870

 
 
Les Femmes dans l'Ouest au XIXe siècle
1800-1870
 
Auteure: Nicole Vray
Editeur: Editions Ouest-France
Nombre de pages: 254
 
Quatrième de Couverture
 
Au lendemain de la Révolution, que sont devenues les femmes dans l'Ouest ? Quelle vie ont-elles connue, ont connue leurs filles de 1800 à 1870 ? Premier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, second Empire... comment ont-elles vécu l'évolution politique, sociale, économique et culturelle de ces soixante-dix années ? Les premiers mouvements féministes, l'influence constante de l'église, le développement de l'enseignement, la place grandissante de la littérature féminine, sans oublier les premiers chemins de fer, les premiers bains de mer, le sinnovations dans le domaine de la mode, de l'alimentation... que de changements, que de nouveautés ! Mais aussi, que d'injustices, que de drames !
Ecrit avec une grande rigueur historique, très illustré, ce récit est un tableau vivant, précis, du XIXe siècle dans l'Ouest. Il constitue la suite logique des Femmes Dans la Tourmente du même auteur, ouvrage paru en 1988 aux Editions Ouest-France, dans la collection Gens de l'Ouest Sous la Révolution.
 
Mon Avis
 
Ce récit est intéressant; l'histoire des femmes dans une région précise est rarement évoquée et, bien plus que le quotidien de ces dames, c'est celui de tout un peuple que l'on découvre.
J'ai particulièrement aimé les biographies individuelles dissimulées, de temps à autre, entre deux pages. Et je ne peux que féliciter l'auteure pour les recherches historiques qu'elle a effectué. C'est un ouvrage très détaillé. Certaines longueurs, inutilités, m'ont un peu ennuyée, mais j'ai appréciées les nombreuses illustrations.
Je conseille cette lecture aux adeptes des ouvrages historiques !
 
 
 
Extraits, citations:
 
* Il était [...] en Corrèze, près de Brive, une demoiselle peu fortunée. Elle s'appelait Jeannette Villepreux, savait un peu lire et écrire et gardait ses moutons, chose plus utile aux yeux de ses parents que d'aller à l'école. Un jeune homme des environs la courtisa, mais elle, trop timide et se sentant inférieure, préféra refuser toute avance et n'hésita pas à quitter la ferme de ses parents. Après quelques péripéties au cours du voyage, elle arriva à Orléans puis à Paris où elle fut prise comme apprentie dans une maison de couture, du boulevard Saint-Honoré. Cette maison fut choisie pour exécuter la robe de mariée de la Duchesse de Berry. Effervescence, émotion, espoir de toutes les ouvrières qui cherchent le modèle de la robe idéale; discrétion, pudeur et timidité de Jeannette qui dessine, seule le soir chez elle, la robe idéale. Il est des contes où l'on propose une pantoufle de vair, ici Jeannette proposa le dessin d'une robe de mariée; on l'accepta et la robe fut exécutée selon le modèle de Jeannette. Après le mariage, la Duchesse de Berry fit don de sa robe à la maison de couture qui l'exposa en vitrine. Or, un jour, passa devant cette vitrine un touriste Irlandais qui flânait. Il s'arrêta, admira la robe, entra dans le magasin, apprit qui avait dessiné le modèle, se fit présenter la jeune ouvrière. Le lendemain, Jeannette recevait une gerbe de roses, huit jours plus tard une demande de mariage; un mois après, elle devenait Lady Power. Vive, fine et intelligente, Lady Power s'instruit rapidement. Elle apprend la peinture, l'Italien, l'Anglais, les sciences naturelles; elle réalise des expériences et est appelée princesse de la science; rédige des mémoires, fait bientôt partie de l'Académie des sciences et, en 1841, devient membre de la Société polymatique du Morbihan, deuxième femme à être invitée après Elisa Mercoeur.
* " [...] Il y a dans cette femme quelque chose de si calme et de si saint qu'en la voyant je me crus en présence d'un être supérieur, et ses paroles allaient tellement à mon cœur que mes yeux, je ne sais pourquoi, se remplirent de larmes..." (un anglais, à propos de Jeanne Jugan).
 
 
 
 
Suzy Bess,
Le Toucher Des Pages.


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