jeudi 12 juillet 2018

Cujo


Cujo
Titre original: "Cujo"
Auteur: Stephen King
Editeur: Le Livre de Poche
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Natalie Zimmerman
Nombre de pages: 443

Merci à mon initiateur, David (alias Music is so Nice) de m'avoir prêté ce roman !

* Quatrième de Couverture *

Cujo est un saint-bernard de cent kilos, le meilleur ami de Brett Camber, un gamin de dix ans. Un jour, Cujo chasse un lapin qui se réfugie dans une sorte de petite grotte souterraine habitée par des chauves-souris. Ce qui va arriver à Cujo et à ceux qui auront le malheur de l'approcher constitue le sujet du roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit.
Brett et ses parents, leur voisin Vic Trenton et sa femme Donna - un couple en crise -, Tad, leur petit garçon, en proie depuis des semaines à des terreurs nocturnes: tous vont être précipités dans un véritable typhon d'épouvante, un cauchemar nommé Cujo...

Publié il y a plus de trente ans, "Cujo" reste une des oeuvres majeures de Stephen King, et un classique de l'épouvante.
 
* Mon Avis *

En ayant pour protagoniste principal un chien, autour duquel gravite une série de personnages, Stephen King nous livre un roman intéressant.

A Castle Rock et ses environs, dans le Maine, la vie suit son cours fait de hauts et de bas; d'anciens meurtriers sont devenus des légendes urbaines qu'on mentionne pour effrayer ou se faire obéir, certains enfants voient des monstres dans leur placard, et quand des couples filent le parfait amour, d'autres sont au bord de l'implosion. Victime de violence conjugale, Charity Camber parvient à obtenir l'autorisation de son mari Joe, garagiste, qu'elle et leur fils Brett aillent rendre visite à sa soeur durant une semaine, lui laissant la charge de Cujo, leur chien. Dans le même temps, Vic Trenton, sur le point de perdre son plus gros client, doit partir en voyage d'affaire alors qu'il vient d'apprendre l'infidélité de sa femme Donna. La voiture de cette dernière ayant besoin de réparations, Donna Trenton se rend donc avec son fils, Tad, chez Joe Camber. Mais l'imposant saint-bernard des Camber est malade, il s'est fait mordre par une chauve-souris, il a maintenant la rage; et à cause du poison dans son corps, il est atteint d'une folie meurtrière. Alors quand Donna et Tad arrivent chez le garagiste et que la voiture tombe en panne au même instant, Cujo décide de les assiéger. Et lorsque Donna se rend compte de l'état du chien et comprend que personne n'est présent pour leur venir en aide, elle est encore loin d'imaginer les souffrances qu'elle et son fils vont devoir endurer.

La personne qui a écrit la quatrième de couverture de ce roman devait avoir une véritable phobie des chiens pour le qualifier de "roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit"... personnellement, j'ai été peu impressionnée par les situations angoissantes présentes dans ce récit - mais je me suis peut-être volontairement (bien qu'inconsciemment) détaché de l'histoire parce que j'ai des chiens, que je les aime et que je ne veux pas imaginer qu'une telle chose leur arrive. Ceci dit, l'inconfort que l'auteur met en place a beaucoup d'impact et cette lecture m'a plu pour plusieurs raisons:
Premièrement parce que, malgré la longue partie introductive qui en découle, Stephen King nous démontre une fois de plus à quel point (et avec quel talent !) il construit ses personnages en explorant profondément leur psychologie. Même si je n'ai pas su m'identifier et/ou m'attacher à eux - ce qui explique peut-être également la distance qui s'est installée entre l'histoire et mon ressenti -, j'en suis doucement venu à m'intéresser à leur sort.
Deuxièmement parce que l'auteur mentionne régulièrement l'instinct (primaire, animal, sauvage...); celui que les êtres humains abandonnent souvent au profit de la rationalisation, ou celui qui oblige Cujo a tant de férocité...
Troisièmement: j'ai aimé le message passé par Stephen King pour la protection animale (en insistant sur les vaccins à faire ou, plus radicalement, en inversant la situation: nous entendons malheureusement souvent parler de ces propriétaires d'animaux qui les laissent dans leur voiture par une chaleur caniculaire, quitte à les tuer - ici ce sont des humains qui sont pris au piège).
Enfin, j'ai adoré que ce roman traite du principe de causalité. un évènement ou une décision totalement hors de propos peuvent avoir des effets dévastateurs par la suite dans une toute autre situation, comme la famille Trenton va pouvoir le remarquer... c'est un thème qui me plaît énormément.

Sans frissons, certes, mais encore une fois sous le charme de la plume détaillée de l'auteur, j'ai passé un bon moment de lecture !
 
* Parlons Couverture *

"Grrr !", ai-je envie de m'exclamer... Mais ai-je vraiment poussé tout haut un grognement en montrant les dents ? Hé hé, vous ne le saurez jamais ! ^^ Bon, redevenons sérieux un petit moment: on ne peut imaginer photo plus pertinente que celle de ces crocs en gros plan laissant forcément présager de vilaines morsures... et pire encore ! J'aurai bien imaginé des yeux rouges aussi, mais il n'y aurait pas eu la place...



Suzy Bess.

  

samedi 7 juillet 2018

Londres Avec Toi


Londres Avec Toi
Titre original: "Somewhere Only We Know"
Auteure: Erin Lawless
Editeur: Harlequin
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par: Emilie Terrao
Nombre de pages: 350

* Quatrième de Couverture *

Nadia Osipova n'a pas de temps à perdre. Dans deux mois, elle devra quitter Londres, la ville où elle a pourtant grandi, et retourner en Russie pour toujours. Deux mois, c'est aussi le temps qu'il lui reste pour accomplir la mission qu'elle s'est fixée: redonner le goût de vivre à son ami Alex, qui, entre des peines de coeur et des opportunités professionnelles manquées, se laisse complètement aller. Et pour ce faire, elle a décidé de l'initier aux merveilles cachées de Londres, cette ville dont elle est amoureuse et qu'elle connaît mieux que quiconque. Sauf que, entre les journées passées à explorer des endroits insolites et les balades le long de la Tamise à la nuit tombée, Nadia ne voit pas le temps passer et, face à l'imminence de son départ, ses sentiments s'emmêlent...
 
* Mon Avis *

Entre roman d'amitié et romance, cette histoire est tout à fait sympathique.

Alors que le visa de Nadia a pris fin, cette jeune femme, londonienne de coeur, qui a émigré de Russie il y a de nombreuses années, décide de faire la demande d'une carte de séjour permanent. Malheureusement, sans travail (faute de visa) ni famille sur place, son cas a peu de chance d'être approuvé. Malgré tout, Alex, employé du ministère des affaires étrangères, fait passer ce dossier qu'il trouve sympathique à son supérieur sans espoir pour autant de réussite. C'est par pur hasard qu'il rencontre la jeune femme quelques jours plus tard dans un bar et découvre en elle une femme pétillante de vie et soutenue avec chaleur par ses ami.e.s. Etonnée par le sérieux d'Alex, Nadia a bien l'intention de casser ce côté BCBG en entraînant son nouveau complice dans des lieux insoupçonnés de Londres auxquels elle souhaite faire ses adieux. Mais quand les sentiments commencent à percer, gérer cette amitié devenue très vite indispensable devient plus compliqué.

Ce roman m'a bien plu grâce, principalement, à son ambiance; en effet, l'amitié est le fil conducteur de toute cette histoire et la complicité entre chacun des protagonistes (les personnages secondaires ont ici autant d'importance que les principaux et il est plaisant de suivre tout ce petit monde) transpire de véracité. L'attachement entre Nadia et Alex est d'une telle force que durant une bonne partie du récit, cela ne m'aurait pas du tout dérangé qu'aucun sentiment plus puissant ne les gagne; que cette amitié reste indéfectible m'aurait autant enthousiasmé que le tour que prend les choses. Et quand apparaît une inclination plus profonde que prévue, on se retrouve soudain à ressentir deux élans contradictoires: la volonté que ces deux-là restent amis pour toujours tels quels, et celle de les voir s'éprendre passionnément l'un de l'autre. Dans l'un ou l'autre de ces cas, la sensation d'une relation devenue indispensable, primordiale, essentielle, est omniprésente et en fait un vrai roman feel-good. J'ai vraiment adoré que l'auteure joue à fond la carte de l'ambiguïté.
Si l'on peut trouver que l'héroïne s'épanche beaucoup sur sa situation d'immigrée, on fini par comprendre que, bien qu'en tentant de tromper les apparences, elle y pense elle-même sans arrêt; elle prend comme une injustice d'être possiblement renvoyée en Russie, un pays où elle est née mais qu'elle n'a jamais considéré comme son "chez elle", contrairement à Londres qu'elle connaît sans doute mieux que nombre de ses résidents natals. Erin Lawless n'hésite pas à critiquer la politique actuelle ouvertement, bien que d'une manière très douce.
Bien que la capitale anglaise soit la ville d'ancrage de ce récit, nous découvrons moins d'endroits que pourrait le laisser penser le résumé, mais tout de même quelques lieux atypiques sont partagés.

Portée par ses personnages et un sujet de fond pertinent, cette histoire agréable se laisse lire rapidement, idéale pour s'évader le temps de quelques heures.
 
* Parlons Couverture *

Le titre et les symboles l'annoncent: Londres est mise en avant ! J'aime beaucoup cette rouge composition (bien qu'elle puisse légèrement paraître orange sur ma photo...).



Suzy Bess.

  

vendredi 6 juillet 2018

Bilan Juin 2018


Bilan du mois de Juin 2018

Un bilan un peu tardif cette fois...

J'ai eu de jolies lectures en juin, du moins bon également mais cela arrive. Au total, ce sont 9 livres lus !

* Mes Lectures *

* Charlie, de Stephen King.
Une histoire touchante et tendre avec un rythme plutôt intéressant, ça m'a plu !

* Emily Brontë - Une Vie, de Denise Le Dantec.
Intéressante biographie relevée par quelques dialogues imaginés par la biographe.

Une jeune auteure passionnée mais cette lecture a été très éprouvante pour moi, vu que je n'ai pas du tout accroché.

* Le Cheval de Troie, de Colleen McCullough.
Une épopée épique et passionnante sur une période de la mythologie qui m'a toujours fascinée, j'ai beaucoup aimé ce roman.

* Le Pâtissier de mes Rêves, tome 1, de Takafumi Nanatsuki.
Quel plaisir de lecture pour la gourmande que je suis ! J'ai hâte de lire la suite et fin de cette histoire que j'ai pu découvrir grâce à la Masse Critique Babelio.

Reçue également grâce à la Masse Critique de Babelio, c'est l'une des biographies les plus excellentes que j'ai lues ! Le style pamphlet, par moment, est tout à fait pertinent.

* Suzon, de Louise Bachellerie.
Joli roman aventureux et féministe, l'ambiance est dépaysante.

* Bride Stories, vol. 1, de Kaoru Mori.
Coup de Coeur pour ce premier tome dont j'ai adoré l'univers !
 
* Bride Stories, vol. 2, de Kaoru Mori.
Bon moment passé avec cette suite sympathique qui nous apprend de nouvelles traditions !

 
* Evolution de ma Pile A Lire *

10 livres reçus en juin mais seulement 8 s'ajoute à la pal puisque j'en possédais déjà deux en numérique. Avec mes 9 lectures, cela veut dire que ma pile à lire a diminué d'un titre. C'est bien ! :D

Cadeaux: Deux cadeaux qui n'entrent pas dans la pal: "Victoria Hall, volumes 1&2", de Lhattie Haniel; et deux autres que j'ai lus dans le mois: "Bride Stories, vol. 1&2", de Kaoru Mori.
 
Achats: "Rebecca Kean, tome 2: Pacte de Sang", de Cassandra O'Donnell; et "Ophelia", d'Ophélie Curado.
 
Prêt: La King's Box du mois est arrivée avec "Cujo", de Stephen King évidemment, et le DVD de l'adaptation de "Charlie". Merci qui ? Merci David ! ;)
 
SP: Deux Masses Critiques sont arrivées ce mois-ci: "Le Pâtissier de mes Rêves", de Takafumi Nanatsuki; et "Mary Shelley: Au-Delà de Frankenstein", de Cathy Bernheim; toutes deux lues dans le mois et que j'ai adorées ! "Une Interminable Nuit d'Hiver", de Roger Pascual et proposé par Librinova reste à lire.

  
* Quoi d'autre ? *
  
Des coups de soleil, un festival de musique, la découverte d'un bateau pirate, de la lecture, du sport, de nouvelles poules (oui, j'ai des poules, vous ne le saviez pas ?), de la fatigue, de la lecture, cueillette de fraises et de framboises du jardin, un peu de travail, de la lecture encore et toujours !, l'envie de pâtisser mais la paresse de m'y mettre, la chaleur, la pluie, un magnifique orage stroboscopique, des doutes, pour terminer par un accident de la route et beaucoup, beaucoup de repos... ce mois fut chargé ! ^^
Côté films, j'en ai revu un: "Persuasion" (2007); et découvert beaucoup d'autres: "The Riot Club", "Camille Redouble", "Whiplash" (excellent !), "Jurassic World: Fallen Kingdom", "La Face Cachée de Margo", "Duo d'Escrocs", "Magic in the Moonlight" (délicieux) et "Anne, La Maison aux Pignons Verts" (2016, avec Ella Ballentine et Martin Sheen, entre autres).


 
Voilà tout pour le mois de Juin.
Je vous souhaite d'excellente lectures en Juillet !



Suzy Bess.

 

jeudi 5 juillet 2018

Bride Stories, vol.2


Bride Stories,
volume 2
Titre original: "Otoyomegatari"
Mangaka: Kaoru Mori
Editeur: Ki-oon
Traduit par: Yohan Leclerc
Nombre de pages: 196

* Quatrième de Couverture *

Amir, qui ignore encore que son père a pour projet de la marier à un autre homme, s'habitue peu à peu à sa nouvelle vie aux côtés de Karluk et de sa famille. Hélas, après avoir vu ses émissaires renvoyés sans ménagement, le clan de la jeune femme n'a pas l'intention d'en rester là: cette fois-ci, c'est toute une troupe de cavaliers qui font irruption dans le village, et ils comptent bien ramener Amir avec eux... quitte à employer la force !
 
* Mon Avis *

Toujours agréable, cette suite m'a fait passer un très bon moment.

La coutume voulant qu'un mariage ne soit pas scellé tant qu'un enfant n'est pas né de cette union, c'est avec cette idée en tête que la famille d'Amir a bien l'intention de la récupérer pour la marier à un homme aussi puissant qu'il est brutal. Se rendant en grand nombre au village où vivent les Eyhon, les Hargal vont cependant faire face à un mur: tous les habitants sont prêts à se battre pour qu'Amir reste auprès de son époux. Entre nouvelle amitié, chamboulement des sentiments, découverte de l'histoire des ancêtres des femmes de la famille et rencontres dues à Smith, l'explorateur anglais logé chez les Eyhon, de nouvelles péripéties arrivent dans le clan.

Tout comme pour son prédécesseur, j'ai beaucoup aimé m'immiscer au coeur de la vie de la famille Eyhon. Le ton est plus tendu qu'avant, cela ajoute une petite note de stress à notre lecture.
Kaoru Mori nous fait découvrir une fois de plus des traditions ancestrales qui font l'histoire d'un peuple, c'est particulièrement intéressant; comme ces broderies que les femmes d'une famille et de futures épouses confectionnent pour leur trousseau de mariage, faites de symboles qui se transmettent de générations en générations, ou ces "jours du pain" au cours desquels de nombreuses femmes se regroupent afin de confectionner ces pitances, parfois avec art.
La présence de Smith, cet anglais à l'air comique, nous aide à connaître davantage de détails sur de nombreux sujets.

Les personnages sont toujours très attachants et l'évolution de leurs relations m'a captivé !
 
* Parlons Couverture *

Avec, cette fois, une proie sur les épaules, Amir "pose" devant un beau paysage avec toujours les mêmes tons de couleur que pour le premier volume. Et la couverture sous la jaquette est identique à la précédente. Une image dépaysante, j'aime beaucoup !



Suzy Bess.

  

Bride Stories, vol.1


Bride Stories,
volume 1
Titre original: "Otoyomegatari" (traduction: Histoire(s) d'une jeune mariée)
Mangaka: Kaoru Mori
Editeur: Ki-oon
Traduit par: Yohan Leclerc
Nombre de pages: 192

* Quatrième de Couverture *

La vie d'Amir, 20 ans, est bouleversée le jour où elle est envoyée dans le clan voisin pour y être mariée. Elle y rencontre Karluk, son futur époux... un garçon de huit ans son cadet ! Autre village, autres moeurs... La jeune fille, chasseuse accomplie, découvre une existence différente, entre l'aïeule acariâtre, une ribambelle d'enfants et Smith, l'explorateur anglais venu étudier leurs traditions. Mais avant même que le jeune couple ait eu le temps de se faire à sa nouvelle vie, le couperet tombe: pour conclure une alliance plus avantageuse avec un puissant voisin, le clan d'Amir décide de récupérer la jeune femme coûte que coûte...

Bride Stories est un manga d'exception dans lequel Kaoru Mori dépeint les petits riens du quotidien avec une justesse et un souci du détail rares. Avec pour toile de fond la route de la Soie, elle nous livre une fresque épique, humaine et tendre à la fois dont on ressort ému, mais le coeur gonflé d'énergie.
 
* Mon Avis *

! Coup de Coeur !

Quelle jolie découverte que celle de ce manga, c'est un petit coup de coeur pour moi !

Depuis que Amir, 20 ans, a été cédée par sa famille, les Hargal, au clan Eyhon afin qu'elle se marie au jeune héritier Karluk, 12 ans, elle apprend jour après jour sa nouvelle vie et les traditions de sa nouvelle famille. Loin d'être nostalgique, elle s'attache rapidement à son mari et aux autres membres bienveillants du clan. Mais un jour que le couple est absent, le frère d'Amir vient la réclamer aux Eyhon, souhaitant la marier plus avantageusement à un autre; tous refusent de la voir partir et chassent alors l'héritier des Hargal - qui ne semble pas résigné pour autant - avant de cacher l'évènement aux deux intéressés.

Je n'avais jamais entendu parler de ce manga avant qu'on me l'offre mais je suis vraiment ravie de le connaître désormais. Cette histoire est touchante et ses personnages, très attachants, dégagent beaucoup de tendresse. Plus qu'une simple romance aux accents particuliers, nous découvrons les traditions d'habitants de l'Asie centrale au XIXe siècle, comme le mariage entre clans pour assurer la paix et gagner des terres, ou le fait que certains nomades vivent d'élevage d'animaux avec lesquels ils font des transhumances, quand la famille que nous suivons de près s'est sédentarisée.
Kaoru Mori ne s'attarde pas beaucoup, dans ce tome principalement introductif,, sur les sentiments de l'héroïne concernant le mariage arrangé, mais bien que Karluk ne soit encore qu'un enfant (malgré sa maturité manifeste), on sent Amir en paix avec sa situation, elle l'accepte et s'épanouit même.
Le trait de la mangaka est superbe (d'une telle finesse !), les détails des costumes des personnages, des objets et autres paysages sont vraiment magnifiques, ce qui assure d'autant plus le plaisir de la lecture.

Je passe tout de suite au second volume en ayant hâte de voir l'évolution de l'intrigue, je pense que la suite de cette série va nous proposer d'intéressantes réflexions et découvertes.
 
* Parlons Couverture *

Cette représentation d'Amir, l'héroïne, en tenue de chasse, est un bel exemple des détails que Kaoru Mori apporte aux costumes. Le paysage de fond, couleur sable, s'accorde parfaitement avec le pourpre du premier plan. Et la jaquette cache également un style qui me plaît totalement. Que dire d'autre ? J'adore !




Suzy Bess.

  

lundi 2 juillet 2018

Suzon


Suzon
Auteure: Louise Bachellerie
Editeur: Editions France Loisirs
Nombre de pages: 533

* Quatrième de Couverture *

Paris, 1698. Fille de bourgeois, insolente, véritable garçon manqué, Suzon est placée à huit ans au couvent des Ursulines de Saint-Denis. Dans cette prison, elle se lie d'amitié avec Ederna, jeune aristocrate originaire de Saint-Malo, qui lui raconte mille histoires de corsaires bravant la mer pour la gloire du Royaume. Rendue à sa famille à dix-sept ans, Suzon, toujours aussi rebelle, tombe éperdument amoureuse. Mais le jeune homme est tué au cours d'un duel, laissant Suzon inconsolable, à la tête d'une petite fortune. Elle décide de quitter Paris pour Saint-Malo. L'appel du large hante ses jours et ses nuits. Mais une femme peut-elle, même au siècle des Lumières, vivre sa vie librement ? C'est donc travestie en homme qu'elle investit sa fortune pour armer une frégate et sillonner les mers au côté du séduisant capitaine Thomas Raquidel, qui ne sait rien de sa vraie nature.
 
* Mon Avis *

Oh, voilà de dépaysantes aventures !

Après avoir passé son enfance au couvent des Ursulines, où son père espérait qu'elle y recevrait une éducation et que son fort caractère serait maté, Suzanne en ressort à dix-sept ans plus rebelle que jamais. Indépendante, elle tombe cependant sous le charme du bel Antoine Carreau, chevalier de Léré, à qui elle offre sa vertu et sa main. Mais ce mari va rapidement se faire un ennemi et trouver la mort, obligeant Suzanne à s'enfuir sous les traits de celui qu'elle aimait tant; elle rejoint son amie rencontrée au couvent, Ederna, à Saint-Malo où, toujours travestie en homme, elle va réaliser son rêve le plus cher: voguer sur les mers. Mais les océans lui réservent bien des péripéties, agréables ou malheureuses, et notre aventurière qui se bat pour ses convictions n'est pas au bout de ses peines.

Avec "Suzon", Louise Bachellerie nous offre un début de saga féminine prometteur et intéressant, j'ai bien aimé cette lecture. Avec une plume historique tout à fait réaliste (si nous ne la savions de notre époque, nous pourrions presque croire que l'auteure a bel et bien vécu au siècle des Lumières), ce récit nous entraîne dans un sillage particulièrement aventureux où les rebondissements sont nombreux. La vie sur un bateau est finement décrite, on s'y croirait vraiment.
L'héroïne est une féministe d'avant-garde qui, enfant, voulait être un garçon; comprenant vite que les femmes possèdent moins de libertés que leurs homologues masculins, elle n'hésite pas à devenir en apparence l'un des leurs et, bien décidée à mener sa vie comme elle l'entend, à suivre chacun de ses désirs; c'est une forte tête qui attire vite la sympathie.
Ce roman, féministe donc, aborde aussi le sujet important des traites négrières dans le commerce triangulaire et celui de l'esclavage qui en découle, faits contre lesquels Suzanne va s'insurger. Cela en fait un récit intéressant à découvrir, qui va être allégé par des romances tout aussi agréables à suivre.

 Cette lecture est dépaysante, les scènes se déroulent tant en France que sur les océans, dans les îles et autres endroits à explorer, nous faisant découvrir de nouveaux paysages et laissant voguer notre imagination.

Je lirai la suite de cette saga avec curiosité.
 
* Parlons Couverture *

Il existe plusieurs éditions et couvertures pour ce roman, mais ma préférence va nettement à celle-ci, que j'ai donc achetée spécialement pour cette couverture. Il s'agit d'un portrait de Sophie Arnould, peint par Jean-Baptiste Greuze, et je trouve cela assez de circonstance puisque le caractère affirmé de Suzon ressemble un peu à celui de la femme la représentant ici.



Suzy Bess.

  

dimanche 1 juillet 2018

PAL +1


Pile A Lire +1



Bonjour les Nomades !

Cette semaine, j'ai reçu un livre que j'ai commandé:

* Ophelia, d'Ophélie Curado.
Résumé: Ophelia est une communauté non constituée en société, dans le comté de Northumberland, dans l'état de Virginie. Autrement dit, ici tout est différent. Jack Anderson, quarantenaire et commercial itinérant dans la vente de brosses à dents l'apprendra à ses dépens. Alors qu'il cherchait son chemin,  il se retrouve par hasard - rien n'est dû au hasard, tout n'est que l'oeuvre du Destin - dans la charmante petite communauté d'Ophelia. Très vite, il se laissera ensorceler par une prostituée qui aura tout de la créature à laquelle il est impossible de résister. Et pourtant, Ophelia est jalouse comme une femme et tout ce qu'elle prend, elle ne le rend jamais... Joyce Sullivan est une jeune journaliste passionnée par son métier. Menacée de perdre son travail par un patron exigeant, elle est à la recherche du prochain gros titre qui pourra sauver sa carrière. Fouineuse et imprudente, elle arrivera à Ophelia où elle commencera à mener sa petite enquête. Joyce apprendra alors à ses dépens, qu'ici, de noirs secrets n'ont pas fini de faire couler autant d'encre, que de sang... Dans la spectrale ville d'Ophelia, les apparences sont trompeuses et ceux qui en savent trop ne sont plus là pour en parler. Dans cette communauté, rien ne fonctionne comme il faut. Mais c'est ce qu'on essaye de nous faire passer pour normal, qui est le plus effrayant...

J'avais déjà lu le premier roman de l'auteure, "La Mort Devant Soi" (dont la suite paraîtra prochainement d'ailleurs), et je suis donc curieuse de découvrir cet ouvrage contenant deux nouvelles.



Et vous, des nouveautés ?


Suzy Bess.