lundi 16 avril 2018

Impératrice de Chine


Impératrice de Chine
Titre original: "Imperial Woman"
Auteure: Pearl Buck
Editeur: Archipoche
Traduit de l'anglais par: Lola Tranec
Nombre de pages: 437

Je remercie les éditions de l'Archipel pour cette lecture !

* Quatrième de Couverture *

Issue d'une famille pauvre, Yehonala devient à 17 ans l'une des centaines de concubines de l'Empereur, au sein de la Cité interdite. Mais sa beauté et ses dons pour la manipulation lui permettent vite de devenir l'une des favorites du souverain. Jusqu'au jour où, accouchant d'un héritier, elle est nommée... impératrice !
L'accession au pouvoir de cette femme redoutée au sein de la cour, mais adulée par les masses, témoigne aussi de la transformation de la Chine archaïque. Jusqu'où, à force de volonté et de ruse, ne montera-t-elle pas ?

Pearl Buck fait revivre les traditions sacrées, les rites et les moeurs de la Chine impériale. Elle retrace le destin prodigieux et la vie intime de Tseu-hi, l'impératrice qui tint sous sa coupe, pendant un demi-siècle, la plus grande nation du monde.
 
* Mon Avis *

Retraçant un incroyable destin de femme, "Impératrice de Chine" est un roman conséquent et passionnant.

Orchidée, Yehonala, Tseu-hi, Vieux Bouddha... durant son existence, l'impératrice qui régna sur la Chine de la seconde moitié du XIXe siècle au début du XXe, pendant près de cinquante ans, connu de nombreux noms et surnoms (et je vous épargne son nom complet). Descendante d'une famille mandchoue, elle parvint à se faire remarquer par l'Empereur Hsien Feng qui la fit concubine; elle en devint vite la favorite avant de passer au statut de princesse consort lorsqu'elle donna naissance à un fils, l'héritier du trône. Devenue impératrice douairière, Tseu-hi mena, après la mort de l'empereur, le pays d'une main de fer. Mais derrière la force brute qui émanait d'elle se cachait une femme amoureuse qui dû renoncer à ses désirs.

Où commence la fiction, où la réalité ? voilà qui est difficile à déterminer dans ce beau roman de Pearl Buck consacré à l'une des grandes dames de ce monde. L'auteure raconte un destin hors-norme avec une plume plutôt discrète, mais elle nous démontre qu'elle connaît parfaitement son sujet en détaillant avec minutie les conditions de vie du peuple, de ses dirigeants, et des favorisés; mais aussi les traditions, les conflits, les états d'âme, les paysages... pour finir par dépeindre le caractère des personnages avec réussite.
Cette histoire est autant celle d'une femme amoureuse que d'une âme ambitieuse: fiancée à son cousin Jung Lu, capitaine des gardes de la Cité interdite, elle ne cessa d'osciller entre son amour pour lui et son devoir envers le trône du Dragon. Mais oubliez la romance, le pouvoir passa toujours en premier, bien que Tseu-hi n'oublia jamais Jung Lu. Durant son règne controversé, elle s'efforça de maintenir une paix précaire en n'hésitant pas à faire disparaître les personnes indésirables (parfois en les poussant au suicide) - la torture, les poisons étaient monnaie courante, héritage de vieilles traditions -, et dû se faire une raison: en effet, nous découvrons une impératrice traditionaliste qui vit son pays se remplir d'étrangers qu'elle haïssait, ainsi que d'une nouvelle religion qui lui fut impossible d'éradiquer. Et quand elle changea d'opinion, ses actes allèrent dans le même sens, ne faisant jamais les choses à moitié. On découvre également une femme qui se cultivait énormément, apprenant tout ce qu'elle pouvait et ayant ainsi une meilleure connaissance du monde, afin de mieux gérer sa nation. Sous les drames luttait une femme qui souhaitait le meilleur pour sa patrie.

Cette histoire majoritairement politique et culturelle m'a captivée et appris l'histoire d'un pays que je connaissais mal; ce roman ne fait pas l'éloge de Tseu-hi, il l'a dépeint sous toutes les coutures, de ses qualités à ses défauts, sans rien omettre. J'ai beaucoup aimé !
 
* Parlons Couverture *

Quoi de mieux que la Cité interdite pour illustrer un tel roman ? Un portrait de Tseu-hi n'aurait pas suffit, et j'aime le choix de la photo aux si jolies couleurs. Le nom de l'auteure, qui fut prix Nobel de la littérature, doit être vendeur vu sa taille, mais j'avoue (et j'ai l'impression que je devrais peut-être me sentir un peu honteuse, pour le coup...) que je ne la connaissais pas. Quoi qu'il en soit, ce fut une belle découverte !



Citation:

* - On dit parfois de Wang Wei qu'il est plus poète que peintre. Quant à moi, je trouve que ses poèmes sont des peintures, ses peintures des poèmes, et que là réside l'art. Peindre un état d'âme et non pas une réalité, c'est introduire l'idéal dans l'art.



Suzy Bess.

   

2 commentaires:

  1. C'est surtout parceque tu n'arriverais pas à l'écrire en une fois que tu nous évites le nom complet ! (je fais la même chose^^)

    Sinon je ne connais pas le personnage mais c'est tentant toutes ces histoires de trahisons, complots etc...

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    1. Ne me tente pas, je serais prête à l'écrire ici... ^^

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