jeudi 29 août 2019

"Mémé dans les orties", Aurélie Valognes


Mémé Dans les Orties
Auteure: Aurélie Valognes
Édition: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 260

* Quatrième de Couverture *

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre - certains diraient: seul, aigri, méchant -, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !
 
* Mon Avis *

Il me tardait de découvrir ce roman et son auteure dont j'ai entendu tant de bien. Malheureusement, trop d'attentes de ma part, sans doute, ont eu pour conséquence que je n'ai pas su apprécier ce récit comme je l'espérais.

Ferdinand Brun se plaît à incarner l'archétype du vieux monsieur grincheux que personne n'apprécie, même s'il le fait en toute innocence bien sûr ! Dans son immeuble résidentiel, il est craint par ses voisines et ne s'entend absolument pas avec la concierge, Mme Suarez, avec laquelle une guerre ouverte est déclarée. En effet, cette dernière cherche n'importe quel moyen pour se débarrasser de lui et a trouvé un appui de taille: la fille de Ferdinand, vivant à l'étranger, qui s'inquiète pour son père et est prête à le placer en maison de retraite s'il le faut. Il est vrai qu'après la disparition de sa chienne tant aimée, Ferdinand a peut-être tenté de se jeter sous un bus, et qu'il se laisse aller à vivre dans ce que l'on pourrait appeler un taudis. Poussé à changer son comportement lorsque Mme Suarez est chargée de le surveiller de près, Ferdinand va heureusement être aidé par sa voisine de palier, Mme Claudel, et une nouvelle petite habitante, Juliette, fillette extravertie et avancée pour son âge. Ces deux figures féminines vont lui être d'un secours inestimable.

Ah, que je voulais l'aimer ce roman ! C'est pour cela que je suis d'autant plus déçue. Je l'ai ouvert en souhaitant passer un bon moment, les pages ont défilé, et j'ai commencé à trouver l'intrigue longue à se mettre en place. Les évènements s'enchaînent sans réelle transition, ça m'a perturbé, et je n'ai pas réussi à croire aux situations rocambolesques qui se présentent parfois (pour dire: j'ai même pensé à un certain moment que Ferdinand était en train de rêver et qu'il se réveillerait, en sueur, à la fin du chapitre !). Je ne suis tout simplement par parvenue à pénétrer l'esprit de cette histoire.
Cela étant dit, passons au côté plus agréable: si le héros m'a laissé de marbre, j'ai, a contrario, éprouvé énormément de sympathie pour le personnage de Juliette. Cette fillette est une perle, les passages du récit où elle apparaît sont, sans conteste, ceux que j'ai préféré. Le lien qu'elle tisse avec Ferdinand est touchant - j'apprécie généralement beaucoup les récits relatant une relation enfant/adulte de ce genre -, et son caractère communicatif est un délice.
De plus, le concept des proverbes en titres de roman et de chapitres est bien trouvé, ça apporte un côté ludique: non seulement on révise ses expressions françaises (et il y en a un sacré paquet !), mais elles portent également les thèmes des chapitres que l'on découvre.

Au final: je regrette vraiment d'être passée à côté de ce roman et de son ambiance; néanmoins cela ne m'empêchera pas de tenter l'aventure avec les autres œuvres de l'auteure.
 
* Parlons Couverture *

Aurélie Valognes elle-même a imaginé ce design très reconnaissable: titre ancré sur ce qui nous fait penser à ces étiquettes de pots de confitures, sur fond de tissu vichy/nappe à carreaux... cette superbe couverture vintage fait appel à nos souvenirs ! Le rendu est vraiment génial et, en librairie, le roman se remarque tout de suite !


Suzy Bess.
  

2 commentaires:

  1. J'avoue que le pitch me tentait aussi en le lisant, mais du coup ton avis me freine^^. Dans le genre relation adulte/enfant, il y a le roman court de King : "Crapule de bas étage en manteau jaune" qui est trés bien^^

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